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AMAZING SPIDER-MAN : L'INTÉGRALE 1989-1990 AVEC McFARLANE ET LARSEN


 Il est inutile de tenter de nous la faire à l'envers, à nous qui avons vécu la fin des années 1980 et le début des années 1990 en temps réel. Ces décennies marquantes nous rendent naturellement plus circonspects face à ce que nous lisons aujourd’hui, notamment en ce qui concerne la série consacrée à Spider-Man. Il faut bien le dire : nous avons été nourris par des artistes d’exception comme Todd McFarlane, puis Erik Larsen. C’est d’ailleurs de cette époque dont nous allons parler aujourd’hui, car cette intégrale nous replonge dans une ère fabuleuse que certains critiquent parfois un peu trop précipitamment. On rembobine : Peter Parker est marié à une Mary Jane absolument splendide. Bien que toujours confronté à des problèmes d’argent, il parvient régulièrement à renflouer son compte en banque grâce à quelques bons plans. Ainsi, nous le voyons évoluer aux côtés de Paladin et de la mercenaire Silver Sable, engagés dans une intrigue internationale mêlant complots politiques et scènes d’action spectaculaires. C’est également l’occasion de rencontrer Solo, un personnage intriguant, à mi-chemin entre le mercenaire et le terroriste, doté d’un dispositif de téléportation comparable à celui de Cable. Ce pouvoir lui permet d’apparaître et de disparaître à volonté. Si cela peut sembler anecdotique aujourd’hui, il faut savoir que Solo a connu son heure de gloire, allant jusqu’à bénéficier d’une mini-série. Et bien sûr, dès qu’il est question de complots et de politique, Captain America ne peut être absent. Sa présence entraîne naturellement celle de Crâne Rouge, son éternel adversaire. Quelle affiche ! Comme si tout cela ne suffisait pas, Spider-Man doit ensuite affronter les Sinister Six, le célèbre groupe de super-vilains mené par le Docteur Octopus, revenu sur le devant de la scène. Parallèlement, fidèle à la tradition des comics de cette époque, le super-héroïsme s’entremêle à des intrigues dignes de feuilletons, ce qui enrichit la vie quotidienne des personnages secondaires. C’est cet équilibre qui fait tout le charme de la série dans ces années-là. Par exemple, nous assistons à l'évolution de la relation sentimentale entre Felicia Hardy, alias la Chatte Noire, et Flash Thompson, l’ancien caïd du lycée devenu avec le temps un proche de Peter. Pourtant, les intentions de Felicia ne sont pas innocentes : son véritable but est de briser le cœur de Flash et de se venger de celui qui l'a abandonnée dans le même temps. Dans un autre registre, nous découvrons les mésaventures de Nathan, le compagnon âgé de Tante May, malheureusement cloué dans un fauteuil roulant. Ce dernier est victime d’une agression orchestrée par une bande de voyous, derrière laquelle se cache en réalité une histoire d’addiction aux paris. En fait, à chacun ses problèmes…




Cette intégrale propose aussi un crossover qui s'insère dans les célèbres Actes de Vengeance de 1989. Raison pour laquelle vous lirez aussi six épisodes un peu différents, issus de Spectacular Spider-Man et Web of Spider-Man, qui viennent compléter ceux de Amazing. Pour gagner un peu d'argent et assouvir sa passion pour les sciences, Peter Parker travaille également comme assistant du Professeur Lubisch, qui tente de capter une source d'énergie inconnue avec un appareillage loin d'être à la hauteur. Du coup, ce qui devait arriver arriva. Une explosion, et une décharge si puissante que notre monte en l'air préféré va découvrir, combat après combat, qu'il est désormais doté de nouveaux pouvoirs totalement inattendus. Le premier a en faire les frais est le pauvre Trapster (le Piégeur), qui avait pourtant mis la pile à Spidey peu de temps auparavant. Puis c'est au tour de Titania. Le tisseur lance désormais des rayons avec les doigts, sa toile assume formes et constructions selon sa pensée, un peu sur le modèle de ce que peut faire Green Lantern avec son anneau vert. Mieux encore, un affrontement avec Magneto lui révèle qu'il peut altérer et modifier la structure moléculaire des substances, transformant ainsi l'acier en verre, rien qu'en le souhaitant. Et ce n'est pas tout ! Spidey vole ! Spidey est capable d'envoyer Hulk en orbite autour du globe d'un bon montant du droit ! Mais que se passe t'il donc avec les pouvoirs de Spider-Man, et n'y a t'il pas de quoi avoir peur, au final, quand on devient aussi puissant, d'un instant à l'autre, au point d'en devenir quasi invulnérable ? Sans parler de la convoitise de certains vieux ennemis du Tisseur, qui au même moment se lance dans ce que Marvel appela donc à l'époque les Actes de Vengeance. En fait, les grands noms du mal made in Marvel s'échangent leurs ennemis naturels, pour mieux les surprendre et en venir à bout. Absolument pas grand chose à retirer au niveau introspection et psychologie dans cette saga (hormis le sens des responsabilités et la culpabilité récurrente de Peter), par contre, action à foison, et le plaisir jouissif de voir l'Araignée assumer un rôle et un costume qui le rapproche étonnamment de Superman, l'homme d'acier de Dc comics. Place à Captain Universe, un nouvel avatar pour Peter Parker ! Coté artistes, saluons le travail de Gerry Conway et David Michelinie, les démiurges derrière cette idée sympathique. Aux dessins, on retrouve forcément Todd McFarlane (Spidey Vs Hulk) et son épigone d'alors, Erik Larsen, pour une version légendaire et ultra dynamique du héros. Mais aussi les crayons anguleux et immédiatement identifiables de Sal Buscema, ou encore Alex Saviuk, le plus brouillon et oubliable de ces grands noms, qui était en charge du titre Web of Spider-Man, souvent le parent pauvre de la famille à la fin des années 1980. Un petit bijou de comic-book naïf, pour revivre des moments si particuliers et étranges dans la vie de Peter Parker. Désormais incorporé à la ligne Intégrale, qui n'en finit plus de s'étoffer et de rendre honneur à la grande Histoire Marvel. 



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OLDIES : LES AVENTURES COSMIQUES DE SPIDER-MAN

Les actes de vengeance ne sont pas une si mauvaise idée que ça. Les principaux super vilains de l'univers Marvel de la fin des années 1980, fatigués d'essuyer des revers récurrents face aux héros boy-scouts, décident de s'échanger leurs adversaires respectifs, en considérant qu'une approche plus fraîche du problème permettrait des résultats différents. C'est ainsi que Le Caïd, Magneto, le Mandarin, Fatalis, Crâne Rouge, ou encore le Sorcier, se réunissent pour répartir leurs ennemis comme de vulgaires vignettes auto-collantes en double. Dans les coulisses, Loki fomentait bien sûr des dessins tout personnels… Le but était aussi de donnait un coup de boost aux titres des Vengeurs, dans une période dominée principalement par le sous-bois mutant.
Spider-Man a été impacté durant tout un trimestre, avec ses trois titres mensuels que sont alors Amazing SM, Spectacular SM et Web of Spider-Man. Et de quelle manière ! En effet, une expérience scientifique imprudente, menée à l'université où il avait repris son cursus estudiantin, lui avait conféré de nouveaux pouvoirs, en faisant une version "cosmique" du tisseur de toile, en relation avec les forces primordiales de l'univers. David Michelinie nous montre un Peter Parker déboussolé, qui ne comprend pas, de prime abord, ce qui lui arrive. Quand Graviton attaque, le bad guy se fait laminer; et que dire de Hulk, dans sa version grise, qui reçoit, dans une scène mémorable, un uppercut dantesque, qui le projette en orbite. C'est un tantinet exagéré mais quand en plus c'est illustré par  des artistes comme Larsen ou McFarlane, et que vous lisez ça en direct, lors de votre adolescence, ça laisse des traces durables, tout comme en laisseront le costume cosmique de Spider-Man, qui apparaît tout à coup, sans crier gare, et qui est la manifestation physique et esthétique de la force dont il est investi. 

Les frères Grimm, Fatalis, Hydro Man… la liste des ennemis que ce nouveau Spider-Man va devoir affronter est longue, et c'est aussi une manière de tester ses pouvoirs, histoire de voir s'il n' y pas moyen de les détourner, de les utiliser à d'autres fins… Gerry Conway est de la partie, et c'est lui qui finalement a le plus l'occasion de briller, avec de nombreuses batailles qui viennent conforter l'idée que tout à coup, tout devient possible pour un héros qui n'a plus de limites, et se découvre de nouvelles facultés jour après jour. Il est superbement aidé par Sal Buscema, dont le trait stylisé et nerveux est parfait pour le rythme des histoires, alors qu'Alex Saviuk est un poil trop brouillon, et encré lourdement, ce qui le dessert. 
En parallèle, on a droit à de brefs moments intimes qui entretiennent la flamme du modèle soap opera. Peter est à la limite de se prendre le chou avec Mary-Jane, avant de se rabibocher au final, Nick Katzenberg est l'exemple parfait du journaliste visqueux, à la moralité crasseuse, alors que la toujours guillerette Tante May dispense conseils et soutien, à un neveu qui ne lui révèle pas sa double identité. Les pouvoirs de Spidey varient, évoluent, et chaque épisode est le prétexte à la découverte d'une faculté supplémentaire, dont le point d'orgue est de pouvoir voler ! Bien étendu, cela ne pouvait durer, et ce n'était qu'un bon délire estival qui a reçu un accueil assez enthousiaste, et sera évoqué de temps en temps, par la suite, sans grande conviction. Aux States, il existe une splendide collection du nom de Marvel Epic Collection, qui propose ces épisodes, ainsi que ce qui vient avant/après, et permet de bien comprendre ce moment historique pour Spider-Man. Album au format souple et à la riche pagination, pour un prix qui reste abordable. C'est à notre sens le meilleur moyen de posséder rapidement l'intégralité en Vo sans se ruiner, mais vous avez, ça va de soi, les épisodes en Vf qui restent trouvables facilement. 


Edit août 2023 : Vous le savez, la Epic Collection est désormais adaptée en VF chez Panini. 


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SPIDER-MAN CLASSIC 11 : LA VENGEANCE DE VENOM

Dernier numéro pour Spider-Man Classic, qui ferme les portes avec du matériel inédit, en partie. En 2104, trouver des épisodes intéressants du tisseur de toile qui n'ont pas connu la publication en Vf est une gageure, mais parfois on peut encore mettre la main sur des récits lisibles. C'est le cas ce mois, avec les #330 et #331 de Amazing Spider-Man, confiés aux soins de David Michelinie (le scénariste de la fin des années 80) et Erik Larsen. Ce dernier est un dessinateur dont le trait se rapproche un peu de celui de Todd McFarlane, ce qui lui a valu de prendre sa succession sur le titre phare de Spider-Man, avec toutefois des planches plus cartoony et épileptiques. Larsen, c'est aussi des poses à la Liefeld, et des expressions faciales qui ne s'embarrassent pas de mille détails... Mais ça a marqué son temps, et ça se lisait bien, à l'époque. Ici Spider-Man se retrouve à faire équipe avec le Punisher, pour démanteler un trafic de cocaïne. Étrange, car d'habitude les méthodes des deux "héros" sont divergentes et provoquent un conflit d'idées immédiat. Pas dans ces numéros, où Spidey ne semble pas plus ému que ça que Castle dessoude les méchants pour se faire respecter. Ce dernier est assez mal caractérisé, surtout dans sa relation avec Microchip, l'aide de camp logistique qui l'appuyait alors. Les deux hommes ont des conversations sans aucune finesse et Frank se comporte de façon trop stéréotypée. En toile de fond, d'autres soucis pointent le bout de leur nez. Tout d'abord, la libération de Jonathon Caesar, ce millionnaire cinglé qui s'est épris maladivement de Mary-Jane Watson, au point de l'avoir enlevée pour en faire sa chose privée. A son service, les deux compères Styx et Stone vont s'en prendre à Spider-Man, sur ordre de leur patron. Et puis il faut aussi signaler une évasion importante... Vous avez bien regardé la couverture de ce SM Classic, non? Venom est de retour, et devinez contre qui il semble avoir une dent? 

Venom, c'est Eddie Brock, journaliste qui pensait détenir un scoop, avant que Spider-Man ne rétablisse la réalité, ruinant du même coup sa carrière. Et c'est également le symbiote rapporté par le tisseur de la planète du Beyonder, éconduit lorsque le héros se rend compte de sa nature parasitaire. Ensemble, ils sont fous de vengeance, et animés par une étrange conception de la justice et de l'innocence, qui les pousse à traquer Spider-Man, tout en respectant et révérant la Tante May, par exemple. Dans ce Spider-Man Classic, on assiste principalement à une chasse à l'homme. Venom passe à l'offensive, Peter Parker est terrifié (son dernier combat contre le monstre noir fut des plus traumatisants) et dans le même temps, il se sent contraint de jouer le jeu de son ennemi, qui connaît sa double identité et use de ces informations pour le débusquer. L'aspect sentimental, longtemps un des moteurs de la série (en fait ça l'est encore de nos jours...) est représenté par le déjà cité Caesar qui inquiète Mary-Jane, et par Felicia Hardy, la Chatte Noire, qui décide de sortir avec Flash Thompson, un des meilleurs amis de Parker, en signe de représailles après s'être faite larguer. Bref, on nage dans le soap-opera superhéroïque typique de l'époque, de ces épisodes que nous lisions chaque mois dans Strange, dans notre prime jeunesse. Tout ceci a pris quelques rides et fleure bon la naïveté des temps anciens, mais dans les scènes d'action, au moins nous avons notre vrai Venom adoré, psychopathe et imposant, qui gagnait peu à peu ses galons de star du Spider Universe. En complément, des petits récits tirés de différents annuals de Spider-Man reviennent sur les premiers instants du couple Brock/symbiote alien, et comment s'est faite l'union entre les deux. Pour peu que vous ne soyez pas allergiques à ces histoires d'il y a vingt ans, ce sommaire pourrait bien vous plaire, ou tout du moins servir de piqûre de rappel pour les plus jeunes, qui ont zappé cette partie de la généalogie arachnéenne.


Spidey qui soulève Jay Leno et Malcom Forbes, c'est aussi au menu...

SPIDER-MAN : THE COSMIC ADVENTURES

Back to 1989. Il y a 23 ans, déjà! Peter Parker, fidèle à ses habitudes, a des problèmes avec sa vie professionnelle, et pour gagner un peu d'argent et assouvir sa passion pour les sciences, il travaille comme assistant du Professeur Lubisch, qui tente de capter une source d'énergie inconnue avec un appareillage loin d'être à la hauteur. Du coup, ce qui devait arriver arriva. Une explosion, et une décharge si puissante que notre monte en l'air préféré va découvrir, combat après combat, qu'il est désormais doté de nouveaux pouvoirs totalement inattendus. Le premier a en faire les frais est le pauvre Trapster (le Piégeur), qui avait pourtant mis la pile à Spidey quelques pages auparavant. Puis c'est au tour de Titania. Le tisseur lance désormais des rayons avec les doigts, sa toile assume formes et constructions selon sa pensée, un peu sur le modèle de ce que peut faire Green Lantern avec son anneau vert. Mieux encore, un affrontement avec Magneto lui révèle qu'il peut altérer et modifier la structure moléculaire des substances, transformant ainsi l'acier en verre, rien qu'en le souhaitant. Et ce n'est pas tout! Spidey vole! Spidey est capable d'envoyer Hulk en orbite autour du globe d'un bon montant du droit! Mais que se passe t'il donc avec les pouvoirs de Spider-Man, et n'y a t'il pas de quoi avoir peur, au final, quand on devient aussi puissant, d'un instant à l'autre, au point d'en devenir quasi invulnérable? Sans parler de la convoitise de certains vieux ennemis du tisseur, qui au même moment se lance dans ce que Marvel appela à l'époque les Actes de Vengeance. A savoir, les grands noms du mal made in Marvel s'échangent leurs ennemis naturels, pour mieux les surprendre et en venir à bout. Absolument pas grand chose à retirer au niveau introspection et psychologie dans cette saga (hormis le sens des responsabilités et la culpabilité récurrente de Peter), par contre, action à foison, et le plaisir jouissif de voir l'Araignée assumer un rôle et un costume qui le rapproche étonnamment de Superman, l'homme d'acier de Dc comics. Place à Captain Universe, un nouvel avatar pour Peter Parker! Coté artistes, saluons le travail de Gerry Conway et David Michelinie, les démiurges derrière cette idée sympathique. Aux dessins, on retrouve Todd McFarlane (Spidey Vs Hulk) et son épigone d'alors, Erik Larsen, pour une version légendaire et ultra dynamique du monte en l'air. Mais aussi les crayons anguleux et immédiatement identifiables de Sal Buscema, qui connu son haure de gloire sur la série The Spectacular Spider-Man. Citons encore Alex Saviuk, le plus brouillon et oubliable de ces grands noms, qui était en charge du titre Web of Spider-Man, souvent le parent pauvre de la famille à la fin des années 80. Un petit bijou de comic-book naïf, pour revivre des moments si particuliers et étranges dans la vie de Peter Parker. Disponible en VO dans un Tpb édité en 1993, et dans les mensuels Strange, Spécial Strange, et Nova, en 1991. A noter qu'un Omnibus Acts of Vengeance sera publié par Panini courant 2012, et devrait donc contenir ces épisodes mythiques.

Rating : OOOOO (Nostalgie...)


Au final, une bonne idée que celle de placer cette saga au centre des Actes de Vengeance. Un petit crossover de la spidey Family, qui s'insère dans un projet de plus vaste envergure, et propose un récit audacieux et novateur, même si un peu forcé et irréaliste. Le menu complet :

1.Amazing Spider-Man #326




2.Spectacular Spider-Man #158


3.Web of Spider-Man #59


4.Amazing Spider-Man #327


5.Spectacular Spider-Man #159


6.Web of Spider-Man #60


7.Amazing Spider-Man #328


8.Spectacular Spider-Man #160


9.Web of Spider-Man #61


10.Amazing Spider-Man #329

LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE : LE NOUVEAU LUCKY LUKE DE MATTHIEU BONHOMME

Lucky Luke, c'est le cowboy solitaire par essence. On ne lui connait pas de relation suivie, que ce soit avec une femme ou un homme, tou...