ROYALS #1 : AL EWING RECADRE LES INHUMAINS

L'heure est venue de faire amende honorable. Il suffit de feuilleter ce premier numéro de Royals pour se rendre compte que Marvel admet que le chemin entrepris ces dernières années, avec les Inhumains, s'est avéré erroné. On revient donc aux fondamentaux, avec un trait tiré sur tous ces personnages récents mais peu suivis du grand public, pour se focaliser sur la famille royale (Royals, forcément...) et les proches de toujours (avec deux petits jeunes quand même). Les nouveaux Inhumains ne sont pas, ne sont plus des monstres. Ils ont compris et tiré une leçon de leurs erreurs. Car oui, admettons le, une race qui laisse mourir une autre pour assurer sa survie (c'est un peu ce qu'ils ont fait des mois durant avec le nuage terrigène) n'a pas grand chose de sympathique. Medusa a donc remis les siens du bon coté de l'histoire, mais cela ne se fait pas sans l'entrée dans un statu-quo pessimiste, avec son peuple désormais fragilisé comme le furent les mutants pendant longtemps. Plus d'options possibles, plus d'échappatoire, les Inhumains ne peuvent plus chercher à se faire une place sur notre planète, ils doivent juste lutter pour ne pas disparaître. Le pathos et la tension sont donc parfaitement compréhensibles et sentis, dans ce début qui nous promet aussi, grâce à un de ces flash forward que le scénariste affectionne, des retournements de situation qui ne finiront pas tous dans la joie et la bonne humeur.
Quand vous n'avez plus d'espoir sur Terre, où pourriez-vous donc aller chercher l'étincelle pour donner corps aux rêves? Dans l'espace pardi! Et du coup retour sur le devant de la scène de Noh-Varr, alias Marvel Boy, qui détient des informations, et semble jouer une partie toute personnelle. Pendant ce temps là Black Bolt garde le silence. Colère, frustration, le souverain des Inhumains est loin d'être ravi de la tournure des événements, et on comprend que la colère gronde. 
Jonboy Meyers s'occupe lui des dessins. Avec le coloriste Ryan Kinnaird, il forme une doublette qui semble sortie droit d'un caisson de cryogénisation, qu'on aurait mis sous glace à la fin des années 90. Alors oui, ses pages sont vibrantes d'action et il met de l'impact dans tous les contacts, mais parfois la construction et les vignettes chargées font un peu fouillis, et surtout ce style un peu caricatural et se jouant des canons physiques chers aux amants du réalisme risque de faire grincer des dents. La suite arrive déjà dans deux semaines, et on se prend à croire que nous tenons là un titre qui va avoir une vraie importance pour le futur de l'univers Marvel. La dernière page nous fait verser une larme... Peut-être le come-back de nos chers vrais Inhumains d'autrefois? 





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