MARVEL UNIVERSE 7 : NOVA (RETOUR DE FLAMME)

Le quotidien du jeune Sam Alexander est particulièrement compliqué, depuis qu'il est devenu le nouveau Nova. Il a beau être désormais un super-héros, un certain sentiment de solitude l'accompagne dans ses activités. Tout d'abord il n'est pas parvenu à retrouver son père, anciens membre du Nova Corps. Le paternel est perdu dans l'espace; celui qui récemment s'est réuni avec sa famille était en fait un clone, et l'original est toujours quelque part dans le cosmos, mort ou vif. En parallèle, Sam tente de se faire des amis dans la communauté super héroïque, mais très souvent il se heurte à la condescendance de ses aînés, qui voit en lui un apprenti encore maladroit.Ce numéro de Marvel Universe aborde un peu tous ces thèmes, mais il a malheureusement un défaut structurel lié à la manière dont fonctionne aujourd'hui Marvel. C'est-à-dire qu'au beau milieu d'une trame que nous suivons depuis quelques épisodes, débarque un grand événement qui bouleverse quasiment tous les titres, et oblige les scénaristes à insérer de force une histoire qu'ils n'avaient pas prévu d'écrire. Ainsi dans le premier épisode, Nova prends une grave décision : il va partir une dernière fois dans l'espace, à la recherche de son père, et semble résolu à ne plus revenir tant qu'il ne sera pas parvenu à atteindre l'objectif. Oui mais voilà, dès l'épisode suivant, le voici sur Terre, en train de combattre aux côtés des héros en pleine seconde guerre civile. Tout ceci n'est pas très cohérent, il est évident que Sean Ryan a du composer avec des exigences qu'il n'avait pas prévu au départ. Dommage car pour le reste le jeune Sam reste attachant, et on le sent vraiment paumé, dans un costume qui flotte encore un peu large sur ses frêles épaules. Une série qui continue de jouer la carte de la découverte, de l'adolescent projeté dans un monde qu'il doit vite assimilé, et où les enjeux dépassent de loin la routine de l'école et des copains.



Ce Sam là ne sait même pas encore utiliser pleinement ses pouvoirs, il ignore le fonctionnement en détail de son casque, par exemple. Il est partagé entre le désir de vivre d'excitantes missions dans le cosmos, et le devoir d'être présent pour son existence quotidienne (il a 15 ans, suit des études, a une petite soeur qu'il adore, et sa mère est morte d'inquiétude). Bref, c'est un portrait d'adolescent en pleine initiation, dans la plus classique des lignées Marvel, comme la maison des idées en proposait dès les années 60, lorsque les super-héros de Stan Lee associaient grands pouvoirs avec très gros problèmes.
Cory Smith (et RB Silva) font un travail appréciable au dessin, en adaptant le style, le trait, au souffle qui agite ces épisodes. Beaucoup d'action, un Nova qui se la joue parfois badass avant de retomber dans son isolement, son noviciat difficile, les limites d'un petit gars d'une bourgade américaine devenu soudain patrouilleur de l'espace. La série s'arrête avec le numéro 11, le dernier de ce Marvel Universe, mais elle est tout de suite "relaunchée" avec le retour d'un personnage très attendu, que les fans espèrent depuis sa disparition dans le Cancerverse. Franchement, vous ne voyez pas? 
C'est chez Panini, formule kiosque, à savoir un hors série d'une centaine de pages pour cinq euros et des poussières. Bref, à si peu de frais, on peut se laisser tenter, non? 



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