SUPERWOMAN #1 : IT'S A JOB FOR LOIS LANE

Personne ne vous en voudra si demain matin vous montez sur votre toit pour vous jeter le bras tendu en criant "Up up and away". Après tout, il y a ces temps derniers une telle inflation de personnages dotés de pouvoirs similaires à Superman que ça pourrait bien vous arriver... Enfin je dis ça, mais ça reste une boutade, hein, je ne veux pas de catastrophes sur la conscience. Tenez donc ce Superwoman. Après Superman, Supergirl, un nouveau Superman (celui des New 52 est mort), Super-Man (avec le tiret, notre ami chinois) et Lex Luthor en armure (aurais-je oublié Superboy?) voici venir Superwoman. Ou plus précisément women, au pluriel. De quoi s'agit-il alors? Tout simplement de voir évoluer Lois Lane dans le ciel et avec les dons habituellement apanages des héros de Krypton. 
N'étant pas franchement habituée à gérer la chose, elle part donc à la campagne pour aller chercher de l'aide auprès d'une spécialiste. Lana Lang est celle qui a guidé et canalisé la fougue du jeune Clark Kent dans sa ferme du Kansas, et elle pourrait être de bons conseils, face à une femme dont la force est soudainement devenue illimitée. A Metropolis, pendant ce temps, c'est Luthor qui se la raconte. Désormais figure protectrice et héroïque aux yeux du quidam moyen , il en met plein la vue des citoyens avec son porte-avions nouvelle génération censé être une présence rassurante et efficace face à l'ennemi. Bien sur, dans tout bon comic-book qui se respecte, il suffit que vous inventiez une armure, un robot, une structure particulière, pour que les choses dérapent et que votre création dvienne source de gros ennuis et de tragédies.
It's a job for Superwoman alors. Dont le visage est continuellement floutée pour que les médias, très présents ici, ne puissent pas percevoir l'identité. Coup de théâtre en cours de route, Lana n'est pas seulement bonne à pontifier et conseiller, là voici aussi... super-héroïne. Pour un premier numéro, Phil Jimenez (qui fait tout ici, scénario et dessin) ne réinvente pas la poudre mais livre un travail qui correspond à ce que l'on attendait du titre. A savoir une femme forte, des pouvoirs, de l'action. C'est dans la durée qu'il sera vraiment parmis de juger là où il veut en venir et comment, pour le moment c'est surtout une affaire de poser des bases et délimiter le contexte. Dans son rôle de dessinateur, il est bien sur très à son aise, avec des cases de toute beauté, où le super-héroïsme prend tout son sens. de plus il ne rechigne pas à détailler ou peupler ses planches, avec un style à la fois dynamique et moderne, et empreint de respect du classicisme. 


Après tout, Thor est une femme dorénavant, alors pourquoi ne pas tenter le coup, dans la famille des titres de Superman? C'est ce qui a probablement motivé cette parution, qui évoque le lointain souvenir de l'époque Death of Suprman/Reign of the Supermen. A chaque fois que le héros meurt, il semble se produire une inflation d'épigones, une émulation entre imitateurs ou remplaçants, comme si chez Dc comics la meilleure façon de faire oublier un Superman trépassé, était d'en amener une poignée de nouveaux sur la scène. Ici le cliffhanger final fait espérer quelque chose de bien pour l'avenir, souhaitons que Jimenez trouve une voix, et une voie à explorer, et qu'il la garde, en toute sérénité. 


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