GAMORA #1 : UN TITRE SOLO POUR LA FEMME LA PLUS DANGEREUSE DE LA GALAXIE

Tous ceux qui connaissent le personnage savent que Gamora est la femme la plus dangereuse de l'univers, et qu'elle a été adoptée par Thanos, qui en a fait sa pupille. Par contre, en dehors de ces détails techniques sur le personnage, il est bien difficile d'aller récupérer des informations ou des fragments de vie concrets. Si les autres membres des Gardiens de la galaxie ont eu le droit à une série -ou plusieurs séries- personnelle, nous étions toujours en attente de celle consacrée à la dernière rescapée du monde des Zen-Whoberis. En effet sa planète a été exterminée par les Badoons, une race haineuse et guerrière, responsable de génocides à travers l'univers. Recueillie et adoptée par Thanos, élevée à la dure dans le respect de la vengeance, la violence, et le maniement de toutes sortes d'armes -sans oublier les techniques martiales les plus efficaces du cosmos- Gamora est devenue une arme vivante qui reçoit pour cadeau d'anniversaire, à l'adolescence, la possibilité de se venger, en allant exterminer la famille royale badoon, responsable de sa triste condition. Une mission en solo expéditive et en définitive manipulée par Thanos, qui n'aboutit pas à un résultat complet, car l'héritière du trône finit par pouvoir s'échapper, puisque tout le monde ignorait l'existence d'une petite fille, appelée un jour à devenir la régente de cette empire. 
Au-delà de l'action, c'est surtout l'introspection qui prime, notamment le rapport qui unit Gamora et Nebula, les deux filles de Thanos, qui pourtant ne le sont pas vraiment, ni l'une ni l'autre. Une concurrence qui tourne à la haine, une volonté d'être la favorite du patron plutôt que du père, une soumission qui n'accepte pas la présence d'une autre dans la même situation, et surtout la réaction du Titan fou, qui se déclare ouvertement pour Gamora, choisissant et préférence celle-ci au détriment de Nebula, allant même jusqu'à vexer et humilier cette dernière, par des commandements ou des choix qui auront des répercussions importantes. Nicole Pearlman, qui a travaillé sur le script des Gardiens de la galaxie, signe ici un premier numéro fort intéressant, qui peut se lire comme un préquel pertinent du film, que nous avons tous adoré. Le dessinateur italien Marco Chechetto sort une prestation remarquable, nous offrant un grand moment de science-fiction spatiale, qui plus est appuyé par le coloriste Andres Mossa, avec qui il travaille toujours. Le duo forme une équipe soudée, et on sent qu'il y a de la complicité jusque dans les moindres détails. En définitive, même si Gamora n'est pas le titre que vous attendiez le plus en cet hiver 2016-2017, je vous recommande tout de même de lui donner sa chance, car il porte en soi tous les critères demandés pour être une des lectures les plus surprenantes du moment. 


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