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PREVIEW : GREEN LANTERN DARK (ELSEWORDS)

 


Le monde des Green Lantern, c'est votre dada? Rendez-vous en octobre, avec le retour des fameux Elsewords que publiait autrefois DC Comics. Green Lantern Dark se présente sous la forme d'un titre en sept parties, publiées à un rythme bimestriel. Au scénario, Tate Brombal (House of Slaughters, ou encore Barbalien, de l'univers Black Hammer) et au dessin le très bon Werther Dell'Edera, dont nous attendons toujours des nouvelles de la version française du crossover Batman/Dyland Dog. Le pitch : Sur une Terre post-apocalyptique peuplée de monstres, la guerre entre le bien et le mal a pris fin il y a bien longtemps…et c'est le mal qui l’a emporté. Dorénavant, les ténèbres dominent tandis que l’humanité s’efforce de survivre sur des terres hostiles et dévastées. Parmi les ténèbres, il resterait un unique héros, qui errerait en solitaire : celle qui possède la mythique flamme verte et qui pourrait faire ressurgir la lumière dans un monde bien sombre, la Green Lantern. Mais personne ne l'a vue depuis des années, tandis que sur l’île de la Nouvelle Angleterre, l’armée des morts vivants de Solomon Grundy grossit en nombre, chaque nuit.
C'est l'occasion de découvrir Rina Mori, nouvelle Green Lantern, pas forcément des plus sympathiques et motivées, mais qui va devoir se faire violence, pour devenir l'héroïne dont ce qui reste du monde a besoin !
Rendez-vous le 23 octobre en VO et en 2025 pour la Vf, qui sera chroniquée sur UniversComics, ça va de soi !








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DAWN OF GREEN LANTERN TOME 1 : RETOUR AU BERCAIL


 L'histoire est un éternel recommencement pour Hal Jordan. Le type a beau être le Green Lantern le plus célèbre de l'univers et avoir sauvé les fesses de notre civilisation un bon paquet de fois, il doit régulièrement repartir de zéro, victime d'un caractère un peu trop bouillant et de décisions éditoriales pas toujours heureuses. Nous le retrouvons ainsi dans un état proche du vagabondage, au début de ce premier tome de la nouvelle série Dawn of DC. Hal habite dans un mobil-home et il a perdu son emploi. Ses emplois, devrait-on dire, car il a momentanément tourné le dos à sa fonction de "lanterne" (il faudra progresser dans la lecture pour comprendre précisément ce qui s'est passé) mais aussi à sa profession terrestre. Rappelons qu'il était autrefois pilote d'essai chevronné pour la compagnie Ferris et qu'il était aussi le petit ami de Carol, qui dirige la boîte, d'ailleurs. Jordan est actuellement célibataire et il tente de renouer avec son ancienne flamme, qui entre-temps s'est dégottée un nouveau petit copain et n'a certainement pas l'intention de replonger dans les vieilles et mauvaises habitudes. Voilà pour l'essentiel, quand on aborde le nouveau titre tel qu'il est écrit par Jeremy Adams. Au dessin, Xermanico fait de très belles choses et œuvre dans la catégorie de ces illustrateurs très minutieux, qui visent à un réalisme spectaculaire, à l'énergie primaire des comics héroïques. Seulement voilà, on a à peine le temps de s'installer confortablement dans la série que déjà on bascule dans le grand crossover Knights of terror.  Et on se retrouve abruptement avec deux épisodes qui nous emmènent sur un tout autre terrain, pour explorer les peurs les plus profondes, d'un héros qui n'a en fait rien à craindre de personne. 


Et bien entendu, qui dit retour sur le devant de la scène de Hal Jordan dit aussi réapparition de Sinestro, qui se trouve à son tour dans une mauvaise passe. Le type est loin d'être ce super vilain capable d'instiller la peur dans le cœur de tous ceux qui le croisent; il est devenu plutôt pathétique et sa seule ambition est de retourner sur sa planète natale, Korugar, pour y accomplir de nouveaux méfaits. Pour cela, il a besoin d'un anneau de Lantern et celui de Hal pourrait fort bien faire l'affaire. Attention cependant, à défaut d'inspirer la peur, la frustration peut engendrer beaucoup de colère, et alors la rage peut devenir un excellent combustible… Heureusement, Flash est toujours aussi serviable et son aide est précieuse. La nouvelle série Green Lantern se laisse lire agréablement; tous les épisodes apportent quelque chose à l'intrigue et globalement, on referme l'album satisfait de ce qu'on a découvert. Par contre, il manque ce souffle épique des grandes aventures qui nous emmènent au fond de l'espace ou nous permet de nous confronter à des enjeux cataclysmiques. Ici, nous sommes plus proches de l'humain, avec un scénario qui n'est pas sans rappeler ce qui chez Marvel était autrefois advenu au Silver Surfer, alors qu'il était prisonnier de notre planète Terre. Ici, Jordan ne peut plus officier au-delà de la stratosphère, notre planète a été mise en quarantaine par ses supérieurs et il faudra continuer à lire, pour véritablement comprendre tout ce qui a pu se produire. Le récit insiste aussi sur l'évolution des techniques de combat, le passage de l'humain aux commandes aux drones. C'est secondaire en apparence, mais c'est bien vu et amené. Notons également la publication des backup stories des trois premiers numéros, qui servent d'introduction à la future série Green Lantern: War journal, dont le héros est cette fois-ci John Stewart. Pour un avis définitif, il faudra donc attendre ce second titre en parallèle, et donc le second volume de l'édition Urban Comics de Dawn of DC Green Lantern.



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UNIVERSCOMICS LE MAG' 40 DE MARS 2024 : HAL JORDAN LANTERN FOREVER

 


UNIVERSCOMICS LE MAG' 40 - Mars 2024

Gratuit, 84 pages

Votre mensuel à télécharger ici :

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lien direct :

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#lire en ligne :

https://madmagz.com/fr/magazine/2120835


#greenlantern forever !

*Hal Jordan, les 20 ans du retour du plus grand des Lantern

* Hommage à #AlfredoCastelli le créateur de #martinmystere 

* #MarkMillar génie des comics modernes ? + The Ambassadors.

* Le portfolio : #tinavalentino 

* Le cahier critique, les sorties du mois de février. Vous avez rendez-vous chez Panini Comics France Delcourt Comics Urban Comics Delirium Les Humanoïdes Associés Komics Initiative Black River Comics Label 619 Petit à Petit pour des albums à découvrir !

* #Carnaval2024 à Nice, spécial Pop Culture. On y était, on vous raconte Carnaval de Nice Officiel 

* Avec le podcast #lebulleur tout le meilleur de l'univers de la #BD 

* Le meilleur de la page FB, un best of splendide

* Le guide des sorties VF de mars


Cover de #MikeAlcantata (collage Green Lantern) retravaillée par notre graphiste cinq étoiles, #benjamincarret 

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FAR SECTOR : LE SPACE OPERA POLITIQUE DE N.K. JEMISIN


 Une des meilleures séries consacrées à l'univers des Green Lantern met en scène un personnage que l'on pourrait qualifier de "pas tout à fait canonique" à ce petit monde. Far Sector est un album publié dans l'étiquette Young Animals, autrement dit des récits qui s'affranchissent des personnages traditionnels pour tenter d'écrire autre chose, sans s'embarrasser d'une continuité pesante, le regard tourné vers l'avenir. L'écriture est confiée à N.K. Jemisin, une romancière de science-fiction lauréate du prix Hugo, recrutée intelligemment par Gerard Way. Et cela se devine tout de suite avec la création d'un microcosme foisonnant et parfaitement structuré, qui comprend notamment une planète sur laquelle doivent cohabiter trois races différentes, qui ensemble unissent le végétal, l'organique et le technologique. Un conflit à autrefois ravagé les terres de ces populations, et aujourd'hui elles doivent vivre ensemble pour survivre.  Le meilleur moyen qu'elles ont trouvé pour assainir leurs nombreuses divergences est de se couper de toute forme d'émotion, quitte à opérer des modifications génétiques dès la naissance. Et ceux qui refusent de suivre ce précepte peuvent toujours prendre une substance comparable à de la drogue, le Proxy, pour ressentir quelque chose et se mettre en conséquence sous le coup de la loi. Bienvenue donc dans la Cité Eternelle, une métropole de 20 milliards d'habitants où le corps du Green Lantern a envoyé sa dernière recrue terrienne en date, Sojourner “Jo” Mullein, pour une enquête des plus délicates. Là-bas, si loin de tout que nous sommes aux confins du dernier secteur recensé de l'univers, un meurtre a été commis pour la première fois en cinq siècles et personne ne semble en mesure d'en expliquer les motifs. Le premier impact avec cette histoire est très positif. Un travail de world building riche et cohérent, et une héroïne au look d'enfer, une parfaite Lantern des temps modernes, aussi bien dans son identité personnelle (Sojourner est noire, elle apprécie également les femmes, elle a connu le racisme, la pauvreté, les coups bas de la vie et des institutions, sa silhouette n'est pas exactement longiligne...) que dans son look de super héroïne. Une coiffe délicieusement moderne et rétro dans le même temps, des lunettes virtuelles grand format qui ornent son joli minois, un uniforme seyant et rigoureux qui expriment parfaitement son rôle, sa mission. Et la Cité dans laquelle elle évolue a bien besoin d'ordre et de décision, car les enjeux politiques vont vite prendre le dessus, au risque que couve une véritable implosion. La Révolution !  


Le point fort de cette aventure est donc l'incroyable représentation de ce monde étrange et futuriste, qui est faite par la  scénariste N.K.Jemisin. Trois espèces différentes qui doivent cohabiter sur une même planète, après s'être entretuées durant des années. La palme revenant à des symbiotes cybernétiques capables de ce matérialiser dans le monde réel, et qui dans l'espace virtuel qu'ils occupent normalement, se nourrissent de mème, avec une préférence pour ceux venant de la Terre et qui mettent en scène des petits chats. Les Keh-Topli sont aussi particulièrement gratinés : ce sont des plantes sociales carnivores qui aiment dévorer leurs victimes, non sans auparavant leur demander leur consentement. Le Protocole émotionnel lui n'est pas du goût de tout le monde, et la population commence à protester et à se soulever. Là où le lecteur est surpris, c'est devant la féroce réaction du gouvernement, qui décide de tirer dans la foule, ce qui a le don de faire sortir notre "Jo" de ses gonds. Elle va devoir composer avec un élément politique et diplomatique qu'elle ne maîtrise pas, ainsi qu' avec une culture très différente de la sienne. Seule, abandonnée dans un secteur du cosmos où personne ne va jamais, prise entre l'enclume et le marteau, son enquête tourne également à la recherche personnelle d'un Moi profond, les raisons pour lesquelles on en vient à endosser ce genre de responsabilité, quand on en a pas encore tout à fait l'expérience. Notre Lantern bénéficie d'un anneau qui ne nécessite pas d'être rechargé régulièrement (il le fait tout seul) mais qui est moins spectaculaire en terme de puissance. L'ensemble est bien entendu magnifié par le travail de Jamal Campbell, qui s'il peut sembler un peu froid et artificiel par moment, est d'une grande beauté et d'une grande efficacité quand il s'agit de représenter le fantastique et le cosmique. Il est l'instigateur d'une grande partie de la réussite de Far Sector, c'est évident.  Un album qu'on recommandera toutefois à ceux qui savent bien ce qu'ils vont acheter et qui aiment ce type d'aventure sociopolitique, capable d'échafauder tout un univers complexe, à base de races et de castes différentes voire antagonistes. Même au fin fond du cosmos, certaines dynamiques sont si proches de nos tares toutes terriennes... Si c'est votre délire, cet album est même carrément indispensable.



Notre numéro de juin est sorti ! 84 pages et gratuit ! 

GREEN LANTERN REBIRTH : QUAND HAL JORDAN FIT SON GRAND RETOUR

Celles et ceux qui ont commencé à lire des comics lors de ces dernières années auraient peut-être bien du mal à imaginer l'univers des Green Lantern sans Hal Jordan. Mais celui qui est de l'avis général le "plus grand de tous" n'a pas toujours été là pour défendre haut et fort le Corps des Lanternes. Il a même cédé devant l'entité qui symbolise et se nourrit de la peur, Parallax, au point de devenir un des pires vilains de l'univers, avant de mourir, et fusionner avec le Spectre, une sorte de justicier métaphysique en quête de vengeance. 
C'est en 2004 que DC Comics se décide à ramener Hal Jordan sur le devant de la scène, dans son véritable costume vert. Cela dit, pas facile de faire revenir un mort, un personnage qui depuis hante les sphères éthérées, sans que ça soit un simple escamotage racoleur, pour vendre quelques copies. Geoff Johns va s'atteler à la tâche, et produire une mini série particulièrement intéressante, qui va redéfinir le concept même de Parallax, éclairer certains points de la mythologie des Lanternes (l'impureté jaune), et rendre à Hal une place en chair et en os au sein de ses amis de la Justice League.
Il faut dire que les débuts ont de quoi poser bien des questions, et aiguiser l'intérêt du lecteur en quête de mystères... Kyle Rayner échoue sur Terre, après s'être pris apparemment une sacrée rouste, et en marmonnant des propos concernant... Parallax. Une partie de la ville de Coast City, rasée au sol par Mongul des années auparavant, semble revenue du néant, en particulier l'appartement d'un certain Hal Jordan... Guy Gardner lui voit son corps imploser dans un musée à la gloire des héros, et seule la statue de Hal Jordan Green Lantern reste debout après le désastre...
Il y a quelque chose de bien sournois là-dessous, vous ne trouvez pas?


Geoff Johns répondra à toutes vos questions, même à celles que vous ne vous posiez pas forcément! Voilà comment on replace un héros au centre de la scène, sans une excuse tirée par les cheveux, du genre "pardon, c'était mon clone". En plus cela inclut aussi de donner une importance fondamentale à Sinestro, ici un dingue dangereux, filiforme, au crâne démesuré, animé par une haine inextinguible et enfin à même de percer les mystères et par la même accéder à toute la puissance de son anneau jaune. En face, la Justice League et tout particulièrement Green Arrow et Kyle Rayner ne font pas le poids, avec un Sinestro dans cette forme, une entité aussi incontournable que Parallax, la manière dont elle a infiltré la Lanterne centrale d'Oa, dont elle a envahi l'âme d'Hal Jordan, au point de lui blanchir les tempes, avant de l'emmener vers une descente infernale... On rembobine la cassette, et tout devient clair, dans ces six numéros qui redéfinissent l'univers des Green Lantern, pour le lecteur du XXI° siècle. En bonus, très bonne pioche au dessin avec Ethan Van Sciver. Certes, nous tenons là un des pires partisans de Trump, qui a parfois flirté imprudemment avec des idées d'extrême droite, au point de signer ces oeuvres avec un logo tendant vers la svastika...mais en tant qu'artiste, si on se focalise sur son trait, nous tenons là un travail excellent, réaliste, plastiquement dynamique, fouillé jusqu'au fond des cases. Aujourd'hui encore ce Rebirth là reste une des étapes indispensables dans la carrière d'Hal Jordan et des grands héros Dc, et devrait figurer logiquement dans toute comicsothèque qui se respecte. 



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GREEN LANTERN TERRE UN : UNE ORIGIN STORY DES PLUS RÉUSSIES

Tout ce qui porte la mention Terre Un nous emmène dans un univers parallèle au notre, où les super-héros classiques sont réécrits d'une manière souvent fort différente. C'est encore le cas et peut-être plus que d'habitude avec ce Green Lantern. Hal Jordan est une sorte d'ouvrier de l'espace qui passe son temps à extraire un précieux minerai appelé le palladium. Mais la dernière extraction en cours perd de son intérêt alors qu'on annonce qu'une cargaison exceptionnelle vient de pointer le bout de son nez. Si l'expédition envisage un rapide retour sur Terre, ce n'est pas le cas de Jordan, qui est une forte tête comme vous le savez... il obéit rarement aux ordres qu'on lui donne et c'est la raison pour laquelle il continue de creuser, jusqu'à mettre la main sur les vestiges d'un vaisseau. À l'intérieur, lui et son coéquipier Volkov vont mettre la main sur un anneau qui détient évidemment d'étranges pouvoirs dont ils ignorent absolument tout. S'ensuit un affrontement avec ce qui est en réalité un Traqueur, et le début d'une évidence ; enfiler l'anneau au doigt donne des pouvoirs assez extraordinaires, comme celui de voler sans avoir besoin de combinaison spatiale et de faire apparaître des constructions ou inventer des armes ou des outils merveilleux. Foin de police spatiale interplanétaire dans cet ouvrage, les Green Lantern ici sont plutôt des combattants de la liberté aux prises avec des ennemis, des envahisseurs sans scrupule ni pitié. Et se débarrasser d'un Traqueur, comme le fait Jordan, ce n'est pas une chose si courante, alors pour en être arrivé là sans même comprendre comment fonctionne le l'anneau, c'est que le type doit avoir une trempe exceptionnelle, et qu'il est probablement destiné à devenir quelqu'un de très particulier. En tous les cas, il ne faut pas demander à Kilowog pour lui expliquer comment tirer l'essence même de l'anneau, car ici lui aussi est un peu paumé et il improvise en fonction de la situation. Un sacré duo donc, qui n'a que son courage et son inventivité pour s'opposer à l'ennemi. 




Corinna Bechko et Gabriel Hardman choisissent un chemin clair, celui de la science-fiction, pour introduire ce qui est du ressort du plus pur des super-héros. Et ça marche. L'atmosphère est à la fois proche de nous, terre à terre, et d'anticipation la plus complète, avec un anneau mystérieux et des porteurs totalement dépassés, même si Hal va vite se mettre au diapason. Sa relation avec Kilowog est bien tournée, et donne une épaisseur humaine bienvenue au grand oeuvre. Gabriel Hardman au dessin réalise ici une des meilleures prestations de sa carrière, avec une utilisation admirable des ombres, un trait certes loin d'être ultra léché et d'un photoréalisme criant, mais qui surprend par son intensité, son honnêteté graphique, offrant une vision de l'espace et de ce qui s'y déroule déroutante et juste. Déroutante car nous sommes dans un domaine éloigné des pages flashy des Green Lantern de lointaine tradition, ici le coté sombre et même angoissant et étouffant de l'immensité infinie est prenant, et c'est une toile de fond crédible et omniprésente qui donne du cachet à l'ensemble. Il y a sur Terre 1 suffisamment d'idées neuves et de respect de la mythologie des Green Lantern , pour faire de cet album une parution recommandée pour tous.



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GREEN LANTERN EMERALD KNIGHTS : GREEN LANTERN DANS LES NINETIES

Nous sommes dans la seconde partie des années 90. Green Lantern, alors, est en fait Kyle Rayner, un jeune dessinateur, investit d'une lourde tâche : être le dernier représentant de cette force intergalactique de sécurité,  décimée peu auparavant par Hal Jordan, lors de sa phase de transformation en Parallax, l'avatar de la peur. Depuis, Hal est mort en héros (il s'est racheté en "rallumant" le soleil, menacé de s'éteindre, dans la saga Final Night) et Kyle a gagné sa place au sein de la Justice League, même s'il continue à se sentir dans un costume trop large pour ses frêles épaules. Un jour qu'il vit une aventure hors du commun, dans un lointain futur, il est ramené dans le continuum espace temps avec une marge d'erreur de dix ans. Cette fois plongé dans le passé, il rencontre Hal Jordan, à ses débuts sous le masque vert, si jeune et si impétueux, encore si innocent. Les deux Green Lantern finissent par bien s'entendre, mais lorsque les gardiens renvoient Kyle à notre époque, un accident survient : Hal également est du voyage. Le voilà dans son futur, dix ans plus tard, là où il est décédé aux yeux de tous, après avoir traversé un long moment d'égarement et de destruction dans sa phase Parallax. Bonjour la confiance de ses anciens amis! De plus, il va lui falloir accepter de bien dures réalités : Green Arrow, son futur meilleur ami, est mort lui aussi, et c'est son fils, dont il ignorait l'existence, qui a repris le flambeau. Flash n'est plus Barry Allen, mais son neveu. Coast City, sa ville, a été rasée au zol dans un enfer nucléaire par Mongul et le Cyborg Superman. Comment Hal va t-il pouvoir intégrer toutes ces données sans perdre la tête? Et comment les autres héros de l'univers Dc vont accepter de voir revenir parmi eux cette figure légendaire, rajeunie, sortie tout droit de la tombe après avoir menacé la Terre  et la création entière? 

Difficile de garder Hal Jordan mort bien longtemps, quand son remplaçant, Kyle, ne parvient pas à gagner le coeur de tous les lecteurs, loin de là. Une idée pour associer les deux larrons est celle du jeu temporel. Ici ça fonctionne plutôt bien, et je dois dire que les réactions du Hal plus jeune, projeté dans son futur, sont intéressantes et assez bien racontées. On assiste à un combat vite remporté face à Kalibak, à la réunion de la Jla qui n'en croit pas ses yeux, à l'apparition même de Parallax, c'est à dire une autre version de Hal Jordan, pour un trio final à s'en donner la migraine, mais qui se lit bien. C'est Ron Marz qui officie au scénario, avec l'aide de Dixon sur deux numéros (ceux où Green Lantern et le nouvel Arrow font la paire, contre des terroristes écologistes). Par contre, le dessin n'est pas très soigné. Plusieurs artistes se relaient, de Paul Pelletier à Jeff Johnson, en passant par Doug Braithwaite ou Darryl Banks. Souvent les expressions faciales, les visages, sont assez maladroits, comme lorsque Johnson, (mal) aidé par Anthony Williams, donne à Kyle une sorte de masque boursouflé, une grimace perpétuelle et disgracieuse (comme sa Wonder Woman, sur la pleine page de la Jla : elle est vraiment peu gâtée). Passée cette défaillance technique récurrente, l'ensemble de ce tpb permet de passer de bons moments de lecture, où on se rend vite compte que la vie de Rayner, à l'ombre du maître Jordan, n'a pas du être facile tous les mois. L'original ayant fini par revenir, cela va de soi.
Contient Green Lantern v2 99-106 et Green Arrow 136




Relisez les aventures de Kyle Rayner, Green Lantern



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TOP TEN : LES DIX MEILLEURS "GREEN LANTERN" DE TOUS LES TEMPS

S'il y a un bien un personnage qui peut se décliner en une infinité de versions, c'est Green Lantern. Pensez donc, Lantern est un titre, plutôt qu'une personnalité précise. Une sorte de shérif de l'espace, occupé à veiller sur son secteur, et capable de dompter ses propres peurs, pour en faire une arme. Armés d'un anneau vert, ils font régner l'ordre et la justice, mais tous ne se valent pas forcément, dans le coeur des lecteurs. Voici notre top ten des meilleurs Lantern de tous les temps, purement subjectif, volontairement provocateur, et rien ne vous empêche de nous donner le votre!

1. HAL JORDAN
Celui qui revient en premier, dans tous les classements, d'un peu tout le monde. Le plus grand de tous, une légende. Pour autant, il a succombé à ses démons, le temps d'une transformation en Parallax, mais a su revenir en grâce, et aujourd'hui encore il brille par sa classe, son esprit d'initiative, et son charisme.

2. SINESTRO
Il fut autrefois un Green Lantern, et l'instructeur de Hal. L'exemple parfait que l'ordre et la loi, appliqués sans coeur et discernement, devient une version préoccupante du fascisme, une dérive totalitaire qui en fait un être plus craint que respecté.



3. GUY GARDNER
Lui on l'aime beaucoup, pour sa grande gueule. Il ne pense pas comme les autres, a probablement beaucoup à prouver pour compenser un manque au fond de lui. L'ordre, la loi, mais aussi la forte tête, la capacité de ne pas devenir un mouton servile, et de bêler hors du choeur. Attachant, même quand il devient un Red Lantern.




4. MOGO
Une planète, quoi! Imaginez un peu, pas un simple individu, mais carrément un monde, qui est capable, le cas échéant, de devenir la base d'accueil de tout le Corps. J'ai toujours trouvé fascinant qu'un tel astre puisse recevoir un anneau, et constituer en soi un défenseur du cosmos.




5. ALAN SCOTT
Particulier, le cas d'Alan, car il n'entre pas tout à fait dans la même catégorie que les autres. Ses origines, sa fonction, diffère des autres, car il est le premier Lantern, celui de l'âge d'or, avant que les Green Lantern ne soient mieux définis et hiérarchisés dans leur forme actuelle. En plus, on aimerait tant voir revenir la Justice Society of America, comme elle l'était encore il y a peu avec Geoff Johns.





6. JOHN STEWART
Ancien architecte, John est le troisième Lantern de la Terre, crée par O'Neil et Neal Adams. Son choix est d'importance, pour les implications sociétales qu'il comprend, et pour sa personnalité complexe, faillible, mais toujours tendant vers l'amélioration de soi, l'acceptation des erreurs pour les corriger, même quand elles sont source d'un vrai drame (Cosmic Odyssey)





7. JESSICA CRUZ
Quoi, Jessica si haut dans le classement? Oui, car cette jeune latino a vraiment un fort potentiel. Elle est dominée par la peur, de tout, de son ombre, après un drame personnel. Mais malgré tout, elle va puiser au fond d'elle même la force pour peu à peu devenir une super héroïne, qui donne aux comics DC actuels un petit vent de fraîcheur pas désagréable. Bien écrite, elle pourrait devenir très importante, attachante. On l'espère.





8. SORANIK NATU
Autrefois chirurgienne de renom, en provenance de la même planète que Sinestro, Soranik intègre le Corps lorsque Hal Jordan revient et entame la résurgence des Lantern (Rebirth). Mais les liens du sang ne sauraient mentir, et on apprend vite que la belle est aussi la fille de Sinestro, ce qui complique grandement les choses. Une complexité évidente, un héritage lourd à porter, un élément qui est encore à explorer pleinement chez les Lantern. 





9.KYLE RAYNER
Quoi si bas dans le classement? Et bien oui, peut-être pour sa personnalité un peu "lisse" et pas toujours bien cerné, Kyle n'est pas le Lantern qui laisse les souvenirs les plus impérissables, et pourtant son importance est extraordinaire, puisqu'il devient même le Porte-Flamme, celui qui incarne et ranime le Corps, et ensuite brille de la lumière Blanche, incarnation de toutes les autres couleurs, qu'il est le seul à manier. Amis scénaristes, vous n'avez pas toujours soigné l'homme derrière le masque, malgré des drames épouvantables (quand il retrouve sa petite amie découpée en morceaux dans un frigidaire!) 





10. SIMON BAZ
Petit nouveau, il est malheureusement introduit comme une caricature de ses origines. Comme par hasard, le premier Lantern musulman est recherché par la police pour des actes de terrorisme, qu'il  n'a pas commis. Sa colère, son ressentiment, le dictent trop souvent à faire de mauvais choix. Il fait équipe avec Jessica, qu'on lui préfère. Reste à le dédouaner, le faire sortir du cône d'ombre de cette présentation trop convenue, pour lui donner une vraie voix. 



Retrouvez les Green Lantern dans l'Omnibus de Geoff Johns (vol.1)


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GREEN LANTERN REBIRTH TOME 1 : LA LOI DE SINESTRO

Ça ne va pas très fort pour Hal Jordan et le Green Lantern Corps; disons-le même franchement, les Green Lantern ont disparu! Cette police intergalactique appartient maintenant au passé. Il faut dire que la fin de la série, à l'époque des new 52, a été vraiment bâclé par le scénariste Robert Venditti. les derniers épisodes n'ont été qu'un long chemin de croix faisant regretter l'inspiration de Geoff Johns. C'est pourtant le même qui officie désormais avec la mouture Rebirth. Comme la nature a horreur du vide, l'absence des verts signifie l'ascension des jaunes : Sinestro et sa horde, toujours prête à installer la peur, sont désormais les maîtres de l'univers connu. Le dictateur moustachu n'est pas en grande forme, il a pris un sérieux coup de vieux, et pour survivre et doper ses pouvoirs, il décide d'assimiler Parallax l'entité même de la peur, ce qui a le mérite de provoquer quelques bisbilles en famille, avec la fille. Mais rien de très grave. Quant à Hal Jordan, le voici de retour, sa force de volonté est telle que rien ne peut l'arrêter. Sinestro en fait d'entrée un caca nerveux, il ne peut pas accepter que son ancien meilleur ami, et probablement meilleur ennemi, est toujours sur la brèche. Par malchance, les Yellow Lantern envoyés pour le capturer ne sont pas à la hauteur. Bref , tout ceci ressemble à une véritable histoire classique, ce qui tombe bien car la première préoccupation est de replacer les acteurs sur l'échiquier , pour démarrer une nouvelle partie. 


Je vous ai dit que les Green Lantern ne sont plus? Je me corrige vite, car on les voir revenir dans l'équation sans avoir à attendre très longtemps. John Stewart et Guy Gardner sont deux personnalités fortes, et les écrire ensemble, avec Hal en parallèle, c'est aussi une manière de cacher le fait que le scénario n'explose pas les frontières de l'originalité. Et l'autre moyen de dissimuler cette indigence, c'est de proposer de l'action à doses massives. quand ça explose et que ça cogne, ça demande moins de réflexion, il fallait y penser.
Coté dessins, je vous donne deux noms. Rafa Sandoval, qui est vraiment très convaincant sur ces épisodes, avec un talent évident quand il s'agit d'en jeter aux yeux du lecteur. Il est l'homme de la situation, parfait dans le rôle de l'entertainer mainstream. Et Ethan Van Sciver. Ceux qui le suivent sur Facebook ou Twitter ont fini par confondre l'homme (pro Trump, activiste de la droite américaine la plus dure et même, osons le dire, nauséabonde) et l'artiste. Ce dernier aspect reste assez intéressant, c'est vraiment joli et ça colle admirablement avec les Lanterns, un univers dont il possède les codes, par coeur.
Green Lantern Rebirth assure donc le job, est distrayant et truffé de belles vignettes et de belles scènes, mais derrière ceci, on peine à voir se dessiner quelque chose de vraiment passionnant. 



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GREEN LANTERNS : L'ATTAQUE DU PHANTOM LANTERN (RECIT COMPLET JUSTICE LEAGUE 4)

Jessica Cruz et Simon Baz. On ne peut pas dire que ces deux-là avaient toutes les chances de devenir un jour membre du corps des Green Lantern. La première souffre d'agoraphobie panique, et elle a passé des années recluses dans son appartement à craindre jusqu'à son ombre. Le second est un ancien voleur de voiture de confession musulmane, que la police américaine avait accusé de terrorisme. Bref, on est loin d'Hal Jordan et des shérifs du cosmos...
Pourtant ce duo dysfonctionnel défend aujourd'hui le secteur spatial comprenant la Terre. Avec eux, on trouve un ancien parmi les anciens gardiens de l'univers, Rami, qui est un peu le patriarche cabossé de la bande, et médite en attendant de faire face à la nouvelle menace qui ne tardera pas à pointer le bout de son nez, à savoir les Dominateurs. Pendant ce temps là, Jessica surmonte ses angoisses pour affronter une épreuve dantesque : un repas de famille chez les Baz, avec au menu des cookies libanais (vous m'en garderez un) et la visite de la mère, qui a toujours eu un regard sévère et sans concession sur son rejeton. Tout ceci se déroule en période de Halloween, et constitue une entrée en matière légère et humoristique à ce nouveau hors série kiosque de Urban, qui permet de lire huit épisode du titre Green Lanterns de Sam Humphries, pour moins de six euros. A ce prix là difficile de faire la fine bouche, même si le contenu est plus anecdotique sympatoche que de l'ordre des grands moments de l'histoire des Lantern. Le coté intimiste et faillible des héros est placé en avant, et pour un instant les grands défis spatiaux peuvent souffler. 


Rami a eu la très mauvaise idée de créer, il y a bien longtemps, un anneau fantôme. Bref, un anneau qui ne choisit pas son porteur, mais que n'importe quel ambitieux peut passer au doigt, pour se délecter ensuite des pouvoirs d'un Lantern. Ceci attire la convoitise d'individus peu recommandables, et si en plus vous ajoutez à l'équation le retour de Volthoom, qui n'est pas aussi mort qu'il en donnait l'air, et un pauvre type du nom de Frank Laminski, dévoré par l'envie de "devenir quelqu'un", vous obtenez des ennuis à l'horizon...
Ces épisodes sont donc plaisants, c'est dit. Du rythme, des révélations, quelques moments bien pensés, on ne s'ennuie pas et si on cherche du mainstream qui fait bien passer la soirée, on a trouvé. Les dessinateurs sont bons, mais sont nombreux. Dc propose deux numéros par mois de certaines séries, et il faut donc une armada pour tenir la distance. Ici on trouve Ed Benes, Robson Rocha, Eduardo Pansica, et aussi Ronan Cliquet. Encore heureux que cette fine équipe évolue dans un registre globalement similaire, et ne défigure pas l'unité du récit, car c'est une habitude que pour ma part je déplore. 
Le Phantom Lantern peut donc attaquer, à moins de six euros vous avez des raisons de participer au combat. 



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COSMIC ODYSSEY : DRAME COSMIQUE CHEZ DC AVEC JIM STARLIN ET MIKE MIGNOLA

Jim Starlin, c'est le maître du cosmique chez Marvel, mais pour Dc comics aussi, le scénariste a écrit de bonnes petites choses. Par exemple, je reviens brièvement ce jour sur la saga en quatre parties, Cosmic Odyssey, dont il existe une belle version chez Panini, traduite par Thomas Davier. C'est l'occasion idéale pour (re)découvrir Darkseid, le grand méchant de l'univers cosmique Dc, qui y joue un rôle ambigu, puisqu'il va oeuvrer pour sauver l'univers, tout en gardant à l'esprit qu'à la première occasion, il pourra trahir tout le monde pour satisfaire ses propres ambitions de pouvoir. Le cosmos tout entier est menacé donc, car Orion, un des New Gods chers à Jack Kirby (dont nous fêtions hier les 100 ans de la naissance), a poussé un peu trop loin ses investigations, pour découvrir la source et l'origine de l'équation d'Anti-Vie. Celle ci n'est pas qu'un concept abstrait, mais elle existe concrètement, dans une autre dimension, sous la forme d'un terrible avatar qui n'est pas très content qu'on vienne le déranger. Orion parvient à s'enfuir mais entraîne dans son sillage plusieurs manifestations résiduelles de la source de pouvoir, qui dès lors n'a plus qu'un seul objectif : faire s'effondrer sur elle même notre galaxie, afin de pouvoir ensuite profiter du vaste chaos pour investir puis détruire notre dimension. Tous les grands héros de l'univers Dc vont se retrouver alliés et se diviser en quatre équipes, pour quatre missions de sauvetage sur la Terre, sur Rann, Thanagar, et Xanshi, où des bombes gigantesques menacent de faire exploser les planètes concernées. La dernière citée va d'ailleurs tomber : le duo Martian Manhunter et Green Lantern (John Stewart) ne parvient pas à s'entendre, et le second mentionné a trop à se prouver à soi même, et manque encore d'humilité. Il va opérer un choix tragique, qui va être à la base d'une catastrophe d'ordre cosmique. 


Le drame de Stewart est probablement le fait marquant et le plus durable de cette saga. Il va avoir comme conséquence une remise en question des motivations et de la psychologie du personnage, qui ne sera pas sans heurts. Le petit regret que je peux avoir, concernant Starlin, c'est qu'il ne parvient pas ici, comme les dans les différentes aventures Infinity chez Marvel, à induire chez le lecteur un sentiment de fin du monde imminente aussi crédible. Certes, nous avons droit au stratagème classique du compte à rebours et de la bombe prête à exploser, mais c'est peu. Aux dessins c'est Mike Mignola qui assure le show, du début à la fin. Amateurs de son style, de son jeu sur les ombres, sur la pénombre, sur les silhouettes rocailleuses et massives, vous allez être gâtés. Pourquoi vous conseillerais-je de lire cette histoire et d'acheter cet album? Et bien disons qu'il est possible d'y découvrir, pour ceux que l'univers Dc rebute encore, la duplicité et la fourberie de Darkseid, l'existence des New Gods, d'avoir un aperçu du souffle cosmique qui peut traverser l'univers des Green Lantern, ou de Superman quand il se lance dans la cosmos, que tout cela reste lisible et assez simplement accessible, même par le novice à court d'expériences chez Batman et consorts. Signalons aussi que Cosmic Odyssey précède de presque trois ans l'extraordinaire Infinity Gauntlet publié par Marvel, et qu'il s'agit peut être, dans une certaine mesure, d'une étape préliminaire dans les grands projets de Starlin, qui à la fin des années 80 ressort l'artillerie lourde et orchestre pour les deux éditeurs des récits apocalyptiques comme cet album, qui reste fort agréable malgré le passage du temps. C'était il y a 25 ans, et ça reste du mainstream jouissif à se procurer!

(edit) : Une fort belle édition Deluxe a été (re)publiée récemment chez Dc comics. Vous lisez la V.O? C'est fait pour vous!



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GREEN LANTERN / SPACE GHOST ANNUAL #1 : DC ET HANNA-BARBERA DANS L'ESPACE

Prenons la route pour les étoiles, et une autre dimension lointaine de la notre, pour retrouver Hal Jordan, mais aussi un des personnages de Hanna-Barbera avec qui les héros Dc connaissent en ce moment des aventures communes, le Space Ghost. Une planète semble en grand danger, au point d'émettre un appel de détresse qui suscite l'intérêt des Green Lantern. Salaak a envoyé le plus célèbre de tous sur le coup, et à la recherche d'une arme formidable, qui attise aussi la convoitise de l'ami Larfleeze, dont l'apparition relève véritablement de l'anecdote la plus totale. James Tynion IV n'a pas besoin de se lancer dans une trame audacieuse pour orchestrer ce team-up inter compagnie, il se contente d'une histoire linéaire et basique, où les deux héros sont tout d'abord en butte à l'incompréhension, du fait de leur méconnaissance réciproque. Ils passent une partie du temps à se menacer, puis une fois capturés tous les deux, ils reviennent sur leur méprise et se rendent compte qu'ils sont du même coté de la barrière. Dès lors c'est ensemble qu'il vont faire face à la menace du jour, en suivant un schéma et des codes narratifs qui se marient très bien avec ce que sont le Space Ghost et Green Lantern. Au final, on va aussi avoir droit à un savoureux petit moment où les justiciers cosmiques échangent leurs armes et attributs, sans grande efficacité, puis à une union des pouvoirs qui fait évidemment la différence. Les deux sont en fin de compte des policiers de l'espace, et quand ils s'agit de défendre un monde qui a besoin d'une intervention extérieure, il est de leur ressort de venir à la rescousse.
Le dessin est confié à Ariel Olivetti, qui a ainsi l'occasion de donner suite à son passage sur Space Ghost en 2005, en duo avec Joe Kelly. C'est du très grand art. Le dessin est d'une clarté extraordinaire, enrichi par une attention envers la caractérisation des personnages qui est bluffante. Olivetti est passé maître dans l'art d'utiliser la colorisation digitale, et inclure aussi des fonds de vignette issus de photos permet par endroits un effet saisissant, qui donne un produit fini différent et fascinant. L'artiste alterne moment d'une puissance toute cinématographique (le cosmos) avec une démonstration de force bucolique ou technique (une armée mécanique où apparaît chaque boulon...)
Howard Chaykin de son coté est chargé de réaliser une petite histoire back-up avec deux personnages mineurs de l'univers Hanna-Barbera,  Ruff et Ready, mais je ne vous cache pas que je ne suis absolument pas preneur de la chose, et que je préfère en rester là. 
Vous savez quoi? Même si ce n'est pas une parution capitale pour l'avenir de l'univers Dc, ça se laisse lire agréablement. 




Space Ghost, c'est lui. La figurine Funko Pop


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