LADY KATANA 1 : JE SUIS DE RETOUR (DE DAVID CAMESCASSE)

J'aimerais sincèrement aborder plus souvent la production française de comics, des albums aux tirages plus confidentiels mais parfois de grande qualité. Le problème est que les finances allouées à UniversComics sont loin d'être extensibles, tout comme le temps à disposition, et la place sur les étagères. Mais quand une maison d'édition ou un artiste jouent le jeu, nous sommes enchantés de pouvoir parler de ce genre de parution. Cap sur Lady Katana, premier numéro, par David Camescasse, chez ACB comics. 
Lady Katana est partie. Elle doit surmonter un drame terrible, la perte de ses enfants assassinés par Shogun. Chaque fois qu'elle ferme les yeux, c'est pour revivre la scène terrible, cela et le mari qu'elle a abandonné, Dan. La culpabilité est telle qu'elle souhaite en finir, mais le destin en a décidé autrement. Sous le masque du Démon, elle s'interpose face à un simple gamin des rues, qui venait de voler quelques fruits, mais la réaction est disproportionnée par rapport au larcin. A coté le Punisher passerait pour un bon samaritain. La voici tellement dévorée par les épreuves qu'elle est passée, sans s'en rendre compte, du coté du mal et des ténèbres qu'elle a combattu. Mais lorsqu'elle essaie de prêter main forte à une jeune demoiselle en détresse au bord du viol, Mariko (le prénom de notre héroïne) va faire la connaissance impromptue de Naginata, et de ses lames portail. Une rencontre qui va l'amener sur un autre plan d'existence, un autre monde, où est en cours une guerre entre Imperator et ses démons d'un coté, et la résistance d'un vieux sage et de sa fille de l'autre. Ce sera le point de départ d'une renaissance, d'une nouvelle existence, vers un nouveau but, pour Lady Katana all-new all-different.



Pas de temps à perdre avec cet album, publié donc chez ACB Comics, le label de Tony D'Agos. C'est rapide et rondement mené, avec une constance, l'action, et une violence qui doit être sublimée, au delà des concepts de bien et de mal. Davis Camescasse adopte un style qui emprunte autant aux cartoons qu'aux comics américains, particulièrement en accord avec le ton du récit. Lady Katana découpe au sabre, le sang coule, les couleurs sont volontairement sombres et angoissantes lorsqu'elle se perd, se cherche, avant un réveil teinté d'espoir, où revient, dans tous les sens du terme, la lumière pour le lecteur et l'héroïne. C'est certes classique sur le fond (le personnage torturé qui a chuté, vaincu par l'épreuve, et qui par un coup du destin va redresser la tête et se trouver un but) mais la narration est fort bien maîtrisée et se développe sans heurts au long de ces 32 pages de Bd, agrémentées des couvertures, de croquis préparatoires. Lady Katana se présente dans un grand format souple agréable à tenir en main, avec une qualité de papier et d'impression remarquables pour ce type de produit. Une bonne surprise que j'ai découvert ce week-end et qui a en plus un mérite évident, celui de donner envie d'en savoir plus et approfondir ce qui se passe chez ACB, qui a franchi le cap des trente ans d'existence, tout de même! 

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