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ULTIMATE UNIVERSE 1 : LA REVUE POUR SUIVRE LE NOUVEL UNIVERS ULTIMATE


L'histoire est un éternel recommencement, lorsque l'on parle des comic books. Et l'univers Ultimate n'échappe pas à la règle. Marvel a choisi de faire disparaître ce monde narratif qui a connu en son temps un énorme succès, mais la tentation a fini par être trop grande. On y retourne. La nouvelle mouture de l'univers Ultimate en version française, c'est un soft cover/hard cover édité par Panini, qui proposera toutes les séries régulières lancées en ce début d'année au States. On commence avec deux épisodes d'un coup pour Ultimate Spider-Man, qui est bien entendu la locomotive du contenu. Si Brian Bendis en son temps avait choisi un Peter Parker inexpérimenté, jeune lycéen, pour émuler la formule qui fit la fortune du Spider-Man traditionnel dans les années soixante , Jonathan Hickman décide pour sa part de nous offrir une version adulte, père de famille (de deux enfants) et marié avec Mary Jane. Et c'est bien connu, pour qu'un personnage fasse adulte, il suffit de lui rajouter de la barbe. Ce Peter-là va recevoir un étrange cadeau venu de 6 mois dans le futur, proposé par un hologramme de Tony Stark; à partir de là, le voici devenir Spider-Man, avec un costume qui n'est pas sans rappeler celui de Venom. Premier adversaire à affronter pour le nouvel héros, un certain Shocker, alors que nous retrouvons d'emblée cette tentation de combattre tout en balançant des vannes, mais aussi cette naïveté, la bonté de cœur qui peut parfois jouer des tours au super-héros en action. Rien à redire sur les deux premiers épisodes (les objections à partir du quatrième) donc : pour un début, c'est solide et à défaut d'être révolutionnaire, ça a le mérite d'être très bien écrit, avec notamment une réinvention intelligente de nombreux personnages secondaires comme l'oncle Ben et J.Jonah Jameson. Comme Marco Checchetto est en forme olympique et que ses planches sont absolument magnifiques, Ultimate Spider-Man permet de plonger dans ce nouvel univers avec de bonnes sensations.



Si par contre vous cherchez la polémique ou bien l'épisode clivant, c'est bien Ultimate X-Men qu'il vous faut. La série a été confiée à l'artiste complète Peach Momoko, qui signe scénario et dessins. Vous n'êtes pas sans l'ignorer, vous avez probablement lu son Demon Days, son style est beaucoup plus en rapport avec la bande dessinée nippone que le comic book américain. C'est d'autant plus criant qu'elle signe une histoire où il est question de découverte des pouvoirs, de culpabilité, de fantômes, qui met en scène la jeune Hisako (autrement dit Armor), qui doit à la fois digérer la disparition tragique de Tsubasa, un ancien camarade de classe, et affronter l'apparition étrange d'une créature sombre qui entend lui rappeler des choses qu'elle préférerait oublier. Hisako réalise également de quoi elle est capable (ça, vous le savez si vous connaissez le personnage) et la manifestation de ses pouvoirs provoque malheureusement un accident. Le fait est que ce premier épisode est intrigant, bien réalisé, qu'il a tout pour plaire, même si vous n'êtes pas fans de ce type de dessin. Oui, ça reste globalement une bonne surprise inattendue. Pour finir, Ultimate Black Panther, que vous auriez tort de considérer comme le plus faible des trois titres. Au contraire, il s'y passe bien des choses et la dimension géopolitique et religieuse y joue un rôle primordial. Bryan Hill et Stefano Caselli placent la Panthère Noire dans une situation sensible et instable, pris entre le marteau et l'enclume, c'est-à-dire la tradition et la modernité, le besoin d'agir et de combattre l'ennemi, et celui de se comporter en roi empreint de sagesse. Le seigneur du Wakanda doit relever le défi d'une invasion qui s'annonce, au nom des dieux Konshu et Ra, ce qui n'est pas sans rappeler le triste aveuglement qui pousse à l'ère moderne de nombreux combattants à se sacrifier et à commettre des actes terroristes. C'est très beau à regarder, avec un petit côté froid et cinématographique, et c'est surtout intelligent et bien construit. Nous ne vous cachons pas que sur la durée, le nouvel univers Ultimate ne nous a pas encore convaincus pleinement. Mais pour ce qui est de ses premiers pas, c'est-à-dire les premiers épisodes des différentes séries ici publiées, c'est incontestablement bien ficelé et ça constitue une porte d'entrée que vous risquez d'être nombreux à franchir.



Signalons la très belle cover variant produite pour le Comic Shops Assemble, tirée à seulement 300 exemplaires (22 euros). De Nic Klein.


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ULTIMATE X-MEN L'HOMME DE DEMAIN : LE PREMIER OMNIBUS VOUS ATTEND


 Des mutants partout. et forcément, des humains mécontents, frustrés, bien décidés à laisser la haine s'exprimer. C'est la situation qui sert de préambule à la série Ultimate X-Men, de Mark Millar. Le paroxysme de tout ce qu'on nous a déjà raconté auparavant. Les Sentinelles, ces robots chasseurs de mutant  sont autorisés à intervenir en plein New-York et ne se privent pas de traquer leurs proies en public, d'ailleurs souvent solidaire avec les machines destructrices. En face, les individus dotés du facteur X se divisent en deux factions. Celle soutenue par Charles Xavier défend la cohabitation entre les espèces, et entame une campagne de recrutement pour créer un groupe de jeunes mutants volontaires et enthousiastes. Et l'autre, la bande de Magneto, qui revendique la suprématie mutante, et organise des attentats pour se faire entendre, semant mort et discorde, alimentant la peur et l'effroi. Au milieu, le plus badass de tous, Wolverine, que Magneto décide d'envoyer en mission chez Xavier, pour l'assassiner. Infiltré comme une taupe chez les X-Men, Logan apprend peu à peu que les valeurs et les méthodes de Charles peuvent aboutir à un résultat louable, d'autant plus que Jean Grey, la rouquine désinvolte et télépathe du groupe, lui a tapé dans l'œil et partage avec lui ses nuits endiablées. Le lecteur s'amuse vite à découvrir les différences existantes entre cette version Ultimate des mutants, et celle plus classique de l'univers Marvel traditionnel, et les détails du recrutement des membres sous les ordres de Cyclope. La première vraie mission consiste ainsi à aller secourir Bobby Drake, un jeune mutant qui maîtrise la glace, avant d'aller se frotter à la confrérie des mauvais mutants, où officient la sorcière Rouge et Quicksilver, frères et sœurs, et enfants de Magneto. Pas de tergiversation ou d'introduction lente et poussive, Ultimate X-Men démarre pied au plancher et déroule sa trame dans un festival d'action et de rebondissements, sans perdre personne au passage : quiconque a déjà croisé les X-Men au détour de l'un de leurs comic-books se rendra compte que nous ne sommes pas en terrain si inconnu que cela…. Gambit, par exemple, vous connaissez ? Le cajun se retrouve affublé d'une jeune orpheline dont les parents viennent d'être assassinés par des mafieux et il tente tant bien que mal de la protéger de Hammerhead et ses sbires. Nous passons ensuite aux choses sérieuses et nous retrouvons le groupe de mutants de Xavier engagé dans une tournée promotionnelle à travers l'Europe. Mais dès la première étape à Londres ils doivent modifier leur plan pour se rendre au large de l'Écosse, là où sévit le fils caché du mentor télépathe, qui vient de se réveiller d'une longue léthargie et qui possède le don d'investir le corps de ses victimes tout en les consumant. Face à légion les X-Men ont fort à faire et sont poussés dans leurs derniers retranchements; ils ne sortent pas indemnes de la bataille puisque le jeune Bobby Drake est sérieusement blessé et se retrouve à l'hôpital. En toile de fonds, les intrigues sentimentales ne manquent pas, avec notamment Hank Mc Coy qui renonce à l'amour de Tornade parce qu'il n'est pas certain que les sentiments de cette dernière sont réels (Xavier l'a t-elle poussé à le désirer?) et qui entame une correspondance assidue, sur le chat, avec un faux profil qui va causer bien des ennuis, ou bien la dualité Scott Summers/Wolverine, à couteaux tirés pour les beaux yeux de Jean Grey.



Les Ultimate X-Men, c'est une version plus désabusée, plus ironique, plus "à la page" des mutants que vous connaissez. Peu à peu, les personnages et leur background s'affichent, dans une version différente de la mouture traditionnelle. Si le titre va peu à peu perdre en intensité, les 20/30 premiers épisodes sont de très bonne facture et se relisent toujours avec délectation. Mark Millar a utilisé ces pages comme tremplin pour le grand saut, qui le conduira ensuite aux sommets de la gloire, avec cette touche irrévérencieuse qui désacralise tout ce qu'il aborde. Adam Kubert se permet d'épater la galerie avec des planches qui assurent le service pour ce qui est du dynamisme et de l'action. Le cadrage et le découpage permettent de rendre encore plus vivant cette lutte pour la suprématie, et les personnages présentés sont plus jeunes et "branchés" que les X-Men traditionnels. Seul hic, c'est aussi le cas dans les dialogues, où certaines remarques détonnent, ou ne semblent pas pertinentes dans la bouche de ces mutants là; mais encore une fois, il s'agit d'une autre version, dont il faut accepter et apprécier la subtile différence, au risque de voir Xavier utiliser ses pouvoirs sur ses propres élèves, où Tornade combattre à distance, en restant cachée loin des sentinelles qu'elle foudroie. Outre Kubert, notons Esad Ribic (ici encore à la recherche d'un style personnel, avec des dessins d'une qualité bien moindres par rapport à ce qu'il fournit aujourd'hui) ou encore Chris Bachalo, qui semble se limiter dans la folie et l'inventivité, on l'a vu plus inspiré avant et après. A défaut d'être toujours subtil et d'une profondeur fascinante, Ultimate X-Men est un titre qui n'a pas honte de sa nature, c'est à dire un divertissement riche en vitamines, qui joue avec les codes d'une série mythique, qu'il décompose et recompose pour en faciliter l'accès. En Omnibus, pour ne rien louper ! 




MARVEL SELECT : ULTIMATE X-MEN TOME 2 (TOURNEE MONDIALE)

Nous avons vu dans le premier volume que Charles Xavier et ses X-Men ont neutralisé définitivement la menace de Magneto en tuant ce dernier aux yeux de tous. Mais il ne s'agit que d'une ruse et en fait le seigneur du magnétisme n'est pas mort; une série de blocages psychiques on permit de le reprogrammer et il mène désormais une existence pacifique et s'occupe de jeunes handicapés en difficulté d'insertion sociale. Ce second volume des Ultimate X-Men démarre tranquille avec un personnage nouveau, qui occupe bien une quarantaine de pages : Gambit. Le cajun se retrouve affublé d'une jeune orpheline dont les parents viennent d'être assassinés par des mafieux et il tente tant bien que mal de la protéger de Hammerhead et ses sbires. Nous passons ensuite aux choses sérieuses après ces deux épisode particuliers, et nous retrouvons le groupe de mutants de Xavier engagé dans une tournée promotionnelle à travers l'Europe. Mais dès la première étape à Londres ils doivent modifier leur plan pour se rendre au large de l'Écosse, là où sévit le fils caché du mentor télépathe, qui vient de se réveiller d'une longue léthargie et qui possède le don d'investir le corps de ses victimes tout en les consumant. Face à légion les X-Men ont fort à faire et sont poussés dans leurs derniers retranchements; ils ne sortent pas indemnes de la bataille puisque le jeune Bobby Drake est sérieusement blessé et se retrouve à l'hopital. Les parents, poussés par un politicien anti mutant s'empressent de demander une lourde indemnisation tandis que Charles Xavier se sens de plus en plus coupable pour la vie mouvementée et risquée qu'il  fait encourir à ses élèves. En toile de fonds, les intrigues sentimentales ne manquent pas, avec notamment Hank Mc Coy qui renonce à l'amour de Tornade parce qu'il n'est pas certain que les sentiments de cette dernière sont réels (Xavier l'a t-elle poussé à le désirer?) et qui entame une correspondance assidue, sur le chat, avec un faux profil qui va causer bien des ennuis, ou bien la dualité Scott Summers/Wolverine, à couteaux tirés pour les beaux yeux de Jean Grey. 

Les Ultimate X-Men, c'est une version plus désabusée, plus ironique, plus "à la page" des mutants que vous connaissez. Peu à peu, les personnages et leur background s'affichent, dans une version différente de la mouture traditionnelle. Par exemple, vous allez rencontrer pour la première fois la jeune Kitty Pryde dans ce second tome, et depuis elle a fait bien du chemin dans l'univers Ultimate! Vous aurez aussi sous les yeux le Phénix, à savoir cette entité qui investit le corps et l'esprit de Jean Grey. Enfin, à moins que ce ne soit un retour inopiné de la folie qui ravage l'esprit de la rouquine, ou un piège tendu par les membres du Club des Damnés, à l'attention de Charles Xavier et ses hommes, qu'ils financent de manière occulte. Conseil pour le mentor des hommes X : quand on est invité à une fête par un groupe portant le terme de "damnés" dans sa dénomination officielle, il vaut mieux décliner ou y aller en restant sur ses gardes. Coté scénario, ce sont Mark Millar et Chuck Austen qui sont chargés de faire évoluer l'intrigue, alors que les dessins sont confiés à Adam Kubert (dont le style a défini la série, c'est certain), Esad Ribic (ici encore à la recherche d'un style personnel, avec des dessins d'une qualité bien moindres par rapport à ce qu'il fournit aujourd'hui) ou encore Chris Bachalo, qui semble se limiter dans la folie et l'inventivité, on l'a vu plus inspiré avant et après. La collection Marvel Select est tout de même fort intéressante pour ceux qui ont perdu les Deluxe, et permettra de reconstituer à moindre frais la grande tapisserie des Ultimate X-Men, dans une version librairie souple et agréable à lire. A défaut d'être subtile et d'un raffinement légendaire, cette série reste un petit concentré des meilleures intentions du projet de départ, de ce que devait être l'univers ultimate, avant qu'il soit rattrapé lui aussi par la continuity et le manque flagrant de bonnes idées. 



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MARVEL SELECT : ULTIMATE X-MEN TOME 1 (RETOUR A L'ARME X)

Des mutants partout. et forcément, des humains mécontents, frustrés, bien décidés à laisser la haine s'exprimer. C'est la situation qui sert de préambule à la série Ultimate X-Men, de Mark Millar. Le paroxysme de tout ce qu'on nous a déjà raconté auparavant. Les Sentinelles, ces robots chasseurs de mutant  sont autorisés à intervenir en plein New-York et ne se privent pas de traquer leurs proies en public, d'ailleurs souvent solidaire avec les machines destructrices. En face, les individus dotés du facteur X se divisent en deux factions. Celle soutenue par Charles Xavier défend la cohabitation entre les espèces, et entame une campagne de recrutement pour créer un groupe de jeunes mutants volontaires et enthousiastes. Et l'autre, la bande de Magneto, qui revendique la suprématie mutante, et organise des attentats pour se faire entendre, semant mort et discorde, alimentant la peur et l'effroi. Au milieu, le plus bad-ass de tous, Wolverine, que Magneto décide d'envoyer en mission chez Xavier, pour l'assassiner. Infiltré comme une taupe chez les X-Men, Logan apprend peu à peu que les valeurs et les méthodes de Charles peuvent aboutir à un résultat louable, d'autant plus que Jean Grey, la rouquine désinvolte et télépathe du groupe, lui a tapé dans l'oeil et partage avec lui ses nuits endiablées. Le lecteur s'amuse vite à découvrir les différences existantes entre cette version Ultimate des mutants, et celle plus classique de l'univers Marvel traditionnel, et les détails du recrutement des membres sous les ordres de Cyclope. La première vraie mission consiste ainsi à aller secourir Bobby Drake, un jeune mutant qui maîtrise la glace, avant d'aller se frotter à la confrérie des mauvais mutants, où officient la sorcière Rouge et Quicksilver, frères et soeurs, et enfants de Magneto. Pas de tergiversation ou d'introduction lente et poussive, Ultimate X-Men démarre pied au plancher et déroule sa trame dans un festival d'action et de rebondissements, sans perdre personne au passage : quiconque a déjà croisé les X-Men au détour de l'un de leurs comic-books se rendra compte que nous ne sommes pas en terrain si inconnu que cela....

Coté dessin, Adam Kubert se permet d'épater la galerie avec des planches qui assurent le service pour ce qui est du dynamisme et de l'action. Le cadrage et le découpage permettent de rendre encore plus vivant cette lutte pour la suprématie, et les personnages présentés sont plus jeunes et "branchés" que les X-Men traditionnels. Seul hic, c'est aussi le cas dans les dialogues, où certaines remarques détonnent, ou ne semblent pas pertinentes dans la bouche de ces mutants là; mais encore une fois, il s'agit d'une autre version, dont il faut accepter et apprécier la subtile différence, au risque de voir Xavier utiliser ses pouvoirs sur ses propres élèves, où Tornade combattre à distance, en restant cachée loin des sentinelles qu'elle foudroie. Le second arc narratif présent dans ce Select (qui republie les épisodes 1 à 12, comme le premier Marvel Deluxe dédié à la série) nous ramène dans le passé de Wolverine, puisqu'il s'agit d'enquêter sur les agissements du projet Arme X, à travers ses bases secrètes. Dans l'une d'elles, on voit un certain Kurt Wagner tenter de s'enfuir, mais échouer piteusement. Le Shield parait être impliqués alors que d'autres visages connus (Malicia, par exemple, ou encore Sabretooth pour un duel à la dernière griffe avec Wolverine) font peu à peu leur apparition et enrichissent le cast de la série, qui est facilement lisible et abordable pour le néophyte, mieux encore s'il a eu l'occasion de voir les derniers films mutants au cinéma. C'est aussi la première déroute de la bande à Xavier, qui subit une déconfiture d'envergure, et se rend compte que la survie passe à travers des épreuves dantesques et des choix moraux cruciaux. A défaut d'être toujours subtil et d'une profondeur fascinante, Ultimate X-Men est un titre qui n'a pas honte de sa nature, c'est à dire un divertissement riche en vitamines, qui joue avec les codes d'une série mythique, qu'il décompose et recompose pour en faciliter l'accès. 


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