En 1916, Roderick Burgess, une sorte de magicien ésotérique, décide de se lancer dans un défi fou et impossible : il souhaite obtenir l'immortalité en emprisonnant la mort elle même. Mais il échoue et doit se contenter d'une proie mineure, à savoir le Seigneur des songes, des rêves, Morphée, appelé également le Sandman (marchand de sable). Celui-ci fait partie des Infinis, des entités censées symboliser les forces primordiales de l'existence. Durant 70 ans, sa captivité sera immuable, inéluctable, jusqu'à ce qu'il puisse s'échapper grâce à un subterfuge, et laisser libre cours à sa vengeance. Mais pas seulement. Car en son absence, l'humanité a subi les conséquences de la disparition du Prince des songes de son royaume. Le Sandman va devoir en outre récupérer trois objets nécessaires à la pleine manifestation de ses talents : une bourse de sable, son casque, et une pierre précieuse régissant le monde onirique. Sa quête va l'amener à rencontrer certains personnages de l'univers Dc classique, comme John Constantine, ou encore Martian Manhunter, et le contraindre à descendre jusqu'aux plus profond des enfers, pour y quémander l'aide de Lucifer et de ses sbires. Peu à peu, Sandman retrouve ses forces, et rétablit son autorité et sa singularité : c'est le retour en grâce d'un personnage mythique, à la frontière des mondes, entre éveil et sommeil profond. Mais bien des choses ont changé durant sa longue détention, et les vicissitudes qu'il va devoir affronter cachent bien des tourments, des cauchemars, des horreurs.
Quel travail d'orfèvre que celui de Neil Gaiman, qui tisse épisode après épisode une fresque monumentale. Le petit monde des rêves se confond avec la grande tapisserie de l'humanité, ses désirs, ses attentes, ses faiblesses et ses secrets. Alternant récit d'horreur, mythologie déviante, nihilisme succulent et humour froid, Sandman propose une extraordinaire palette de ce qu'un comic-book adulte et abouti peut offrir au lecteur exigeant. Les dessins sombres et tourmentés, en apparence sales et noircis (Sam Kieth est très bon en ce sens, tout comme Mike Dringenberg) contribuent à étoffer le propos, et à vous faire plonger dans l'épaisse brume onirique qui traverse ce premier tome. Réalité ou songe, l'interpénétration est de rigueur avec Sandman. Il n'existe plus de frontières, où elles sont tout du moins si perméables que c'est un nouvel univers, où tout est possible, ou impossible, qui nous est raconté. Cet album de collection ne propose pas de récits inédits, et vous pourrez, en cherchant chez votre bouquiniste, ou sur des sites marchands en ligne, trouver ces épisodes à un prix probablement un poil inférieur. Mais sachez-le, il s'agit vraiment d'une édition définitive, destinée à faire belle figure sur vos étagères, et à présenter l'intégralité, en sept tomes, de la création de Gaiman, séries satellites comprises, je suppose. La qualité de l'ouvrage est indéniable et admirable. Seul bémol : Urban Comics (l'éditeur donc) a eu la désagréable surprise de constater qu'une page intérieure (la 105) a été imprimée par deux fois, en lieu et place d'une autre page, un peu plus loin dans le même épisode. Du coup, un ex libris très soigné est offert aux acheteurs de ce tome 1, afin de compenser la perte. Un hic qui a certes fait parler sur Internet, où beaucoup se sont insurgés. Mais la grande qualité du reste parvient même à gommer cet incident, qui gageons le ne se répétera pas par la suite. La suite, justement, nous l'attendons avec impatience!
Quel travail d'orfèvre que celui de Neil Gaiman, qui tisse épisode après épisode une fresque monumentale. Le petit monde des rêves se confond avec la grande tapisserie de l'humanité, ses désirs, ses attentes, ses faiblesses et ses secrets. Alternant récit d'horreur, mythologie déviante, nihilisme succulent et humour froid, Sandman propose une extraordinaire palette de ce qu'un comic-book adulte et abouti peut offrir au lecteur exigeant. Les dessins sombres et tourmentés, en apparence sales et noircis (Sam Kieth est très bon en ce sens, tout comme Mike Dringenberg) contribuent à étoffer le propos, et à vous faire plonger dans l'épaisse brume onirique qui traverse ce premier tome. Réalité ou songe, l'interpénétration est de rigueur avec Sandman. Il n'existe plus de frontières, où elles sont tout du moins si perméables que c'est un nouvel univers, où tout est possible, ou impossible, qui nous est raconté. Cet album de collection ne propose pas de récits inédits, et vous pourrez, en cherchant chez votre bouquiniste, ou sur des sites marchands en ligne, trouver ces épisodes à un prix probablement un poil inférieur. Mais sachez-le, il s'agit vraiment d'une édition définitive, destinée à faire belle figure sur vos étagères, et à présenter l'intégralité, en sept tomes, de la création de Gaiman, séries satellites comprises, je suppose. La qualité de l'ouvrage est indéniable et admirable. Seul bémol : Urban Comics (l'éditeur donc) a eu la désagréable surprise de constater qu'une page intérieure (la 105) a été imprimée par deux fois, en lieu et place d'une autre page, un peu plus loin dans le même épisode. Du coup, un ex libris très soigné est offert aux acheteurs de ce tome 1, afin de compenser la perte. Un hic qui a certes fait parler sur Internet, où beaucoup se sont insurgés. Mais la grande qualité du reste parvient même à gommer cet incident, qui gageons le ne se répétera pas par la suite. La suite, justement, nous l'attendons avec impatience!