MORBIUS #1 THE LIVING VAMPIRE : LA REVIEW

Voici donc venir un nouveau titre consacré à Morbius, le scientifique de renom, devenu malencontreusement un vampire. Les suceurs de sang sont très à la mode depuis le succès de la saga Twilight au cinéma, et nous les avons vu reprendre une certaine importance dans l'univers Marvel, notamment chez les X-Men de Victor Gishler. Mais Morbius est à part. Il n'a rien en commun avec Dracula et ses sbires, si ce n'est une soif de sang qu'il a bien du mal à contrôler. Son état est du à une maladie génétique mal soignée, et au traitement expérimental et ses effets secondaires. Il oscille toujours entre la capacité de faire le bien, et une sorte de nécessité qui le pousse à accomplir des actes que la morale -et les super-héros- réprouvent. Si vous ne connaissez pas grand chose au personnage, ce numéro un est parfait pour vous. Sur un ton finalement plutôt léger et cadencé, Morbius nous parle à la première personne, et nous présente les avantages d'être dans sa condition, puis les inconvénients, sans négliger ses dons hors du commun (comme une force bien au delà de la moyenne) et de tordre le cou aux idées reçues (non, Morbius ne déteste pas l'ail, et il n'a pas la faculté de se transformer en une chauve-souris). En fait, Morbius était jusqu'à peu en prison (voir Amazing Spider-Man 699.1 pour les détails) et il cherche à se faire très discret, à passer inaperçu durant les prochains jours. Il reçoit une suggestion qu'il décide de prendre à la lettre, à savoir aller se perdre à Brownsville, là où le crime nocturne semble incontrôlé, voire encouragé. Joe Keatinge semble avoir compris comment ramener notre docteur vampire sous les feux de la rampe. Il dépeint un homme à la recherche d'une place dans un monde où il ne peut jouer que le rôle d'un marginal, sans fioritures ni céder à la mièvrerie. Le dessin est confié à Richard Elson, envers qui je serais un poil plus dubitatif, et ne souhaite pas forcément m'étendre. Car j'aurais peu à dire! En fait, loin d'être mauvaises, ses planches claires et très lisibles manquent juste de personnalité, de cette touche de folie douce qui pourrait rendre les aventures de Morbius encore plus poignantes. Le job est fait, sans plus. Peut-être aurait-il été souhaitable que le coloriste, Antonio Fabela, opte pour des tons globalement plus sombres, vu le milieu dans lequel Morbius choisit de se confondre. Reste une série que peu de lecteurs attendaient vraiment, et qui risque fort de ne pas susciter un engouement passionnel. Pourtant les débuts sont plaisants, mais sans un nom ronflant en tête d'affiche artistique, la mission s'annonce assez utopique. 



SUPERMAN SPACE AGE : L'HOMME DE DEMAIN D'HIER À AUJOURD'HUI

Lorsque la fin de toute chose approche, vient également le moment de se retourner sur le passé, d'examiner ce qui a été, de reconsidérer...