SONDAGE Mars/Avril : Les résultats

Fin de notre sondage sur les publications Vf de Panini. Pas de surprise chez le vainqueur, car le triomphe de DARK REIGN était annoncé. C'est en effet la revue phare de cette sombre période de l'histoire Marvel, là où sont censés se dérouler les grand événements liés à cette saga, et le public semble pour le moment adhérer. Seconde place pour MARVEL ICONS, qui vient confirmer le bon moment des titres liés aux Vengeurs. S'il fut une époque où ceux ci se faisaient régulièrement huer dans le courrier des lecteurs de Strange (Lug/Semic), la nouvelle mouture initiée par Bendis a encore plus boosté un groupe qui entame le XXI° siècle sur les chapeaux de roue. Coté DC, égalité entre DC Universe et la revue Superman/Batman. Cette dernière disparait de toutes manières, remplacée par un magazine 100% dédié au detective de Gotham. Mais DC est encore à la traîne, Panini n'ayant toujours pas trouvé la bonne formule pour stimuler le lectorat français. Coté déception, les X-men se traînent en fin de classement avec Wolverine. On pourrait croire que ces personnages seraient "intouchables" mais il semblerait que chez le public connaisseur, et vrai amateur de bon comics, ce soit plutôt une petite traversée du désert, que "Messiah Complex" ou "Old man Logan" n'ont pas totalement interrompu.
Merci à tous les lecteurs qui ont pris le temps de participer à ce sondage.

En kiosque : DARK REIGN 7 Le masque se fissure ...


Le charme de Dark Reign 7, ce n'est pas dans le combat eternel entre gros bras, mais dans les relations spéciales qui lient les personnages, dans ces histoires de trahisons latentes et de déclin attendu qui suintent de chaque planche qu'on le trouve. Prenez par exemple les Dark Avengers. Osborn est fou de rage car Namor refuse de lui prêter main forte pour dompter des rebelles d'Atlantide qui sacagent la Californie. Les premières failles se dessinent chez Norman, qui ne pourra vraissemblablement pas supporter une telle pression bien longtemps. Même s'il peut compter sur un poids lourd pour exécuter les basses besognes ; un Sentry aussi dérangé que son patron, qui s'en va trucider de l'homme poisson sans aucun remord. Bref, le monde marche sur la tête, et Bendis prend un malin plaisir à semer les graines du doute au sein même de nos "pseudos héros". Le doute, c'est aussi ce qui caractérise les Thunderbolts. Ant-Man se pose de plus en plus de question sur sa présence dans l'équipe, entouré de psychopathe dangereux. S'il compte sur la Paladin pour trouver une oreille sensible... Et nous apprenons que la Veuve Noire, Yelena Belova, ne roule pas forcément pour qui nous le pensions. Serait elle encore un agent double, ou triple (avec elle on ne sait plus...) et surtout, son petit jeu aurait-il été mis au jour par le Fantôme, qui espère secrétement porté un coup fatal à la technologie Oscorp, que Norman Osborn a substitué à celle de Stark? Une série à en devenir parano jusqu'à la troisième génération, toujours aussi indispensable!




Regain de forme aussi chez les Secret Warriors de Nick Fury. il faut dire que les jeunes pousses recrutés par l'agent secret n'apparaissent que sur la dernière planche de l'épisode, qui est consacré à l'infiltration par le Shield d'une base militaire du Hammer, pour y voler des héliporteurs. Tout se complique quand un troisième larron, l'Hydra, se joint aux réjouissances. Rien de transcendental, mais bon, ça se laisse lire, et comme ça vient en effet compléter le cadre global qui se dégage de ce "Dark Reign", on se dit qu'parès tout, pourquoi pas... Par contre, je reste contre cette colorisation sans âme des dessins de Caselli, mais là j'ai l'impression de me répéter chaque mois... Par contre, les Fantastiques sont ennuyeux. C'est le second épisode lié à leur saga labelisée "Dark Reign" et on se dit déjà que celle ci ne sert à rien. Histoire de dimensions alternatives, du quatuor perdu dans un autre continuum pendant que les sbires d'Osborn venaient leur signifier une sorte de "mise aux arrêts"; Kirkman pond là un scénario des plus anodins, auquel il faudra faire un gros effort pour s'intéresser. Le gros point faible de la revue en ce moment, qui autrement vaut le détour, croyez moi.

Rating : OOOOO

NEW AVENGERS : LUKE CAGE 1 Un gros dur à Philadelphie


Il en a fait du chemin, Luke Cage, depuis l'époque où il faisait régner la loi dans les bas quartiers de Harlem, et louait ses services de super-héros avec un diadème en ferraille sur le crâne, et une improbable coupe afro qui avait tout du champignon atomique. C'est que niveau look, Cage a toujours été l'emblème d'une certaine "coolitude" du héros noir, tel que le blanc le fantasme entre deux parties de Nba. Une sorte de caricature positive, mais une caricature, tout de même. Aujourd'hui Luke a le crâne bien lisse, une "mean attitude" en acier trempé et il est l'archétype de l'ancien zonard devenu Vengeur de premier ordre, depuis que Bendis a décidé d'en faire un des piliers de sa nouvelle formation. Voici donc venir une mini série entièrement consacrée à ce Will Smith sous hormone de croissance. Cage doit se rendre à Philadelphie pour aider un de ses anciens admirateurs, un gamin qui le vénérait à l'époque des quartiers, et qui a suivi sa carrière de "heroes for hire" à la lettre. Sauf que sans aucun pouvoir, il vient de se faire rétamer grave, et se retrouve entubé aux urgences. Le pire c'est qu'une fois à Philie, notre vengeur doit de suite en découdre avec Hammerhead qui passait dans le coin, et pas par hasard : il semblerait que Mister Negative ait décidé "d'investir" dans cette ville, qu'il juge aisément accessible. John Arcudi s'amuse en début d'aventure à singer le style Bendis, avec des répliques humoristiques et décalées, avant de se lancer dans une grosse baston sanguignolente sur plusieurs planches. C'est Eric Canete qui illustre le tout, et on dirait bien qu'il ait décidé de la faire avec ses pieds. C'est laid, expressionniste -dans le mauvais sens du terme- et sans aucun respect pour les perspectives. Comme s'il insistait lourdement sur le fait qu'il ne fallait pas prendre cette mini au sérieux. Dommage car avec de bons dessins, on aurait pu adhérer plus facilement, mais là... Et dire qu'on risque d'avoir ça dans un prochain HS de Panini...
 
Rating : OOOOO

SPECTREGRAPH : L'IMMORTALITÉ ENTRE QUATRE MURS AVEC TYNION IV ET WARD

 Parmi toutes les ambitions démesurées que l’humanité a pu nourrir depuis l’aube des temps, accéder à l’immortalité figure sans conteste par...