MARVEL UNIVERSE 31 : L'illisible Chaos War est enfin terminée

Troisième et ultime numéro de Marvel Universe consacré à Chaos War. Bonne nouvelle, la purge est donc finie. Je parle de purge, car franchement, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une saga aussi décousue, inutile, et baclée. En gros, Amatsu-Mikaboshi, membre du panthéon japonais, est devenu l'incontournable Roi du Chaos, et son objectif est de précipiter la création dans le néant. Jusque là, il est surtout parvenu à plonger les lecteurs dans un sommeil profond (voir les volumes précédents, chroniqués ici). Pour le dernier acte, Panini nous propose dans ce numéro les trois parties du tie-in intitulé Dead Avengers, qui nous permettent de suivre la lutte d'anciens membres des Vengeurs, aujourd'hui décédés mais brièvement rappelés à la vie, suite au chaos primordial qui s'est abattu sur l'univers. Ils ont une double mission : affronter les forces du mal, menées par le Moissonneur, et Nekra Sinclair, une sorte d'albinos en maillot de bain. Mais aussi protéger les corps des vrais Avengers, plongés dans une espèce d'animation suspendu, un coma artificiel. Absolument aucun intérêt, à part celui de revoir de grands noms du superhéroïsme comme Captain Marvel (que les scénaristes feraient mieux de laisser en paix, quel blasphème) ou encore la Vision, qui n'est pourtant pas humain au sens propre du terme. Van Lente tente bien de justifier sa présence par un sacrifice final noble et prévisible, mais on n'y croit pas un seul instant. Par contre le Spadassin me manque, j'aime bien ce bretteur hors pair, un des rares héros français, moustache à l'appui, comme nous voient toujours les américains conservateurs (et comme apparait Dujardin dans le récent The Artist, il faut bien admettre que parfois on se tire une balle dans le pied nous mêmes). Grummett aux dessins, c'est correct, mais que de temps perdu avec cette ineptie!



Pour finir, les deux derniers volets de la saga Chaos War proprement dite. Confus, à un tel point que je ne suis pas sur d'avoir tout compris. En gros, le King of Chaos a la création en son pouvoir, le néant semble devoir engloutir l'univers, mais voilà que Amadeus Cho, un simple post-adolescent au QI fantastique, parvient à le piéger avec l'aide d'Hercule, devenu entre temps le Roi de tous les Dieux (à la place de Zeus), en l'isolant dans un univers de poche. Ouch, bonjour la crédibilité et le stratagème moisi. Tout ça a lieu en quelques planches, c'est baclé, vite emballé, le temps d'un baillement et c'est fini, le monde est sauf, enfin, ce qu'il en reste. Du coup, devant tant de dévastations, Pack et Van Lente ont une idée de génie, c'est à dire tout effacer d'un simple coup d'éponge, grâce aux pouvoirs divins d'un Hercule dépeint comme un idiot congénital surpuissant jusque là. Tant qu'à ecrire un truc idiot et bancal, autant ajouter la cerise sur le gâteau avant de servir. On retrouve des Dieux à toutes les sauces, à ne plus savoir où donner de la tête, et même les dessins de Khoi Pham n'incitent pas à se passionner pour ce jeu de massacre narratif. Ajoutons, pour être complet, les rôles déterminants joués par Galactus et Athena, qui prennent part à la mascarade, et n'en sortent pas grandis. Chaos War, c'est fini, et c'est une bonne chose. Heureusement que Marvel Universe repartira du numéro un, dans deux mois, car les trois dernières parutions ont été d'une sottise infinie.

En bonus, une brève histoire mettant en scène un héros afro américain du nom de Blue Marvel, qui jusque là se cachait car le gouvernement des Etats-Unis estimait que le grand public n'était pas prêt à applaudir un superhéros de couleur. Le festival de l'imbécilité, jusqu'à la lie.

Rating : OOOOO






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