CIVIL WAR II #0 : LA REVIEW ALL-NEW ALL-DIFFERENT

La seconde guerre civile du nom vient officiellement de démarrer, sur les pages d'un numéro 0 qui est sorti mercredi dernier. Essayons donc d'en parler, sans pour autant trop en révéler, afin de ne pas gâcher la surprise de ceux qui ne lisent que la Vf. Une première constatation, il y a bien un point commun évident entre le récit publié il y a plus de 10 ans et celui d'aujourd'hui, à savoir une catastrophe gigantesque, une destruction massive qui risque de bouleverser l'opinion publique, et de provoquer de fortes dissensions dans la communauté super héroïque. Autrefois c'était les New Warriors et leur stupide émission de téléréalité qui s'étaient révélés imprudents face à un certain Nitro, cette fois nous avons affaire à une situation plus complexe. Néanmoins il semblerait que les Inhumains et ce fameux nuage terrigène -qui semble se balader autour de la planète depuis des mois, entre temps Secret Wars est passé par là, et on aurait pu croire qu'un nuage, ça finit par se dissoudre, disparaître, au fil des jours...- ne soit pas pour rien dans ce qui se produit. En tous cas ce numéro 0 est assez énigmatique. Nous avons Miss Hulk alias Jennifer Walters, qui démontre à quel point une excellente avocate ne peut rien, face aux préjugés et aux pressions que subissent parfois les jurys populaires... elle tente bien de sauver la peau du Pitre, ancien super-vilain de troisième zone opposé à Daredevil dans les années 80, mais ce sera peine perdue. Autre protagoniste, James Rhodes, qui semble sur le point de prendre du galon, ou en tous les cas on lui fait miroiter un avenir assez surprenant. Il semblerait que le scénario s'oriente pour le moment vers une défense de la liberté de penser, se concentre sur les libertés fondamentales individuelles de chacun. Brian Bendis évite pour une fois de tomber dans son gros travers, à savoir beaucoup palabrer pour ne rien dire. Ici l'essentiel des personnages servant à ouvrir les débats est amené avec justesse, dans le ton et le temps, et l'ensemble est admirablement fonctionnel. Le dessin est l'oeuvre de Olivier Coipel, et là c'est tout simplement somptueux. L'artiste français est en forme incroyable, ses poses et ses plans sont naturels et d'une plasticité idéale, et l'ensemble de l'épisode est illustré avec un brio stupéfiant. La scène dans la tribunal est un modèle du genre. C'est véritablement très très beau.
Mais c'est donc surprenant. Un démarrage qui s'appuie principalement sur un monologue, une plaidoirie. Des pistes ouvertes mais encore confuses, avec pour seule certitude l'assurance que les Inhumains vont avoir une place de choix dans ce qui va suivre. Et le regret (déjà) que Coipel nous quitte là, après ce premier jet, ce prélude, car disons le franchement, ça en aurait eu, de l'allure, s'il avait officié tout du long! Allez, la vérité? Je suis confiant, pour cette Civil War II. 




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