Affichage des articles dont le libellé est McDonnell. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est McDonnell. Afficher tous les articles

LE JOUR LE PLUS NOIR POUR TONY STARK : IRON MAN #182

Nous revenons aujourd'hui sur l'alcoolisme de Tony Stark et sa période de déchéance complète, au début des années 80. Le numéro 182 de la série régulière est non seulement exemplaire pour comprendre ce qui s'est produit alors, mais c'est aussi une des histoires les plus poignantes et intéressante que Marvel a présenté durant cette décennie. Le jour où Tony a vraiment touché le fond (de la bouteille?)

Une tempête de neige s'est abattue sur la ville de New York, alors que les habitants s'apprêtent à fêter Noël. Stark n'a plus aucun endroit où se réfugier, son concurrent et ennemi Stane est parvenu à faire geler ses comptes en banque, à saisir ses biens et ses propriétés. L'ancien milliardaire est donc contraint de vivre dans la rue, sans aucun endroit où se réchauffer, désormais dominé par l'alcool. Il conserve un seul point d'appui bien fragile, une jeune sans abri du nom de Gretl, qui est enceinte et sur le point d'accoucher. Mais même cette relation est en danger, les deux s'étant disputé, Stark erre sous la neige, à la recherche de sa nouvelle amie, et pour oublier ses déboires il dépense ses derniers dollars pour une bouteille de bourbon, qui pourrait bien être la dernière consommation avant la mort, dans l'indifférence générale et le froid glacial.

Le moment fort de ce récit est justement l'accouchement de Gretl, alors que Tony est accroché à sa bouteille. La jeune fille meurt en couche tout en demandant à Stark de protéger son enfant. Celui-ci reste un héros, même au fond du trou. Il va protéger le nouveau-né à l'intérieur de sa veste et passer la nuit ainsi, à attendre les secours ou la mort. Au petit matin Gretl est donc décédée, son enfant miraculeusement sauvé, et Stark hospitalisé pour une cirrhose et de nombreuses engelures. Mais cette expérience extrême va lui faire prendre conscience de l'importance de toute vie humaine, y comprit la sienne, et de la nécessité d'aller demander de l'aide, plutôt que de feindre que tout va bien... est-ce qu'il est encore possible de contrôler l'incontrôlable? 
Et dans tout cela, où se trouve son meilleur ami, James Rhodes, qui a repris l'armure d'Iron Man? Et bien il était transporté momentanément sur la planète du Beyonder pour participer aux Guerres Secrètes. À peine est-il de retour à New York qu'il se rend au chevet de Tony à l'hôpital, mais il est clair que sa personnalité commence elle aussi à flancher... il est de plus en plus accro à l'armure et craint fortement de devoir un jour la rendre à son propriétaire. Ajoutez à cela le sentiment de culpabilité de n'avoir pas été présent dans les moment de besoin de Tony... 
C'est vraiment un petit chef-d'œuvre de la part de Denny O'Neil, une histoire qui doit être lue encore et encore. Luke McDonnell signe son meilleur travail chez Marvel. Le dessin renforce l'empathie du lecteur envers le héros et offre une vision poignante et réellement tragique de sa descente aux enfers. Impossible de parler ou évoquer la dépendance à l'alcool de Tony Stark, sans connaître ces moments forts sur le bout des doigts.



Suivez-nous chaque jour sur Facebook

OLDIES : IRON MAN IRON MONGER (MARVEL BEST OF)

Très souvent, lorsque Tony Stark traverse une mauvaise passe, vous pouvez être certains que ses problèmes d'alcolisme sont à la source des ennuis. C'est parfaitement le cas avec Iron Monger, un album qui voit Tony sur la touche, et qui a confié l'armure d'Iron Man à son pilote et garde du corps, Jim Rhodes. Ce dernier a pris goût à ce pouvoir inattendu, et la peur intime de devoir un jour renoncer à être un héros a fini par lui jouer un sale tour, au point qu'il est victime de migraines violentes et récurentes, qui le contraignent à chercher du secours auprès de mystiques comme Shaman, de la Division Alpha. Stark reste en phase de désintoxication, et il a choisi pour base d'opérations la Silicon Valley et la petite entreprise Circuits Maximus, gérée par ses amis Morley et Clitemnestra Erwin (cette dernière en pince pour notre moustachu). Il faut dire qu'entre temps Tony a perdu son empire financier et industriel, tombé aux mains de Stane (merci le Shield qui n'a pas aidé, loin de là), et a connu une période de Sdf des plus poignantes, contraint de vivre sous un carton. C'est donc une nouvelle vie qui commence pour l'ancien Avenger, bien décidé à ne plus tomber dans les pièges d'autrefois, à ne plus porter son armure sang et or. Même lorsque Demonicus fait des siennes, il sait résister à la tentation et se sert de déguisements inédits. Jusqu'au jour où il est frappé dans ses affects, à savoir l'enlèvement de Bethany Cabe, une de ses nombreuses et tendres conquêtes, et pire encore, à une attaque en règle sur Circuits Maximus, qui coûte la vie à Morley. L'heure de la vengeance signifie aussi l'heure de revêtir l'armure, quitte à la modifier pour produire un nouveau modèle encore plus puissant.

Le retour de Stark en tant qu'Iron Man était bien entendu évident, à l'époque de cette saga (1985), et pour marquer le coup, une nouvelle armure était de rigueur. Iron Monger sert aussi de prétexte au lancement de la version rouge et argent, avec les épaulettes triangulaires, qui flaire bon les années 80. C'est Dennis O'Neil qui orchestre cette histoire de chute et de redressement, ce parcours du retour dans l'arène d'un homme, d'un héros que son ennemi (Stane) croyait avoir brisé à jamais. Le règlement de compte final se fait à coups d'armures et de coup-bas technologiques, et restitue un Iron Man tout neuf et tout beau pour le restant de la décennie. Coté dessins, Mark Bright, Herb Trimpe, Sal Buscema, Luke McDonnell sont les artistes que nous retrouvons au générique, et ils rendent tous une copie soignée et dans les tonalités d'alors, avec tenues vestimentaires et détails esthétiques de rigueur (les cols pelle à tarte et la moustache de Tony). Il faut signaler que cette ère du Vengeur en armure a connu bien des déboires, en France. La série, publiée au départ dans Strange, se retrouva déplacée dans Nova (petit format) et certains épisodes furent tout simplement zapés et jamais traduits par Lug. Une bonne raison pour se tourner vers la librairie, qui permet de reconstituer, à moindres frais, un pan de l'histoire mouvementée et souvent tragique d'Iron Man, un héros si souvent tombé, mais toujours rétabli sur pieds. Sauf quand les publications de Panini sont épuisées, cela va de soi...


 Indispensable en vo :  la lutte de Tony Stark pour refaire surface

Retrouvez-nous sur Facebook tous les jours



OLDIES : IRON MAN #182 TONY STARK AU FOND DU GOUFFRE

Nous revenons aujourd'hui sur l'alcoolisme de Tony Stark et sa période de déchéance complète, au début des années 80. Le numéro 182 de la série régulière est non seulement exemplaire pour comprendre ce qui s'est produit alors, mais c'est aussi une des histoires les plus poignantes et intéressante que Marvel a présenté durant cette décennie.

Une tempête de neige s'est abattue sur la ville de New York, alors que les habitants s'apprêtent à fêter Noël. Stark n'a plus aucun endroit où se réfugier, son concurrent et ennemi Stane est parvenu à faire geler ses comptes en banque, à saisir ses biens et ses propriétés. L'ancien milliardaire est donc contraint de vivre dans la rue, sans aucun endroit où se réchauffer, désormais dominé par l'alcool. Il conserve un seul point d'appui bien fragile, une jeune sans abri du nom de Gretl, qui est enceinte et sur le point d'accoucher. Mais même cette relation est en danger, les deux s'étant disputé, Stark erre sous la neige, à la recherche de sa nouvelle amie, et pour oublier ses déboires il dépense ses derniers dollars pour une bouteille de bourbon, qui pourrait bien être la dernière consommation avant la mort, dans l'indifférence générale et le froid glacial.

Le moment fort de ce récit est justement l'accouchement de Gretl, alors que Tony est accroché à sa bouteille. La jeune fille meurt en couche tout en demandant à Stark de protéger son enfant. Celui-ci reste un héros, même au fond du trou. Il va protéger le nouveau-né à l'intérieur de sa veste et passer la nuit ainsi, à attendre les secours ou la mort. Au petit matin Gretl est donc décédée, son enfant miraculeusement sauvé, et Stark hospitalisé pour une cirrhose et de nombreuses engelures. Mais cette expérience extrême va lui faire prendre conscience de l'importance de toute vie humaine, y comprit la sienne, et de la nécessité d'aller demander de l'aide, plutôt que de feindre que tout va bien est-ce qu'il est encore possible de contrôler l'incontrôlable.
Et dans tout cela où se trouve son meilleur ami, James Rhodes, qui a repris l'armure d'Iron Man? Et bien il était transporté momentanément sur la planète du Beyonder pour participer aux Guerres Secrètes. À peine est-il de retour à New York qu'il se rend au chevet de Tony à l'hôpital, mais il est clair que sa personnalité commence elle aussi à flancher... il est de plus en plus accro à l'armure et craint fortement de devoir un jour la rendre à son propriétaire. Ajoutez à cela le sentiment de culpabilité de n'avoir pas été présent dans les moment de besoin de Toni... 
C'est vraiment un petit chef-d'œuvre de la part de Denny O'Neil, une histoire qui doit être lue encore et encore. Luke McDonnell signe son meilleur travail chez Marvel. Le dessin renforce l'empathie du lecteur envers le héros et offre une vision poignante et réellement tragique de sa descente aux enfers. Impossible de parler ou évoquer la dépendance à l'alcool de Tony Stark, sans connaître ces moments forts sur le bout des doigts.



A lire aussi :


Likez la page Facebook et retrouvez chaque jour
Le meilleur des sketchs et commissions de vos artistes favoris




OLDIES : IRON MAN #178 UN TONY STARK ALCOOLIQUE ET LES KIDS AVENGERS

Nous revenons en 1983, avec les aventures oh combien compliquées de Tony Stark.
A l'époque le milliardaire a tout perdu. Obadiah Stane est parvenu à lui voler ses entreprises, son existence, s'appuyant notamment sur sa grande faiblesse, une dépendance à l'alcool qui trouve ses origines dans l'histoire familiale et un rythme de vie trop stressant. Tony est à la rue, au sens propre, et il a établi demeure dans des cartons de fortune, avec comme seuls amis des sdf de passage.
Dans le numéro 178 de la série régulière, les lecteurs retrouvent donc une épave, qui est encore loin d'avoir touché le fond! En fait, Stark se voit proposer un étrange pari par un policier dont le père était lui aussi alcoolique. Il lui offre un don de 50 dollars (une fortune pour un sdf) contre la force de volonté de résister douze heures sans boire, de se représenter à minuit sans avoir touché la bouteille.
Durant une douzaine de pages, Tony va fatalement devoir résister, essuyer de cruelles remarques d'anciens amis, qui essaient pourtant de lui rendre service. Mais un toxicomane, souvent, ne veut entendre que ce qu'il souhaite. De bonnes pages touchantes de Denny O'Neill, avec le dessin basique mais efficace et incisif de Luke Mc Donnell.
Mais la partie la plus étonnante de ce numéro est publiée juste avant. Dans le cadre du mois des "assistant editors" qui prennent le pouvoir, Bob Harras met en scène un groupe de gamins du quartier, qui influencés par les histoires des Avengers, publiées au format comic-books, essaient d'aider les forces de l'ordre dans leurs missions.
C'est ainsi qu'ils se costument (sommairement...) et ont comme ennemi le petit voyou du quartier, qui essaie de repeindre les voitures à coups de bombe acrylique. Avengers Assembled! Seulement voilà, quand les kids excluent le Iron Man wanabee de leurs rangs c'est parce que dans les comics il en est ainsi! (Tony est devenu alcoolique, on vient de le dire). Mine de rien, on donne dans la meta bande-dessinée!
Plus fort encore, le gamin exclu s'en va s'accrocher à une bouteille (de coca cola) et son rôle en tant que Iron Man des bacs à sable est usurpé par le voyou à la peinture, qui va tenter de ruiner la bonne réputation des petits héros.
Tout ira bien qui finira bien, avec des micro rebondissements qui jouent habilement sur les codes en vigueur dans les comics des "grands", et qui font de cette histoire récréative un truc inédit et rafraîchissant. Ceci en pleine période tragique pour Iron Man, ou Stark, pour être précis.
On regrettera juste que Mc Donnell ne se soit pas foulé pour les dessins, mais bon, ça reste une vraie bonne parenthèse, qui mérite le coup d'oeil. Au passage ceci est à relire dans le volume 11 de la collection Marvel Epic Collection, au début du pavé nommé Duel of Iron.



A lire aussi :


Likez la page Facebook et retrouvez aussi
Du Daredevil vintage en Italie!




LES ARCHIVES DE LA SUICIDE SQUAD : LES ORIGINES DE LA SERIE AVEC JOHN OSTRANDER

Vous êtes allés voir le film au cinéma, mais vous n'êtes pas sortis convaincus de la salle obscure... vous avez acheté les deux premiers volumes de la série New 52 parus chez Urban Comics, mais vous n'avez pas trouvé ça très emballant. Rassurez-vous, vous n'êtes pas les seuls dans cette situation, ni dans le premier cas, ni dans le second. Vous auriez torts toutefois de jeter l'éponge définitivement, et de renoncer à la suicide Squad, car le meilleur du meilleur est enfin arrivé! Il s'agit d'un énorme pavé disponible en librairie depuis la semaine dernière : Les archives de la suicide Squad nous emmènent dans la fameuse décennie des années 80 pour découvrir la toute première série historique imaginée par John Ostrander. Si le concept de base est plus ou moins le même (des missions suicides que n'importe qui refuserait, sauf ces anciens criminels participant à un projet gouvernemental top secret, et qui n'ont pas le choix de refuser...) l'équipe et l'atmosphère qui se dégage de ses membres est plus en adéquation avec l'esprit rétro de l'âge de bronze des comics, cette époque où même le dessin sentait bon le crayon sillonnant la page de papier, et où le digital n'avait pas encore vampirisé mise en couleurs et impression. La Suicide Squad de l'époque n'est pas composée de psychopathes déviés qui aimeraient semer le chaos et la mort pour le plaisir de le faire, avec une bande son cool et pop rock pour rendre élégiaques les pires atrocités. Ce sont des individus paumés et piégés, qui sont obligés de faire équipe, et mettent sur le terrain un point d'honneur à respecter certains codes, une déontologie en quelque sorte, qui rend d'autant plus marquantes les défections (les morts si vous préférez) qui vont jalonner le parcours de ces têtes brûlées sur le chemin de la rédemption judiciaire. Qui sont ces malheureux soldats, au départ? Et bien nous avons Bronze Tiger (Ben Turner), Captain Boomerang (George Hakness), Plastique (Bette Sans Souci), Enchanteress (June Moone, vous l'avez vue dans son incarnation "ridicule" au cinéma), Nemesis (Tim Tresser), Nightshade (Eve Eden) et bien sûr Deadshot (Floyd Lawton, mais pas Will Smith). Pas de Harley Quinn (nous sommes en 87, le personnage naîtra bien plus tard dans un cartoon) ou de Joker (cela va de soi, pas besoin de Jared Leto pour l'aspect publicitaire). Amanda Waller est là en tant que directrice des opérations (avant son régime amaigrissant et sa retouche plastique impressionnante), tandis que le colonel Rick Flagg prend du galon dans ces pages, en tant que figure forte sur le terrain affublé d'un t-shirt jaune imprésentable aujourd'hui.

L'avantage d'une task force secrète, c'est qu'on peut l'envoyer discètement sur des opérations à l'étranger, en zone sensible, sans créer (si tout se passe bien) d'incidents diplomatiques. Et comme les américains ont toujours été les gendarmes du monde, la série part en des contrées "ennemies" et se se prive pas de grossir le trait, en présentant à chaque fois un camp adverse très caricatural. On se balade donc au Quraq (Iran, Iraq et Quatar, un mélange) pour rencontrer les terroristes du Jihad, ou bien en URSS, ce qui va de soi à l'époque. En face nous avons parfois également des antagonistes assez pitoresques, pour ne pas dire pas crédible du tout, comme les Female Furies, qui vont donner quelques sueurs froides à ceux qui ne jurent que par les comics de ces dernières années. On félicitera Ostrander pour sa capacité à donner une voix propre à chacun des personnages impliqués dans ces épisodes, en dépit du nombre. Mention particulière pour Deadshot, qui a toujours un plan ou une idée derrière la tête, en bon calculateur cynique, et le Captain Boomerang, le plus "amusant" de la bande, mais un joli gibier de potence en tant qu'individu. 
Tout au long des numéros qui défilent vous allez retrouver des têtes bien connues, comme Batman, qui se présente sous son identité secondaire et secrète de Matches Malone, le temps d'une incarcération volontaire à Belle Rêve. Ou des moins connus, comme celles de la Doom Patrol, et de la Justice League International, qui viennent couper le destin de notre Squad, le temps de crossovers un tantinet confus, et qui ne sont pas les moments les plus exaltants de ce pavé. Luke McDonnel assure une partie graphique basique. Le dessin est rudimentaire, aux yeux de l'amateur de splash page qui en jettent plein les mirettes, ou aux artificers du style moderne. Les cases sont resserrées, parfois verbeuses à l'ancienne (le vocabulaire est légèrement surranné, et c'est volontaire), et le trait sali, expéditif, et sans fioritures aucune au niveau des expressions ou des détails. Mais c'est ce coté rétro qui participe au charme, d'autant plus que la mise en couleur et l'impression trahissent le passage des années, et une toute autre manière de procéder. Ces Archives sont un témoignage, un document historique, mais aussi une petite mine d'or pour ceux qui souhaiteraient retrouver le meilleur du bronze age des comics, et lire quelque chose que nous n'aurions jamais osé imaginer avoir dans ce genre de recueil, en Vf, il y a encore deux trois ans. Le prix est assez élevé, mais le nombre de pages et la qualité de ce tome justifient pleinement cette somme et l'achat. 




A lire aussi : 


Rejoignez la communauté sur Facebook!



MURDER FALCON : WARREN JOHNSON ET LE METAL POUR SAUVER LE MONDE

 Avec un titre pareil, on s’attend à du bruit, de la fureur et une aventure fracassante. Murder Falcon (ici réédité dans une version augmen...