CABLE #1 : RETOUR AUX ANNEES 90 AVEC ROBINSON ET PACHECO

Ce sont de nouveau les années 90 chez les mutants! On l'avait compris, avec les séries X-Men Gold et Blue, ou le retour de Generation X. Avec Cable c'est encore plus limpide. Le personnage est très fortement connoté. Je ne sais pas vous, mais pour moi Cable c'est Rob Liefeld, X-Force, ou encore le Chant du Bourreau. Toute une époque, parfois décriée, mais à laquelle on revient souvent par nostalgie.
Avec ResurrXion, qui est censée être une nouvelle ère pour les titres mutants, Cable s'offre un retour à la fois classique, et novateur. Non je plaisante, pour le moment, classique tout court. James Robinson nous emmène tout de suite au XIX° siècle, dans une petite ville américaine, dans la traditionnel saloon où traîne les malfaiteurs tout heureux d'être capables d'imposer la loi du plus fort, à une population effrayée qui ne pipe mot. Jusqu'à ce que Nathan pousse les portes du tripot, pour donner une bonne correction à ces imbéciles. Problème (apparent), ils sont dotés d'armes bien plus modernes que ce qui existait le siècle passé, et semblaient attendre l'arrivée de leur opposant. On ne comprend pas vraiment après qui et pourquoi en a le héros, ce qu'il vient faire là, mais peu importe, James Robinson a choisi la bonne approche, à savoir mettre de coté tout ce qui a été fait récemment, pour préparer un récit indépendant du reste de l'univers Marvel, qui se lit facilement pour ce qu'il est, que tout nouveau lecteur peut aborder sans être découragé. Cable voyage dans le temps, et il ne rigole pas, tout est déjà là.
Comme si cela ne suffisait pas, nous sommes ensuite conduits jusqu'au Japon (oui, Cable est un spécialiste de la téléportation, le scénariste le rappelle) où le mutant des années 90 tombe sur un village ravagé par des criminels équipés d'armes futuristes (là aussi) et décide de venger le petit garçon assassiné d'une habitante locale. Sauf qu'il a beau être prêt et lourdement équipé, il va avoir du fil à retordre, et pas qu'un peu. La dernière planche n'est guère optimiste...
Carlos Pacheco est de retour aussi, et franchement, il colle parfaitement au ton de cette série. Là on a la version propre et appliqué de Pacheco, qui livre un Cable ultra reconnaissable, puissant et convaincant, tel qu'on en avait plein les pages il y a vingt/vingt-cinq ans. L'artiste est à l'aise et fait tout avec classe, que ce soit l'Amérique des cow-boys ou le Japon féodal. Du coup un bon point de plus pour la série.
En gros, c'est ce que nous attendions. Rien de bouleversant, mais du Cable qui ressemble à du Cable, avec une équipe artistique qui assure le job et ravive le meilleur des nineties, sans pour autant surjouer les défauts d'alors. Mainstream et sympathique, on attend donc la suite. 


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