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SUPERMAN DARK PROPHECY TOME 1 : SUPERWOMAN


 Quand on évoque Superman auprès de lecteurs encore vierges — ceux qui n’ont jamais vraiment mis le nez dans un comic book — on se heurte souvent à une image simplifiée, presque caricaturale du héros : celle d’un extraterrestre solitaire, dernier survivant de Krypton, parfois épaulé par sa cousine Supergirl, et affublé d’une version adolescente de lui-même, Superboy. Mais les lecteurs aguerris savent qu’il n’en est rien. Superman, ce n’est pas seulement un personnage : c’est une véritable franchise, une constellation de figures ayant hérité, peu ou prou, des pouvoirs de l’Homme d’Acier. La dernière en date à rejoindre ce panthéon inattendu n’est autre que Lois Lane. Oui, la Lois Lane, l’indomptable journaliste du Daily Planet, épouse de Clark Kent à la ville, vient elle aussi d’acquérir des facultés résolument spectaculaires. Au terme du grand crossover Absolute Power — dont on taira ici les détails pour le moins rocambolesques —, la voici capable de voler, dotée d’une force surhumaine et quasiment invulnérable. En somme, elle n’a plus grand-chose à envier à son célèbre mari. Mais ces dons extraordinaires n'effacent pas les soucis ordinaires : comme Clark, Lois doit désormais jongler avec sa double identité. Sauver le monde, oui, mais sans oublier de trouver un coin discret pour se changer. Et surtout, éviter que la presse — son propre domaine de compétence — ne découvre ce secret encombrant. Ce paradoxe ironique constitue le cœur du numéro spécial qui ouvre l’album, avant que l’on ne bascule dans la série régulière Superman, avec le numéro 19. Et là, changement de ton : fini les dilemmes domestiques, place à la baston sans retenir les coups. Car c’est ni plus ni moins que Doomsday qui fait son grand retour. Oui, ce Doomsday. Cette masse destructrice qui, jadis, tua Superman, revient semer le chaos à Métropolis. Et comme si cela ne suffisait pas, le récit nous propulse également à la fin des temps, où Superman doit s'entretenir avec un certain Piégeur Temporel.



Il ne s’agit donc pas, à proprement parler, d’un relaunch ou d’une nouvelle série, mais bien de la continuation du titre Superman. Certes, on atteint ici un excellent point d’entrée pour de nouveaux lecteurs, d’où l’idée, chez Urban Comics, de lancer une série d’albums intitulée Dark ProphecyLe scénario est confié à Joshua Williamson, qui introduit toute une série de nouveautés. À commencer par la relation naissante entre Jimmy Olsen et Silver Banshee, ou encore un nouveau Lex Luthor, désormais amnésique, qui semble sincèrement animé par une volonté de rédemption — et visiblement troublé à l’idée du mal qu’il a pu infliger par le passé. Les actions de Superman et des autres personnages à super-pouvoirs qui gravitent autour de lui sont désormais coordonnées par une sorte de cellule de supervision high-tech, conçue pour maximiser leur efficacité : être au bon endroit, au bon moment. Et il faut bien ça, car, comme nous vous l’avons déjà dit, le retour de Doomsday s’annonce particulièrement problématique. Ce dernier, fidèle à sa nature, revient après chaque défaite sous une nouvelle forme, enrichie des erreurs précédentes. Pire encore : une ancienne civilisation, autrefois victime de sa violence, débarque sur Terre pour le capturer — ou plutôt pour l’exploiter. Et la requête n’a rien d’amical : il s’agit clairement d’un ultimatum. Heureusement, Superman et Lois, qui forment plus que jamais un couple uni et redoutablement efficace, vont devoir affronter ensemble cette menace. Sous des costumes assez proches, les deux héros incarnent une nouvelle forme de synergie super-héroïque. Côté dessins, on est gâté : seuls des artistes de tout premier plan sont mobilisés, avec notamment l’excellente Laura Braga, et l’omniprésent — mais toujours convaincant — Dan Mora. Deux styles complémentaires qui confirment que, sur le plan graphique, DC Comics conserve peut-être une légère avance sur ses concurrents. Bref, un album à la fois très agréable et facilement accessible, même pour les lecteurs novices.



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LA MORT DE SUPERMAN (DC COMICS LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS TOME 40 CHEZ EAGLEMOSS)

Tome 40 dans la collection Eaglemoss / Dc Comics. Et quel tome historique, avec le triste destin du plus puissant des super-héros. Rien que ça.
Superman est, par définition, quasiment invincible. On voit mal ce qui pourrait nuire à l’homme d’acier, au point de le faire passer de vie à trépas, mis à part cette bonne vieille kryptonite, ce métal venu de sa planète natale, qui le prive de ses pouvoirs. Et encore, on lui en a mis si souvent sous le nez, qu'il devrait normalement être vacciné. Et comme la nouvelle mouture de la grippe A se fait attendre et qu'il dispose d'un bon système immunitaire, Superman serait-il vraiment immortel? On pouvait le penser, jusqu’au jour où surgit de nulle part un adversaire redoutable, une force de la nature, intraitable, toute puissante. Doomsday, c'est-à-dire le « jour fatal » : le patronyme est un programme en soi. Tout ce et ceux qui se mettent en travers de son chemin sont tout simplement pulvérisés, et le monstre fait route vers Metropolis, inexorablement. Clark Kent a de quoi se faire du souci, car cette fois il a trouvé un ennemi qui le surclasse pour ce qui est de la force brute et de la rage. D’où vient-il, qui est-il, autant de questions qui restent sans réponses. La seule évidence, c’est que le clash sera titanesque, et que pour en sortir vainqueur, Superman va devoir se surpasser, voire…se sacrifier !
Au cours de l’affrontement final, notre super héros finit donc par trouver la mort. Un don de soi extrême et nécessaire, la seule chose à faire pour enrayer le mal. Et il n'est pas le seul à s'y casser les dents. La Ligue de Justice est balayée d'un revers de la main, les principaux héros Dc mordent la poussière avant même d'avoir eu le temps d'asséner la première claque. Dommsday est montré comme un adversaire qui progresse de manière inéluctable, d'une page à l'autre, un kilomètre après l'autre. Il arrive et rien ne lui fait barrage. 


Les funérailles sont émouvantes, dramatiques, l’univers tout entier salue le fils de krypton, le plus grand de tous, tombé au front. Tout ceci a été republié (après un Omnibus chez Panini voici quelques années) chez Urban en 2013, dans une splendide collection d'albums hardcover comme on les aime. Eaglemoss en extrait la charpente principale pour ce volume, qu'on peut définir sans se tromper d'historique. Aux States, la longue saga est divisible en trois actes. Death of Superman, pour la mort en elle-même. World without a Superman, qui nous narre de la perte et des conséquences, et pour finir Return of Superman, où on découvre  une profusion de «remplaçants», de nouveaux Supermen, qui laissent planer le doute dans l’esprit des lecteurs : Qui est donc le vrai ? C'est ainsi que plusieurs mois durant, de nouveaux personnages trustent le trône laissé vacant, et que l'opinion publique est désemparée. Y'a t'il un véritable nouveau Superman, est-ce l'ancien sous une nouvelle forme, ou simplement une vaste imposture? Coté scénario, ça part un peu dans tous les sens et c’est un peu lourd, parfois, ou bien disons forcé. C'est Dan Jurgens qui orchestre l'ensemble, et donne le tempo aux autres. Trop d’artistes se succèdent aux crayons pour que le tout soit vraiment homogène, avec une note artistique globale assez correcte, hormis l’exécrable Bogdanove, qui fait ici presque pire que ce qu'il fit au temps de X-Tinction Agenda, sur les X-men. Mais souvenez-vous, la nouvelle était passée jusque dans les journaux télévisés, cela avait été un choc retentissant, une déflagration jamais atteinte, probablement, dans l'histoire des comic books du genre. Bref, ce volume, si vous ne le possédez pas encore, fait partie de ceux que vous ne pouvez pas omettre de placer sur vos étagères. 




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La mort de Superman, un gros omnibus en VO





SUPERMAN WONDER WOMAN : COUPLE MYTHIQUE (DC COMICS LE MEILLEUR DES SUPER-HEROS TOME 37 CHEZ EAGLEMOSS)

Un couple à l'honneur chez Eaglemoss. Et pas n'importe lesquel, dans ce volume 37!
Finalement quoi de plus logique que de voir ces deux-là se mettre ensemble? Après tout il s'agit du couple le plus puissant de l'univers DC Comics; d'un côté nous avons Superman, un extraterrestre adopté par notre planète, dont la force est incommensurable et qui est le super-héros par excellence. De l'autre nous avons une amazone guerrière redoutable, descendante directe de la mythologie grecque. Ce couple surpuissant, en apparence complémentaire, a de quoi inquiéter les observateurs les plus pusillanimes (ou lucides); certains en viennent en effet à se demander ce qui pourrait se produire si deux êtres aussi formidables venaient à avoir une descendance, ou tout simplement quelles seraient les conséquences d'une rupture ou de problèmes relationnels entre les deux tourtereaux. Tant de pouvoir concentré entre un homme et une femme attire logiquement la crainte et la méfiance. Les deux amants se posent également des questions toutes personnelles, à savoir si se préoccuper l'un pour l'autre en plein combat ne finit pas par devenir un handicap pénalisant, plutôt que de constituer un atout. Bref la somme des parties est-elle supérieure aux individualités prises à part? La question se pose lorsque Superman et Wonder Woman se retrouvent aux prises avec des fugitifs en provenance de la zone fantôme; c'est tout d'abord la terrible machine de destruction Doomsday qui malmène sérieusement l'Amazone. C'est ensuite le général Zod qui débarque sur terre. Lui aussi est un kryptonien mais ses objectifs et sa moralité sont bien différentes de ceux de Superman et il représente très vite un danger potentiel de très grande envergure pour la Terre. Heureusement depuis qu'il est en couple Superman a donc un renfort de charme et de choc pour faire face aux crises les plus importantes.

La nouveauté, c'est donc que cette fois, Dc assume le couple Superman/Wonder Woman. Parfois ébauché sous forme de flirt anodin, ou présenté dans des réalités alternatives ou futuristes, il est là au centre du nouvel univers sentimental de l'homme d'acier. Exit donc Lois Lane, journaliste qui n'a pas froid aux yeux mais reste bien humaine. Place à une compagne déesse. Et les sentiments sont avoués, franchement. Les mots comptent, et Clark Kent laisse parler son coeur et avoue ce qu'il ressent. Chose toute aussi significative, si Diana peut avoir des doutes par endroits, elle aussi se laisse prendre au jeu et communique sur ce qu'elle ressent. Mais aussi forts et puissants soient-ils, les deux amants ont aussi des limites, qui peuvent par ailleurs être exacerbées par l'intervention sournoise de créatures divines (comme Apollon) qui viennent en aide à leurs ennemis. Du coup, si vous voulez voir Superman poussé dans ses derniers retranchements, terrassé et capable de renverser la vapeur en prenant des risques incroyables, plaçant dans la balance sa propre survie et celle de Wonder Woman, voilà un album qui devrait vous satisfaire. Le général Zod et sa compagne sont des créatures elles aussi presque invincibles, et avec Doomsday qui rôde dans l'ombre et attend pour se déchaîner, on en plaindrait presque Superman, que Charles Soule humanise tout en soulignant ses extraordinaires facultés. Le dessin est signé Tony Daniel, un de ces artistes appréciés ou détestés, selon que le style réaliste et plastiquement dynamique vous intéresse ou pas. Pas de prétention arty ici, mais des planches iconiques, voire (pas toujours mais cela arrive) somptueuses, certes nimbées d'une froideur esthétisante, mais qui sont d'un assez bel effet. On le préfère sur les splah-pages ou les cases de grande envergure, beaucoup moins quand il s'agit de fignoler les vignettes secondaires. En tous les cas, voilà une romance qui sort l'artillerie lourde, et a un sens quand on réalise à quel point ces deux héros sont finalement au dessus du commun des mortels, avec de telles facultés, et un tel potentiel salvateur ou destructeur. 


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SUPERMAN : DOOMED (AVEC DOOMSDAY)

Doomsday n'est pas un personnage comme les autres, puisque cette force de la nature extra-terrestre est parvenue à terrasser Superman. Une mort surprenante, des mains de cet ennemi ultra redoutable, qui est devenu de la sorte la menace ultime, capable d'instiller la peur chez l'Homme d'Acier, de le faire trembler et douter. Avec l'arrivée des New 52, tout ceci a été modifié, mais globalement la base est restée peu ou prou la même. Doomsday est un produit kryptonien, le résultat de folles expériences génétiques. C'est un monstre surpuissant qui n'a qu'un seul but dans l'existence, à savoir annihiler toute vie qu'il croise sur son chemin vers l'anéantissement complet. Confiné dans la zone fantôme, il est pourtant parvenu à en sortir, et voici ce fléau lâché sur notre planète. Dès ses premiers pas sur une île du Pacifique, tout est calciné, détruit, pulvérisé. Doomsday n'est pas qu'une colossale bête dotée d'une force inimaginable, c'est aussi une sorte de virus sur pieds, et rien sur Terre ne peut s'y opposer. Rien, ou presque, car Superman n'écoute que son courage, et se jette dans la bataille. Voici donc enfin, dans l'univers Dc rebooté récemment, le moment où les deux antagonistes se tapent dessus. Cette fois Superman ne va pas mourir, et l'affrontement dantesque est aussi l'occasion pour le héros de compter sur sa nouvelle compagne, Wonder Woman, qui est à ses cotés lorsqu'il s'agit de faire étalage de force et de détermination. Oubliez le choc du passé, dans notre présent Superman parvient à pulvériser Doomsday dès le départ, on le voit d'ailleurs littéralement déchirer en deux son adversaire, dans un accès de rage. Un épisode plus expéditif que prévu, narré par Scott Lobdell, Greg Pack, et Charles Soule (Doomed #1) et dessiné avec brio (des planches très spectaculaires) par un Ken Lashley qui est un choix logique quand il faut mettre en scène un cataclysme de la sorte. Cela dit, vous l'aurez compris, l'album en librairie est un petit pavé, et l'histoire ne peut s'arrêter ainsi... Avant de mourir Doomsday a relâché une sorte de toxine malveillante et Superman a du, pour contrecarrer la menace, utiliser son super souffle pour en aspirer la totalité. Au contact de son organisme, celle-ci va avoir de bien curieux effets, sur le physique et le caractère du kryptonien. Vous avez dit "Superman méchant" ? 


Si Doomsday n'a pas eu raison de Superman grâce à la force brute, la toxine opère de bien étranges changements. Pour résumer la situation en une phrase laconique, voilà que Superman devient Doomsday. Sur son corps apparaissent des excroissances osseuses qui en font un monstre. Dans l'esprit c'est encore pire. Une rage folle le pousse à commettre des atrocités, et il est de plus en plus difficile pour lui de garder un semblent de contrôle sur ses actes et décisions. Wonder Woman est une alliée précieuse car elle fait tout ce qu'elle peut pour aider l'homme dans le costume. Clark Kent est un parangon de bonté et de volonté, aussi est-elle persuadée qu'elle peut aider son amant à maîtriser cette menace insidieuse. Mais c'est pratiquement une illusion, car plus Superman lutte, plus il sent dans un recoin de l'esprit que Doomsday et lui finiront par ne faire qu'un. La catastrophe se produit lorsqu'une fine poussière radioactive, issue de fragments de kryptonite, est relâchée dans l'atmosphère terrestre. Elle parasite les pouvoirs de ceux qui viennent de Krypton, et sur Superman l'effet est immédiat : il ne parvient plus à dominer la bête, et le seul recours qui lui reste est de filer droit dans l'espace et abandonner la Terre, sur laquelle il ne peut plus vivre désormais autrement que sous la forme d'une créature sanguinaire et avide de massacre, comme le Doomsday qu'il a combattu. La saga finit tout de même par traîner un peu en longueur, il faut bien l'admettre, et pour ma part j'aurais préféré que le vrai Doomsday subsiste plus longtemps et que le combat mano a mano soit plus dramatique. Je vous laisse toutefois aller jusqu'au bout du récit pour vous faire une opinion concernant l'épilogue. Globalement on pointera du doigt le niveau fort plaisant des dessinateurs, avec entre autres Aaron Kuder, qui fait un boulot remarquable avec le personnage, et Tony Daniel, un des maîtres du comics réaliste, même si ses planches sont un poil figées. Doomed est une excellente idée pour ceux qui aiment les confrontations bourrins, les Bd où le cataclysme semble toujours sur le point d'exploser, où le désespoir guette devant l'anéantissement final. Explosif, violent, spectaculaire, pas philosophique pour un sou, mais certainement calibré pour atteindre sa cible et ne plus la lâcher. A noter que tous les épisodes présents ici ont bien sur été publiés précédemment dans Superman Saga, au premier trimestre 2015. 



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SUPERMAN/WONDER WOMAN TOME 1 : COUPLE MYTHIQUE

Finalement quoi de plus logique que de voir ces deux-là se mettre ensemble? Après tout il s'agit du couple le plus puissant de l'univers DC Comics; d'un côté nous avons Superman, un extraterrestre adopté par notre planète, dont la force est incommensurable et qui est le super-héros par excellence. De l'autre nous avons une amazone guerrière redoutable, descendante directe de la mythologie grecque. Ce couple surpuissant en apparence complémentaire a de quoi inquiéter les observateurs les plus pusillanimes (ou lucides); certains en viennent en effet à se demander ce qui pourrait se produire si deux êtres aussi formidables venaient à avoir une descendance, ou tout simplement quelles seraient les conséquences d'une rupture ou de problèmes relationnels entre les deux tourtereaux. Tant de pouvoir concentré entre un homme et une femme attire logiquement la crainte et la méfiance. Les deux amants se posent également des questions toutes personnelles à savoir si se préoccuper l'un pour l'autre en plein combat ne finit pas par devenir un handicap pénalisant plutôt que de constituer un atout. Bref la somme des parties est-elle supérieure aux individualités prises à part? La question se pose lorsque Superman et Wonder Woman se retrouvent aux prises avec des fugitifs en provenance de la zone fantôme; c'est tout d'abord la terrible machine de destruction Doomsday qui malmène sérieusement l'Amazone. C'est ensuite le général Zod qui débarque sur terre. Lui aussi est un kryptonien mais ses objectifs et sa moralité sont bien différentes de ceux de Superman et il représente très vite un danger potentiel de très grande envergure pour la Terre. Heureusement depuis qu'il est en couple Superman a donc un renfort de charme et de choc pour faire face aux crises les plus importantes. 


La nouveauté, c'est donc que cette fois, Dc assume le couple Superman/Wonder Woman. Parfois ébauché sous forme de flirt anodin, ou présenté dans des réalités alternatives ou futuristes, cette fois il au centre du nouvel univers sentimental de l'homme d'acier. Exit donc Lois Lane, journaliste qui n'a pas froid aux yeux mais reste bien humaine. Place à une compagne déesse. Et les sentiments sont avoués, franchement. Les mots comptent, et Clark Kent laisse parler son coeur et avoue ce qu'il ressent. Chose toute aussi significative, si Diana peut avoir des doutes par endroits, elle aussi se laisse prendre au jeu et communique sur ce qu'elle ressent. Mais aussi forts et puissants soient-ils, les deux amants ont aussi des limites, qui peuvent par ailleurs être exacerbées par l'intervention sournoise de créatures divines (comme Apollon) qui viennent en aide à leurs ennemis. Du coup, si vous voulez voir Superman poussé dans ses derniers retranchements, terrassé et capable de renverser la vapeur en prenant des risques incroyables, plaçant dans la balance sa propre survie et celle de Wonder Woman, voilà un album qui devrait vous satisfaire. Le général Zod et sa compagne sont des créatures elles aussi presque invincibles, et avec Doomsday qui rôde dans l'ombre et va bientôt se déchaîner, on en plaindrait presque Superman, que Charles Soule humanise tout en soulignant ses extraordinaires facultés. Le dessin est signé Tony Daniel, un de ces artistes appréciés ou détestés, selon que le style réaliste et plastiquement dynamique vous intéresse ou pas. Pas de prétention arty ici, mais des planches iconiques, voire (pas toujours mais cela arrive) somptueuses, certes nimbées d'une froideur esthétisante, mais qui sont d'un assez bel effet. On le préfère sur les splah-pages ou les cases de grande envergure, beaucoup moins quand il s'agit de fignoler les vignettes secondaires. En tous les cas, voilà une romance qui sort l'artillerie lourde, et a un sens quand on réalise à quel point ces deux héros sont finalement au dessus du commun des mortels, avec de telles facultés, et un tel potentiel salvateur ou destructeur. Un tome 1 en forme de blockbuster efficace, à déguster avec des pop-corns. 






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CINE FRIDAY : SUPERMAN DOOMSDAY (UN "FAN FILM" EXPLOSIF)

Dans la longue histoire de Superman, le seul adversaire qui a véritablement été capable de terrasser l'homme d'acier, ce n'est pas la rouille, mais Doomsday. Une "mort" dont Superman s'est remis, non sans mal, et qui a donné naissance à un cycle inoubliable d'histoires (Death of Superman, Funeral for a friend, Reign of the Supermen...). Au cinéma, à défaut de pouvoir assister à cette scène dantesque, nous trouvons des fan films intéressants, comme celui-ci, qui oppose donc Doomsday à Superman. Si vous ne l'avez pas encore vu dans son intégralité (featuring Batman, Wonder Woman...) voici une petite séance de rattrapage. 


COVER STORY (20) : SUPERMAN #75




La mort, pour le super-héros, est pratiquement un passage obligé. Pas seulement pour de basses raisons économiques, dictées par l'éditeur, mais parce que le sacrifice ultime est la condition sine qua non pour que le héros puisse être définitivement reconnu en tant que tel. Que risque vraiment Superman, par exemple, dont l'invincibilité, la force, font un surhomme au dessus de toutes les menaces qu'il peut devoir affronter. Certes, les auteurs, au fil des ans, ont mis au point le classique subterfuge célèbre depuis l'antiquité grecque, depuis le "talon d'Achille", c'est à dire pour Superman un morceau de kryptonite. Mais pour le reste?
Alors quand Doomsday marche sur Metropolis, brise les membres de la Ligue de Justice qui s'opposent à lui (des seconds couteaux, il faut bien le dire) et porte l'homme d'acier à bout de bras, avant de le projeter sur les hélicoptères de la presse, on comprend que cette fois-ci, nous allons avoir la certitude que Superman est bien un héros, qu'il va mettre sa propre existence en jeu, pour le bien l'humanité. Il n'en oublie pas pour autant de sauver les innocents pris dans le feu de l'action, mais le baiser et les paroles échangés avec Lois Lane, sa femme dans le civil, ne laissent personne indifférents : on a compris qu'il a compris. Que cette fois, l'issue sera tragique, que Superman, sanguinolent comme jamais, peut et doit connaître la défaite. Doomsday, de toutes façons, avait déjà un patronyme qui était tout un programme. Superman hurle, Superman souffre, Superman parvient aussi à vaincre, puisque son dernier coup, là où il donne tout, permet également de stopper Doomsday, de mettre un terme à sa folie meurtrière. Le costume en lambeaux, la cape déchirée utilisée comme un étendard sanglant, planté sur un champ de bataille, Superman meurt entre les bras de son épouse, sans que personne ne connaisse vraiment les liens amoureux qui unissent ces deux-là, et sous l'objectif de Jimmy Olsen, qui immortalise l'instant pour les médias, à qui rien ni personne ne peut échapper, pas même la pudeur, la privacy, comme on dit aujourd'hui. Dan Jurgens (épaulé par Brett Breeding) s'occupe de raconter tout cela, du texte aux dessins, en usant de pleines pages spectaculaires, truffées d'actions, de sang, de chocs, alternant le combat fatal de Superman et l'angoisse de ses proches. Les expressions des visages flirtent souvent avec le grotesque, l'effroi, comme pour souligner d'avantage l'impensable, l'horreur de ce comic-book qui marqua son temps, son époque. Une couverture légendaire, pour un épisode présent dans le récent "La mort de Superman" tome 1, chez Urban Comics, déjà chroniqué sur ce blog.


LA MORT DE SUPERMAN : DC ESSENTIELS CHEZ URBAN COMICS


Superman est, par définition, quasiment invincible. On voit mal ce qui pourrait nuire à l’homme d’acier, au point de le faire passer de vie à trépas, mis à part cette bonne vieille kryptonite, ce métal venu de sa planète natale, qui le prive de ses pouvoirs. Et encore, on lui en a mis si souvent sous le nez, qu'il devrait normalement être vacciné. Et comme la nouvelle mouture de la grippe A se fait attendre et qu'il dispose d'un bon système immunitaire, Superman serait-il vraiment immortel? On pouvait le penser, jusqu’au jour où surgit de nulle part un adversaire redoutable, une force de la nature, intraitable, toute puissante. Doomsday, c'est-à-dire le « jour fatal » : le patronyme est un programme en soi. Tout ce et ceux qui se mettent en travers de son chemin sont tout simplement pulvérisés, et le monstre fait route vers Metropolis, inexorablement. Clark Kent a de quoi se faire du souci, car cette fois il a trouvé un ennemi qui le surclasse pour ce qui est de la force brute et de la rage. D’où vient-il, qui est-il, autant de questions qui restent sans réponses. La seule évidence, c’est que le clash sera titanesque, et que pour en sortir vainqueur, Superman va devoir se surpasser, voire…se sacrifier !
 
Au cours de l’affrontement final, notre super héros finit donc par trouver la mort. Un sacrifice nécessaire, la seule chose à faire pour enrayer le mal. Et il n'est pas le seul à s'y casser les dents. La Ligue de Justice est balayée d'un revers de la main, les principaux héros Dc mordent la poussière avant même d'avoir eu le temps d'asséner la première claque. Les funérailles sont émouvantes, dramatiques, l’univers tout entier salue le fils de krypton, le plus grand de tous, tombé au front. Tout ceci est sera republié (après un Omnibus chez Panini voici quelques années) chez Urban, dès ce mois de juin, dans une splendide collection d'albums hardcover comme on les aime. Aux States, la longue saga est divisible en trois actes. Death of Superman, pour la mort en elle-même. World without a Superman, qui nous narre de la perte et des conséquences, et pour finir Return of Superman, où on découvre  une profusion de «remplaçants», de nouveaux Supermen, qui laissent planer le doute dans l’esprit des lecteurs : Qui est donc le vrai ? C'est ainsi que plusieurs mois durant, de nouveaux personnages trustent le trône laissé vacant, et que l'opinion publique est désemparée. Y'a t'il un véritable nouveau Superman, est-ce l'ancien sous une nouvelle forme, ou simplement une vaste imposture? Coté scénario, ça part un peu dans tous les sens et c’est un peu lourd, parfois, ou bien disons forcé. Trop d’artistes se succèdent aux crayons pour que le tout soit vraiment homogène, avec une note artistique globale assez correcte, hormis l’exécrable Bogdanove, qui fait ici presque pire que ce qu'il fit au temps de X-Tinction Agenda, sur les X-men. Urban a bien compris que le moment est propice pour ce type de parution, puisque le film Man of Steel s'annonce comme un gros succès au box office, et souhaitons le, une réussite artistique. 35 euros bien investis pour les fans de ce genre de grandes et épiques aventures, pour les adorateurs du bon gros comic-book mainstream, qui était parvenu à gagner les gros titres des journaux télévisés, qui avaient à l'époque relayé le trépas de Superman et éveillé l'intérêt même du plus occasionnel des lecteurs. Un morceau d'histoire vous attend en librairie. 


DC OMNIBUS : LA MORT DE SUPERMAN


SUPERMAN est, par définition, quasiment invincible. On voit mal ce qui pourrait nuire à l’homme d’acier, au point de le faire passer de vie à trépas, mis à part cette bonne vieille kryptonite, ce métal venu de sa planète natale, qui le prive de ses pouvoirs. Et encore, on lui en a mis si souvent sous le nez, qu'il devrait normalement être vacciné. Et comme la grippe A se fait attendre et qu'il dispose d'un bon système immunitaire, Supes serait-il vraiment immortel? On peut le penser, jusqu’au jour où surgit de nulle part un adversaire redoutable, une force de la nature, innarretable, toute puissante. Doomsday, c'est-à-dire le « jour fatal », le patronyme est un programme en soi. Tout ce et ceux qui se mettent en travers de son chemin sont tout simplement pulvérisés, et le monstre fait route vers Metropolis, inexorablement. Clark Kent a de quoi se faire du souci, car cette fois il a trouvé un ennemi qui le surclasse pour ce qui est de la force brute et de la rage. D’où vient-il, qui est-il, autant de questions qui restent sans réponses. La seule évidence, c’est que le clash sera titanesque, et que pour en sortir vainqueur, Superman va devoir se surpasser, voire…se sacrifier !




Au cours de l’affrontement final, notre super héros finit donc par trouver la mort. Un sacrifice nécessaire, la seule chose à faire pour enrayer le mal. Et il n'est pas le seul à s'y casser les dents. La Ligue de Justice est balayée d'un revers de la main, les principaux héros Dc mordent la poussière avant même d'avoir eu le temps d'asséner la première claque. Les funérailles sont émouvantes, dramatiques, l’univers tout entier salue le fils de krypton, le plus grand de tous, tombé au front. Tout ceci n’occupe en fait qu’un premier tiers de ce gargantuesque « Omnibus », puisque dans les semaines qui suivirent, Dc proposa de suivre « Un monde sans Superman », et d’enchaîner assez vite avec « Le retour de Superman ». Le kryptonien ne resta pas décédé très longtemps, on ne tue pas la poule aux œufs d’or, et on trouve toujours de bonnes grosses ficelles scénaristiques pour justifier une énième résurrection. Surtout quand on accompagne celle-ci d’une profusion de « remplaçants », de nouveaux Supermen, qui laissent planer le doute dans l’esprit des lecteurs : Qui est donc le vrai ? C'est ainsi que plusieurs mois durant, de nouveaux personnages trustent le trone laissé vacant, et que l'opinion publique est désemparée. Y'a t'il un véritable nouveau Superman, est-ce l'ancien sous une nouvelle forme, ou simplement une vaste imposture? Coté scénario, ça part un peu dans tous les sens et c’est un peu lourd, parfois, ou bien disons forcé. Trop d’artistes se succèdent aux crayons pour que le tout soit vraiment homogène, avec une note artistique globale assez correcte, hormis l’exécrable Bogdanove, qui fait ici presque pire que ce qu'il fit au temps d'X-Tinction Agenda, sur les X-men. Le prix de cet Omnibus est à la hauteur de l’événement, et place ce volume géant hors de portée de certaines bourses. Les lecteurs en VO savent eux qu’il est possible de se procurer l’ensemble sur amazon pour une quinzaine d’euros port inclus ! Ceux qui n’ont encore jamais rien lu de cette saga pourront toutefois passer de bonnes heures de lecture, s’ils n’ont pas d’allergie particulière aux histoires classiques de baston superhéroïque à la sauce DC. Il faut aussi fermer un oeil sur un ordre de publication discutable (Panini se spécialise après l'Omnibus Onslaught...) et d'inévitables longueurs qui pourraient même vous faire décrocher la machoire à force de bailler. Absolument pas pour public très exigeant, assurément recommandable pour les amateurs de comics mainstream et de gros événement marketing. Le tout étant juste de savoir ce qu’on achète, et pourquoi, il est clair que tout bon fan de Superman qui se respecte devra tout de même en passer par là. J'ai relu tout ça recemment, et la première partie est quand même assez jouissive, sur certains cotés.

Rating : OOOOO

LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE : LE NOUVEAU LUCKY LUKE DE MATTHIEU BONHOMME

Lucky Luke, c'est le cowboy solitaire par essence. On ne lui connait pas de relation suivie, que ce soit avec une femme ou un homme, tou...