JUSTICE LEAGUE AMERICA REBIRTH : BATMAN JOUE LES RECRUTEURS

Rebirth continue, tous les titres ne sont pas sortis. La preuve, c'est au tour de la Justice League of America, cette semaine. Un groupe "mineur" par rapport à la grande formation regroupant les principaux super-héros de l'univers Dc, mais qui ne compte pas rester assis sans rien faire. Le trait d'union est tout trouvé; il s'agit de Batman, qui est ici le fil conducteur de ce numéro Rebirth. C'est lui qui recrute les différents membres, un par un, sur des critères qui m'échappent un peu, par ailleurs. Mais bon, c'est Batman, qui suis-je moi pour discuter les choix du plus grand détective de la Terre? 
En gros, c'est trop rapide, trop convenu. c'est juste un prologue, où Steve Orlando nous présente, sans y mettre beaucoup de coeur et d'imagination, qui seront les stars de la série à venir. Killer Frost est un peu la co-vedette avec Batman, elle qui n'est plus si méchante, et entame une reconversion intéressante, emblèle de la "seconde chance". Pour les autres, et bien il y a de tout. Vixen méritait bien de revenir au premier plan, le Lobo traditionnel est engagé (sans sourciller, étrange), Black Canaray, Atom (le nouveau) et The Ray vienne compléter le roster, qui est quand même un poil déséquilibré et incohérent. Certes, le background de chacun permet d'écrire de belles choses, de s'amuser en tablant sur les différences, les dissensions inévitables, mais toute l'opération sent trop le merchandising, le besoin de faire un melting pot de ce qu'on peut trouver dans l'univers CW, à la télévision. Batman veut une équipe à forme humaine, qui puisse aller à la rencontre des gens, mais alors peut-on vraiment considérer que Lobo (extra-terrestre biker et génocidaire) est une bonne intuition? Mon avis personnel : JLA va droit dans le mur, car dès sa naissance, n'a pas de ligne directrice cohérente à suivre. A part miser sur le second degré et les philosophies divergentes entre les héros assemblés, que pourra faire Orlando? Et franchement, même s'il suit cette fois, pourrait-il s'approcher, même de loin, de la bonne humeur communicative, de l'humour décapant d'une bonne vieille Justice League International? Ma réponse, vous l'avez dès ce mois de février.
Si vous vous passionnez plus pour le dessin, au moins vous n'aurez pas de souci à vous faire. Ivan Reis, c'est un peu une valeur sûre. Donnez lui un coup franc à l'entrée de la surface et il vous prend la lucarne sans élan. Là aussi c'est soigné, élégant, du vrai super-héroïsme mainstream pur jus, pour ravir ceux qui aime le trait réaliste et vigoureux. Des planches bien troussées pour masquer que le scénario est pour le moment minimaliste? Comme une plutôt jolie fille qui sort le décolleté plongeant pour faire oublier qu'elle passera la soirée sans grande conversation? Allez je suis mauvaise langue, sait-on jamais...



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