GREEN LANTERN / SPACE GHOST ANNUAL #1 : DC ET HANNA-BARBERA DANS L'ESPACE

Prenons la route pour les étoiles, et une autre dimension lointaine de la notre, pour retrouver Hal Jordan, mais aussi un des personnages de Hanna-Barbera avec qui les héros Dc connaissent en ce moment des aventures communes, le Space Ghost. Une planète semble en grand danger, au point d'émettre un appel de détresse qui suscite l'intérêt des Green Lantern. Salaak a envoyé le plus célèbre de tous sur le coup, et à la recherche d'une arme formidable, qui attise aussi la convoitise de l'ami Larfleeze, dont l'apparition relève véritablement de l'anecdote la plus totale. James Tynion IV n'a pas besoin de se lancer dans une trame audacieuse pour orchestrer ce team-up inter compagnie, il se contente d'une histoire linéaire et basique, où les deux héros sont tout d'abord en butte à l'incompréhension, du fait de leur méconnaissance réciproque. Ils passent une partie du temps à se menacer, puis une fois capturés tous les deux, ils reviennent sur leur méprise et se rendent compte qu'ils sont du même coté de la barrière. Dès lors c'est ensemble qu'il vont faire face à la menace du jour, en suivant un schéma et des codes narratifs qui se marient très bien avec ce que sont le Space Ghost et Green Lantern. Au final, on va aussi avoir droit à un savoureux petit moment où les justiciers cosmiques échangent leurs armes et attributs, sans grande efficacité, puis à une union des pouvoirs qui fait évidemment la différence. Les deux sont en fin de compte des policiers de l'espace, et quand ils s'agit de défendre un monde qui a besoin d'une intervention extérieure, il est de leur ressort de venir à la rescousse.
Le dessin est confié à Ariel Olivetti, qui a ainsi l'occasion de donner suite à son passage sur Space Ghost en 2005, en duo avec Joe Kelly. C'est du très grand art. Le dessin est d'une clarté extraordinaire, enrichi par une attention envers la caractérisation des personnages qui est bluffante. Olivetti est passé maître dans l'art d'utiliser la colorisation digitale, et inclure aussi des fonds de vignette issus de photos permet par endroits un effet saisissant, qui donne un produit fini différent et fascinant. L'artiste alterne moment d'une puissance toute cinématographique (le cosmos) avec une démonstration de force bucolique ou technique (une armée mécanique où apparaît chaque boulon...)
Howard Chaykin de son coté est chargé de réaliser une petite histoire back-up avec deux personnages mineurs de l'univers Hanna-Barbera,  Ruff et Ready, mais je ne vous cache pas que je ne suis absolument pas preneur de la chose, et que je préfère en rester là. 
Vous savez quoi? Même si ce n'est pas une parution capitale pour l'avenir de l'univers Dc, ça se laisse lire agréablement. 




Space Ghost, c'est lui. La figurine Funko Pop


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