BULLSEYE #1 : LES DEBUTS MODESTES DE LA SERIE DU "TIREUR"

Salut les amis. De mon vrai nom Benjamin Poindexter, on me surnomme Bullseye, ou comme disent parfois mes amis français (les plus anciens), le Tireur. Rien à voir avec mes performances dans un lit, c'est seulement le fait que je ne manque jamais ma cible. C'est la raison pour laquelle je gagne ma vie en exécutant les contrats qui se présentent. Souvent, c'est un gros lard du nom de Wilson Fisk qui est mon employeur, et c'est assez logique, car nous partageons la même obsession pour Daredevil, ou devrais-je dire Matt Murdock... A ce petit jeu j'ai fait très fort au cours de ma carrière : je suis parvenu à assassiner sa fiancée de toujours, Karen Page, non sans avoir auparavant trucidé la ninja Elektra, son premier grand amour. Si Matt est célibataire, j'y suis un peu pour quelque chose. Sinon ces dernières années j'ai vécu l'enfer, et j'en suis revenu. Mort, paralysé, aveugle, ressuscité... bref pas de bol, ou au contraire vraiment veinard, ça dépend des points de vue. Alors, vous allez me la vendre ma série, chez UniversComics?

Pas de bol l'ami. On adore les récits urbains et crades, les ambiances glauques, les polars Marvel. Mais pas ce genre de truc qui se cherche sans se trouver, et fait dans la caricature. Le Tireur de cette série est un psychopathe qui rappelle vite au lecteur ses prouesses. Avec un trombone il peut orchestrer un accident impliquant une ambulance pleine de victimes. Un tueur né, cinglé, que Ed Brisson ne tente pas de rendre attachant ou de justifier (ce ne serait pas une sinécure) mais au contraire emploie pour ce qu'il est : un misérable tordu qui sème la mort et le malheur. Guillermo Sanna fait de son mieux pour mettre en image le quotidien d'un mercenaire sordide, mais ça ne marche pas plus que ça. On a lu un peu partout que son trait le rapprochait de celui de Eduardo Risso, dans 100 Bullets, ce qui n'est pas faux, mais il est loin de jouer avec autant de maestria sur les ombres, et d'instaurer une ambiance aussi prenante. Par endroits c'est juste laid, et il est clair que ce n'est pas notre came, comme disent les jeunes. En parlant de came, cette aventure va envoyer Bullseye en Colombie, sur les traces d'un autre dingo, à la tête d'un puissant cartel qui a de gros projets en Amérique, et qui détient le fils d'un de ses hommes de terrain jusque là, aux States. En toute honnêteté, on a la sensation que ce premier numéro est stérile, n'apporte strictement rien à la légende du personnage, n'est pas si drôle ou passionnant que cela... En gros une sortie assez anonyme, nonobstant un buzz positif et une réelle envie de le lire, au départ. Cadeau bonus, une back-up story de Marv Wolfman, où Bullseye se fait torturer avant de s'en sortir à sa manière, simplement à l'aide d'une clé Usb. Auparavant ses geôliers lui avaient libérés les poignets de ses entraves, alors qu'ils l'avaient à leur merci. Bullseye. Le mec qui transforme tout en arme! Oh les cons, ils n'ont pas reflechi?
Bullseye, ne nous en veut pas, on ne va pas te la vendre, ta (mini) série en cinq parties.
PS : Pitié.





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