LA MORT DE SUPERMAN (DC COMICS LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS TOME 40 CHEZ EAGLEMOSS)

Tome 40 dans la collection Eaglemoss / Dc Comics. Et quel tome historique, avec le triste destin du plus puissant des super-héros. Rien que ça.
Superman est, par définition, quasiment invincible. On voit mal ce qui pourrait nuire à l’homme d’acier, au point de le faire passer de vie à trépas, mis à part cette bonne vieille kryptonite, ce métal venu de sa planète natale, qui le prive de ses pouvoirs. Et encore, on lui en a mis si souvent sous le nez, qu'il devrait normalement être vacciné. Et comme la nouvelle mouture de la grippe A se fait attendre et qu'il dispose d'un bon système immunitaire, Superman serait-il vraiment immortel? On pouvait le penser, jusqu’au jour où surgit de nulle part un adversaire redoutable, une force de la nature, intraitable, toute puissante. Doomsday, c'est-à-dire le « jour fatal » : le patronyme est un programme en soi. Tout ce et ceux qui se mettent en travers de son chemin sont tout simplement pulvérisés, et le monstre fait route vers Metropolis, inexorablement. Clark Kent a de quoi se faire du souci, car cette fois il a trouvé un ennemi qui le surclasse pour ce qui est de la force brute et de la rage. D’où vient-il, qui est-il, autant de questions qui restent sans réponses. La seule évidence, c’est que le clash sera titanesque, et que pour en sortir vainqueur, Superman va devoir se surpasser, voire…se sacrifier !
Au cours de l’affrontement final, notre super héros finit donc par trouver la mort. Un don de soi extrême et nécessaire, la seule chose à faire pour enrayer le mal. Et il n'est pas le seul à s'y casser les dents. La Ligue de Justice est balayée d'un revers de la main, les principaux héros Dc mordent la poussière avant même d'avoir eu le temps d'asséner la première claque. Dommsday est montré comme un adversaire qui progresse de manière inéluctable, d'une page à l'autre, un kilomètre après l'autre. Il arrive et rien ne lui fait barrage. 


Les funérailles sont émouvantes, dramatiques, l’univers tout entier salue le fils de krypton, le plus grand de tous, tombé au front. Tout ceci a été republié (après un Omnibus chez Panini voici quelques années) chez Urban en 2013, dans une splendide collection d'albums hardcover comme on les aime. Eaglemoss en extrait la charpente principale pour ce volume, qu'on peut définir sans se tromper d'historique. Aux States, la longue saga est divisible en trois actes. Death of Superman, pour la mort en elle-même. World without a Superman, qui nous narre de la perte et des conséquences, et pour finir Return of Superman, où on découvre  une profusion de «remplaçants», de nouveaux Supermen, qui laissent planer le doute dans l’esprit des lecteurs : Qui est donc le vrai ? C'est ainsi que plusieurs mois durant, de nouveaux personnages trustent le trône laissé vacant, et que l'opinion publique est désemparée. Y'a t'il un véritable nouveau Superman, est-ce l'ancien sous une nouvelle forme, ou simplement une vaste imposture? Coté scénario, ça part un peu dans tous les sens et c’est un peu lourd, parfois, ou bien disons forcé. C'est Dan Jurgens qui orchestre l'ensemble, et donne le tempo aux autres. Trop d’artistes se succèdent aux crayons pour que le tout soit vraiment homogène, avec une note artistique globale assez correcte, hormis l’exécrable Bogdanove, qui fait ici presque pire que ce qu'il fit au temps de X-Tinction Agenda, sur les X-men. Mais souvenez-vous, la nouvelle était passée jusque dans les journaux télévisés, cela avait été un choc retentissant, une déflagration jamais atteinte, probablement, dans l'histoire des comic books du genre. Bref, ce volume, si vous ne le possédez pas encore, fait partie de ceux que vous ne pouvez pas omettre de placer sur vos étagères. 




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