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THE PUNISHER - ECHEC AU CAID : UN RECIT COMPLET MARVEL

Si vous aimez le scénariste Mike Baron, et que vous avez lu ses épisodes de Nexus, vous savez qu'il n'est pas du genre à rechigner devant la difficulté, et à opérer un certain clivage dans son lectorat. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé quand il a pris en main The Flash, période Wally West, et avec le Punisher, dont il est question aujourd'hui, pour celles et ceux qui se souviennent de l'ère Semic et de ses RCM, dont est tiré ce récit, Echec au Caïd. Baron décide d'emblée que le Punisher, fraîchement adoubé dans une série mensuelle régulière, doit éviter de fréquenter tous ces justiciers en collants qui pullulent chez Marvel, pour se concentrer sur des aventures terre à terre, urbaines et glauques. En gros, il est surtout question de trafiquants de drogue, de viols et de meurtres, de vengeance à la Charles Bronson. Baron insiste grassement sur l'aspect obsessionnel de la croisade de Frank Castle, ce qui fit faire la moue à nombre de lecteurs plus "progressistes" et disons-le aussi, aux responsables de la Maison des Idées d'alors. Ici nous avons des épisodes plus "sociaux" et mitigés, avec des vilains en col blanc, qui opèrent depuis des tours d'ivoire surplombant la ville. Wall Street et les enjeux boursiers appliqués au crime de tout les jours. Le but de Baron est clair : dénoncer ce vide moral qui gangrène la haute société des happy few du grand monde, ces "yuppies" en costumes cravates, dont les moeurs riment avec la dépravation la plus totale. Et quand on parle du sommet de la coupole, du boss des boss dans cet univers impitoyable, on trouve...le Kingpin, alors simplement dénommé Caïd en Vf, Wilson Fisk, une montagne de muscles imposante, capable de triturer le Punisher dans ses bras et de le presser comme un citron trop mûr. Le lecteur a bien conscience que Castle n'est qu'un homme, face à un système complexe et organisé, chapeauté par un titan intouchable. Oui mais voilà, le Punisher ne va pas se jeter dans la gueule du loup tout seul... 


Pour parvenir à ses fins, le Punisher doit recruter des coéquipiers, et fort heureusement pour lui, c'est l'époque où Microchip assure ses arrières, avec son réseau, ses talents de hacker informatique, qui se heurtent à ceux du jeune comptable asiatique du Kingpin, génie précoce et dangereux. Et son fils, également, appelé à connaître une fin tragique, ce qui va avoir des répercussions importantes sur la psychologie d'un paternel éploré. Ces quatre épisodes (#15,16,17,18) publiés par Semic, dans la collection Récit Complet Marvel, sont aussi et surtout l'occasion de voir à l'oeuvre Whilce Portacio aux dessins, lui qui dans les années 90 avait aussi laissé sa trace chez les X-Men. Bien entendu, on sent encore une influence évidente de Jim Lee, qui l'a précédé sur le Punisher, mais il s'affranchit d'un réalisme plastique attentif, pour donner aux personnages des expressions et des mouvements exagérés, avec un style légèrement niponisant. La mise en page est parfois audacieuse, explosive, et Scott Williams à l'encrage assure un job excellent, parvenant même à enrichir le lay-out de Portacio, qui a beau être un artiste à l'aise sur ces pages, travaille avec une lenteur qui l'oblige à bâcler sa fin de parcours. C'est là un album fort intéressant, qui nous rappelle aussi la violence urbaine de l'époque, et met en scène un duo d'antagonistes (Punisher/Kingpin) qui n'a pas fini d'en découdre. Il est assez simple de trouver ce RCM dans les brocantes, en fouinant un peu, et pour la VO, nous avons récemment eu droit à un volume de la Marvel Epic Collection, le volume 3, intitulé Kingpin Rules. Mon avis de fan du Punisher? Investissez dessus, ça en vaut la peine!  



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Spoiler Zone : BATMAN The Dark Knight (David Finch)



BATMAN The Dark Knight 1

(David Finch / Scott Williams - Dc comics)

Après avoir terminé l'année 2010 avec notre chronique sur le dernier numéro en kiosque de Batman Universe, entamons donc 2011 avec le justicier de Gotham, histoire de rester cohérent. Attention les yeux, David Finch est aux manettes d'une nouvelle série qui s'annonce pyrotechnique : Batman The Dark Knight. Premières impressions ici et maintenant.

C'est une première aventure de facture somme toute classique que Finch prend soin de déployer dès les premières pages. Nous voici replongés dans l'enfance de Bruce Wayne, lorsqu'encore tout gamin il passait des après-midi entières en compagnie d'une très jolie fillette un peu lunaire, une certaine Dawn Golden. Si les premiers moments furent tendus, Bruce ne tarda pas à se rendre compte des charmes de sa compagne de jeu. Aujourd'hui, bien des années et des drames plus tard, Dawn a disparu, et le Dark Knight mène l'enquête, à sa manière obsessive et brutale. La première piste le porte sur les traces de Killer Croc, immonde bête mi humaine mi reptile, à l'instar de ce que nous avons pu (re)lire récemment dans l'album Hush publié par Panini. Petit clin d'oeil en passant : les deux récits sont encrés par le même artiste, un certain Scott Williams, référence en la matière s'il en est. Batman poursuit ses investigations, se rend dans un vieux club miteux où il met la main sur un collier ayant apartenu à son amour d'enfance. Tout semble presque trop simple, jusqu'au moment où quelqu'un parvient à pirater les systèmes de transmission de la batmobile elle même, isolant le justicier d'Alfred, qui le chaperonne depuis le manoir Wayne. C'est alors que le Pingouin, plus abject et visqueux que jamais, entre en scène, avec une armée de sbires équipés jusqu'aux dents.


Que dire de plus sur ce premier épisode? Finch reste Finch, c'est à dire un des trois ou quatre plus grands dessinateurs actuels, et il est plutôt inspiré. Alternant planches limpides et ambiances poisseuses, il sublime tout ce qui a fait le succès de la série (des vilains très glauques, un Batman gargouillesque) et s'inscrit dans la continuité de Jim Lee ou plus récemment Tony Daniel, c'est à dire ces dessinateurs expressionistes et méticuleux dans le rendu anatomique, qui se plaisent à surligner des musculatures et des poses viriles à l'extrême. Sans rien pondre d'extraordinairement révolutionnaire, il est capable de broder une aventure classique qui contient en son sein tous les germes du succès d'un titre désormais entré dans la légende. C'est propre, linéaire (donc bien plus abordable que les récits à tiroirs de Morrison) et l'idéal pour ceux qui souhaitent renouer avec le personnage, ou s'y plonger enfin, tout en lisant des épisodes de qualité. Pour la Vf, soyez patients, ce sera probablement pour la fin d'année 2011...

Rating : OOOOO

MURDER FALCON : WARREN JOHNSON ET LE METAL POUR SAUVER LE MONDE

 Avec un titre pareil, on s’attend à du bruit, de la fureur et une aventure fracassante. Murder Falcon (ici réédité dans une version augmen...