COVER STORY RELOADED (9) : X-FACTOR #1 (1986) UNE NOUVELLE EQUIPE X

Cover Story (reloaded) c'est une cover, une histoire, quelques explications. Neuvième  épisode, avec X-Factor en 1986.
Le temps a fait son ouvrage, et les X-Men entament une mue sans précédent. Plus rien de ce qui fut ne sera véritablement. A commencer par le mentor, Charles Xavier, partie roucouler dans l'espace avec sa consorte, Lilandra, à la tête des Shi-Ars. Les jeunes mutants ont une nouvelle tête pensante à suivre, et c'est assez étonnant : Magneto prend la relève, lui qui fut le grand vilain historique de la série, se retrouve en vieux sage directeur d'école à gérer et protéger des individus qu'il avait pris l'habitude de soumettre par la force, depuis des années. Chez les X-Men, c'est Tornade qui fait loi, désormais. D'autres sont morts, comme Jean Grey, qui a succombé après son incarnation en Phénix Noir. Sauf qu'un beau jour, les Vengeurs découvrent un bien étrange cocon au plus profond des eaux de Jamaica Bay. Et quand Reed Richards analyse la chose, il découvre qu'à l'intérieur se trouve le corps de Jean! Allez, du coup, dans un grand élan de courage conjugal, Scott Summers plante sa femme et son enfant et s'en va fonder avec sa bien-aimée de toujours le groupe mutant X-Factor, qui est constitué des premiers X-Men, à savoir le couple précité mais également le Fauve, Iceberg, et Angel. Ils s'installent dans un nouveau Qg à New-York, où ils donnent le change en se faisant passer pour des chasseurs de mutants. Une curieuse façon de tromper le quidam moyen et de protéger les leurs, mais qui permet aux membres de X-Factor de désamorcer certaines tensions de plus en plus évidentes entre la population normale et les individus dotés du gène X : le racisme est de plus en plus présent et prégnant, et ce sera la raison d'être de ce nouveau team : prendre sous sa coupe ces êtres qu'il est censé capturer, et rassurer une opinion publique au bord de la psychose. 
Les premiers mois, la série est confiée aux bons soins de Bob Layton et Jackson Guice, et ils séduisent par une orientation novatrice, et le ton inattendu apporté aux vicissitudes mutantes. Dès le numéro un on se rend bien compte des problèmes relationnels de Scott Summers, encore immature, qui a épousé une femme pour sa ressemblance parfaite avec son grand amour, et qui parvient pas à se défaire de l'idée que le salut des mutants passe par sa présence, ou carrément son leadership. On trouve aussi des choses audacieuses voire assez décalées, comme Rusty Collins qui grille sans le faire exprès (avec ses nouveaux pouvoirs pyrotechniques) une prostituée qui l'avait entraîné dans une allée (pour discuter...) Voilà une parution qui osait aller dans tous les sens, lancer une multitude de pistes à explorer par la suite, et savait se présenter en complément du titre phare Uncanny X-Men, dont elle fut un pendant fort intéressant des années durant. Une série d'intégrales chez Panini serait pratiquement nécessaire. 


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