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DARK KNIGHTS OF STEEL ALLWINTER : DEATHSTROKE LE VIKING


 DC Comics aime revisiter certains de ses héros, présenter une version inédite de son univers, en plaçant l'ensemble dans des contextes improbables, surprenants, historiques ou relevant de l'uchronie. Elseworlds, qu'on appelle ça. Tom Taylor a ainsi lancé la gamme Dark Knights of Steel, à savoir les héros DC dans un monde médiéval, où la magie rivalise avec le fer des épées. C'est de cela qu'il s'agit ici, avec le prolongement à la série initiale, sous le nom d'Allwinter (vous pouvez ressortir la grosse couette remisée au fond du placard pour cause d'arrivée du printemps). Slade Wilson (Deathstroke) est ainsi réimaginé en guerrier viking et il est engagé par Vandal Savage pour une mission périlleuse à travers les hautes mers, pour affronter une mystérieuse créature. Mais lorsqu’il atteint sa destination, Wilson découvre la véritable nature de la proie qu'il est censé abattre. Il réalise alors que cette dernière a des pouvoirs formidables, qui pourraient ébranler l’hiver éternel qui s’est abattu sur son royaume. Avant d'aller plus loin dans le contenu de cet album, il faut donc s'arrêter sur le travail graphique de Tirso Cons : tout le dessin est en noir et blanc (ou pour être plus exact, absolument gris) : il s'agit d'incarner la rigueur de l’hiver qui frappe le royaume, qui est plus de nature mystique que météorologique. L'artiste ne se laisse nullement freiner par cette palette monochrome, et livre des scènes d’une violence saisissante, où Slade sème derrière lui des traînées de sang d’un noir d’encre. Un combat particulièrement intense et féroce est mis en scène lorsqu’il affronte un kraken. Mais celui que nous connaissons en tant que Deathstroke est ici usé, fatigué intérieurement par ce qu'on lui demande encore et toujours de faire. Ce qu'il souhaite avant tout, c'est être payé. Et dans ses pensées, obsédante, l'image de son épouse perdue le ronge (qu'il va finalement retrouver, même si ça ne va pas se passer comme prévu).


 


Allwinter, c'est du combat bien bourrin dans l'essentiel des pages. Bien que des allusions récurrentes aux événements de Dark Knights of Steel soient présentes, il s’agit d’une histoire entièrement indépendante, avec une version totalement différente de Deathstroke. Le scénariste Jay Kristoff y présente un Slade rendu encore plus aigri par la guerre, et, par extension, par ceux qui s’en servent comme prétexte pour assouvir leur soif de sang. C'est aussi l'occasion de retrouver la version jeune ado de Alec (Holland), destiné à devenir l'incarnation de la sève, forcément celui qui pourrait mettre un terme à l'hiver mystique. Vous allez croiser aussi d'autres personnages comme Freeze, Killer Frost, ou encore la fille de Deathstroke (Rose Wilson Worth, Ravager), sans oublier Batman, dans un périple mouvementé et particulièrement violent. En fin d'album, Urban publie également les petits récits qui ont été présentés sous forme de back-up stories au format original. Ce récit est très important car il permet de retrouver Martha et Jonathan Kent, ici dans le rôle de jeunes guerriers fougueux, qui vont se voir investis d'une mission de la plus haute importance : élever un jeune garçon et lui inculquer les valeurs les plus nobles de l'humanité. Alors là, forcément, vous pensez à Superman… sauf qu'en réalité, c'est le petit Arthur (autrement dit Aquaman dans notre univers DC traditionnel) qu'ils vont prendre sous leurs ailes. Les dessins sont de Riccardo Federici, dans un style pictural très réussi, tandis que le scénario est signé Tom Taylor, le grand artisan du monde Dark Knights. Et croyez-le ou non, mais ces pages de complément s'avèrent plus intéressantes et touchantes que tout ce qu'on a lu avant, qui reste tout de même à réserver aux amateurs de comic books tranchants et bourrins. En tous les cas, si vous êtes devenus fans de ce contexte médiéval, sachez que nous sommes encore loin d'en voir la fin et que vous aurez bientôt d'autres parutions à vous mettre sous la dent.




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DARK KNIGHTS OF STEEL TOME 2 : LA GUERRE DES TROIS ROYAUMES


 Dark Knights of Steel se présente comme la énième relecture de l'univers des super-héros de la Distinguée Concurrence. Cela veut dire qu'il y en a eu beaucoup et parmi le lot, certaines sont tout de même nettement plus intéressantes que d'autres. Ici, il s'agit d'un univers médiéval où la magie fait partie du décor et où une guerre dramatique entre plusieurs royaumes est sur le point d'exploser. Pour être honnête, c'est bien construit, très intéressant à lire, avec des personnages caractérisés comme on les aime et suffisamment fidèles aux originaux pour que personne ne soit perdu en route. Pour faire simple, rappelons que le royaume principal (aux mains de la famille des El) vient de perdre son roi, qui a été assassiné. Kal-L (en apparence), l'héritier du trône, a grièvement blessé l'équivalent du jeune Batman de cet univers (lui aussi doté de super pouvoirs), qui est parti panser ses plaies en compagnie de ceux qui constituent les Titans. L'autre royaume, celui des Orages, a également perdu violement son souverain. La réaction va être terrible, d'autant plus que John Constantine, toujours aussi retors et peu enclin à respecter un certain code d'honneur et une déontologie dans l'action, pousse à la guerre éclair. Ajouter à cela les Amazones, avec la reine Hippolyte qui s'apprête à marcher sur le royaume des El. Et puis, il y a le camp de ceux qui pourraient bien empêcher le sang de couler, avec Harley Quinn qui sollicite l'aide de celle qui gouverne la forêt et la rend vivante (Poison Ivy, bien sûr), mais aussi Wonder Woman (la fille d'Hippolyte) qui tente de stopper sa mère, convaincue qu'il y a anguille sous roche et que tout le monde se précipite sur le champ de bataille sans réfléchir.

Tom Taylor manie donc avec une grande dextérité tous les personnages et le tome 2 se révèle peut-être même encore plus intéressant que le premier (critique disponible ici). Il était alors question d'introduire les différentes factions et d'expliquer au lecteur ce qu'étaient devenus les héros dans ce monde inédit. Ici, c'est tout d'abord la grande bataille entre les trois royaumes qui fait rage, dans la première partie, avec l'impression d'une sorte de tuerie permanente, pour finalement bien peu de choses. Mais un twist très important vient changer complètement la donne, à la fin du 3e épisode, et la seconde partie et elle celle qui va enfin dresser tous les protagonistes contre le véritable grand ennemi de cette histoire. Là aussi, un tour de force réussi, avec une bascule très bien effectuée, qui permet de relancer l'intérêt et de conclure la série sur une très bonne note. Pour le dessin, c'est en grande partie Yasmin Putri qui s'occupe de mettre en scène tout ce joli linge. Avec elle, l'énergie est de mise et les planches, toujours très lisible et construites de façon à ne jamais induire en erreur celui qui est en train de lire, fonctionnent à merveille. Elle parvient à réinventer toute la cosmogonie DC comics et la plupart des design, les versions médiévales, sont en effet aussi sobres, efficaces. C'est donc la conclusion d'une aventure somme toute assez brève (mais qui aura un appendice très bientôt, si l'on en croit les sorties américaines annoncées) et qui fait partie du haut du panier, en terme d'Elseworlds et autres construction basées sur ce que nous lisons depuis des années, mais subtilement différentes. Une réussite, tout bêtement. 



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DARK KNIGHTS OF STEEL TOME 1 : AU LOIN L'ORAGE


 Proposer une version alternative d'un univers narratif super-héroïque n'a rien d'inédit; c'est même une manière assez simple et intelligente de relancer l'attention des lecteurs et de proposer un terrain de jeu encore vierge, sur lequel avancer des pions et s'amuser franchement. C'est probablement une des spécialités de Tom Taylor, un scénariste qui a déjà utilisé ce stratagème à plusieurs reprises par le passé, tout récemment encore avec une cosmogonie DC comics faite de vampires. Cette fois, nous plongeons à l'air médiévale, ou si vous le préférez, dans un monde fortement inspiré par le genre fantasy. Il existe là-bas deux grands royaume antagonistes qui sont sur le point de se déclarer une guerre sanglante. Nous trouvons d'un côté la maison des El, avec à sa tête un couple souverain extraterrestre venu d'une planète aujourd'hui disparue et leur fils, qui attend d'accéder un jour à son tour au trône. A leur service, le Batman, une sorte de chevalier prêt à s'investir corps et âme dans des missions diplomatiques ou guerrières. Dans le camp d'en face, le roi Pierce maîtrise la foudre et l'électricité et c'est sa famille qui assure le bien-être de ses sujets, en suivant les prophéties mystiques d'un certain Constantine. Ajouter à ceci un troisième royaume réservé aux femmes, où nulle créature du sexe masculin n'a le droit de poser le pied : chez les Amazones, c'est la reine Hippolyte qui dicte sa loi tandis que sa fille Diana professe amour et paix quand elle le peut, tout en entretenant une relation sentimentale avec Kala, elle aussi héritière du royaume des El. C'est un assassinat, un régicide, qui va entraîner la catastrophe inévitable et la surenchère, la montée de la terreur. 


Tout est une affaire de se retrouver en terrain connu et pour autant, d'aller de découvertes en découvertes. Le petit jeu de piste est très transparent et les personnages qui interviennent dans Dark Knights of Steel sont reconnaissables par tous, que ce soit le jeune Superman, Batman, Harley Quinn (ici parfaitement à l'aise dans le rôle de la bouffonne à la cour du roi) ou encore cette petite bande de chenapans acrobates, bien pratiques pour espionner ou réaliser certaines missions où il faut savoir être prudent. On les appelle les Merles, référence aux Robin, c'est-à-dire les rouges-gorges en français. Le lecteur n'y perd pas son latin et apprécie fortement ces avatars médiévaux, qui sont tous assez bien campés. Même chose pour Poison Ivy en grande sorcière de la forêt, qui a ici aussi à un faible évident pour Harley, Black Lightning et ses enfants ( il tient un rôle de choix, le voici dans la peau d'un souverain) tandis que Constantine est encore une fois associé à l'occulte et que Luthor se voit attribué le rôle probablement le plus fascinant, puisqu'on retrouve en lui une partie des attributs du Joker et même l'arme absolue habituellement réservé à Green Lantern. L'ensemble est dessiné par Yasmine Putri et je dois dire que mes doutes initiaux se sont envolés; c'est particulièrement agréable à regarder, les planches sont très lisibles et dotées d'une fraîcheur évidente, susceptibles de plaire même à un jeune public. En fin d'ouvrage, le premier tome propose trois récits complémentaires, des sortes de contes qui permettent de mieux appréhender certains points de détails importants de l'histoire, comme par exemple l'origine des Merles dont nous avons déjà parlé ou comment le jeune Bruce (Wayne) est devenu ce combattant formidable… et grâce à qui : je vous laisse la surprise ! Pour nous, une lecture qui vaut assurément le détour.


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