AVENGERS #1 : ENCORE UN REDEMARRAGE, AVEC MIKE DEL MUNDO

Ceux qui nourrissent une réelle aversion pour les redémarrages fréquents des titres les plus vendeurs chez Marvel vont encore avoir des raisons pour protester. Voici venir Avengers, une nouvelle série qui est en réalité la suite directe de ce que nous avons pu lire dans All new All different Avengers, toujours écrite par Mark Waid. Si on veut absolument chercher des différences, et bien disons que les plus jeunes membres de la formation ont claqué la porte, et qu'en retour nous saluons l'arrivée de Hercule, qui réintègre donc les rangs des plus puissants super-héros du monde. Pour le reste c'est véritablement la même chose, y-compris au niveau des enjeux, puisque le grand vilain de l'histoire n'est autre que Kang. Bref le scénariste joue encore une fois avec les paradoxes temporels, la capacité qu'a cet ennemi atavique des Avengers de remonter dans le temps, pour aller nuire au heros, en implantant des pièges dans leur jeunesse. Finalement nous sommes en train de revivre aujourd'hui ce que nous avions déjà lu dans les années 90, avec la saga The crossing, durant laquelle c'était Tony Stark qui était victime des machinations diaboliques. Ces derniers mois, c'est la Vision qui tient le mauvais rôle, et qui subit à en devenir antipathique. Autre petite surprise, les Avengers -qui vous le savez on besoin d'un budget conséquent pour subvenir à leurs besoins- ont trouvé un nouveau bienfaiteur! Il faut dire que Peter Parker est désormais milliardaire, et que c'est lui qui joue secrètement le rôle que tenait auparavant Tony Stark... un peu de logique, en cela Mark Waid a bien compris les choses. 
Parlons du dessin. C'est Mike Del Mundo qui débarque sur le titre. Autant il était extraordinaire sur Weirdworld ou bien sûr Elektra, autant ici c'est plus délicat, car il s'agit d'une aventure de super-héros classique. Son style est débridé, inventif, fantasmagorique, sa peinture merveilleuse est certes graphiquement splendide, mais au niveau du storytelling c'est moins évident. Il utilise très souvent la page comme un ensemble pouvant se priver de vignettes, pervertit l'avancée classique du récit. J'ai trouvé honnêtement cela très beau et très intéressant au niveau des idées, mais je suis persuadé qu'une bonne partie des lecteurs risque d'être perturbée par cette audace. Si Mike Del Mundo ajoute un peu de clarté à son style, il pourrait devenir l'un des tous meilleurs artistes du moment, car il est vraiment extrêmement doué. Reste le fait que ce énième relance n'est pas complètement justifiée... et un sentiment de lassitude fini par gagner le lecteur, avec encore et toujours les mêmes ennemis, et les mêmes problématiques. On attend la suite en espérant être surpris et vite démentis. 


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