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X-MEN PRIME : NOUVEAU DEPART POUR LES MUTANTS

C'est l'heure de faire le point, et de regarder vers le futur, en singeant clairement le passé. Compliqué? Pas vraiment, car on parle des X-Men. qui vont se scinder en deux grandes séries, Gold et Blue. Tout ceci vous rappelle quelque chose? Auparavant, il faut tirer les enseignement de la guerre contre les Inhumains, donner un bon coup de balais quitte à à oublier certains des concepts apportés par Jeff Lemire, et penser à demain. Nouveau départ signifie souvent nouveau line-up, mais ici X-Men Prime a plus pour vocation de compter les troupes et de voir qui fera quoi. Par exemple Tornade souhaite renoncer à son statut de chef, et c'est Kitty Pride, qui en a fini avec son périple façon "Guardians of the Galaxy" qui reçoit les honneurs de la charge. Une Kitty qui débarque dans les limbes, là où les mutants ont établi leur Qg, et prend connaissance de la forme et du moral de chacun, y compris ce cher et tendre Colossus. Un simple regard et une belle vignette romantique nous font comprendre que bon, ces deux-là ont peut-être encore une chance. 
On a quand même l'impression d'avoir déjà lu tout cela. C'est véritablement un grand classique, que cette pause de réflexion mutante, après des événements un peu trop cahotiques. La machine Marvel a besoin de souffler, avant de lancer les X-Men vers de nouveaux défis. Marc Guggenheim, Cullen Bunn et Greg Pak essaient donc de nous faire croire que oui, les mutants sont bel et bien dans la place, et que l'horizon va s'éclaircir à nouveau. Bien entendu, le lecteur lambda aura des doutes sérieux, et il voudra voir venir, et vite, quelque chose de vraiment intelligent. Pour le moment c'est l'exploration du passé de la série, à travers les liens que Kitty a pu tisser, et sa longue carrière, qui est le coeur des débats. Un petit parfum de soap opera suinte des pages, qui jouent la carte intimiste et de l'entente innocente entre les personnages pour atteindre son but. Même les anciens X-Men, dans leur version juvénile, se prêtent au jeu avec une Jean Grey qui est au centre de l'intérêt et du désir masculin de ses amis.
Finalement le seule vraie révélation de cette publication spéciale, c'est l'emplacement du nouveau Qg des X-Men. Autant vous le dire tout de suite, on passe du tout au tout, et je n'ai pas bien compris la pertinence d'un choix auquel on ne croit pas un instant. On a aussi une sous-trame qui débute, avec Lady Deathstrike, mais tout est flou et encore à inventer. Coté dessins, Lashley, Kirk et Robinson se donnent le relais pour prêter vie à une parenthèse qui manque un peu de sel. Le genre d'histoire qui serait parfaite dans un fascicule pour le FCBD (qui permet de faire découvrir des séries) mais qui ne déclenche pas une impatience dévorante à la première lecture. 







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DEADPOOL : LES ORIGINES (MARVEL VINTAGE)

Le succès rencontré par Deadpool lors de ses premières apparitions dans le titre New Mutants fut tel, en son temps, que Marvel eut très vite l'idée de lancer une première mini-série, puis une seconde, afin de tester le potentiel du personnage en solo, face aux lecteurs. The Circle Chase, qui inaugure cette initiative, est scénarisée par Fabian Nicieza et illustrée par Joe Madureira. Oui, vous avez bien lu, cet artiste ultra doué qui fait exploser chacune de ses pages avec un sens inné de l'action et du spectaculaire, et qui en était encore aux prémices de sa carrière. On se replace d'emblée dans la continuité de ce que Liefeld a raconté (avec Fabian Nicieza) avec les Nouveaux Mutants. A savoir que c'est un certain Tolliver qui est à la base du récit. Son décès a entraîné une lutte farouche entre concurrents qui se disputent le privilège de mettre la main sur son testament. Pas de documents chez le notaire ou de fortune caché, mais plutôt l'arme la plus redoutable du monde, qui sera pour le premier qui parviendra à rassembler les bonnes informations, et s'en emparer. Histoire oblige, c'est du coté de Sarajevo que nous retrouvons Deadpool, au milieu des balles perdues et d'une guerre moribonde qui n'a cesse de laisser derrière elle morts et destruction. Un groupe lourdement armé est chargé de l'éliminer, et pour compliquer les choses, voilà que ce bon vieux Wade Wilson a quelques pépins avec son facteur auto-guérisseur, qui n'est plus aussi efficace et performant qu'autrefois. Dommage, car des poids lourds vont se joindre à la course au testament de Tolliver. Le lecteur va donc croiser, pour des raisons multiples, le chemin de Black Tom Cassidy, du Fléau, de Kane Garrison (l'Arme X). Ne cherchez pas à lire entre les lignes pour aller cueillir un peu de saine philosophie, ou vous gargariser de méta-bande dessinée, ici nous sommes face à quatre épisodes d'action explosive pure et dure, où le but est d'en jeter un maximum aux yeux des fans des années 90. Dire que ça n'a pas très bien vieilli relève de l'évidence, mais ceux qui ont découvert ces pages avec le mensuel Strange gardent toujours de l'affection pour ce type de comics testostéronés. Ma foi, ça se laisse lire. 


Place ensuite à Mark Waid, scénariste émérite, qui a déjà touché, dans sa carrière, à plus ou moins tous les héros de la galaxie Marvel. Sins of the past nous emmène dans un bar miteux où Deadpool sirote sa bière et offre au lecteur dégoûté les ravages de son visage peu ragoûtant, sans le masque. Là encore le voici pris à parti par des adversaires armés, et là encore un concours de circonstances lui permet de faire équipe avec les membres de la famille Cassidy (Le Hurleur et sa fille, la rouquine Theresa). Cyrène est jeune, jolie, n'a pas froid aux yeux, bref il n'en faut pas tant pour faire tourner la tête du mercenaire qui s'imaginerait bien faire deux trois petites choses avec la donzelle...sauf qu'il a conscience d'être une caricature humaine, et que cette réalité le bouleverse régulièrement, au point de se montrer bourru et distant lorsque la demoiselle veut simplement être prévenante. Tout ce beau monde est une fois de plus confronté au Fleau, qui agit pour le compte de Black Tom Cassidy, infecté par un virus qui le dévore et le transforme en une sorte d'affreux végétal à l'écorce répugnante. Histoire de famille donc, avec secrets et trahisons à l'irlandaise, et un Deadpool pris entre plusieurs feux, tout occupé également à mettre la main sur le docteur Killebrew, qui a participé à sa "création" dans le cadre de l'Arme X, et a échapper à Peyer, un ancien barbouze qui a laissé des plumes au combat par ce qu'il estime sa faute. Là encore l'action et le spectaculaire l'emporte largement sur la trame du récit, bien que des moments intimistes assez brefs ajoutent plus d'humanité dans cette seconde partie. Le dessin de Ian Churchill est très expressif et ombrageux, avec un petit coté McFarlane et des personnages tout en puissance qui explosent la case et semblent en sortir avec impétuosité. On relèvera aussi quelques planches signées Lee Weeks et Ken Lashley (lui aussi sous forte influence années 90, et pour cause!) qui complètent l'ensemble. Cela donne un album intéressant et à valeur de document historique, de ce que pouvait être le style et les attentes dans cette décennie si frénétique, avec en toile de fond l'évolution d'un personnage qui commençait à s'affirmer, encore loin de la star qu'il est devenu de nos jours, par la grâce du film sorti cette semaine. Les origines, quoi. 




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SUPERMAN : DOOMED (AVEC DOOMSDAY)

Doomsday n'est pas un personnage comme les autres, puisque cette force de la nature extra-terrestre est parvenue à terrasser Superman. Une mort surprenante, des mains de cet ennemi ultra redoutable, qui est devenu de la sorte la menace ultime, capable d'instiller la peur chez l'Homme d'Acier, de le faire trembler et douter. Avec l'arrivée des New 52, tout ceci a été modifié, mais globalement la base est restée peu ou prou la même. Doomsday est un produit kryptonien, le résultat de folles expériences génétiques. C'est un monstre surpuissant qui n'a qu'un seul but dans l'existence, à savoir annihiler toute vie qu'il croise sur son chemin vers l'anéantissement complet. Confiné dans la zone fantôme, il est pourtant parvenu à en sortir, et voici ce fléau lâché sur notre planète. Dès ses premiers pas sur une île du Pacifique, tout est calciné, détruit, pulvérisé. Doomsday n'est pas qu'une colossale bête dotée d'une force inimaginable, c'est aussi une sorte de virus sur pieds, et rien sur Terre ne peut s'y opposer. Rien, ou presque, car Superman n'écoute que son courage, et se jette dans la bataille. Voici donc enfin, dans l'univers Dc rebooté récemment, le moment où les deux antagonistes se tapent dessus. Cette fois Superman ne va pas mourir, et l'affrontement dantesque est aussi l'occasion pour le héros de compter sur sa nouvelle compagne, Wonder Woman, qui est à ses cotés lorsqu'il s'agit de faire étalage de force et de détermination. Oubliez le choc du passé, dans notre présent Superman parvient à pulvériser Doomsday dès le départ, on le voit d'ailleurs littéralement déchirer en deux son adversaire, dans un accès de rage. Un épisode plus expéditif que prévu, narré par Scott Lobdell, Greg Pack, et Charles Soule (Doomed #1) et dessiné avec brio (des planches très spectaculaires) par un Ken Lashley qui est un choix logique quand il faut mettre en scène un cataclysme de la sorte. Cela dit, vous l'aurez compris, l'album en librairie est un petit pavé, et l'histoire ne peut s'arrêter ainsi... Avant de mourir Doomsday a relâché une sorte de toxine malveillante et Superman a du, pour contrecarrer la menace, utiliser son super souffle pour en aspirer la totalité. Au contact de son organisme, celle-ci va avoir de bien curieux effets, sur le physique et le caractère du kryptonien. Vous avez dit "Superman méchant" ? 


Si Doomsday n'a pas eu raison de Superman grâce à la force brute, la toxine opère de bien étranges changements. Pour résumer la situation en une phrase laconique, voilà que Superman devient Doomsday. Sur son corps apparaissent des excroissances osseuses qui en font un monstre. Dans l'esprit c'est encore pire. Une rage folle le pousse à commettre des atrocités, et il est de plus en plus difficile pour lui de garder un semblent de contrôle sur ses actes et décisions. Wonder Woman est une alliée précieuse car elle fait tout ce qu'elle peut pour aider l'homme dans le costume. Clark Kent est un parangon de bonté et de volonté, aussi est-elle persuadée qu'elle peut aider son amant à maîtriser cette menace insidieuse. Mais c'est pratiquement une illusion, car plus Superman lutte, plus il sent dans un recoin de l'esprit que Doomsday et lui finiront par ne faire qu'un. La catastrophe se produit lorsqu'une fine poussière radioactive, issue de fragments de kryptonite, est relâchée dans l'atmosphère terrestre. Elle parasite les pouvoirs de ceux qui viennent de Krypton, et sur Superman l'effet est immédiat : il ne parvient plus à dominer la bête, et le seul recours qui lui reste est de filer droit dans l'espace et abandonner la Terre, sur laquelle il ne peut plus vivre désormais autrement que sous la forme d'une créature sanguinaire et avide de massacre, comme le Doomsday qu'il a combattu. La saga finit tout de même par traîner un peu en longueur, il faut bien l'admettre, et pour ma part j'aurais préféré que le vrai Doomsday subsiste plus longtemps et que le combat mano a mano soit plus dramatique. Je vous laisse toutefois aller jusqu'au bout du récit pour vous faire une opinion concernant l'épilogue. Globalement on pointera du doigt le niveau fort plaisant des dessinateurs, avec entre autres Aaron Kuder, qui fait un boulot remarquable avec le personnage, et Tony Daniel, un des maîtres du comics réaliste, même si ses planches sont un poil figées. Doomed est une excellente idée pour ceux qui aiment les confrontations bourrins, les Bd où le cataclysme semble toujours sur le point d'exploser, où le désespoir guette devant l'anéantissement final. Explosif, violent, spectaculaire, pas philosophique pour un sou, mais certainement calibré pour atteindre sa cible et ne plus la lâcher. A noter que tous les épisodes présents ici ont bien sur été publiés précédemment dans Superman Saga, au premier trimestre 2015. 



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APOCALYPSE WARS (DE JEFF LEMIRE ET HUMBERTO RAMOS) : DETAILS ET TRIPLE COVER

De nouveaux détails pour Apocalypse Wars qui, comme nous l'avons déjà mentionné,  commencera en mars prochain sur Extraordinary X-Men # 8, puis continuera sur Uncanny X-Men # 6 et All-New X-Men # 9. 
L'événement mutant du printemps, créé par Jeff Lemire et Humberto Ramos, verra les X-Men déterminés à récupérer le plus grand espoir pour l'espèce mutante, volé par Apocalypse

Dans Extraordinary X-Men # 8 Tornade mène son équipe dans le futur, pour récupérer ce qui a été volé par Apocalypse.

Dans Uncanny X-Men # 6 l'équipe devra faire face à un Archangel hors de contrôle, dont la personnalité sombre pourrait avoir refait surface, probablement à cause d'Apocalypse


All-New X-Men # 9 mettra en vedette Evan, alias Genesis, le jeune clone d'Apocalypse qui lutte contre ses origines et sa véritable nature.

Vous pouvez admirer aussi la triple couverture de Ken Lashley (connect cover)




MURDER FALCON : WARREN JOHNSON ET LE METAL POUR SAUVER LE MONDE

 Avec un titre pareil, on s’attend à du bruit, de la fureur et une aventure fracassante. Murder Falcon (ici réédité dans une version augmen...