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PLANETARY DE WARREN ELLIS ET JOHN CASSADAY : VOLUME 1

Retour chez Urban Comics de Planetary, qui a droit à une version splendide (comme il est de coutume chez l'éditeur) sous la forme de deux albums imposants. L'occasion est rêvée pour (re)découvrir la série de Warren Ellis, composée de 27 numéros (entre 1998 et 2009 avec une pause entre 2001 et 2003), et qui met en scène une équipe de quatre membres, chargés de mener l'enquête et garder sous contrôle toute une série de phénomènes étranges et en apparence improbables, à la limite du possible. Planetary emploie donc Jakita Wagner, Le Batteur, Elijah Snow (Ambrose Pierce avant lui, tombé au combat) et un mystérieux quatrième membre, et face à ces individus nous retrouvons une autre organisation antagoniste composée de Randall Dowling, Kim Süskind, William Leather, et Jacob Greene. Un conflit qui va évoluer au fil de la saga, qui au passage nous révélera tous ses petits secrets, épisode après épisode. On a souvent parlé de golden age pour ce travail de Warren Ellis, car nous avons ici un retour aux sources du merveilleux, de l'action en soi, qui prime sur l'introspection torturée de héros dotés de super-pouvoirs extraordinaires. C'est ainsi que tous les premiers épisodes suivent une trame assez simple. Planetary (l'agence) est appelée à enquêter ou intervenir pour résoudre ou contrôler une situation digne d'un roman de science-fiction, avec une bonne touche d'humour briton et pas mal de désinvolture. On croise dans ces pages un policier fantôme qui descend les membres de la pègre locale à Hong-Kong, une île isolée au large du Japon et de la Russie où vécurent de gros monstres aliens, ou encore un nexus de toutes les réalités et un vaisseau venu d'un autre monde, enfoui depuis des siècles sous un building. Mention spéciale à l'expérience scientifique visant à créer un monde de fiction, et à en extraire un individu.
Le sense of wonder est à l'oeuvre avec cette série, qui utilise un personnage en particulier, Elijah Snow (amnésique), pour placer le lecteur dans la situation inattendue d'un explorateur, d'un archéologue qui revisite les strates de l'histoire officielle et officieuse, et y découvre au fil des pages tout un univers jamais dévoilé, et ses secrets impensables. L'inconnu, le dissimulé, ce n'est pas l'angoisse ou la menace, mais le merveilleux, l'ensorcelant. On vibre avec les différents membres de Planetary, mais plus pour ce qu'ils entreprennent, réalisent, que pour ce qu'ils ressentent, et expriment. L'important n'est pas les plaies et les biographies du quatuor, mais leur présence sur le terrain, leurs prouesses du moment, les portes qu'ils ouvrent sur le futur ou sur un passé ignoré. Planetary prend à rebours tous les codes et les tics du comic-book post-moderne. 


La science est bien entendu au centre de Planetary, mais c'est une science extrême, merveilleuse, aux confins de la magie, qui est d'ailleurs considérée comme une extension de son domaine d'appartenance. Les complots et les non-dits également. Comme la raison pour laquelle Elijah ne peut se souvenir de sa longue existence, lui qui fait partie des "enfants du siècle" à savoir ces êtres nés le premier janvier 1900. Ou encore l'identité du quatrième homme, dernier membre de Planetary, dont la résolution va de paire avec le mystère précédent. Une des clés du succès de cette oeuvre est la manière dont John Cassaday parvient à trouver une grande harmonie avec les intentions de Warren Ellis. Son trait est propre, magnifique, clair, ouvert à la poétique de l'image par mille et une trouvailles rehaussant les inventions scientifiques absurdes du scénariste, qui plonge tête la première dans toute une série de mythes ou de lieux communs modernes, dont il offre une version magnifiée. Urban propose avec ce premier album les douze premiers épisodes de Planetary, avec un premier bloc de huit qui se contentent d'être des récits indépendants les uns des autres, et le reste qui est une avancée indéniable vers la résolution ou tout du moins l'explicitation des conflits d'intérêts et des enjeux secrets que la série propose. Nous trouvons en complément deux numéros spéciaux. Planetary/The Authority, qui marque la juxtaposition (plus que la rencontre) des deux groupes, avec un Phil Jimenez toujours aussi soigneux du détail et aux planches plastiquement remarquables. Et Planetary/Batman, où le Dark Knight endosse plus que jamais son rôle de mythe urbain, vu à travers quelques unes de ses incarnations les plus savoureuses, alors que la ville de Gotham connaît des spasmes et que sa réalité même change d'un moment à l'autre. Un épisode fichtrement sympathique, qui est un gros clin d'oeil à une certaine continuity Dc Comics, comme lorsque Elijah évoque l'écroulement du multivers, évité de justesse en 1986, c'est à dire en concomitance avec Crisis on Infinite Earths. Planetary est loin d'être ce qui se fait de plus accessible ou de plus convenu, mais son charme fou et son inventivité en font une lecture hautement recommandé au coeur de l'été. 




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ASTONISHING X-MEN DE JOSS WHEDON ET JOHN CASSADAY TOME 2 (MARVEL ICONS)

Le cycle de Joss Whedon sur la série Astonishing X-Men se poursuit chez Panini, avec le second volume dans la collection Marvel Icons. Il se passe des choses bien étranges chez nos mutants... avec son style si caractéristique, désabusé et ironique, l'auteur nous raconte des aventures qui s'attaquent aussi bien à l'intime qu'à la partie super-héroïque des personnages. Emma Frost est depuis longtemps la compagne de Scott Summers, et même si nous pensions tous qu'elle s'était rachetée une conduite, voilà que le scénariste nous instille quelques doutes au fil des pages. C'est que rien ne va plus depuis que Cassandra Nova, la sœur jumelle maléfique de Xavier, perturbe profondément le cerveau et les esprits des X-Men. Scott Summers par exemple est poussé dans ses derniers retranchements, et il doit composer avec ses fantasmes, ses peurs, ses doutes, au point d'en être paralysé. Inversement Kitty Pryde et Colossus vivent une période d'insouciance, et ils vont enfin pouvoir consommer leur union qui traîne en longueur, depuis les années 80. Le Fauve devient une bête déchaînée qui porte admirablement son nom, et se comporte comme un prédateur compulsif, alors que cerise sur le gâteau et assurément la partie la plus drôle de cet album, nous avons affaire à un Wolverine devenu innocent et inoffensif comme un chaton sans griffe, et qui a peur de son ombre! Bref il s'agit pour Whedon de briser les mutants en s'attaquant à leur personnalité ou leurs identités les plus intimes. Ensuite cap sur l'espace et le monde lointain du Breakworld. Les guerriers de cette planète ont décidé qu'il fallait en finir avec la Terre, et pour parvenir à leurs fins ils décident de tirer une balle géante à travers l'espace, un meurtre à distance de dimension cosmique. Il faut dire que Colossus est au centre d'une légende, une prédiction, qui fait de lui l'être qui un jour brisera le Breakworld, et le transformera en un destructeur de monde. A première vue le jeune russe n'est pas du genre à commettre ce genre de génocide, mais sait-on jamais... Whedon en profite aussi pour mettre un terme aux mystères planant sur Danger, l'incarnation de la salle des dangers, devenue une sorte de construction technologique pensante et agissante, perçue comme une menace. On oscille allègrement entre soap-opera super-héroïque et action Marvel pure et dure, et honnêtement, ce n'est pas désagréable! 


Mais de quoi est-il donc question dans le run de Joss Whedon? Tout d'abord on parle de liberté. Hank McCoy voudrait se libérer du fardeau que représente sa mutation secondaire, Scott Summers tente de se départir des responsabilités qui l'accablent, et Emma Frost doit composer avec le sentiment de culpabilité, hérité de nombreuses tragédies et de choix de vie erronés. Les ennemis aussi ont ce genre de problème... Danger par exemple, doit se libérer de sa programmation, alors que Ord ou Krunn souhaitent un Breakworld libéré des fausses prophéties de Aghanne. Le style de Whedon est moderne, en ce sens qu'il offre une écriture légère, sarcastique, et s'appuyant sur une décompression narrative qui peut même s'avérer irritante. Un épisode pris à part peut ainsi sembler déroutant, et c'est sur la durée qu'il trouvera une certaine pertinence. Le scénariste écris pour le format tpb, et il est particulièrement malin lorsqu'il s'agit de trouver des cliffhanger efficaces. Aux dessins John Cassaday a réalisé un travail magnifique. Certes il a épuré son style, en a limité la complexité, mais il a gagné en visibilité et en immédiateté. Ses personnages sont vivants, les planches sont très agréables à regarder car aérées, évitant l'esbroufe, jouant parfois avec l'espace, pour seconder les désirs de décompression de Whedon. A noter qu'une partie de la réussite est imputable à Laura Martin, qui s'occupe de la mise en couleurs et qui choisit ici des tons chauds et pleins qui lorgnent vers les rouges et les rosées, ou parfois le bleu éclatant. Ceci contribue à faire de Astonishing X-Men un titre aux accents cinématographiques évidents, et à la plasticité indéniablement attirante. Tout le monde n'a pas apprécié la série lors de sa sortie, mais force est de constater avec le recul que bien peu de sagas X ont par la suite été capables d'atteindre un tel niveau de qualité. Il s'agit d'une production des années 2000 marquante, que nous vous recommandons sans hésitation. 




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ASTONISHING X-MEN DE JOSS WHEDON ET JOHN CASSADAY TOME 1 (MARVEL ICONS)

S'il est une chose que Joe Quesada a bien compris, durant son règne artistique à la tête de Marvel, c'est qu'il est parfois nécessaire d'aller chercher du neuf à l'extérieur, pour de nouvelles solutions narratives. Remède exogène donc, avec l'arrivée (entre autres) de Joss Whedon, qui s'était illustré surtout dans le domaine en plein essor des séries télévisées, avec Buffy, que je classerai personnellement au rang de divertissement inoffensif pour adolescents peu exigeants. Merci de ne pas me lapider pour ce genre de remarque. Bref, il eut la charge de redorer le faste des X-Men, avec en point de mire les monstres sacrés que sont Chris Claremont (l'homme qui donna une cohérence et une profondeur insoupçonnée à l'univers des mutants) et Grant Morrison (l'auteur qui sut le mieux donner un grand coup de pied dans la fourmilière endormie) à égaler. Joss Whedon hérite d'un nouveau mensuel crée pour l'occasion (Astonishing X-Men) et il est associé à John Cassaday, pour mettre en scène les aventures d'une équipe qui comprend Cyclope, Emma Frost, Hank McCoy, Kitty Pride, Wolverine, en têtes d'affiche. Amis ou collègues de longue date, mais toutefois incapables de s'entendre sérieusement sur le long terme : Whedon en profite pour systématiquement semer la zizanie, la discorde, et les personnages n'ont de cesse de se chamailler à longueur d'épisodes (emblématique la tension entre Kitty et Emma qui ne s'aiment absolument pas). Tout au long de ce run adulé ou décrié selon les goûts personnels, vous allez avoir droit au retour de Colossus (donné pour mort), des invasions extra-terrestres avec un saut sur le Breakworld (monde ultra guerrier), la salle des dangers qui prend forme humanoïde et se rebelle (probablement l'idée la plus absurde)... On flirte avec le mauvais goût et l'insoutenable légèreté du détail, et en même temps avec le recul, il se dégage tout de même une évidente facilité dans l'écriture, un brio teinté d'humour et de sarcasme qui passe mieux des années après la première publication. Panini propose de retrouver les X-Men de Whedon à travers la collection Marvel Icons, dont le premier tome est disponible en librairie. 

Ce tome 1 contient l' équivalent des deux premiers arcs narratifs. Dans Surdoués (Gifted) nous faisons la connaissance d'une généticienne qui aurait mis un point un vaccin permettant de guérir... la condition de mutant. Pour Kavita Rao, une découverte fantastique, pour les autres une grande interrogation : la mutanité est-elle juste une maladie, une pandémie? Dissension et tension chez les X-Men, avec notamment un Hank McCoy plus bestial que jamais (qui ne serait pas contre un retour à une forme humaine) et une dualité au sommet entre Scott Summers et Wolverine. Les héros font l'impasse sur les tenues en cuir ultra pratiques de l'ère Morrison pour un retour aux costumes super-héroïques plus traditionnels, et entament la fusion du comic-book mainstream et du vaudeville hérité des séries télévisées. Les épisodes se laissent lire facilement, rapidement, sans pour autant être capitaux dans la longue carrière de Cyclope et compagnie. Dans le second story-arc, c'est la salle des dangers qui vole la vedette. Elle a assumé forme humanoïde et semble bien décidé à supprimer les X-Men, à commencer par Charles Xavier envers qui elle nourrit un fort ressentiment. Si vous aimez les guest stars et les groupes de héros, vous aurez droit aussi à l'apparition des Fantastic Four. Le thème de fond n'est pas mal pensé, en cela que cette fois les mutants semblent être passés du coté des oppresseurs, des esclavagistes qui utilisent et martyrisent une technologie vivante, sans se poser la question de savoir où commence l'existence, et sous quelles formes. Je vis, donc je ressens, donc je mérite le respect. Est-ce valable dans le cas de ce que nous avons connu comme la salle des dangers? Bon travail de John Cassaday aux dessins. Son trait est lisse, propre, agréable, le découpage très fonctionnel et lisible, bref voilà un artiste qui n'envisage pas de bouleverser les codes standards du média, mais se "contente" d'illustrer avec soin et un talent certain une douzaine d'épisodes qui sont susceptibles de parler à tous les publics possibles. Les moins convaincus étant les lecteurs au très long cours, qui ont tiqués devant cet apport en nouveautés, et ceux qui sont allé un peu trop gratter derrière la patine ironique et frétillante de Joss Whedon. Astonishing X-Men ne vise pas la postérité, mais assure en tant que réel divertissement. Sortie la semaine prochaine, chez Panini bien sur. 



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UNCANNY AVENGERS TOME 1 ET 2 : LE POINT SUR LA SERIE DE RICK REMENDER

Le point aujourd'hui sur les deux premiers tomes de la série Uncanny Avengers, en librairie.


Le Tome 1 : Au lendemain des événements de Avengers Vs X-Men, la confiance du grand public envers la race mutante est au plus bas. On se croirait revenus à la grande époque de Chris Claremont, quand les X boys and girls étaient pourchassés et devaient vivre dans un ostracisme des plus pesants, traqués par les Sentinelles, ces gros robots impitoyables. Les Vengeurs s'offrent alors comme groupe idéal pour la médiation et la réhabilitation. Captain America propose à Havok (le frère de Scott Summers, considéré par beaucoup comme un dangereux terroriste) de prendre la tête d'une nouvelle formation d'Avengers (la centième?) où cohabiteront mutants et quelques uns des plus grands héros de la Terre. Raison pour laquelle nous revoyons la Sorcière Rouge, Malicia, Wolverine (bien sur) ou Thor, dans le même roster. A peine le temps de tester la cohésion de l'équipe que c'est la panique à New-York. Avalanche attaque, et il semble plus puissant que jamais. Pendant ce temps, Crâne Rouge met la main sur le cerveau de Charles Xavier (un organe bien conservé après la mort, apparemment) et décide de s'en servir comme une arme pour assujettir ses ennemis (Wanda Maximoff et Malicia en font les frais, les autres aussi par la suite). Le mal absolu, aidé par le pouvoir du plus grand pacifiste mutant, c'est un comble. Cette nouvelle série replonge le lecteur dans un monde où le facteur X est une tare, et où le grand public n'attend que l'étincelle pour s'embrasser et consumer de sa haine ces mutants honnis. C'est d'ailleurs le plan de l'infâme Crâne Rouge : dresser le quidam moyen contre les héros en costume, enflammer la ville dans un brasier nourri à la haine de l'autre. John Cassaday (le dessinateur)  n'est pas au sommet de sa forme, avec des visages pas toujours très expressifs, et un peu plus de staticité qu'à l'accoutumée. Mais on se laisse prendre au jeu des interactions entre ces héros que tout ne rassemble pas forcément, et on s'étonnera de lire, dans la bouche de Crâne Rouge, une attaque virulente, en règle, de ce qu'est devenu l'Amérique aujourd'hui, qui n'est pas complétement absurde ou infondée. Remender profite de ces pages pour jongler entre espoir, bons sentiments, et portrait au vitriol d'une société dotée de recoins sombres trop nombreux.


Le second tome est plus complexe. Nous avons là une histoire ambitieuse qui plonge dans les méandres du temps et des possibles, et convoque sur la scène rien de moi que l'univers Marvel dans toute son existence. Les deux personnages majeurs sont les jumeaux de l'Apocalypse, Uriel et Eimin, les fils de Warren Worthington (devenu entre temps cavalier d'Apocalyspe avant de mourir des mains de Wolverine) et de Pestilence. Manipulé par Kang, les jumeaux représentent une menace pour l'humanité, puisqu'ils veulent préserver la race mutante, envers et contre tout. Les méthodes employées sont l'héritage de siècles de violence, de duperie, d'humiliation, qui ont servi d'éducation à ces victimes de la fourberie de Kang. Leur objectif final est de sauver tous les mutants, quitte à organiser le "ravissement", c'est à dire enlever tout le monde pour transporter les mutants sur une planète à part, un univers factice et pré organisé, avec l'aide de la Sorcière Rouge. Remender tire nombre de ficelles en même temps, convoque le background des différents Avengers et mutants pour tisser une toile complexe où les interactions passées, les trahisons et les peurs, les ratés et les triomphes d'autrefois, finissent par trouver un écho crucial dans le présent. Daniel Acuna est un excellent choix pour le dessin. Sans livrer une performance phénoménale, il est d'une justesse, d'une précision remarquables, et le travail sur les couleurs, les tonalités, rend hommage à sa prestation, souvent lunaire, crépusculaire. Cet album n'est pas forcément idéal pour le nouveau lecteur attiré par le nom ronflant des Avengers, mais c'est une des parutions les plus ambitieuses et les plus intelligentes dédiées aux groupe de Captain America et consorts que j'ai pu lire ces dernières années. La seconde partie de Ragnarok Now! (le titre de cette saga qui cligne de l'oeil vers la période Marvel Now!) sera publiée dans le tome 3, dont la sortie est déjà attendue avec impatience.


UNCANNY AVENGERS : TOME 1 EN LIBRAIRIE

Au lendemain des événements de Avengers Vs X-Men, la confiance du grand public envers la race mutante est au plus bas. On se croirait revenus à la grande époque de Chris Claremont, quand les X boys and girls étaient pourchassés et devaient vivre dans un ostracisme des plus pesants, traqués par les Sentinelles, ces gros robots impitoyables. Les Vengeurs s'offrent alors comme groupe idéal pour la médiation, et la réhabilitation. C'est ainsi que Captain America propose à Havok (le frère de Scott Summers, considéré par beaucoup comme un dangereux terroriste) de prendre la tête d'une nouvelle formation d'Avengers (la centième?) où cohabiteront mutants et quelques uns des plus grands héros de la Terre. Raison pour laquelle nous revoyons la Sorcière Rouge, Malicia, Wolverine (bien sur) ou Thor, dans le même roster. A peine le temps de tester la cohésion de l'équipe que c'est la panique à New-York. Avalanche attaque, et il semble plus puissant que jamais. Pendant ce temps, Crâne Rouge met la main sur le cerveau de Charles Xavier (un organe bien conservé après la mort, apparemment) et décide de s'en servir comme une arme pour assujettir ses ennemis (Wanda Maximoff et Malicia en font les frais, les autres aussi par la suite). Le mal absolu, aidé par le pouvoir du plus grand pacifiste mutant, c'est un comble. 


Cette nouvelle série replonge le lecteur dans un monde où le facteur X est une tare, et où le grand public n'attend que l'étincelle pour s'embrasser et consumer de sa haine ces mutants honnis. C'est d'ailleurs le plan de l'infâme Crâne Rouge : dresser le quidam moyen contre les héros en costume, enflammer la ville dans un brasier nourri à la haine de l'autre. Sans avoir rien de révolutionnaire, le titre confié à Rick Remender se laisse lire agréablement, malgré un retard notable à l'allumage, du au fait que comme toujours, John Cassaday n'est pas l'artiste le plus rapide de sa génération pour respecter les délais imposés par Marvel. Au passage, il n'est pas au sommet de sa forme, avec des visages pas toujours très expressifs, et un peu plus de staticité qu'à l'accoutumée. Panini a décidé d'utiliser cette série comme fer de lance pour un nouveau mensuel éponyme, que tout le monde n'a pas forcément décider d'acheter, ne serait-ce qu'en raison du manque d'attraction des titres qui l'accompagnent (Avengers Arena et A+X). Du coup cette parution librairie est une bonne idée pour se faire une opinion définitive sur le niveau qualitatif de cette mixture mutants/Vengeurs, qui n'a pas reçu que des louanges à sa sortie, loin de là. Beaucoup de poudre à canon et une grande attente, pour au final un pétard mouillé qui n'a pas eu le retentissement annoncé. Uncanny Avengers trouvera peut être une seconde chance, ou un second souffle, dans ce format?




MARVEL NOW LE VERDICT (8) : UNCANNY AVENGERS de Rick Remender et John Cassaday

Au lendemain des événements de Avengers Vs X-Men, la confiance du grand public envers la race mutante est au plus bas. On se croirait revenus à la grande époque de Chris Claremont, quand les X boys and girls étaient pourchassés et devaient vivre dans un ostracisme des plus pesants, traqués par les Sentinelles, ces gros robots impitoyables. Les Vengeurs s'offrent comme groupe idéal pour la médiation, et la réhabilitation. C'est ainsi que Captain America propose à Havok (le frère de Scott Summers, considéré par beaucoup comme un dangereux terroriste) de prendre la tête d'une nouvelle formation d'Avengers (la centième?) où cohabiteront mutants et quelques uns des plus grands héros de la Terre. Raison pour laquelle nous revoyons la Sorcière Rouge, Malicia, Wolverine (bien sur) ou Thor, dans le même roster. A peine le temps de tester la cohésion de l'équipe que c'est la panique à New-York. Avalanche attaque, et il semble plus puissant que jamais. Pendant ce temps, Crâne Rouge met la main sur le cerveau de Charles Xavier (un organe bien conservé après la mort, apparemment) et décide de s'en servir comme une arme pour assujétir ses ennemis (Wanda Maximoff et Malicia en font les frais, les autres aussi par la suite). Le mal absolu, aidé par le pouvoir du plus grand pacifiste mutant, c'est un comble. Cette nouvelle série replonge le lecteur dans un monde où le facteur X est une tare, et où le grand public n'attend que l'étincelle pour s'embrasser et consummer de sa haine ces mutants honnis. Sans avoir rien de révolutionnaire, le titre confié à Rick Remender se laisse lire agréablement, malgrè un retard notable à l'allumage, du au fait que comme toujours, John Cassaday n'est pas l'artiste le plus rapide de sa génération pour respecter les délais imposés par Marvel. Au passage, il n'est pas au sommet de sa forme, avec des visages pas toujours très expressifs, et un peu plus de staticité qu'à l'acoutumée. Panini a décidé d'utiliser cette série comme fer de lance pour un nouveau mensuel éponyme (Uncanny Avengers, donc), avec seulement deux autres en accompagnement, pour 4,50 euros. Ce qui en fait donc un petit pari, d'autant plus que A+X, assez anecdotique sur le fond, et Avengers Arena, qui ne séduira pas tout le monde, avec des personnages trop peu connus, ne sont pas des locomotives en terme de vente. Mention correcte, mais quelques craintes pour le marché français, sur la distance...





UNCANNY AVENGERS 1 : PREMIERE REVUE PANINI MARVEL NOW!

Premier mensuel de la vague Marvel Now façon Panini, voici venir en juin Uncanny Avengers, la revue qui sert de trait d'union entre le monde mutant et les Vengeurs, après la grosse brouille consécutive à AvX. Voyons donc le sommaire.

On commence avec les Uncanny Avengers du déjà célèbre Rick Remender. Pour un début, le scénariste confirme qu'il est désormais un habitué des mutants, et nous offre un cliffhanger coup de poing qui ouvre de belles perspectives narratives en dernière page. Pour le reste, malgré des dialogues justes, l'action en elle même reste assez convenue. Scott Summers est en prison, et c'est son frère, Alex, qui est contacté par Steve Rogers, pour mener une équipe de Vengeurs et de mutants réunis, afin de redorer le blason de ceux-ci dans l'opinion publique. Scott est instable, certes, mais le frérot n'a guère fait mieux dans sa carrière! Lui aussi a flirté souvent avec le coté obscur de la force, et il est étonnant de le voir tourner le dos de la sorte à son aîné, qu'il devrait au contraire comprendre et épauler. C'est beau la famille! Coté vilain, le grand méchant est dévoile à la toute fin, mais les nombreux spoiler avait gâché un peu la surprise, avant la parution en Vo. Coté rivalités internes, un début d'accrochage entre Malicia et Wanda Maximoff, qui n'a pas le temps de vraiment s'enflammer. Coté humour, une petite blague entre Thor et Captain America, qui invitent Havoc (Alex Summers, donc) à prendre un verre. Et bien sur, une belle larme sera versée par tous les lecteurs, puisqu'une partie de ce numéro est consacrée aux funérailles du professeur Charles Xavier, qui est donc définitivement mort (rires de l'assistance?). C'est Logan qui prononce son oraison funèbre, l'occasion de saluer une dernière fois la mémoire de "Chuck", son mentor bien aimé. Cassaday fait du bon travail aux dessins, dans son style à lui, encore que je trouve que certains visages ne sont pas très soignés (les filles principalement) et que j'ai du mal, pour des questions de look, avec le nouveau costume à écailles de Captain America. Une série qui ne m'a pas paru si "Uncanny" que cela, mais qui contient tout de même suffisamment de matière en elle pour nous offrir de bons moments de lecture dans les prochains mois.


Les jeunots eux, traversent une mauvaise passe dans Avengers Arena. Le concept est simple : jusqu'où êtes-vous prêts à aller pour survivre, quand cette survie dépend de votre capacité à résister au dépend des autres, de ceux qui vous sont chers, parfois? Hopeless (un joli nom pour un tel titre) apporte déjà des éléments de réponse : jusqu'au sacrifice personnel, bien sur, quand les affects, les sentiments, sont en jeu. Le grand méchant de l'histoire est bien connu de l'univers Marvel : c'est Arcade, qui a passé sa vie a piéger tous nos héros dans des constructions fantasmagoriques et absurdes, du flipper géant (mentionné ici) au parc d'attraction mortel. Avec un maigre bilan puisqu'il a toujours été régulièrement battu et humilié. Cette fois, je suis assez dérouté, car la version d'Arcade présente dans Avengers Arena est bien plus puissante et dangereuse que tout ce qui a été fait autrefois. Pourquoi et comment, cela reste un mystère. Ce n'est tout de même pas parce qu'il s'est laissé poussé une longue chevelure qu'il est devenu cette force de la nature? Sur une île inconnue de tous, il est parvenu à isoler et capturer seize jeunes apprentis héros (certains devraient quand même avoir une plus grande expérience que d'autres, comme Darkhawk ou X-23) et il leur soumet un impératif hallucinant : ils vont devoir participer à un jeu mortel, s'éliminer les uns après les autres pour qu'un seul d'entre eux survive, à l'issue du tournoi meurtrier. Et pour bien montrer qu'il ne plaisante pas, il demande aux gamins d'élire le plus faible d'entre eux, pour faire couler le premier sang. Faute de quoi, c'est lui qui choisira. C'est très efficace. Reste à comprendre comment Arcade en est arrivé là, si d'Arcade il s'agit vraiment, bien sur. Et comment se fait-il que les aînés (comme les Vengeurs) ne parviennent pas à en retrouver la trace! Une bonne partie de l'histoire est focalisée sur deux des jeunes captifs (un garçon et une fille, pour une romance avortée) mais je préfère taire les noms ici car tout ça ne va pas forcément bien se terminer pour le nouveau couple...Enfin, pour toucher un mot des dessins, saluons le travail de Kev Walker, qui fait partie de ses artistes qui vous donnent l'impression de balancer des planches un peu crades, brouillonnes, mais qui en fait ont un talent certain pour narrer un récit, et le rendre efficace visuellement.

Pour conclure, un peu de mathématique. A + X ça donne quoi? Et bien le titre débute par deux petits récits pétillants qui ont su retenir mon attention. Dans le premier, Captain America et Bucky sont envoyés en France, près de Lyon, pour déjouer le piège préparé par Atticus Trask, au service des nazis. Ce dernier a remonté le temps pour mieux détruire les mutants, et il a même à son service une Sentinelle nazie du plus bel effet. Clin d'oeil réussi quand Trask prend des photos de son travail avec son portable, et qu'il les retouche avec Instagram. Cela dit, il n'aura guère le temps de se réjouir car Cable va entrer en scène (lui est un spécialiste de ce genre de confiture temporelle) pour prêter main forte à Cap et son side-kick. Une histoire sympathique et rythmée signée Dan Slott, mise en image très agréablement par Ron Garney. Ensuite, nous retrouvons Hulk et Wolverine (d'ailleurs c'est contre le colosse de jade que Logan fit sa première apparition, voilà plusieurs décennies, si vous vous souvenez bien) à la lutte pour ... une dernière part de gâteau dans le frigidaire des Avengers. Petite plaisanterie aimable, avant que le temps ne soit à nouveau déchiré. Cette fois c'est le Maestro (version sauvage de Hulk en provenance d'un futur dystopique, tel que narré dans le récit Futur Imparfait) qui fait irruption, avec un Wolverine du futur, également. Un vrai combat de catch à quatre qui se termine par un petit cliffhanger malin, et ouvre de nouvelles portes scénaristiques pour les mois à venir. Du très bon Dale Keown aux dessins (un vrai habitué de Hulk), et un Jeph Loeb plus inspiré au scénario : il m'a fait sourire, je vous jure!
Voilà, à vous de voir. Le niveau qualitatif moyen de ces trois séries reste tout de même franchement agréable, donc je vous invite à donner une chance à ce nouveau mensuel. 4,50 euros (en Italie le prix de lancement est de 1 euro!) et deux couvertures différentes, de Cassaday et Scott Campbell. Marvel Now! c'est maintenant. 


UNCANNY AVENGERS #1 : Vengeurs et mutants, rassemblement!

Tout ou presque semble avoir été dit , avant même la sortie officielle du premier numéro de Uncanny Avengers. De la sorte, c'est l'opération Marvel Now! qui prend son essor, bien décidée à contrer les New 52 de Dc Comics. Pour un début, Rick Remender confirme qu'il est désormais un habitué des mutants, et nous offre un cliffhanger coup de poing qui ouvre de belles perspectives narratives en dernière page. Pour le reste, malgré des dialogues justes, l'action en elle même reste assez convenue. Scott Summers est en prison, et c'est son frère, Alex, qui est contacté par Steve Rogers, pour mener une équipe de Vengeurs et de mutants réunis, afin de redorer le blason de ceux-ci dans l'opinion publique. Scott est instable, certes, mais le frérot n'a guère fait mieux dans sa carrière! Lui aussi a flirté souvent avec le coté obscur de la force, et il est étonnant de le voir tourner le dos de la sorte à son aîné, qu'il devrait au contraire comprendre et épauler. C'est beau la famille! Coté vilain, on découvre Avalanche en pleine action. Coté rivalités internes, un début d'accrochage entre Malicia et Wanda Maximoff, qui n'a pas le temps de vraiment s'enflammer. Coté humour, une petite blague entre Thor et Captain America, qui invitent Havoc (Alex Summers, donc) à prendre un verre. Et bien sur, une belle larme sera versée par tous les lecteurs, puisqu'une partie de ce numéro est consacrée aux funérailles du professeur Charles Xavier, qui est donc définitivement mort (rires de l'assistance?). C'est Logan qui prononce son oraison funèbre, l'occasion de saluer une dernière fois la mémoire de "Chuck", son mentor bien aimé. Cassaday fait du bon travail aux dessins, dans son style à lui, encore que je trouve que certains visages ne sont pas très soignés (les filles principalement) et que j'ai du mal, pour des questions de look, avec le nouveau costume à écailles de Captain America. Une série qui ne m'a pas paru si "Uncanny" que cela, mais qui contient tout de même suffisamment de matière en elle pour nous offrir de bons moments de lecture dans les prochains mois. 


UNCANNY AVENGERS : PREVIEW AVANT LE GRAND DEBUT DE MARVEL NOW!

Hier, je vous disais que dès la semaine prochaine, nous allons pouvoir découvrir le premier volet d'une nouvelle ère (Marvel Now!) avec un titre alléchant, qui voit Vengeurs et X-Men travailler de concert. Ce sera Uncanny Avengers, et une preview sympathique et en couleurs nous permet de jeter un oeil avant la sortie. Alors, vous en pensez quoi? C'est assez joli, et ça promet, sur le papier, mais pour ma part, je n'ai qu'un souhait : un vrai scénario haletant et construit. Et sur ce point, dur d'en savoir plus... (Série de Remender et Cassaday, je vous le rappelle)






MARVEL DELUXE CAPTAIN AMERICA : LA SENTINELLE DE LA LIBERTE

Ceux qui ont jubilé avec le film dédié à Captain America ont eu également l'opportunité durant ces vacances, en librairie, de retrouver leur héros préféré, dans de beaux albums publiés par Panini. Point d'orgue de ces sorties, un Marvel Deluxe consacré à la série "Captain America V4 (quatrième mouture)" paru fin juillet. Difficile de croire que l'homme qui symbolise tout un idéal, plus encore que tout un peuple, puisse échapper aux dramatiques événements du 11 septembre 2001, et que ses aventures ne puissent en subir un contrecoup immédiat. John Ney Rieber, à qui cette gageure fut confiée, signe un story-arc éloquent, qui commence avec un Steve Rogers au beau milieu des débris des tours jumelles, impuissant, coupable de n'avoir pas "été là" pour empêcher l'inévitable lorsqu'il s'est produit. L'action se déplace ensuite à Centerville, une de ces bourgades américaines moyennes, toute tranquille, où un commando terroriste investit l'église locale, et piège les fidèles avec des mines antipersonnelles high-tech. Al Tariq (c'est le nom du terroriste en charge, ça ne s'invente pas) a une exigence pour libérer ses otages : il veut qu'on lui serve Captain America sur un plateau. Ce dernier voit dans cet événement l'occasion de prendre sa revanche sur ce moment tragique de l'histoire où il fut si inutile. Cette fois il ne restera pas à regarder, mais au contraire, semble bien décidé à sauver l'esprit américain, la veuve et l'orphelin. Dit comme ça, on peut légitimement craindre le pire, que ça suinte les bons sentiments et le patriotisme de faible envergure, juste de quoi flatter le poil de l'américain moyen et lui rendre un soupçon de fierté. Mais Rieber évite cette dérive, et signe malgrè tout des épisodes touchants et qui savent rester neutres, pour autant qu'il soit possible avec un tel scénario. La vraie raison de relire ces derniers, c'est plus encore le travail de John Cassaday, qui offre des planches fluides, d'une très grande lisibilité, dans des teintes orangées et sabloneuses, tout simplement magnifiques. La confrontation entre Steve Rogers et la menace terroriste aboutit paradoxalement à un petit joyau crayonné, plus que scénarisé.



La suite de cet album nous plonge dans les méandres possibles des complots au plus niveau du gouvernement américain, une sorte de révisionisme superhéroïque. Vous savez tous que Captain America a disparu de la surface pendant de longues années, et pour cause : il était en état d'animation suspendu, prisonnier d'un bloc de glace, avant d'être retrouvé par le groupe de surhommes des Vengeurs. Et si en fait cette hibernation n'avait pas été accidentelle, mais tout à fait calculée, projetée, par des conspirateurs au sein même du gouvernement, qui voyaient en Steve Rogers un idéaliste gênant, pour une fin de conflit déontologiquement discutable (en effet, qu'aurait pensé le symbole vivant de l'Amérique humaniste d'un double largage de bombes atomiques sur le Japon?). A ce petit jeu de poker menteur, nous retrouvons Namor, qui connait et assiste le vengeur étoilé depuis l'époque de la seconde guerre mondiale, et une belle atlante dont Steve tombe presque amoureux, et qui pourrait bien être un agent double, voire triple... Le récit est retors et même déroutant, au premier abord, mais il est aussi, sur la longueur, bien mené et structuré. Au passage, il est magnifié là aussi par l'artiste qui dessine : changement de ton et de style radical avec Jae Lee, aux crayons torturés, expressionistes, angoissants, mais si réussis. Ce type m'a toujours fait le même effet, ou presque, que Bill Sienkiewicz, et je rêverais de le voir aujourd'hui s'occuper d'un "event" majeur, comme Fear Itself, pour avoir sa propre idée de l'apocalypse Marvel. Le seul point noir des Deluxe, comme toujours, c'est le prix. Presque trente euros par album, ils ne sont donc pas forcément à la portée de toutes les bourses. Il est néammoins évident que si vous êtes de ceux qui comptent Steve Rogers parmi leurs héros favoris, et que vous en avez les moyens, cette parution se doit de figurer dans votre bibliothèque. Là où elle sera rejoint, un jour prochain, par d'autres Deluxe consacrés aux run de Brubaker, par exemple?

Rating : OOOOO

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