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MARVEL OMNIBUS : EARTH X de Jim Krueger et J.P.Leon


Aaron Stack n'est pas un être humain classique, c'est une construction mécanique (Machine Man, ou encore X-5)) doté de sentiments, de la capacité d'éprouver ce que nous autres éprouvons, au quotidien. Il se retrouve un beau matin téléporté sur la Lune, aux cotés du célébrissime Gardien (Uatu), dont la mission d'observer la vie sur notre planète est entravée depuis une vingtaine d'année. Uatu a besoin d'un successeur, pour voir à sa place, et lui raconter ce qui se passe chez nous, à savoir le début de la fin. Car sur Terre les choses ont bien changé. Tous les êtres humains ont "mutés", c'est à dire que leur potentiel génétique a évolué, et qu'ils se sont retrouvés avec des pouvoirs particuliers. Les héros d'autrefois sont devenus monnaie courante, dans une nouvelle humanité qui peut lancer des rayons par les yeux, ou créer la vie par simple toucher. Mais une telle situation a engendré un incroyable chaos, dans un monde si bouleversé et effrayé que c'est désormais la nourriture qui est la source principale de richesse personnelle. Il semblerait que ce soit l'explosion d'un système d'alimentation énergétique, à l'échelle mondiale, qui ait entraîné ces mutations. Le coupable (il s'estime comme tel et s'acharne à trouver un remède) serait Reed Richards, des Fantastiques, qui a d'ailleurs vu la moitié de son équipe (les Storm, Sue et Johnny) tomber au combat contre Fatalis et Namor. Les Vengeurs aussi n'existent plus, mais Tony Stark, qui s'est isolé dans une chambre forte à l'épreuve de la contamination (et vit dans une solitude forcée) à forgé des "Iron Avengers" à l'image de ses compagnons morts. Thor est désormais une femme, Spidey a raccroché ses toiles et c'est May, sa fille, qui a hérité du costume de Venom, alors que Captain America lutte toujours, à sa façon devenue obsolète, contre les forces de l'Hydra (des pieuvres extra-terrestres qui contrôlent la psyché des victimes) ou le nouveau Crâne Rouge, un gamin qui arbore fièrement un T-shirt à tête de mort, et qui opère depuis San Francisco. Il semble être le mutant psy le plus puissant de la planète, et bien décidé à subjuguer tout le monde. Mais est-ce bien raisonnable, si la Terre est condamnée, et X-51 contraint d'assister impuissant, en spectateur, à ses derniers soubresauts?

C'est la fin de l'année, c'est donc l'heure des Omnibus chez Panini. Le premier, consacré à la saga des Vengeurs, The Crossing, a déjà été chroniqué sur ce blog. Le second l'est aujourd'hui. Force est de constater, une fois le livre en main, que le nombre de pages fort inférieur aux autres Omnibus (plusieurs centaines de pages en moins!) n'a en rien influé sur le prix, qui reste particulièrement élevé, 66 euros! Certains (comme moi) auront profité d'un "glitch" sur Amazon, c'est à dire de la mise en vente d'un produit à prix inférieur et probablement erroné (moins de 27 euros) et ils auront eu bien raison. Dommage car Earth X est une histoire adulte, poignante, peut être confuse et pompeuse par moments, mais toujours novatrice et dérangeante. Nous assistons à une alternance de flashbacks, de moments forts de l'histoire Marvel telle que nous la connaissons, et d'expositions de ce qu'est devenue la Terre, ce que sont devenus les héros autrefois craints, admirés, et aussi haïs. Chaque épisode se termine par un rajout sous forme de dialogue écrit entre X-51 et Uatu, ce dernier tentant de répondre aux interrogations d'Aaron, tout en le rabrouant régulièrement pour son trop plein de compassion. Jim Krueger a probablement du passer de longs mois à peaufiner ce monde sur le bord du chaos, pour le rendre aussi harmonieux et crédible, notamment sur ce qui est des vrais causes de la catastrophe, et le rôle des célestes, la nature même de l'homme. Le grand Alex Ross a ébauché le lay-up des personnages et signé les couvertures, alors que le dessin véritable est oeuvre de John Paul Leon, dont le trait gras et les ambiances sombres finissent par hypnotiser le lecteur. Je le répète, Earth X n'échappe pas à un petit défaut, celui d'être pompeux, celui de vouloir faire la synthèse finale et définitive du monde Marvel, d'en fournir les clés d'entrée et de sortie, le tout sous les applaudissements. Mais la saga reste un fort beau moment de lecture, qui laisse des souvenirs durables et mérite vraiment de figurer dans votre bibliothèque. Il vous en coûtera moins cher en Vo, c'est évident, d'autant plus que la version de Panini est avare de bonus et de croquis, malgré l'espace conséquent à disposition. C'est toutefois un fort bel objet à feuilleter. Ce sera donc votre budget qui fera la différence, pesez bien le pour et le contre.



100% MARVEL EARTH X : L'ambitieuse apocalypse de Paul Krueger

Il existe un adjectif pour décrire EARTH X : épique. Epique, cela veut dire que l’aventure décrite dans cette collection de 4 volumes 100% Marvel, est une grande fresque, une histoire longuement travaillée, et traitée avec beaucoup de souffle. Sur Terre, rien ne va plus, dans ce futur proche que nous décrit Jim Krueger, en collaboration avec Alex Ross (peintures). Tous les individus de notre planète ont mutés, c'est-à-dire que nous sommes tous dotés de pouvoirs particuliers, rendant ainsi des personnages comme Spiderman ou Captain America, presque obsolètes. Pendant ce temps, le Gardien, cet être étrange qui observe sans jamais agir le destin de l’humanité, a perdu la vue et choisi l’ordinateur vivant Machine Man pour le relever dans sa tâche. Une tâche fort simple : enregistrer les derniers soubresauts d’un monde qui s’apprête à disparaître, pris dans un étau mortel : un jeune dictateur qui manipule l’esprit de ses sujets, et l’arrivée sur Terre des Célestes, une race de Dieux venus des tréfonds de l’espace, pour juger notre planète. Il ne faut pas moins de treize chapitres et plusieurs centaines de pages magnifiques pour arriver à une conclusion fort attendue. Une vision alternative et hors des sentiers battus de la fin du monde, comme jamais auparavant Marvel ne nous en avait offert, qui se situe dans un univers parallèle, numéroté Earth - 9997 (le notre est le classique 616)



EARTH X est une oeuvre qui demande un certain effort de réflexion. Les didascalies sont longues, et il faut aussi lire les annexes placées en fin de chapitre. Ce sont de véritables petits textes qui rendent le tout une hybridation entre littérature et comic-books. Dans ces appendices, nous trouvons des dialogues pleins de mysticisme et de discours sur le sens de l’humanité, entre les principaux acteurs de la saga. Coté crayons ( John Paul Leon étant le démiurge en charge de cette partie, avec Alex Ross ), vous serez peut être surpris par la noirceur qui se dégage de l’ensemble, ce coté un peu fouilli mais pourtant vraiment fouillé, qui ajoute à Earth X un aspect claustrophobe qui a déplu aux esprits les plus étroits. Cette aventure est une des meilleures tentatives de l’histoire des comics de faire vivre un monde parallèle sans tomber dans la caricature grossière. On pouvait faire encore plus adulte et réaliste, certes, mais l’ensemble est bien supérieur à ce que certaines critiques ont bien voulu en dire. Le passage final qui marque la fin du panthéon nordique ( Thor, Odin…) et les paroles de Loki sur l’absurdité de leur condition sont magnifiques, sa conclusion est remarquable. Plus que tout autre Ragnarok auquel nous nous sommes habitués au fil des ans. Ambitieux et décrié pour sa grandiloquence crépusculaire, Earth X est une expérience de lecture différente liée aux superhéros, qu'il vous faudra faire tôt ou tard, pour vous faire une idée. A l'approche des fêtes de fin d'année, il ne serait pas idiot de tenter de vous faire glisser ces albums sous le sapin.

Rating : OOOOO


EARTH X forme une trilogie avec Universe X et Paradise X, qui se lisent séparément, et sont de moindre qualité artistique.

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