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DARK CRISIS ON INFINITE EARTHS TOME 2 : NOIRCEUR ET CONCLUSION


 Difficile de soutenir la comparaison quand on se lance dans un grand événement qui fait clairement référence à une aventure précédente, qui a bouleversé à jamais l'histoire des super-héros DC Comics, au point de devenir une étape fondatrice des comics modernes. Dark Crisis on Infinite Earths souffre de ce complexe. On y retrouve Paria, qui prétend servir le dessin des Grandes Ténèbres et qui souhaite s'emparer de tout le Multivers, afin de l'exterminer et de le refaçonner selon sa réalité et ses envies. Comme toujours, c'est en partant de Terre zéro que cette machination est possible et c'est là que Deathstroke, devenu un pion au service de la noirceur absolue, va pouvoir mettre en œuvre le plan diabolique. Il va falloir pour cela effacer l'héritage des héros, faire disparaître tout ce qu'il y a de bon en eux, d'autant plus que le néant reste la meilleure façon de ne plus souffrir… et vous le savez, Slade Wilson a beaucoup souffert dans sa vie, outre le fait qu'il n'a pas été capable d'être un père présent et aimant pour ses enfants, quand il aurait fallu l'être. Urban Comics propose déjà le second tome (et donc le dernier) de l'ultime conflit dimensionnel entre les super-héros de la distinguée concurrence. C'est Joshua Williamson qui se charge d'écrire le scénario et du reste, rien d'étonnant à cela car on a l'impression qu'il est actuellement responsable de tellement de choses à la fois qu'il ne serait pas surprenant de le retrouver également en train de distribuer le café à tout le monde, dans les bureaux de l'éditeur. Urban doit forcément prendre un risque à un moment donné : soit celui de décevoir les complétistes ou en tous les cas les lecteurs qui aiment lire les récits annexes et connexes qui sont liés à un grand événement (et dans ce cas-là, le tout est assez dilué et soyons honnêtes, tout n'est pas d'une qualité irréprochable) ou bien se concentrer sur le meilleur et l'indispensable, c'est-à-dire les sept volets en eux-mêmes de Dark Crisis, et donc de faire s'insurger tous ceux qui voulaient en savoir plus et aller gratter dans les détails. Je signale ce petit conflit propre à la publication car ici, le second volume s'ouvre sur trois épisodes spéciaux intitulé Worlds without a Justice League. On peut y suivre successivement Wonder Woman, Green arrow et Batman, chacun emprisonné dans un monde issu de leurs propres fantasmes, leurs rêves, une sorte de planète idéale, une fantaisie dont il ne peuvent s'échapper et qui nourrit l'énergie déployée par Paria pour arriver à ses fins (ne me demandez pas les détails techniques, je n'ai pas les compétences). Ça peut être sympa à lire, mais alors très brièvement. Ces trois interludes sont finalement stériles et même s'il est intéressant de voir ce que deviennent ces personnages, on ne peut pas dire que leurs aventures nous font sauter de la chaise. Au moins ne sont-ils pas morts, mais ça, nous avions compris depuis longtemps.



S'il y a une qualité qui saute aux yeux dans Dark Crisis, c'est le dessin de la série principale, qui est confié majoritairement à Daniel Sampere. Le trait est classique, précis, dynamique, en accord parfait avec ce qu'on peut attendre d'une saga mettant en scène la quasi totalité des personnages d'un éditeur. Il y est question de l'héroïsme, du bien que l'on trouve toujours en soi, contraposé au mal qui dévore le monde, et ça va de soi, des liens qui unissent les super-héros. Car vous le savez tous, l'amitié et l'amour sont des forces plus fortes que les ténèbres les plus épaisses, etc, etc... On ne peut pas dire que le scénario brille par ingéniosité ou qu'il soit un exemple frappant d'innovation; c'est en réalité une saga qui s'inscrit dans les droites lignes de ce que l'on pouvait déjà lire dans les années 1980, et en cela l'hommage à l'œuvre de Marv Wolfman et George Perez est appuyé. Il est intéressant de voir que la nouvelle génération de héros (le fils de Superman, Damian Wayne, Yara Flor) est particulièrement bien mise en avant. C'est même eux, les jeunots, qui occupent l'espace lorsque les aînés sont retenus morts par un peu tout le monde. Paria n'a pas droit à un traitement très subtil pour sa part, et il est même évacué de la scène de manière trop rapide, sans que l'on ait le temps d'éprouver de compassion ou d'intérêt pour son destin. C'est curieusement les toutes dernières pages, alors qu'on nous annonce que Amanda Waller et la Suicide Squad vont avoir une mission prépondérante dans les mois et années à venir, que se trouve peut-être le plus intrigant, une fois que les cendres retombent et qu'on s'occupent des conséquences directes ou indirectes de l'événement. Attention, je suis loin de dire que Dark Crisis est raté ou que ça ne vaut pas la peine de la lire, il y a même des moments forts qui sont exaltants et qui nous rappellent ce qu'est le grand super-héroïsme, mais à force de rabâcher encore et encore les mêmes dynamiques et de proposer des enjeux qui se ressemblent furieusement, le lecteur au long cours, qui connaît déjà tout cela depuis des décennies, risque de devenir blasé. Probablement le sommes-nous un peu trop ?


Le tome 1 est chroniqué ici : Tome 1 Dark Crisis 

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DARK CRISIS ON INFINITE EARTHS : LA NOUVELLE GRANDE "CRISE" ECLATE CHEZ URBAN COMICS


 Comme vous le savez, cela fait des décennies que DC Comics jongle avec l'existence des Terres parallèles; un coup elles apparaissent, un coup elles disparaissent, une autre fois leur nombre est rigoureusement circonscrit, à un autre moment tout est à nouveau possible, vers l'infini et au-delà. Actuellement, c'est plutôt cette version qui est retenue par l'éditeur. Mais il pourrait bien ne rester que le néant, les grandes ténèbres, dans quelques mois, si les machinations qui se trament aboutissent. Mais revenons au départ : à chaque fois qu'un événement d'importance cosmique va frapper et bouleverser le monde des super-héros DC Comics, l'épopée qui se charge de raconter les événements est appelé Crisis (une crise). Ici, la crise est d'autant plus importante que l'intégralité de la Justice League semble avoir été désintégrée lors d'un combat contre Paria. Oui, ce même personnage qui est au centre des événements de Crisis on Infinite Earths, le récit phare de la moitié des années 1980. Il s'agit de comprendre comment le monde va pouvoir se relever et digérer la perte de ses plus grands défenseurs, et surtout à quel mauvais moment ! Certains refusent d'y croire, ou en tous les cas se montrent assez philosophes, comme Nightwing, qui a déjà connu plusieurs fois la perte de son mentor Bruce Wayne. D'autres, comme Jon Kent, le fils de Superman, sont beaucoup plus moroses ou enclins à prendre la relève, à moins que ce ne soit Black Adam, seul survivant et témoin de l'anéantissement de la Justice League, qui mène les héros et leur insuffle des méthodes plus expéditives qu'à l'accoutumée. C'est que tous les super vilains de la planète ne comptent pas rester en vacances, au contraire, et cela vaut notamment pour les moins connus parmi eux, les petits calibres, qui se rangent sous la houlette de Deathstroke, pour attaquer la tour des Titans et mettre la pâtée à tous ceux qui y résident ou s'entraînent. Si vous avez suivi les événements (la conclusion récente) de Shadow Wars, vous savez que le mercenaire sans pitié a été ressuscité dans un puits de Lazare, mais qu'il a été visité en cette même occasion par les Ténèbres qui se servent de lui comme d'un instrument pour arriver à leur fin. Les pions sont sur la table, une bien sombre partie peut s'engager, sous la supervision de Joshua Williamson. 


Comme bien souvent avec ce genre d'histoire, on se prend à regretter l'époque naïve où nous lisions sans éprouver le besoin de tout décortiquer, pour ensuite présenter un papier, à livrer à de futurs lecteurs qui le parcourront distraitement. Non, en fait, il faut savoir continuer à rêver et à prendre ce qui vient pour ce dont il s'agit vraiment, de l'Aventure avec un grand A. C'est ainsi que nous partons à la recherche de Barry Allen, qui reste, comme toujours dans ce type de  "Crisis", l'électron libre. Lui n'a pas disparu avec la Justice League, il était déjà sorti de scène quelques temps avant, perdu quelque part dans l'immensité des mondes parallèles. Sauf que cette fois Mister Terrific a mis au point une sonde qui lui permet d'affirmer avec certitude que notre Barry à nous se trouve bien dans l'un des trois univers potentiellement identifiés comme étant son refuge actuel. Du coup, ce premier volume propose aussi quelques épisodes de la série régulière The Flash (mais aussi Justice League #75, donc) où les collègues et la famille du héros partent à sa recherche, divisés en petits groupes. Urban Comics a en effet fait le choix de présenter Dark Crisis de manière assez complète, en incluant entre chaque épisode de la série mère tous les récits qui permettent d'en apprécier les tenants et les aboutissants, que ce soit donc les tie-in ou bien encore les numéros spéciaux, comme les deux que nous trouvons à la fin du présent volume et qui sont consacrés à Superman et Green lantern. Deux petites histoires que nous avons beaucoup apprécié et qui prouvent qu'en réalité, il est possible de se débarrasser d'un super-héros autrement qu'en le tuant; tout simplement en lui proposant une autre existence, une où tous ses désirs les plus secrets seraient comblés, où il n'aurait plus besoin de se sacrifier éternellement dans la lutte du bien contre le mal, où il pourrait vraiment trouver la paix. C'est tentant, non ? Au tiers du parcours, nous nous trouvons face à quelque chose d'intrigant, du vrai cosmique potentiellement dévastateur, illustré avec beaucoup de talent, principalement par un Daniel Sampere qui est devenu, sans crier garde, un des artistes les plus fiables de toute l'écurie DC Comics. Dans la trempe d'un Marco Santucci ou d'un Jorge Jimenez, il fait aujourd'hui partie de cette génération qui maîtrise à perfection les codes du mainstream et parvient à sortir une vingtaine de planches par mois, sans jamais accuser la moindre baisse de régime. Évitons donc de faire l'erreur de vouloir absolument comparer cette nouvelle épopée à ce qui a été écrit dans les années 1980, évitons alors de faire la fine bouche et de toujours afficher cette moue blasée de celui qui a déjà lu à peu près tout et ne peut plus être surpris, concentrons-nous sur le plaisir immédiat et les promesses qui sont contenues dans ce premier tome, et alors vous le verrez vous aussi, Dark Crisis (on Infinite Earths) a de bonnes raisons de figurer sur votre liste d'achat prioritaire du début d'année.





MURDER FALCON : WARREN JOHNSON ET LE METAL POUR SAUVER LE MONDE

 Avec un titre pareil, on s’attend à du bruit, de la fureur et une aventure fracassante. Murder Falcon (ici réédité dans une version augmen...