MERRY CHRISTMAS - JOYEUX NOEL 2017

On peut bien souffler, parfois, non? C'est le 25 décembre, c'est donc Noël, alors ne nous en voulez pas si on prend un jour de repos, et qu'on vous souhaite tout simplement de bonnes fêtes et un Joyeux Noël, donc.
Rendez-vous dès demain pour la suite des aventures et des transmissions sur cette même adresse. Et comme on ne vous laissera pas partir comme ça, voici une petite galerie de couvertures comics dont le thème est particulièrement en accord avec la saison. 
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MARVEL-TWO-IN-ONE #1 : LA CHOSE ET LA TORCHE SE RECONSTRUISENT

Allez, on va faire semblant. Semblant de croire que Reed Richards et Susan, son épouse, sont morts, ainsi que leurs enfants. Victimes de la conclusion des récentes secondes Secret Wars (et pas du conflit qui opposait la Fox à Disney, ces derniers ayant résolu l'affaire à coups de chèques trillionaires). Du coup il reste Ben Grimm, héros au grand coeur, bourru, pas doué pour les discours, mais finalement le roc sur lequel s'appuyer quand les temps sont durs. Il reste aussi Johnny Storm, mais lui, comme ses pouvoirs le laissent deviner sans ambages, c'est une tête brûlée, qui multiplie les conquêtes (Medusa) et les echecs, et accuse le coup de la perte de sa famille. Il n'en laisse rien paraître au premier abord, mais il suffit de le voir rivaliser d'imprudence sur un circuit automobile, ou faire de la chute libre depuis l'espace, pour comprendre que la Torche n'a plus vraiment goût à la vie ces jours-ci.
Chip Zdarsky reçoit donc la tâche tant désirée d'écrire ce qui reste des Fantastiques. Vont-ils revenir? Allez, la vraie question est, quand vont-ils revenir. Pour l'instant il en reste deux, souvent conflictuels, et ils vont devoir se serrer les coudes, pour passer un cap. On a droit aussi au Doctor Doom, au cast de la série. Mais le dictateur est dans sa phase (faussement?) "j'ai choisi le repentir et de m'améliorer", et il apporte à Ben un objet personnalisé, que seul lui pourra activer, et lui permettant d'apprendre les dernières volontés de Reed. Qui, ça tombe bien, sont une parfaite déclaration d'intention pour l'existence de ce titre Marvel-Two-In-One, featuring, ce mois-ci, Spider-Man.
Jim Cheung au dessin, c'est un choix qu'on ne refuse pas. Planches minutieuses et appliquées, chargées, on dirait une sorte de version 2.0 d'Arthur Adams, moins baroque, plus canonique dans le style. Une évolution et un talent qui ont fait mouche ces mois derniers, et aujourd'hui Marvel a saisi le refrain, voilà un des dix meilleurs artistes sous contrat du moment, attention à ne pas le perdre.
Zdarsky choisit justement d'évoquer le manque, la perte de repères, la nécessité d'aller de l'avant pour des héros qui se reposaient trop sur le concept de famille, pour avoir une autonomie crédible en tant que justiciers, voire en tant qu'hommes, tout court. La relation qui s'est instaurée avec ce nouveau Fatalis est aussi potentiellement intéressante, et le mensuel ressemble fort à un de ceux qu'on va suivre avec une grande attention tout au long de l'hiver. Des débuts sages mais pondérés, intelligents, qui ont notre sympathie. 


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JUSTICE LEAGUE DARK : LE RUN DE JEFF LEMIRE CHEZ URBAN COMICS

Si la Justice League opère au grand jour et combat des menaces tout ce qu'il y a de plus physiques et redoutables, la Justice League Dark elle opère dans l'ombre, et sa spécialité serait plutôt les arcanes de la magie, l'ésotérique. Du reste, John Constantine n'est pas un personnage "solaire" mais plutôt un muffle ombrageux, calculateur, un anti-héros par excellence qui ne s'attire pas toujours la sympathie et la confiance de ses pairs. Ici, la mèche est allumée par un entretien avec Steve Trevor, le colonel de L'Argus, et ami (intime) de Wonder Woman. Constantine accepte de dépanner Trevor, à savoir aller secourir le Doctor Mist en Amazonie, mais en échange, il lui est permis de passer quelques minutes dans la Chambre Noire, là où les artefacts les plus puissants et mystérieux sont rassemblés, après avoir été découverts ou abandonnés. Constantine prend la tête d'une équipe assez bizarre et peu rodée, comprenant la fort belle Madame Xanadu (si vous aimez le coté Adam's Family), le trapéziste défunt Deadman (Boston Brand), la vénéneuse Orchidée Noire, et le vampire Andrew Bennett. Et bien sur une magicienne hors pair, liée à Constantine, la réputée Zatanna. Mais d'autres vont se joindre à un voyage mystique rempli de rebondissements, comme le monstre de Frankenstein! Tout ce joli monde affronte Felix Faust en Amazonie, puis recherche des grimoires magiques qui détiennent la clé de l'avenir de notre existence. Ensuite on découvre un univers où la magie a été bannie au profit de la science, et où tout est bien différent, voire mortel, pour nos apprentis sorciers. Le lecteur qui est arrivé ici par mégarde, ou qui ne connaît pas trop les personnages exposés, risque quand même d'avoir du mal à s'attacher à tout le monde, ou de comprendre parfaitement ce qu'ils font ou sont. Enfin, il y a un truc qu'on saisit vite, Constantine est une ordure cool. 

En fait, cette version de la Justice League Dark a de faux airs d'une aventure de John Constantine. C'est bien lui qui est au centre du récit, ses failles et sa manière d'utiliser les autres, y compris sa relation avec Zatanna. On regrettera qu'à un certain moment Lemire cède à la facilité, divise l'équipe, et organise des petits affrontements en duo, qui ressemblent quand même à un truc narratif pour expédier une trame présentant des points obscurs. 
Dc Comics l'a bien compris, Jeff Lemire est un des scénaristes les plus inspirés du moment. Du coup les contrats pleuvent pour le canadien, qui est sollicité par un peu tout le monde. Bien entendu, s'il parvient à laisser son empreinte un peu partout, c'est forcément inégal, surtout lorsque les personnages qu'il met en scène ne sont pas les siens, à la base. Ici l'approche est assurément originale et intéressante, mais présente aussi pas mal de moments redondants, où on sent que l'artiste doit jouer la montre et remplir des planches. Bonne nouvelle avec le choix du dessinateur, Mikel Janin, qui réalisait alors la performance de la maturité, démontrant qu'il est désormais prêt pour se coltiner l'étiquette d'un des talents de référence de l'écurie Dc. C'est clair, précis, souple, d'une lisibilité admirable, tout en restant inventif et racé. De l'Amazonie aux montagnes du Nanda Parbat, il constitue une équipe efficace avec Jeff Lemire. 
A noter que Urban Comics présente une version incluant le dvd Justice League Dark, que nous n'avons pas regardé à ce jour, n'étant pas des fans inconditionnels de ce genre de produits et d'animés. 368 pages et une vingtaine d'euros, tout de même, on ne va pas se plaindre de l'affaire! 



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X-MEN GRAND DESIGN #1 : LES MUTANTS SELON ED PISKOR

L'histoire de la mutanité et des X-Men, vous êtes certains de la connaître? Je m'étais dit que j'essaierais de descendre un peu ce X-Men Grand Design, qui semble recueillir pas mal de louanges sur Internet, mais en fait, c'est difficile, car ce truc est sympa, que voulez-vous y faire. Il faut dire que c'est le lauréat du Eisner Award avec Hip Hop Family Tree, Ed Piskor, qui se charge de cette mini série. Autrement dit, une approche originale et décalée par rapport à ce à quoi nous a habitué Marvel, mais qui résume magistralement la situation, assez compliquée après des décennies d'histoires souvent contradictoires. 
Puisque la maison des idées entend replacer son haritage (Legacy) au centre des débats, tout remettre en place, décennie par décennie, à travers six numéros, relève au final de la logique artistique. 
Ici on s'attarde sur des détails factuels qui sont décortiqués à la manière d'une page Wikipedia, et dans le même temps narrés avec un esprit de synthèse brillant et bienveillant. On remonte jusqu'à la rencontre entre le Professeur Xavier et Magneto, au Wolverine de la seconde guerre mondiale, à l'origine même de la mutanité dans l'histoire, avec une humanité qui a toujours développé un goût prononcé pour l'ostracisme envers quiconque est différent.
Piskor revient sur des moments iconiques, des instants de légende que nous connaissons tous sous d'autres formes. Sa manière de dessiner, en apparence simpliste et visant à l'essentiel, propose un résumé rétro et décalé de tout ce que nous avons lu, pour en faire une bd qui flirte avec le document historique, le témoignage artie à la Maus de Spiegelman, par exemple.
C'est un saut dans le Bronze Age des comics, qui manifeste tout son amour et son respect pour cette période de l'histoire, allant de la mise en couleurs à la manière de faire évoluer l'action, les réactions des personnages. Les thèmes évoqués sont aussi en phase avec ce qu'est la série des X-Men à la base, c'est à dire avant tout une parabole éloquente sur l'acceptation de la diversité, une chasse pérpétuelle contre le racisme ou la peur de l'étranger, de l'inconnu. 
Un assemblage fascinant de quelques uns des héros les plus charismatiques, rassemblés par un Charles Xavier qui apparait bien comme le trait d'union d'une longue série d'aventures. Un Xavier qui a comme par hasard était éliminé de l'équation lorsque les scénaristes ont eu épuisé leur inspiration, et que Marvel avait opté pour de nouvelles priorités, en plaçant sur le devant de la scène les Inhumains.
Ces derniers je les aime bien, mais il suffit de lire ce premier numéro de Grand Design pour comprendre combien la lutte est inégale. Piskor nous le rappelle sans esbroufe ni mégaphone, les mutants, c'est Marvel, tout simplement. 


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DESCENDER TOME 4 : POURQUOI ON ADORE LA SERIE DE JEFF LEMIRE

Nous avons pu le constater en en discutant avec d'autres lecteurs, il s'avère que la série Descender, de Jeff Lemire, ne fait pas l'unanimité. Et pourtant nous sommes vraiment des inconditionnels de ce titre, publié chez Urban Comics. Comme très souvent dans ses belles oeuvres, le scénariste utilise le prétexte d'un ample récit de science-fiction, pour s'attacher au parcours intimiste de quelques personnages, pris dans les engrenages d'une situation politique qui les dépasse largement. Il y est question d'empire spatial, il est question aussi d'une révolte cosmique des robots, mais en réalité, ce qui compte, c'est l'humanité des personnages . Humanité à entendre dans sa plus grande variété, car nous avons affaire à des petits androïdes, à des extraterrestres, des créature robotiques géantes en apparence assez frustres, et bien entendu à des êtres humains. Tous se retrouvent placés sur l'échiquier et l'histoire continue. 
Ce quatrième tome par exemple, s'ouvre avec trois lignes narratives qui finissent par se recouper. Le duel entre Tim 21 et la version 22, que l'on pourrait qualifier de maléfique, l'évasion de Tesla accompagnée par le professeur Qwon, et les retrouvailles sensuelles entre Andy Tavers et son amour de jeunesse, transformée en une jeune femme en partie mécanique. Une fois encore le lecteur va être emporté dans une aventure qui possède en germes la grandeur de Star Wars, mais se contente (et nous en sommes bienheureux) d'exploiter le filon intimiste, qui a fait le succès de Sweet Tooth par exemple, pour rester chez Lemire.

On trouve encore de tout dans ce tome 4. Des rebondissements avec une évasion, un échange de personnalités, des plans de guerre qui s'echafaudent, et de nouvelles petites révélations sur l'importance du robot Tim 21, dont le codex implanté est la clé de tout ce qui a précédé et pourra suivre. Encore une fois ce sont les moments liés à la famille, les ombres du passé (comme lorsque Andy apprend la vérité sur la responsabilité de la tragédie qui a coûté la vie de sa mère) qui viennent faire basculer l'histoire, confirmant l'idée que l'intime est le moteur de l'universel, et que c'est en allant voir de près les plaies de l'esprit (et du coeur) que la souffrance cosmique et la terreur trouvent une explication rationnelle.
Descender a une carte artistique notable à jouer, celle des dessins à l'aquarelle de Dustin NGuyen. Là encore, on est loin d'un avis unanime, et j'ai entendu nombre de personnes se plaindre de ces pages, les jugeant hâtives, brouillonnes. Nous pensons l'exact contraire. Le travail du dessinateur est superbe. Délicat, aérien, avec une texture en apparence sommaire, mais attentive à chaque nuance, même quand les fonds de cases restent souvent blancs. De plus l'illusion d'une impression sur papier gaufré donne à Descender un charme qu'on perçoit peu ces temps derniers sur une série du genre, avec une unité graphique et une capacité de transmettre des émotions en quelques coups chirurgicaux de pinceaux, qui sont assez uniques et bouleversants par endroits (la scène érotique qui ouvre l'album est un coup de maître). Bref, on est peut-être des grands sensibles, mais on est conquis. 


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INFINITY COUNTDOWN : DU COSMIQUE CHEZ MARVEL EN 2018

A moins d'habiter clairement sur une autre planète, cela ne vous aura pas échappé, un film mettant en scène les Avengers, Thanos, et les gemmes de l'infini, est prévu courant 2018. Rien de plus naturel que Marvel Comics saute sur l'occasion pour transporter le récit jusque dans les comics, et donner un appendice à la célèbre trilogie de Starlin, débuté par Infinity Gauntlet. Ce dernier n'est plus à bord, et se contente (pour le moment, car Marvel lui a demandé de bien gentillement cesser ces interférences) d'aventures autonomes, hors continuité, où il continue de creuser la veine intimiste et existentielle qui caractérise son oeuvre cosmique. Son Thanos par exemple, est plus souvent victime de lui-même, de ses doutes et de ses ambitions, que de ses adversaires déchaînés. Idem pour le messie Adam Warlock, monstre de complexité et d'esprit torturé et fragmenté.
Non, désormais, les sagas cosmiques, c'est du tout le monde tape sur tout le monde, des envahisseurs aliens qui débarquent (Infinity), des entités cosmiques qui anéantissent tout, mais pour de faux (Secret Wars) ou encore les Gardiens de la Galaxie qui se la jouent ultra cool devant l'effondrement de la réalité.
Infinity Countdown, réalisée par Gerry Dugan et Aaron Kuder, risque fort de ne pas ressembler à du Jim Starlin, c'est évident. Ce sera une mini série en cinq parties, précédée par un one-shot (Prime) de Duggan et Deodato. Nick Bradshaw est aux couvertures. Bref, un aspect graphique loin de la solennité et de la gravité d'autrefois, au profit d'une approche plus second degré et décalée. Wolverine et Carol Danvers possèdent tous les deux une des gemmes (respectivement de l'espace et de la réalité), et Gamora semble avoir en main celle du pouvoir. Les autres pierres seront apparemment détenues par le Magus (version négative d'Adam Warlock) et le Super-Skrull (et pourquoi donc?). La gemme de l'esprit qui manque devrait être confiée à Loki, si on s'en fie (mais attention...) aux premières covers dévoilées sur le net.
Infinity Countdown Prime #1 sort en février, alors que la mini série Countdown débute en mars. 
Tout ce que nous voudrions, c'est à nouveau de l'épique, de la grandeur, du souffle cosmique, mais pas sous forme de bourre-pifs d'une page à l'autre, plutôt avec cette dose d'humanité, avec cette grandiloquence fragile, ces colosses aux esprits de cristal, qui rêvent de domination universelle, mais s'en jugent eux-mêmes indignes. Bref, du Jim Starlin d'alors, avec une vision plus moderne, mais respectueuse de ce que sont ces héros et vilains charismatiques. Faites vos jeux, et souhaitons que l'événement soit à la hauteur de nos attentes.


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THE AVENGERS : THE CROSSING (L'OMNIBUS CHEZ PANINI COMICS)

Il s'en passe des choses au Manoir des Vengeurs. Des choses sinistres, présages d'un futur très sombre. Ce n'est plus le sanctuaire d'autrefois, les murs n'ont jamais été aussi froids, même lors des réunions entre tous les membres, qui devraient être l'occasion de se réjouir. Du coup, rien de réellement surprenant lorsque la mort s'invite. Un assassin mystérieux frappe, allant même jusqu'à trucider Marilla, la domestique au service de Crystal, chargé de veiller sur la petite Luna. Dans les sous-sols du Manoir, une étrange porte a fait son apparition. Impossible d'ouvrir ce passage vers l'inconnu, impossible pour nos héros de se souvenir de ce qu'il pourrait y avoir de l'autre coté. Le plus torturé d'entre eux, c'est bien Tony Stark, qui est en proie à une terrible mélancolie. Tony est en fait le jouet inconscient de Kang le Conquérant, depuis sa jeunesse, et sans qu'il ne puisse rien y faire. Incroyable révélation, qui explique pourquoi le Vengeur en Armure devient la bête noire des siens, et le grand traître masqué qui sévit sans pitié. Les signes avant-coureurs avaient pourtant été nombreux. L'assassinat de Rita DeMara, de retour du futur, et qui en savait trop, l'apparition de Tuc, un jeune blondinet liseur de tarots, ou encore celle de Moonraker, étrange membre de Force Works (la nouvelle mouture des Vengeurs de la Côte Ouest), vite accepté par l'équipe alors que personne ne sait d'où il sort et qui il est. Sans oublier Gilgamesh, retenu à tort immortel, traqué par des voyageurs temporels et vieilli à l'invraisemblable. Armez vous de votre dictionnaire des personnages liés aux Avengers, si vous ne les connaissez pas tous, et embarquez dans cette fantasmagorique aventure qui part un peu dans tous les sens, et bouleverse le quotidien des plus grands héros de la Terre.


Avec le succès que connaissent aujourd'hui les Vengeurs, de telles sagas peuvent enfin bénéficier d'une édition en librairie des plus luxueuses (un Omnibus) sans déclencher une vague de persiflage en règle. Décrié par beaucoup, encensés par d'autres plus minoritaires, The Crossing est incontestablement une histoire choc, qui ébranle les Vengeurs et plus particulièrement Tony Stark, pathétique et piégé par lui même. Ce grand crossover s'étale dans toutes les séries de la famille, y compris sur les pages de Force Works, déjà mentionnée, ou celles de War Machine (Jim Rhodes), la version militarisée d'Iron Man, pour l'occasion revêtu d'une armure/costume alien. Parmi les artistes marquants d'alors, le duo Bob Harras / Mike Deodato, principalement, qui a offert de bien belles heures aux lecteurs de Strange, dans ses derniers mois. Citons aussi Abnett et Lanning, qui ont beaucoup apporté à The Crossing en terme d'idées, ou Jim Cheung, tout jeunot mais déjà pas mal doué. La conclusion est tout aussi étonnante, audacieuse, et finalement bien trouvée. Puisque Stark est sous l'influence de Kang depuis sa jeunesse, les Avengers vont prélever dans le passé un Tony adolescent, d'avant la contamination, pour remplacer leur compagnon passé du coté obscur de la force. Le hic, c'est la façon dont Marvel va gérer ce statu-quo par la suite, et va revenir à la version adulte sans prendre le temps et la précaution d'expliquer clairement et dignement aux lecteurs le pourquoi du comment. Ce sera une autre histoire, que je vous raconterai un jour. En attendant, reste cet Omnibus. Un gros pavé truffé d'action, de pages paroxystiques, témoignages évidents d'un style et d'une mentalité, celle des nineties, qui atteint ici son point d'orgue dans un feu d'artifice parfois brouillon et prétentieux, mais qui ne laisse guère indifférent. Le temps ayant tendance à gommer les défauts, j'admets pour ma part avoir pris du plaisir, et pas qu'un peu, à relire l'intégrale de cette saga, il y a peu. Je pense aux lecteurs les plus jeunes, qui cherche une lecture "mainstream" et survitaminée, et qui ne connaissent pas encore The Crossing. Et je me dis qu'ils ont toutes les raison de succomber à l'appel de cet Omnibus  qui ravive la nostalgie pour les Avengers d'il y a presque vingt ans.

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