Évidemment rien ne va se passer comme prévu, sinon vous n'auriez pas cet album entre les mains. Parution qui constitue le premier tome d'une nouvelle ère pour le personnage, celle initiée avec la période dite "Infinite". Sous les yeux d'une foule admirative, Barry et Wally se mettent à courir pour pénétrer dans la force véloce, mais rien ne se passe comme prévu, sans que nous comprenions vraiment pourquoi (et d'ailleurs même lorsque les explications arrivent, il faut avoir un doctorat en science théoriques pour y comprendre quelque chose). Wally se retrouve isolé et projeté dans un passé très lointain, bien avant la préhistoire, sur une terre où vivent encore les dinosaures. Il est d'ailleurs attaqué par l'un d'entre eux, qui dispose aussi d'une super vitesse. Si on peut regretter que ces nouvelles aventures sont un peu trop chargées en humour, avec un ton badin, voire parfois carrément régressif, on apprécie beaucoup le fait que Wally se retrouve aux prises avec toutes les grandes époques importantes qui ont fait le succès de la série de comics The Flash. Le héros investit à certains momentanément le corps de personnes comme Jay Garrick (le premier Flash, ici face à Adoplh Hitler en personne), Impulse, ou bien le Reverse Flash, et ce sont autant de clins d'œil à des périodes différentes de la "légende écarlate", qui sont mises en valeur par un Jeremy Adams qui semble bien se divertir. Côté dessin, il y a bien entendu une liste impressionnante d'artistes qui se succèdent, chaque période, chaque situation étant mise en scène par un illustrateur différent. On trouve du beau linge comme Pasarin, Santucci, Peterson ou Lafuente, et c'est globalement décousu mais foncièrement beau. Un album qui s'avère plaisant à la lecture, qui souffre peut-être d'un manque de sérieux par endroits, à entendre dans le sens d'une trop grande volonté de divertir le lecteur au détriment du pathos, mais qui au final se révèle un assez bel hommage à la carrière de flash (des différents Flash), qui devrait ravir tout ceux qui aiment le héros, quels que soient ses incarnations à travers le temps.
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FLASH INFINITE TOME 1 : EN UN CLIN D'OEIL
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Wally West n'a pas été le personnage le plus choyé par les grands cerveaux qui dirigent et décident le destin des personnages chez DC comics. Celui qui avait mis du temps pour s'imposer comme le remplaçant de Barry Allen, dans le costume de Flash, a pourtant fini par devenir un des préférés des lecteurs; mais lorsque Barry fut de retour, l'impression était alors celle d'une présence encombrante. Pas de panique, à l'occasion des new 52 DC comics fait disparaître le remplaçant de l'équation, avant de le ramener timidement, tout en lui réservant au fil des ans une liste de déboires capables de décourager les plus solides des héros. Voilà qu'à l'occasion de Rebirth il revient sur le devant de la scène, oui, mais plus personne ne se souvient de son d'identité... et bien entendu son mariage avec Linda Park et ses deux enfants ne sont plus d'actualité. Pire encore, lorsque se fait ressentir le besoin de relâcher la pression et d'aller se soigner dans un institut spécialisé pour les symptômes dépressifs et post dépressifs des types à super pouvoirs, Tom King lui fait officiellement commettre un acte inconsidéré. Wally West devient alors le responsable de la mort de plusieurs personnages importants, et il faudra de longs mois, pour ne pas dire plusieurs années, pour vraiment parvenir à expliquer ce qui s'est passé clairement, tout en le dédouanement de la responsabilité de cette tragédie (le point final est à lire dans cet album, justement). Aujourd'hui Wally West est de retour en tant que Flash, néanmoins son désir de préserver sa famille, qu'il a enfin récupérée, fait que le choix de renoncer à sa double identité a quelque chose de logique. Wally décide même d'abandonner ses supers pouvoirs, car la tentation de les utiliser est trop grande. C'est ainsi qu'il demande l'aide de Barry Allen pour se connecter à la force véloce et se priver une bonne fois pour toutes de ce qui fait de lui un bolide exceptionnel.
A+A : LES AVENTURES D'ARCHER ET ARMSTRONG
Armstrong, en fait Aram Ani-Padda, un immortel qui arpente la Terre depuis 6000 ans, est aussi un ivrogne invétéré, pour qui faire la fête et s'adonner à tous les excès alcoolisés est une manière de passer le temps, les siècles. Obadiah Archer est pour sa part un jeune idéaliste, entraîné à devenir une arme humaine, censé éliminer celui que ses parents nommaient tour à tour Satan ou l’Antéchrist (Armstrong donc...), et qui était en fait le seul rempart face à leurs plans diaboliques de conquête mondiale. Les deux compères se sont trouvés, et depuis ils ont une influence bénéfique l'un sur l'autre. Surtout pour Armstrong, qui devient peu à peu moins égoïste et inconséquent, et se rend compte de la manière peu cavalière avec laquelle il a traité nombre de ses amis, durant des millénaires. C'est d'ailleurs pour tenter de réparer une bévue de ce type qu'il plonge dans les tréfonds de sa besace magique, où il a accumulé toutes sortes d'artefacts (surtout des bouteilles...) durant sa longue carrière. Mais impossible d'en ressortir, car l'incarnation du Dieu de la fête, Bacchus (forcément) a prévu de se venger de son ennemi, et seule l'intervention d'Archer pourrait bien permettre à l'immortel de retrouver le jour libre. Un Archer qui a aussi besoin d'aide, et c'est du coté de Mary-Maria, sa soeur, qu'il pourra la trouver (ou pas), sachant que la demoiselle est à la tête d'une secte de nonnes assassines. C'est donc le joyeux bordel avec Rafer Roberts, une série qui ne se prend absolument pas au sérieux, où les rebondissements sont des plus loufoques, et baignent dans le vomi et les volutes alcoolisées. On y croise une galerie d'intervenants des plus déments, avec des gobelins, un homme poisson, et des litres, des milliers de litres de spiritueux en tous genres, qui sont mêmes utilisées comme instruments de torture.
Le style de David Lafuente s'adapte le plus possible à l'ambiance du titre, c'est à dire qu'on est vraiment dans un domaine très cartoony/manga, loin, fort loin, des canons des comics standards, avec parfois une simplification extrême des vignettes, pour une expressivité immédiate totale (les traits des visages qui peuvent s'estomper par exemple, la caricature symbolisant l'action). Si vous êtes allergiques à ce choix artistique, inutile de tenter la lecture.
S'agissant d'un gros pavé proposant douze épisodes, il y a bien entendu d'autres aventures qui vous tendent les bras. Notamment une excursion des plus dingues dans un cirque soviétique, tenu en secret par des savants fous, qui tentent d'utiliser l'Adn d'Armstrong pour percer le mystère de l'immortalité. Résultat, ils sont la source de la création d'individus disgracieux et pervertis, à l'image de leur matériau génétique de départ. Des hybrides humains/Armstrong, dont l'inénarrable Gub Gub, nabot mutique et pervers, qui va accompagner les deux héros dans leurs pérégrinations. Qui vont les emmener à la recherche de l'épouse elle aussi millénaire d'Armstrong, la belle (autrefois) Andromède, et affronter les ultra riches des 1%, qui mijotent un complot capitaliste pas piqué des vers. Mike Norton est le second dessinateur d'importance sur cet album, et si le ton est là aussi forcément drôle et donc voué à la caricature cartoony, ça reste plus lisse et convenu que Lafuente, donc moins difficile à assimiler quand on est admirateur de comic books ultra sérieux et réalistes. Cerise sur le gâteau, n'oublions pas non plus le flirt entre Archer et Faith, qui prend ici une vraie dimension romantique, avec notamment un premier diner qui est joliment écrit, touchant et naturel.
Bliss ajoute une longue galerie de variant covers, des croquis, et l'ensemble, pour 28 euros, est donc vendu à un prix raisonnable. C'est drôle, part dans tous les sens, peut-être lu aussi par votre petit cousin de douze ans, bref, c'est de l'accessible immédiat pour toutes et tous. Mais ce sera difficilement un hit chez la génération des quadras qui a grandi au Strange, et souhaite d'autre enjeux, une autre approche.
S'agissant d'un gros pavé proposant douze épisodes, il y a bien entendu d'autres aventures qui vous tendent les bras. Notamment une excursion des plus dingues dans un cirque soviétique, tenu en secret par des savants fous, qui tentent d'utiliser l'Adn d'Armstrong pour percer le mystère de l'immortalité. Résultat, ils sont la source de la création d'individus disgracieux et pervertis, à l'image de leur matériau génétique de départ. Des hybrides humains/Armstrong, dont l'inénarrable Gub Gub, nabot mutique et pervers, qui va accompagner les deux héros dans leurs pérégrinations. Qui vont les emmener à la recherche de l'épouse elle aussi millénaire d'Armstrong, la belle (autrefois) Andromède, et affronter les ultra riches des 1%, qui mijotent un complot capitaliste pas piqué des vers. Mike Norton est le second dessinateur d'importance sur cet album, et si le ton est là aussi forcément drôle et donc voué à la caricature cartoony, ça reste plus lisse et convenu que Lafuente, donc moins difficile à assimiler quand on est admirateur de comic books ultra sérieux et réalistes. Cerise sur le gâteau, n'oublions pas non plus le flirt entre Archer et Faith, qui prend ici une vraie dimension romantique, avec notamment un premier diner qui est joliment écrit, touchant et naturel.
Bliss ajoute une longue galerie de variant covers, des croquis, et l'ensemble, pour 28 euros, est donc vendu à un prix raisonnable. C'est drôle, part dans tous les sens, peut-être lu aussi par votre petit cousin de douze ans, bref, c'est de l'accessible immédiat pour toutes et tous. Mais ce sera difficilement un hit chez la génération des quadras qui a grandi au Strange, et souhaite d'autre enjeux, une autre approche.
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ALL-NEW X-MEN TOME 3 / THE SUPERIOR SPIDER-MAN TOME 3
Double petite review ce samedi, pour faire un point rapide sur les dernières sorties librairie consacrées aux séries targuées Marvel Now. On commence avec le troisième tome des All-New X-Men de Brian Bendis. Dans celui-ci, Cyclope débarque chez ceux qui le haïssent (ses anciens compagnons, avec qui c'est le grand froid depuis les événements de la fin de Avengers Vs X-Men) pour entamer une campagne de recrutement parmi les jeunes élèves de l'académie Jean Grey. Qui va le rejoindre? Sa meilleure arme en ce sens, c'est encore la blonde Emma Frost et ses trois clones (les Stepford Cuckoos), sans oublier le parfum de dissension qui règne chez les étudiants et les premiers X-Men. Le jeune Scott est intègre et loin d'être disposé à céder, mais il n'en est pas de même pour un certain Warren Worthington. Bendis utilise alors pas moins de deux épisodes pour raconter la défection du jeune Angel, qui quitte le camp des utopistes et rejoint l'équipe de Scott Summers. Le pire, c'est que les raisons de ce revirement ne semblent pas très claires, hormis une vague impulsion juvénile. Bref, c'est de la décompression maximale, comme souvent chez le scénariste, même si l'ensemble reste agréable à lire grâce à la présence récurrente d'un humour évident, à des dialogues frétillants qui lorgnent du coté de la sitcom américaine, et aussi car le dessinateur, Stuart Immonen, a vraiment acquis une maestria sur son ouvrage qui en fait un des tous meilleurs, en ce moment, et ça ne se refuse pas. En parallèle, Mystique et sa bande passent à l'action et financent leur croisade à coups de cambriolages sanglants et la petite Jean Grey ne parvient pas à se retenir d'utiliser ses pouvoirs pour contraindre les siens à faire ce qu'elle souhaite (bonjour le libre arbitre)... On trouve également un peu de Lafuente au dessin, et il ne dépareille pas, loin de là. Sympatoche, sans être formidable.
Faisons un tour aussi du coté du Superior Spider-Man. Le tome 3 est sorti le mois dernier. Dan Slott continue de nous raconter comment Otto Octavius, désormais maître du corps de feu Peter Parker, bouleverse la vie de l'ancien jeune homme tranquille, et fait de son alter ego en collants un tisseur supérieur. L'action est toujours le moteur de ce titre, avec notamment une visite au Raft, prison de haute sécurité, à l'occasion de ce qui devrait être l'exécution de Alistair Smythe, l'anti-araignée qui est coupable de la mort de Marla, l'épouse de J.J.Jameson, maire de New-York. Ce dernier se retrouve au milieu d'un imbroglio périlleux quand les petits automates de Smythe se mettent en branle, et que les prisonniers du Raft (le Scorpion, le Vautour, Boomerang) sont eux aussi concernés! Sachez également que c'est dans ce tome 3 que nous en savons plus sur l'identité du Super Bouffon, et que les choses commencent à prendre une tournure plus précise. La série jongle avec les personnages secondaires de manière habile et divertissante, et bénéficie d'artistes dont le trait colle parfaitement bien à ce type de comic-books. Ramos (plus à présenter) et Camuncoli (très à l'aise depuis des années sur le tisseur) assurent le job à merveille. Annoncée dans la suspicion générale et décriée dès la sortie du premier numéro, Superior Spider-Man est avec le recul une grande bouffée d'oxygène et une récréation joviale et électrisante. A placer dans votre bédéthèque sans hésitation aucune.
Faisons un tour aussi du coté du Superior Spider-Man. Le tome 3 est sorti le mois dernier. Dan Slott continue de nous raconter comment Otto Octavius, désormais maître du corps de feu Peter Parker, bouleverse la vie de l'ancien jeune homme tranquille, et fait de son alter ego en collants un tisseur supérieur. L'action est toujours le moteur de ce titre, avec notamment une visite au Raft, prison de haute sécurité, à l'occasion de ce qui devrait être l'exécution de Alistair Smythe, l'anti-araignée qui est coupable de la mort de Marla, l'épouse de J.J.Jameson, maire de New-York. Ce dernier se retrouve au milieu d'un imbroglio périlleux quand les petits automates de Smythe se mettent en branle, et que les prisonniers du Raft (le Scorpion, le Vautour, Boomerang) sont eux aussi concernés! Sachez également que c'est dans ce tome 3 que nous en savons plus sur l'identité du Super Bouffon, et que les choses commencent à prendre une tournure plus précise. La série jongle avec les personnages secondaires de manière habile et divertissante, et bénéficie d'artistes dont le trait colle parfaitement bien à ce type de comic-books. Ramos (plus à présenter) et Camuncoli (très à l'aise depuis des années sur le tisseur) assurent le job à merveille. Annoncée dans la suspicion générale et décriée dès la sortie du premier numéro, Superior Spider-Man est avec le recul une grande bouffée d'oxygène et une récréation joviale et électrisante. A placer dans votre bédéthèque sans hésitation aucune.
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En kiosque : ULTIMATE SPIDER-MAN 1 Nouveau départ pour la ligne "Ultimate"
Depuis les dramatiques événement narrés dans "Ultimatum", le monde entier panse ses blessures. Nombre de héros sont tombés, ou ont disparu. New York a beau avoir subi quantité de dommages, la ville a été reconstruite en un tour de main, si on en juge par la vision panoramique de la cité qu'offre le premier épisode d'Ultimate comics:Spider-man. C'est bien là d'ailleurs le hic avec le relaunch de la série du jeune Peter Parker de la Terre 1610. Après un tel traumatisme, après être passé si près de la mort, on pouvait s'attendre, logiquement, à retrouver un Peter plus mur, posé, bref, à découvrir un individu transformé par les épreuves de la vie. C'est ce qu"on appelle l'expérience. Et bien non, c'est pire encore! Parker travaille dans un fast food, et coté mentalité, il a l'air d'être resté du coté de la cour des collègiens. Même graphiquement, c'est assez évident : le Spider-man de Lafuente est ridiculeusement petit, avec une grosse tête ovoïde du plus mauvais effet. Le premier super héros nain et gaulé comme un grissin, et qui serait censé être un des protecteurs de New-York... Vous trouvez ça crédible vous? Coté coeur, Peter n'est plus avec Mary-Jane (décidement, ces deux là sont faits pour être séparés) mais il fréquente la blonde Gwen Stacy. Coté action super héroïque, le Caïd est de retour en ville. Enfin, pas pour longtemps car à peine est-il revenu qu'il se fait défenestré par un rival, qui s'avère être ... Mystério. Autre grande nouvelle, l'attitude du public, de la police, vis à vis de Spidey. il est maintenant adulé par les foules, et ce n'est pas sur que la chose lui plaise autant que cela. Que dire de ce premier numéro de la nouvelle mouture de Ultimate Spider-man? Un comic-book pensé et taillé pour le public jeune, pour ne pas trop se prendre la tête avec 20 bonnes pages d'action pétillante chaque mois, mais sans véritable fond. Pour le moment, du moins. Et puis Lafuente, non merci, je ne peux pas. Ce sera personnel, pas assez objectif, mais ce style presque cartoonesque, naïf et disproportionné quand il s'agit de notre héros, je n'adhère pas. Pour vous dire, j'en suis arrivé à dire haut et fort : rendez nous Bagley! USM : mainstream de chez mainstream, pas de doute la dessous.
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