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X-MEN UNIVERSE 2 : WEAPONS OF MUTANT DESTRUCTION ARRIVE CHEZ PANINI

Le second numéro du bimestriel X-Men Universe permet de se plonger dans le petit crossover événement du moment, chez les mutants, à savoir Weapons of Mutant Destruction. 
Il s'agit là d'un récit dingue, héritage des années 90, qui englobe les séries Totally Awesome Hulk et Weapon X, et démarre dans un numéro one-shot rebaptisé Alpha. La menace est constituée par une horde de nouveaux cyborgs chasseurs de mutants, ultra sophistiqués et indétectables de prime abord, qui se dissimulent sous l'apparence d'un humain (ou même d'un animal) banal, jusqu'à la transformation féroce et meurtrière. Amadeus Cho joint donc ses forces avec celles de Logan (la old version) et compagnie, c'est à dire Sabretooth, Lady Deathstrike, Domino et Warpath. Il faut dire qu'il a été attaqué dans l'espace par ces cyborgs, venus prélever un peu de son Adn pour leurs basses besognes. Chaque victime enlevée ou agressée fournit en effet une portion de ses pouvoirs, pour mettre au point l'arme ultime, et fatale.
Une haine aussi forte contre les mutants ne peut bien sûr cacher longtemps l'implication du Révérend Stryker, et son église de dingues illuminés pour qui la pureté du genre humain doit être préservée, en se débarrassant de tout ce qui porte le génome X. Un des point forts de ce début de crossover, c'est l'interaction conflictuelle entre Amadeus et les autres. Le gamin est un génie plus qu'un tueur né, et les méthodes des autres ne sont pas les siennes. Il n'est donc pas toujours à sa place, et va devoir se durcir un peu pour ne pas rester en arrière, ou pire. Ce crossover n'est pas là pour plaisanter, et pourtant Greg Pak dissémine pas mal d'humour dans le numéro Alpha, avec notamment une longue scène d'introduction qui voit l'arrivée et la livraison des pizzas commandés par les membres du complexe effectuant les recherches et les travaux sur les cyborgs assassins. C'est de l'ironie corrosive, avec des blagues et de la légèreté, alors que tout autour la souffrance et l'horreur sont en train de marquer à jamais l'existence de cobayes, et de futures victimes.


Mahmud Asrar semble à son aise aux dessins. Son style est moderne, et suffisamment acéré et anguleux pour donner corps et violence aux moments qui le nécessitent, tout en gardant une coolitude évidente le reste du temps. Greg Land lui reste fidèle à son habitude, ça sent le photoshopage et la décalcomanie personnelle à plein nez, et c'est dommage. Robert Gill, sur Hulk, est lui aussi intéressant, et la manière avec laquelle il tente de donner force détails et application à son travail n'est pas sans rappeler un Olivier Coipel encore acerbe. 
La revue permet aussi de découvrir deux épisodes de la nouvelle mouture de Generation X. Cette formation ne m'avait pas enchanté du tout la première fois, là c'est un peu mieux, et ça commence à ressembler à quelque chose. Christina Strain met du temps, mais on a envie, par moments de s'attacher à cette équipe de nouveaux venus, qui va de surcroît devoir se frotter à Monet St Croix (la mutante au nom droit sorti d'un Marc Dorcel), possédée par son frère Empate, qui se nourrit des émotions. En cadeau bonus l'épisode 3 de la série Jean Grey, ou la petite Jean (adolescente) s'en va trouver le Prince Namor au fond des océans, pour savoir comment il est possible de gérer une possession par la force Phoenix. Rappelez vous, durant Avengers Vs X-Men, l'atlante avait hérité d'une partie de ces pouvoirs formidables. Dennis Hopeless présente un Namor qui parle comme un jeune des lycées, et n'a guère de royal que le souvenir qu'il inspire aux lecteurs anciens. Victor Ibanez lui est convaincant, mais on referme ce numéro en se disant que le Prince des Mers est vraiment un personnage qui plus personne ne parvient à écrire correctement, et qu'on s'en sert désormais uniquement pour des moments drôles, ou de haute fourberie. Ce n'est pas la gloire.
Dans l'ensemble, X-Men Universe est un bimestriel à surveiller, avec du potentiel, un nombre étoffé de pages, et six euros cinquante seulement. Du genre, 80/90 centimes l'épisode, et du rififi chez les mutants. De quoi donner envie. 



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X-Men Universe 1 



OLD MAN LOGAN TOME 1 : DU LOGAN BRUT ET SAUVAGE AVEC JEFF LEMIRE ET ANDREA SORRENTINO

A l'heure où Wolverine est de retour (si la chose vous a échappé, je ne vous dirai rien de plus, vous découvrirez cela en Vf dans un semestre) c'est sa version du troisième âge qui fait l'honneur de la review du jour, avec un album librairie disponible chez Panini.
Old Man Logan, donc. Et non, je ne parle pas de ce mutant griffu que Charles Soule a transformé en statue d'adamantium dans un final pathétique et indigne de la longue carrière du personnage. Je parle paradoxalement du vrai Wolverine. Celui que les anciens lecteurs comme moi, de l'époque Lug et Semic, appelaient simplement Serval. Sauvage, animalesque, une force de la nature qu'il ne faut surtout pas déranger. Pas un directeur d'école ou un éducateur à la cool qui dispense des conseils zens. Une bête féroce et un homme, tout simplement, l'un étant indissociable de l'autre. Et si ce Wolverine là est de retour, c'est parce qu'en fait, il ne s'agit pas tout à fait de l'ancienne version récente, mais du Old Man Logan que nous avions retrouvé à l'occasion des Secret Wars. Jeff Lemire ne dément pas ce que nous savons de lui, à savoir qu'il n'a pas son pareil pour rendre attachant un héros, ou un individu des plus communs, en quelques pages et deux trois idées phares. Ici, il ramène notre vieux Logan en plein Times Square, et ses souvenirs remontent peu à peu à la surface. Pas assez vite pour éviter le contact avec la police et d'éviter de s'enfuir comme un criminel, mais suffisamment pour que le lecteur comprenne bien ce qui se passe sous ses yeux, et à quel point les réjouissances vont être savoureuses. Comme vous le savez probablement si vous avez dévoré le Old Man Logan de Mark Millar, le héros a vécu des heures tragiques dans ce qui apparaît pour nous comme un futur hypothétique. A son époque, les vilains de l'univers Marvel ont fini par s'entendre, et se débarrasser de tous les redresseurs de torts qui leur barraient la route. Pire encore, le griffu a trucidé ses compagnons d'armes X-Men, victime d'un subterfuge horrible escogité par Mysterio, le maître des illusions. Wolverine avait fini par fonder un foyer, trouver l'amour et avoir deux enfants, et pour préserver ce fragile équilibre au sein d'un quotidien pourtant difficile et sordide, il avait décidé de ne plus sortir les griffes, de renoncer définitivement à se battre, quitte à encaisser les pires humiliations, comme de voir son propre fils molesté sous ses yeux. Mais à force de contenir et d'intérioriser toute cette violence, l'animal qui sommeille en lui depuis toujours n'attendait que le bon moment pour rugir, et bondir.

La goutte d'eau qui fait déborder le vase, ce sont les enfants et petits enfants de Bruce Banner (Hulk donc) qui en sont la cause, dans ce futur, en massacrant la famille de Logan. Une fois revenu en arrière, à notre époque donc, Wolverine (la version agée bien sûr) n'a qu'une seule obsession en tête, faire payer tous ceux qui sont responsables de son état, avant que l'inévitable ne se produise. Il part donc sur les traces de ceux qu'il convient de passer par les griffes, avant que le futur ne dégénère en ce qu'il a connu. Oui mais voilà, ce dernier est-il déjà écrit, est-ce vraiment inéluctable? Et des héros comme Steve Rogers, Hulk (Amadeus Cho) ou Kate Bishop, vont-ils lui prêter main forte, ou l'arrêter dans croisade vengeresse?
Nous lisons là une excellente série, d'autant plus que c'est Andrea Sorrentino qui officie aux dessins. Bref, des pages expressionnistes, vivantes, violentes, agressives, qui explosent la rétine et suintent l'adrénaline par chaque case, avec un découpage cahotique et nerveux. Sorrentino nous épate et transcende le story-telling avec une utilisation extrême des contrastes, en assimilant les onomatopées et la structure même de ses vignettes au récit en soi. Une leçon magistrale. Une scène de toute beauté, en début de parcours, avec le Old Man Logan qui se retrouve face à son "moi" du passé, figé pour l'éternité dans l'adamantium, rend tout à coup le plus bel hommage possible au destin funèbre d'un héros trop vite disparu, et sans panache. 
Un Logan dérouté, qui comprend peu à peu que ce monde là n'est pas le sien, et que les personnages qu'il rencontre peuvent être différents de ce et ceux à quoi il s'attendait (Amadeus Cho par exemple). Même chose quand l'archer le plus célèbre de la maison des idées s'avère être Kate Bishop (une Hawkeye ici vraiment bien campée par Lemire) ou Captain America un héros usé et presque grabataire, loin du Steve Rogers forever young de la légende...
On se surprend à penser qu'il s'agit là probablement de la meilleure aventure de Wolverine publiée depuis le début du  XXI ° siècle, ce que nous voulions tous lire un jour, sans plus oser l'espérer. Jeff Lemire a remis tous les compteurs à zéro, a su comprendre et mettre en scène la véritable essence d'un héros par trop dénaturé, et il bénéficie de l'aide graphique d'un artiste émergent, dont le talent est indéniablement stupéfiant. Si avec tout ceci vous hésitez encore, je rends mon tablier et me consacre au jardinage, tiens. Old Man Logan est simplement très recommandé (au moins le tome 1). 



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Wolverine par le maître Simone Bianchi


MARVEL GENERATIONS : BANNER HULK & TOTALLY AWESOME HULK #1

Ce numéro spécial, qui met en scène la rencontre inattendue entre le Totally awesome Hulk et la version classique du personnage, à savoir Bruce Banner, est particulièrement stérile. Toutefois dénoncer et regretter cette stérilité reviendrait à ne pas comprendre et accepter ce que cache vraiment le projet Marvel Genérations. En effet, il s'agit juste d'un pont qui permettra d'en finir avec Secret Empire et de donner au lecteur une clé d'entrée simplifiée pour l'univers Marvel Legacy qui va suivre.
Du coup Greg Pak est peut-être un des meilleurs scénaristes pour pondre ce genre de parution, à savoir une histoire totalement générique, qui nous replonge à l'époque où le général Thunderbolt Ross et son armée tentaient  de capturer un monstre vert qui ne brille pas par son intelligence, mais est suffisamment pathétique et attachant, pour qu'on ait envie qu'il s'en sorte et trouve enfin la paix. Du coup, inutile de chercher une explication plausible à cette rencontre, inutile de désirer avoir des repères temporels précis, pour éventuellement tenter d'identifier le point exact dans la chronologie ou la continuité Marvel. 
Les deux choses les plus intéressantes sont finalement la nécessité pour Amadeus Cho de trouver un moyen de mieux contrôler sa part monstrueuse, qui ces derniers temps est devenu un problème de plus en plus évident. L'autre qui nous a marqué est la présence de Matteo Buffagni aux dessins. Cet artiste italien est en train de prendre une assurance notable chez les Américains. Son style est capable de se moduler au besoin de l'histoire, et ici on apprécie franchement son travail sur la puissance du personnage, les angles, la profondeur des ombres. Il s'agit donc d'un comic book qui assure parfaitement ce pour quoi il a été commissionné; juste une rencontre improbable, une petite parenthèse, avant de passer aux choses sérieuses. Ne lui demandez pas du spectaculaire ou de la révélation dramatique, ce n'est pas le but. Reste -et c'est un avis personnel- que Hulk ces dernières années a été tellement mal employé, avec une abondance de personnages bourrés de rayon gamma et un tel imbroglio scénaristique, qu'il est aujourd'hui très difficile d'en faire quelque chose d'intelligent et de pertinent. Ce sera un des défis majeurs de Legacy, ramener sur le devant de la scène un anti héros qui semble en totale décalage avec son époque. Croyez-moi ce ne sera pas une mince affaire.


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GHOST RIDER #1 : ENCORE UN FAUX DEPART POUR LE RIDER?

Ghost Rider fait partie de ces séries que Marvel maitient en vie artificiellement. Nous sommes parfois à la limite de l'acharnement thérapeutique. Tout a été fait; trouver de nouveaux avatars pour le personnage (une femme, un nouveau jeune premier), lui donner de nouvelles caractéristiques plus tendances (au volant d'une voiture. Que signifie donc "Rider" en Vo?), mais rien ne fonctionne vraiment. Dernière chance, une énième série qui repart du numéro 1, en même temps que l'arrivée de Ghost Rider dans la série Marvel's agents of Shield au petit écran. Du coup, les nostalgiques de Johnny Blaze ou Danny Ketch peuvent se morfondre, c'est encore Bobbie Reyes qui est aux commandes du bolide. Pas de moto donc, mais une caisse rutilante, confiée à un mécano de génie, qui essaie de rester sur la bonne voie, notamment car il a un jeune frère handicapé aux besoins desquels il se doit de subvenir. 
Pour ce énième redémarrage, le Rider partage la vedette avec un autre personnage "rajeuni" ces mois derniers, dans l'espoir qu'un team-up à distance puisse raviver l'intérêt des lecteurs. Place à Hulk, ou plutôt Amadeus Cho, toujours aussi cool et insouciant. Le Totally Awesome Hulk est même la véritable star de ce mois, et il a bien plus d'importance dans ces pages que le démon enflammé. C'est lui qui se retrouve occupé à gérer les propriétés inquiètantes d'un nouveau minerai liquide, qui agit un peu comme le symbiote Venom, en s'adaptant à ses proies, et en mimant leurs aptitudes. La couleur est différente, là du noir on passe au violet. Tant que ça réplique la forme d'un lézard, ce n'est pas bien grave, mais que se passe t-il si c'est celle d'un Hulk qui est assimilée? Bref, pendant que Robbie nous montre à quel point il est attentionné avec son frère, et combien gérer en parallèle sa double identité de Rider est difficile (on a notre séquence "action et punition" tout de même), le lecteur peut légitimement se poser la question de savoir ce qu'il a vraiment acheté. 
C'est bien là le problème de ce premier numéro Marvel Now! seconde mouture. Le récit a du mal à coller les morceaux ensemble (sûrement par la suite) et joue trop la carte de la guest star (on a aussi la All-New Wolverine en toute fin de partie) pour éviter de regarder la réalité en face, à savoir une cruelle absence de caractérisation et d'attachement au personnage principal, ce Rider qui n'est plus tout a fait un (Ghost Driver). Felipe Smith a probablement de bonnes idées, mais il n'a pas su les présenter avec conviction, et on reste fort étonné du manque de liant.
Danilo Beyruth fait revenir un peu de traditionnalisme sur la série, avec des planches plus classiques et réalistes (façon de parler) que Tradd Moore. C'est pas mauvais, sans être bouleversant. Moore officie sur un petit récit back-up de routine en fin de numéro, mais à ce stade, rien de guère folichon. 



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THE TOTALLY AWESOME HULK #1 : LA REVIEW ALL-NEW ALL-DIFFERENT

Bon je ne vais pas vous mentir, et puis de toutes façons vous le savez. Ces temps derniers, Hulk n'a pas été le héros le plus en vue de l'univers Marvel. Ses séries sont loin de passionner les foules, et même durant Secret Wars, il a occupé un rôle marginal pour ce qui est de la saga principale. Alors pour remonter dans notre estime, cette nouvelle série qui présente un Hulk totally awesome a intérêt à faire fort, très fort. D'emblée la question se pose : qu'est devenu le docteur Banner, et ses accès de rage qui en faisaient à la fois un scientifique fragile et une machine de destruction massive? Aujourd'hui le Hulk est un jeune homme de dix-neuf ans, certes considéré comme un génie et une des dix plus grandes intelligences de la planète, mais avec des préoccupations et des réactions en accord avec son âge. Au combat ce Hulk là ne dédaigne pas flirter avec les demoiselles en détresse, et quand il se retrouve associée à des héroïnes plus âgées que lui, c'est un peu comme s'il entendait sa mère lui prodiguer des conseils. Greg Pack est le co-créateur d'Amadeus Cho, et il emmène son héros avec lui pour ce titre qui se veut fun et très jeune dans l'esprit. Cho peut devenir un géant vert à volonté, il est censé maîtriser parfaitement la rage qui couve en lui, mais quelques petits éléments nous laissent à penser que rien n'est aussi parfait ou bien rodé qu'il voudrait le laisser croire, à sa soeur particulièrement. D'un Cho à l'autre... nous arrivons à Frank Cho, qui s'amuse comme un fou avec des planches explosives et truffée d'action, où on voit un double pruneau en pleine poire abattre deux ennemis en même temps, lorsque Hulk et Miss Hulk couplent leurs forces, le temps d'un team-up qui voit aussi le nouveau Spider-Man (Miles Morales) se joindre à la bataille. Ce Hulk là n'a rien d'effrayant, de pathétique, de monstrueux, c'est un colosse de jade cool, qui fait de l'humour, se place dans des situations difficiles et maladroites, une sorte de peluche dopée aux rayons gamma dont la mission première est pour le moment de courir à travers le globe pour aller stopper l'apparition de vrais monstres ce coup-ci, arrivés de nulle part. On trouve un peu de cette touche décalée et satirique que Peter David avait pendant si longtemps su maintenir sur la série, à ses grandes heures, mais en même temps il manque de la profondeur, une justesse psychologique, pour que ce titre mérite vraiment d'être applaudi des deux mains. ce Totally Awesome Hulk est une sorte de dessin animé rassurant avec un héros gigantesque mais bon, qui frappe le sourire aux lèvres et emballe tout ce qui bouge en même temps. A des années lumière du Banner mesquin et torturé, bien ancré dans une opération de rajeunissement de la ligne éditoriale, ce qui va quand même défriser plus d'un lecteur bien rodé, qui va sentir le vide s'ouvrir sous ses pieds. Hulk, la série qui donne la banane et se consomme au troisième degré? Sacrilège ou coup de génie? 



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MARVEL NOW LE VERDICT (11): SAVAGE WOLVERINE de Frank Cho


Jetons un oeil aujourd'hui sur la série dite "d'auteur" de ce bon vieux Serval, c'est à dire Savage Wolverine. Ne comptez pas sur moi pour un tissu de louanges. Non pas que ce soit illisible, mais c'est tellement convenu, déjà lu, qu'on se demande bien pourquoi et comment cette parution mérite de faire partie de la vague de prétendues nouveautés que constitue Marvel Now. Tiens, rien que le plot de départ en dit déjà assez : on retrouve Shanna la Diablesse (Cho oblige) dans un petit aéronef du Shield, en pleine mission d'exploration et de cartographie, dans l'espace aérien de la Terre Sauvage (Cho oblige, again). Le véhicule va finir par s'écraser sur une île dotée d'une montagne sacrée et entourée de légendes, que l'équipage était justement venu étudier. Je ne sais pas où le Shield se fourni en matériel pour sa flotte (Stark?) mais il serait temps de changer de crémerie. Tout ce qu'ils possèdent et vole finit par se planter. Combien de fois avez-vous lu d'un héliporteur qui s'effondre au sol, par exemple? Bref, Shanna et des agents du Shield se retrouvent prisonniers sur cette île montagneuse, sans pouvoir s'en échapper, pour différentes raisons plutôt limites mais qu'il faudra bien accepter. Et là, coup de chance, quelque temps après Wolverine également se réveille un beau matin sur ce territoire hostile, sans trop savoir ce qu'il y fait, par ailleurs. Très vite, ce sont les retrouvailles entre les deux personnages principaux : la belle rousse enfile d'abord une lance effilée dans le ventre de Logan, avant de s'apercevoir de son erreur et de lui passer les bras autour du cou : comme il a un facteur auto-guérisseur, le X-Man ne va pas non plus se plaindre. Puis on le comprend, on va avoir droit à un team-up, pour résoudre les mystères de cette île, et pouvoir enfin la quitter. Le petit génie Amadeus Cho entre ensuite également dans la danse, et parvient, grâce à quelques trucs technologiques, comme un costume doté d'une intelligence artificielle (ne riez pas...) à se faire passer pour un Dieu auprès des autochtones. Excusez-moi, mais sans vouloir faire la fine bouche, ce scénario bien léger ne me passionne guère, et c'est du Wolverine petit bras que nous lisons là. Cho Frank, le scénariste, pas Amadeus, le personnage) est bien meilleur quand il empoigne ses crayons que quand il se pique d'écrire un scénario; Il s'est concocté là un prétexte sur mesure pour dessiner les formes généreuses de son héroïne fétiche, et tout le reste, c'est accessoire. Pauvre Wolverine la dedans, qui risque même de faire figure de faire-valoir dans sa propre série (il tente de protéger la Diablesse mais la plupart du temps il se contente d'encaisser). C'est qu'il n'a pas le même tour de poitrine que sa partenaire, ho. Savage Wolverine est une série qui va voir défiler plusieurs équipes artistiques, chacune réalisant un arc narratif avant de céder sa place. Le suivant est confié à Madureira aux dessins, une raison de s'accrocher à ce qui est un des titres les plus insignifiants de Marvel Now?


MARVEL UNIVERSE 29 : CHAOS WAR C'est parti !

Début ce mois-ci, sur les pages de Marvel Universe 29, de CHAOS WAR, le nouveau grand carnage impliquant aussi bien Dieux que super héros de bonne volonté. La première remarque est que résumer l'intrigue est simple, et confus à la fois. Le Chaos, quoi. Disons, pour faire court, qu'Hercule est de retour parmi nous. On le croyait mort, mais il était juste perdu dans un monde parallèle, et c'est son jeune et génial ami Amadeus Cho qui l'a tiré de ce mauvais pas. Au passage Amadeus lui a trasmis des pouvoirs quasi divins, qu'il avait obtenu en luttant avec Thor, pour le destin du fils de Zeus. Le nouveau Hercule est infiniment plus fort que l'ancien, et il va même devoir s'habituer à cette surdose de pouvoirs qui le rend aussi dangereux qu'imprévisible pour ses alliés. Cela dit, ce sera bien utile pour contrecarrer les plans d'un nouvel ennemi que rien ne semble pouvoir arrêter : le Roi du Chaos (aussi dénommé Amatsu-Mikaboshi) qui progresse inexorablement vers notre dimension, en défaisant facilement tous ceux qui se dressent sur son chemin, de Cauchemar, le seigneur des songes, à Pluton ou Zeus en personne! Son but est d'instaurer le Chaos primordial antécédent à l'existence de toute chose, autrement dit une forme de néant, ennemi intime de la vie, de l'existence, et cela suppose un carnage cosmique effroyable. Hercule n'est pas seul dans sa tâche impossible, il s'est entouré de recrues au sein d'un "escadron divin", qui comporte entre autres Thor, le Dieu du Tonnerre, Venus, Déesse de l'amour, ou encore Galactus, le dévoreur de mondes. Du beau monde, certes, mais en face, c'est du très lourd. Et pour chaque adversaire ou panthéon qu'il abat, le Roi du Chaos absorbe la force des vaincus pour en devenir toujours plus fort. Avouez que dans ces conditions, sa victoire finale et l'anéantissement de tout ne semble plus qu'une question de jours, à moins d'un vrai miracle...



Le sommaire de la revue est composé avant tout des trois premiers épisodes de Chaos War, de loin le plat de résistance. Sans être géniaux, ils ont au moins le mérite de faire avancer rapidement l'intrigue. Par contre, les one-shot liés à l'évenement sont vraiment indigents. Passe encore celui consacré à Ares, où nous découvrons les liens qui unissent le Dieu de la guerre au Roi du Chaos (ils se sont déjà affrontés à mort par le passé), bien illustrés par Segovia. Par contre, celui intitulé "Chaos King" est aussi confus qu'ennuyeux. Une sorte de disgression métaphysique sur les hommes qui abandonnent progressivement leurs Dieux, le tout situé sur Zenn-La, la planète natale de Norrin Rad (Silver Surfer). Totalement inutile. Khoi Pham est à l'ouvrage sur Chaos War, c'est lui qui gère la partie graphique, et je ne suis pas totalement satisfait. Parfois son trait devient brouillon, caricatural, les visages deviennent disgrâcieux et sans expression. Il semble avoir par contre plus de chance quand il doit représenter des personnages en pleine ascension, comme cette belle planche où Hercule emporte son père Zeus dans les cieux, pour le finir de sa propre main. Venus est présente elle aussi, dans un rôle plus comique qu'autre chose. On la voit même chanter du Bob Marley pour donner du coeur à l'ouvrage aux héros qui ont succombé... je reste dubitatif! Les onomatopées aussi sont parfois infantiles. Quand Hercule assène un direct au Silver Surfer, ça donne un "megapunch" qui me donne l'impression de lire un manga. Autrement, c'est la boucherie, les morts reviennent à la vie (très pratique, cette Chaos War, pour faire revenir sur le devant de la scène des héros tombés ces mois derniers. Encore une grosse ficelle usée jusqu'à la corde...) pour mourir à nouveau (où va t'on, quand on meurt après la mort?). Les Dieux sont partout, le panthéon grec nous est servi à toutes les sauces, et du coup, j'ai comme un accès de nostalgie quand je compare cette orgie avec ce que savait nous offrir Jim Starlin autrefois, quand il faisait de Thanos la grande menace cosmogonique. Pak et Van Lente n'ont aucune finesse, à coté, et ils nous débitent du défouraillage divin au kilomètre, sans prendre le temps de souffler. Chaos War, c'est du grand spectacle, mais aussi du grand guignol pas très bien maitrisé. Pour revenir à mes premières impressions, c'est le chaos, le vrai, au moins le titre n'est pas mensonger. Curieusement, je ne suis pas très pressé de lire la suite. Il faut croire que ce premier rendez-vous est loin d'avoir eu l'impact désiré...

Rating : OOOOO

LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE : LE NOUVEAU LUCKY LUKE DE MATTHIEU BONHOMME

Lucky Luke, c'est le cowboy solitaire par essence. On ne lui connait pas de relation suivie, que ce soit avec une femme ou un homme, tou...