vendredi 24 mai 2013

ARROW : SAISON 1 EPISODE 23 LE FINAL

Le plus drôle avec Arrow, c'est que ne n'ai jamais considéré cette série comme une réussite digne d'intérêt véritable, mais que pris au jeu, je n'ai manqué aucun épisode, jusqu'à la fatidique conclusion d'il y a quelques jours. C'est donc la fin de cette première saison (la seconde vient de démarrer pour ce qui est du tournage) de la version à l'esthétique douteuse du célèbre archer vert de Dc Comics : Green Arrow. Ici plus sobrement baptisé The Hood, c'est un jeune justicier ultra bodybuildé, aux muscles saillants et à la poitrine épilée. Il ne manque que l'huile essentiel pour faire reluire le tout et on pourrait parler de porno chic mal assumé. En tous les cas, le rideau tombe et il se passe nombre de choses dans ce grand au revoir. On savait que Starling City était au bord du gouffre, et bien nous ne serons pas déçus ; le grand tremblement de terre aura lieu, et le quartier malsain de la ville, The Glades, va être en partie rasé, comme le souhaitait le perfide Malcom Merlyn, qui va d'ailleurs avoir l'opportunité d'affronter une dernière fois Oliver Queen dans un corps à corps ponctué de flèches et d'arts martiau, qui ressemble à une chorégraphie mortelle, un ballet mortifère. En parallèle aux événènements présents, le passé de notre héros, son séjour sur l'île, subissent aussi une évolution résolutrice. On apprend enfin comment la captivité de Queen s'est terminé (pas son isolement, sa captivité, ce qui est différend), comment il retrouve sa liberté, avec Slade Wilson et Shado, et on assiste à la première manifestation de ses talents d'archer en devenir. La réussite de ce dernier épisode est autre : c'est de parvenir à crédibiliser presque tous les personnages, en leur offrant à tous leur moment de gloire, de bravoure, avant de les laisser reposer jusqu'à la prochaine saison. C'est ainsi que ... (attention spoiler, à vous de continuer ou pas)

... Malcom Merlyn est un grand vilain, un salaud dont les motivations profondes sont malsaines mais touchantes. Son constat est vicié par une forme de folie latente, mais on ne peut exclure un début de compréhension face à son drame, quand il l'explicite à son fils. Tommy, parfois assez pathétique, choisit de ne pas se ranger du coté de son paternel, et rachète alla grande un comportement un peu hiératique ces temps derniers, avec un ultime geste héroïque pour sauver celle qu'il aime, Laurel. Cette dernière a le coeur comme un artichaut. Entre Oliver et Tommy, elle ne sait trop qui choisir : la grande passion irraisonnée ou le nouvel amour plus stable et pondéré, mais moins violent? C'est elle qui semble la plus transparente dans ce final, tandis que Lance, son père de détective, en devient fort sympathique et laisse paraître de grandes qualités humaines. La matriarche des Queen également parvient à tirer son épingle du jeu en faisant preuve d'un courage dont elle semblait dépourvue, alors que la fille, Thea, et le jeune Roy Harper, seront probablement des personnages plus approfondis dans la seconde saison, notamment en raison des répercussions que ce final aura sur le caractère et les perspectives des tourtereaux. Ce qui plaît ici, c'est le coté cataclysmique, l'idée que l'archer vert ne peut pas sauver tout le monde, encore moins sa propre famille ou ses amis, et tandis qu'il est meurtri dans ses affects, une partie de la ville, de sa ville, finit tout de même par s'effondrer et lui glisser entre les doigts. Un héros qui gagne à moitié, et qui perd en partie. Entouré par Felicity (la geekette sexy) et Diggle (l'homme de main efficace), le trio de justiciers, désormais rodé et soudé, va devoir gérer les retombées de la chute des Glades, et de la folie de Malcom Merlyn. Ce sera diffusé à la rentrée, après un tournage intensif cet été. 


1 commentaire:

  1. Le style d'écriture est agréable et fouillé pour cet article, attention aux coquilles d'orthographe, c'est un peu dommage! Sans elles, ce serait parfait!

    RépondreSupprimer

Désormais c'est à vous de jouer. Prenez votre plume ou votre clavier, et merci pour votre prose !