RED DOG #1 : LA SERIE DE ROB COHEN CHEZ 451

Encore une série de science-fiction, allez vous me dire. Et bien oui, et voyons de quoi il s'agit! Red Dog nous emporte sur la planète Kurawan, où ne résident que 200 personnes, et un seul gamin. Kyle (c'est son nom) a heureusement son meilleur ami avec qui partager de bons moments, et c'est son chien, Q (pour Quantum), un animal androïde de compagnie qui n'est pas sans rappeler ce que j'ai lu récemment dans Descender (de Jeff Lemire) par exemple. Kirawan est une planète furieusement hostile, mais qui a une qualité indéniable : elle recèle un nouveau minerai d'extrême importance, l'Imperium, dont la structure moléculaire oscille en permanence entre passé et futur. En bref, les terriens sont venus jusque là pour exploiter cette découverte, qui rend possibles les voyages dans le temps. Dans cette gigantesque mine d'exploitation, Kyle tente, tant bien que mal, de convaincre son père qu'il n'est plus un gosse, et de participer à son tour à la vie de la communauté, comme un grand. Mais difficile de vivre chaque jour dans l'ombre d'un frère décédé, avec la désagréable sensation de décevoir le paternel jour après jour.
La vie routinière de la mine serait ennuyeuse si fort heureusement ce premier numéro ne présentait pas deux pistes à suivre pour toute l'histoire à venir (mini série en six parties). Tout d'abord l'Imperium est instable, et il peut provoquer la disparition d'objets (et donc d'hommes) quelque part dans le flux du temps... Ensuite Kirawan n'est pas seulement occupée par les colons, mais il y a aussi un peuple de natifs, des sortes de créatures insectoïdes qui paraissent avoir envie d'en découdre au plus vite. On les voit passer à l'offensive dans les dernières pages. Voilà donc un titre assez plaisant, qui assure le job avec aisance, et récupère tous les codes du genre pour produire une trame qui ne brille pas par originalité, mais par fonctionnalité. Les événements s'enchaînent sans fausse note, et on parvient vite à comprendre qui est Kyle, et à se pencher sur son cas. Rob Cohen (réalisateur de XXX, Fast and Furious, Un voisin trop parfait...) et Andi Ewington ont mis sur pieds en deux temps trois mouvement un comic-book qui fonctionne et s'adresse crânement aux fans d'aventures spatiales, sur fonds de récit familial. Robert Atkins s'occupe des dessins, et le choix est pertinent car il démontre un réel savoir-faire pour mettre en place toute un microcosme futuriste et robotique, tout en présentant des personnages expressifs. Copie soignée, assurément.
C'est publié chez 451, un groupe chapeauté par Michael Bay, qui donne dans le multimédia, et donc les comics, et ouvre ainsi des passerelles directes entre l'univers de nos chères bd et le grand écran. Raison de plus pour jeter un oeil sur Red Dog, qui s'annonce comme un mash-up entre les Chroniques Martiennes de Bradbury, le Descender de Lemire, et le Chrononauts de Millar. 



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