DEADPOOL v GAMBIT #1 : FAUX SEMBLANTS ET COURSE POURSUITE

Vous l'aurez probablement remarqué, ces dernières années les séries optant pour un ton décalé et des situations humoristiques à la limite de l'absurde ont le vent en poupe chez Marvel. Parfois cela donne quelque chose de très amusant, drôle, auto référencé comme par exemple l'excellent titre Superior Foes of Spider-Man. D'autres fois c'est beaucoup plus discutable, et on a du mal à adhérer à ce qui est proposé. Je ne vous cache pas que ce premier numéro de Deadpool V Gambit m'a laissé sur ma faim. Nous avons affaire là à deux personnages qui sont emblématiques des années 90. Le mercenaire est une des intuitions heureuses de Rob Liefeld, et porte-parole (avec Cable) de la Révolution mutante qui avançait le gun en avant. Le second nommé apportait une touche de romance bad boy dans la légende des X-Men, avec une désinvolture et une bonne dose de mystère, qui ont longtemps fait du cajun un mutant énigmatique et adoré des fans. Ici il s'agit d'une aventure qui nous ramène dans le passé, à une époque où Daredevil et Spider-Man se sont donnés la chasse à travers la ville... Vous allez me dire que c'est peu crédible car il s'agit de deux super-héros qui devaient être alliés. Et vous aurez raison... en réalité sous les costumes nous retrouvons Deadpool et Gambit qui profitent de la confusion pour s'approprier un joli lot de diamants. Mais ces deux-là auraient tort de faire confiance aux autres, et ne peuvent se faire confiance à eux-mêmes! C'est un festival de blagues, et entre deux drôleries une explosion de pop culture, que Ben Black et Ben Hacker se chargent de nous servir, à longueur de page. L'ensemble fonctionne assez bien pour peu que l'on soit en veine de ce genre de lecture, mais il faut admettre que la trame manque de caractère et de pulpe. C'est assez léger. Danilo Beyreuth est un excellent choix pour le dessin, avec un trait faussement sale qui s'adapte bien à la très longue scène de bataille-poursuite entre nos deux héros costumés et sous un autre masque que le leur. La narration est un peu déroutante et tout cet premier épisode est principalement destiné à poser les jalons de ce qui va suivre, sans pour autant entrer dans le cœur du sujet, si ce n'est la dernière planche. Bref il s'agit d'un long préambule qui ne m'a pas vraiment convaincu, et qui était réservé aux fans inconditionnels de ce type de comic-books. Gardez le sourire, ici ce sera votre laissez-passer.


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