NIGHTWING REBIRTH : DICK GRAYSON REVIENT AUX AFFAIRES

Il fut tout d'abord un acrobate précoce et doué, avant que ses parents ne soient assassinés dans un cirque. Il fut le pupille de Bruce Wayne et le premier Robin historique. Il parvint à s'émanciper pour endosser le costume de Nightwing, et il devint espion et agent secret sous le patronyme laconique de l'Agent 37. Désormais le revoici en pleine forme. Rebirth continue son opération de retour aux fondamentaux et permet aux nouveaux lecteurs attirés parce qu'ils ont vu de la lumière et entrés pour jeter un œil, de se familiariser avec Dick Grayson (même si l'impasse est faite sur toute la période des Titans). On appréciera que cet épisode constitue un excellent starting-point, qui c'est la jonction entre ce qui s'est passé ces mois derniers avec Tom King au scénario, et les tout premiers balbutiements des New 52, lorsque la Cour des Hiboux occupait les pensées et les pages des Bat-séries. Nous les retrouvons en effet, ces Hiboux, dans cet épisode un peu particulier. Nous frayons aussi avec Damian, qui est un peu le petit frère assumé de Dick, mais également Helena Bertinelli, qui en profite pour annoncer le titre Birds of Prey à venir. D'autres personnages font leur apparition comme le Midnighter ou Tiger, héritages de la série précédente, ce qui fait que les lecteurs les plus fidèles ne sont pas non plus oubliés en cours de route. Bon soyons sérieux, l'intrigue n'est pas exceptionnelle et il ne s'y passe pas grand chose, mais c'est l'occasion de remettre en situation un peu tout le monde, de s'attarder sur les relations entre les différents personnages, et de profiter -pour les amoureux de son trait- du dessin de Yanick Paquette, qui nous propose un Nightwing massif et plus humain que celui de Michael Janin par exemple. Tim Seeley réussit donc le petit exploit de nous offrir des pages qui contiennent en germe suffisamment de bonnes idées pour nous garantir un premier arc narratif réjouissant, tout en cachant humblement l'indigence du scénario. A savoir que nous trouvons là un petit prélude, une sorte d'agrafe qui sert à relier le présent et le passé, afin d'éviter de laisser une impression décousue. Il règne un petit côté feel good/buddy movie pas désagréable, et puis soyons sérieux, le retour de Dick dans son costume noir et bleu méritait à lui seul qu'on donne une chance à cet événement.



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