(ALL-NEW) DAREDEVIL TOME 2 : BLUFFEUR EN VUE

La suite des aventures de Daredevil scénarisées par Charles Soule est arrivée en librairie. Pour le moment nous n'avons toujours pas résolu le grand mystère de l'identité secrète du diable de Hell's Kitchen, comment se fait-il que plus personne ne se rappelle que sous le masque se cache l'avocat aveugle, Matt Murdock. La question revient dans ces pages, notamment lors d'un duo formé avec Spider Man, sur l'île de Macao, pour une doublette d'épisodes qui nous plonge dans une ambiance proche de Ocean's Eleven. Matt Murdock utilise en effet ses hyper sens pour remporter des parties de cartes aux enjeux colossaux, dans un des casinos les plus huppés du monde. Le véritable enjeu est de récupérer une valise contenant des documents compromettants. Régulièrement le scénariste fait donc allusion à ce qui s'est passé, sans pour autant nous dire de quoi il s'agit. L'ancien associé de Matt, Foggy Nelson, est lui toujours au courant de cette dualité, mais tous les membres de la communauté super héroïque, camarades ou ennemis, ont eu leurs souvenirs effacés. Cela concerne aussi la belle ninja Elektra par exemple, qui a de surcroît une autre raison d'être profondément énervé contre Daredevil : elle lui reproche en effet la disparition de sa fille! Une nouvelle déroutante car jusque-là nous n'étions pas au courant qu'Elektra avait eu une un enfant. En plus, selon ses dires et l'âge de la possible gamine, Matt pourrait bien être le père... Que s'est-il donc passé et pourquoi s'en prend telle avec une telle violence à son ancien amant? Qui a bien pu jouer avec son esprit pour lui mettre en tête de telles idées? La réponse dans les deux premiers épisodes ce ce second tome.

Au dessin Garney nous quitte momentanément, et laisse la place à un artiste italien, Matteo Buffagni. Vous l'avez déjà aperçu sur d'autres séries Marvel, comme Punisher ou Dark Wolverine, mais pour ma part c'est sur les aventures du célèbre cambrioleur transalpin, Diabolik, que je me suis familiarisé avec cet artiste dont les progrès sont évidents, année après année. Ici le découpage et la mise en place est limpide et permet de suivre avec une grande facilité de lecture le duel entre Daredevil et Elektra, par exemple, alors que ces pages sont aussi un hommage évident aux vieilles techniques d'impression quadricolores, et donne un subtil charme rétro à l'ensemble. Le style de Goran Sudzuka, lui, est plus anguleux et joue plus sur les effets d'ombre et la noirceur de la nuit, et les éclairages artificiels de Macao. En fin d'album nous trouvons le premier annual de la nouvelle série, où Roger McKenzie repointe le bout de son nez, avec les dessins fantomatiques, élégants et inquiétants, de Vanesa Del Rey. Nous passions d'un concert de rock au retour de Klaw, le maître du son, qui tente une énième fois de conquérir le monde à sa façon. Matt Murdock est aveugle, mais pas sourd, et s'il va s'en sortir, c'est parce qu'il a parmi ses alliés une jeune femme qui elle n'entend guère, mais sait reproduire tout ce qu'elle voit à la perfection. Echo est elle aussi de ces pages, et chacune de ses apparitions est appréciée. Voilà un personnage qui mériterait bien plus d'attention. Un bon petit second tome pour les fans du Diable Rouge, qui manque toutefois de gros enjeux pour un lecteur de passage, par l'odeur attiré (des pages, j'aime les respirer à pleins poumons...)


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