NOVA #1 : SAM ALEXANDER ... ET LE RETOUR DE RICHARD RIDER

Sam Alexander, le petit jeune, est finalement parvenu à trouver sa place dans le coeur des fans. Pas facile, en apparence, mais une conclusion logique à un parcours attachant, pour un adolescent du XXI° siècle avec des préoccupations et un comportements adéquats. Mais il n'empêche, le moment du retour de Richard Rider est arrivé. Donné pour mort ( ou tout du moins disparu) au terme de Thanos Imperative, le Nova le plus célèbre fait son come-back dans la nouvelle série relaunchée, dont il partagera la vedette avec Sam. Jeff Loveness et Ramon Perez prennent un peu le contrepieds de la sinistrose actuelle, qui voudrait que pour faire sérieux, les comics ont besoin de drames poignants, et de luttes intestines pour fonctionner. Le fun prédomine, avec notamment la vie quotidienne du petit Nova, qui est certes doué dès lors qu'il s'agit de combattre des menaces spatiales, ou sauver la mise (à sa manière) à des entités comme Ego, la planète vivante (dans les premières pages), mais s'avère bien moins efficace quand il se retrouve face à une jolie fille de son lycée, dont il voudrait attirer l'attention. En plus, pas simple de prendre la parole et dire des choses censées quand on se balade en slip pour avoir oublié de revêtir des pantalons sous le costume de super-héros. 
La quête du père (au sens plus figuré que propre, puisque le paternel avait disparu également) fut le grand leitmotiv de tout ce qui a été fait sur le personnage jusque là. Cette quête se déplace ici, avec la recherche d'un nouvel équilibre entre deux générations de Nova. Rider a en somme une place plus modeste dans ce premier numéro, mais on nous fait comprendre que sa réadaptation va être problématique, et que beaucoup de questions attendent encore des réponses, qui risquent de ne pas être toutes agréables à entendre. Ramon Perez (avec les couleurs de Ian Herring) est aussi député aux dessins, et il est à sa place sur ce titre, car il parvient à balancer avec efficacité le coté super-héroïque pur et dur, et donner de l'expressivité, un aspect touchant à Sam, avec un jeu de corps et des situations bigger than life mais drôles, qui font qu'on ne peut prendre totalement au sérieux le titre, sans pour autant le classer au chapitre des bouffoneries. Même si vous êtes allergiques à la nouvelle génération Marvel, celle qui occupe le devant de la scène depuis l'avénement des All-New All-Different (voire avant, comme l'ami Nova) cette série pourrait bien valoir que vous lui laissiez une seconde chance. Ecrite avec un dosage qui fait mouche, ramenant un héros mythique que les lecteurs semblaient regretter sincèrement, elle a de quoi devenir un petit hit ces prochains mois, en associant l'aspect cosmique à des situations vraiment humaines, dans la plus évidente des traditions de la maison des idées. 


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