Pour combattre ces créatures horribles qui essaiment un peu partout, il faut reformer le groupe d'autrefois, retrouver un bassiste et même partir en quête d’une basse magique dans les enfers. Et ce ne sera pas tout, il faudra également penser aux percussions ! Bref, la formation d'antan va renouer avec le bon vieux metal, dernier rempart pour sauver la planète ! La force du titre tient dans ce mélange savoureux : une idée de départ totalement délirante, traitée avec un sérieux graphique explosif qui la rend crédible. Warren Johnson excelle dans la mise en scène. Son dessin explose de vitalité : les combats semblent bondir hors de la page, chaque onomatopée s’intègre à la composition comme une rafale sonore, chaque éclat de couleur signé Mike Spicer accentue la frénésie ambiante. Les monstres, entre insectes difformes et kaijus purulents, suintent de pustules et éclatent en gerbes vert toxique sous les coups du Faucon. Ce dernier gagne en efficacité, en puissance, au fur et à mesure de ce que joue Jake, et la recette est applicables aux autres avatars. Mais Murder Falcon est bien plus qu’un défouloir métalleux sous acide. C’est un comic qui parvient à concilier le rire, l’action outrancière et une émotion sincère. Les coups de médiator de Jake ne servent pas seulement à réveiller un faucon vengeur : ils redonnent souffle à un homme brisé. Que la maladie a éloigné de sa femme. Et cette dernière a aussi l'occasion, dans une scène poignante et magnifique, d'exprimer toute l'impuissance, la frustration, la colère, de ceux qui vivent la maladie d'un être cher en tant que spectateur. Chaque monstre ici rappelle aussi que la douleur peut être combattue, qu'il faut savoir trouver un exutoire et lâcher prise, pour ne pas sombrer. Murder Falcon, un ouvrage bien plus profond et touchant que ce que beaucoup pourraient imaginer.
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