THE LAST OF US : AMERICAN DREAMS - L'ADAPTATION COMICS CHEZ OMAKE

Soyons honnêtes pour débuter. Avant de me retrouver avec The last of us entre les mains, je ne connaissais pas le jeu vidéo dont cette bande dessinée est inspirée. N'étant pas un fan acharné de gaming -et c'est un euphémisme- j'ai donc découvert ce produit en tant que comic-book, tout simplement, ce qui est finalement plus intéressant car pour qu'une adaptation puisse véritablement mériter d'exister, il faut à mon sens qu'elle se démarque suffisamment de ses origines, pour séduire un public différent, et qui n'a pas les mêmes attentes ni les mêmes codes de référence. Et à ce petit jeu force est de constater que l'album se révèle d'emblée fort sympathique. Nous avons une histoire finalement assez clasique et qui correspond bien à l'air du temps. La majorité de la population a été infecté par un virus qui a transformé les individus en espèce de zombies. Parmi les survivants, le récit se focalise sur deux gamines Ellie et Riley, de 13 et presque 16 ans, qui suivent une formation à la rude dans un internat militaire. Elle pourraient profiter de cet espace privilégié pour survivre et attendre des lendemains meilleurs, mais dehors les insurgés exercent une certaine fascination sur la seconde cité. Élie tente pour sa part de trouver sa place dans un quotidien violent et désabusé, mais c'est loin d'être simple, et sa solitude se manifeste par une envie de fuguer récurrente, et un besoin bien compréhensible de trouver une amie. Ce sera Riley, qui va l'initier à l'univers des derniers rebelles, ces quelques survivants qui luttent pour protéger la population en voie de disparition, et cela contre l'ordre militaire établi. Qui sont ces lucioles, dernière lueur vacillante d'une humanité qui se sait condamné, et dont le statut parait vague, entre héros urbains modernes et terroristes mal dégrossis?

Une des raisons pour laquelle The Last of Us fonctionne bien et se laisse lire avec plaisir, c'est la partie graphique, simple, mais expressive. Nous sommes à la frontière du manga et du comic-book américain, avec une manière très communicative de faire ressentir les tourments et les impressions des personnages, et principalement de Ellie, qui tente de se dissimuler derrière une carapace de petite dure ne manquant pas de se fendre à de nombreuses reprises. Faith Erin Hicks joue d'ailleurs sur cette dualité, avec les héroïnes, cette nécessité vues les circonstances de se protéger avec une écorce froide et nonchalante, qui ne fait que trahir une enfance blessée et des doutes plein la tête. 
Cet album est donc la préquelle du jeu éponyme, développé par Naughty Dog Games pour Playstation 3. Il faut noter que la sortie papier a précédé aux States (chez Dark Horse) celle du jeu, donc il fallait absolument être en mesure de présenter un produit qui tienne la route, sous peine de ne pas séduire les lecteurs, et de faire de la mauvaise publicité pour ce qui devait suivre. Bien sur, en faisant de deux adolescentes les personnages principaux de son histoire, Neil Druckmann opère une mixture très tendance entre Hungers Games et The Walking Dead, mais parvient à en extraire un charme innocent qui devrait facilement fonctionner sur un coeur de cible de 10-18 ans, un peu moins avec les lecteurs au long cours qui resteront assurément sur leur faim. Il faut faire preuve d'un peu de persévérance, et ne pas arrêter après un premier épisode trop énigmatique et allusif, pour tout appréhender et apprécier cet album qui sans roulement de tambours et trompettes, séduit par sa simplicité et sa linéarité. 





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