AGE OF ULTRON : RETOUR DANS LA COLLECTION MARVEL EVENTS

Age of Ultron revient encore et toujours, et cette fois c'est sous la forme d'un album de la collection Marvel Events. C'est drôle car c'est justement ce qui semble hérisser le poil de certains d'entre vous, cette répétition des "events" chez Marvel, cette façon de capter l'attention en continu. De quoi s'agit-il, et que s'y déroute t-il, demanderont les distraits? En fait, au départ de l'aventure, on ne sait pas trop où se situer. Une Terre alternative? Un bond dans le futur (ou bien j'ai vraiment manqué quelque chose)? Toujours est-il que New-York (et probablement le monde) est sous la coupe réglée de Ultron et de son armée robotique, et que les humains sont traqués, spécialement les anciens super-héros. Les Vengeurs ont trouvé refuge dans les décombres de l'héliporteur du Shield. Vous savez, ce gros vaisseau volant qui s'écrase au moins une fois par mois? Là, il est échoué en plein Central Park, et on se dit que ce n'est pas la tanière la plus discrète, mais passons sur ce détail. L'essentiel des premières pages est centré sur le sauvetage de Peter Parker, en pleine déconfiture, capturé par une bande de criminels notoires (entre autres, le Hibou et Hammerhead) pour être remis à Ultron en échange de passe-droits. C'est Hawkeye qui se charge d'être la cavalerie, avec son matériel habituel, dans un monde apocalyptique en ruine, qui n'est pas sans rappeler, en effet, Days of Future Past, petit bijou de l'histoire des X-Men. En effet, l'Amérique est tombée aux mains d'Ultron. Des Ultrons. Ils patrouillent partout, on en voit dans le ciel et dans les rues, comme un gigantesque essaim d'abeilles robotisées.  La faille, chez le robot généré par Hank Pym, c'est peut être que bien qu'étant un automate, il agit pourtant comme un humain, notamment dans son comportement, ses réactions, ses motivations intimes. Du coup, il semblerait qu'il soit encore possible de négocier avec lui. Dans le genre : je t'apporte un héros en collant que j'ai neutralisé pour toi, en échange je peux obtenir quelque chose à mon tour. Ce sera ça la seule possibilité offerte à la résistance, pour infiltrer le Qg de leur ennemi. Et se rendre compte à quel point s'en sortir parait illusoire... 

Vous savez tous ce que signifie l'effet papillon, dans la science-fiction? Revenir en arrière, et piétiner sans le savoir un simple papillon, peut avoir des conséquences désastreuses dans le présent, d'où l'impossibilité des voyages dans le temps sans risques. Comprenez donc que lorsque Wolverine, toujours bien pratique quand il s'agit de se salir les mains, remonte le temps pour aller planter ses griffes dans Hank Pym, créateur du robot Ultron, la ligne temporelle Marvel risque fort se se retrouver profondément modifiée. La belle Invisible des Fantastiques l'accompagne et tente bien de le dissuader, mais pour une fois, l'impossible, l'impensable, est au menu de Age of Ultron. C'est assurément le temps fort de toute la saga, l'instant où le lecteur se demande si tout ce qu'il est en train de lire va vraiment impacter ce qu'il est habitué à fréquenter, dans les pages des comic-books Marvel. Wolverine qui assassine Pym, sous forme de médecine préventive de choc, c'est une idée de génie, l'étincelle qui aurait du permettre de changer la donne, à jamais. C'est le vrai grand instant X de Age of Ultron, l'épisode où j'ai compris pourquoi j'aimais encore ces bd superhéroïques, avec ces moments bluffant où l'action vous assène un bon coup de massue. Sans vouloir vous révéler la suite (que vous connaissez, depuis le temps) disons que malheureusement, Marvel n'est pas allé au bout de son idée, et qu'il aura fallu se contenter de dégâts irréversibles dans le tissu de l'espace-temps, avec en conséquences majeures l'arrivée d'Angela (expatriée de l'univers d'Image) et la saga Hunger, où Galactus boulotte l'univers Ultimate. Du coup, oserez-vous tenter l'investissement, pour cet "event" qui a perdu de sa superbe en vue de la ligne d'arrivée... Allez, j'en vois qui vont se laisser tenter tout de même... ne serait-ce que pour les dessins de Bryan Hitch ou Carlos Pacheco (entre autres) et parce que Brian Bendis a forcément une bonne cohorte de fans purs et durs! On blague, cela reste une des sagas marquantes de ces temps derniers, qui devrait figurait logiquement sur vos étagères.


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