ROSE #1 : MAGIE ET FANTASY CHEZ IMAGE AVEC MEREDITH FINCH

Alors oui, je sais ce que vous allez penser. Encore une histoire d'inspiration fantasy, avec le combat dichotomique entre la reine de contrées étranges, qui donne la chasse à toute trace de magie, et une jeune rouquine et ses amis rebelles, pour contrer la dictature de la méchante souveraine. Pas très original, il y a une série dans le genre chaque semaine qui doit naître, en ce moment. Bref la magie est en danger, il faut la défendre, etc.
Dans Rose, on apprend que le royaume est défendu par des gardiens, qui puisent leurs forces dans des liens les unissant aux "Khat", mais qu'avec le temps, ils ont disparu, et que la magie a été bannie, pourchassée, au point que désormais celles et ceux qui en possèdent encore des bribes sont interdits de l'utiliser, et portent (comme l'héroïne du titre) des artefacts comme des bracelets, des colliers, pour en contrer la manifestation. L'histoire débute par un flash-back qui permet une introduction assez classique aux enjeux, avant un bond dans l'instant présent. On a à peine le temps de se familiariser avec Rose et surtout sa mère, qui lui offre un présent pour juguler sa magie, que celle-ci (tout comme le village) est attaquée et détruite par la Reine Drucilla. Rose était partie se baigner, mais coup de chance extraordinaire, elle revient juste au bon moment pour saluer une dernière fois la maman mourante, puis prend la fuite à travers la forêt, sans savoir où mettre les pieds. Qu'importe, quelques part dans les frondaisons se cachent la rébellion!
La Reine Drucilla est une garce sans pitié. Un petit coté Tornade des X-Men, mais avec la sympathie et la soif de puissance de la Goblin Queen, Madelyn Prior. Quand elle ordonne quelque chose, il faut obtempérer, et réussir, autrement c'est la catastrophe. Tout est fait pour la rendre antipathique, tout comme tout est fait pour que Rose, du physique aux caractéristiques, suscite l'attendrissement. Meredith Finch ne se dément donc pas. Ce n'est pas une scénariste pétrie de talent, et si j'étais un éditeur important, ce n'est certainement pas elle que je solliciterais pour faire vivre une série. Certes, être l'épouse de David aide pas mal, d'ailleurs elle admet sans détour que c'est son mari qui l'a encouragé et poussé à prendre la plume, et écrire des comics. Pour le moment, ça reste trop basique, et pas vraiment frais.
Le dessin est confié à Ig Guara. Un petit coté Mahmud Asrar se détache de ses planches, les visages et le mouvement font quelques clins d'oeil aux mangas, mais cela reste lisible et agréable, pour en faire un comic-book qui se tient, sans déplaire visuellement. Reste que si Image multiplie les sorties ces temps derniers, les nouvelles propositions, toutes ne se valent pas, et Rose ne présente (pour le moment) aucune particularité en faisant un produit prometteur. 






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