LES ENCHERES SPECIALES "PRINTEMPS DES COMICS"

Le Printemps des Comics, qui s'est déroulé à Nice les 5 et 6 mai dernier, est aussi un bon prétexte pour vous présenter une série d'oeuvres originales, réalisées par quelques uns des artistes présents lors de la manifestation, placées cette semaine aux enchères. Si vous le souhaitez, vous allez pouvoir acquérir un ou plusieurs de ces splendides dessins.
Au menu, vous avez une cover de Vincenzo Federici, consacrée à Star Trek (prix de départ 250 euros, comme vous le constatez elle est dense en personnages et en détails). Vous trouverez aussi deux des originaux insérés dans le portfolio de la manifestation. Le Daredevil de Toni Fejzula (prix de départ 120 euros, c'est un chef d'oeuvre) et le duo Harley Quinn & Deadpool, par la promesse locale Benjamin Carret (prix de départ 50 euros, une aubaine).
Ces originaux sont des grands formats A3, et ils sont placés aux enchères ici même, sur la page du Printemps des Comics et celle d'Alfa BD. Enfin ils vont être mis aux enchères sur Ebay durant sept jours. Une simple offre en commentaire vaudra participation aux enchères. Merci de laissez votre nom ou adresse mail véritable afin que nous puissions vous contacter si vous remportez ces enchères. 





Les enchères, liens directs





POURQUOI J'AIME LES COMICS. POURQUOI NOUS AIMONS LIRE DES COMICS?

Il est possible que vous vous posiez la question, tout comme moi d'ailleurs par moment je me la pose. Pourquoi aime-t-on autant les comics, qu'est-ce qui fait de notre passion cette chose si particulière qui nous tient autant à cœur? Essayons de répondre ce matin, au moins pour ce qui me concerne. Je vous laisse ensuite me donner vos propres réactions et les raisons pour lesquelles vous aimez les comics... à chacun la sienne!

J'aime les comics car j'ai commencé à lire avec. J'étais encore un gamin de 4-5 ans lorsqu'on a mis mes premières bandes dessinées entre les mains. J'ai davantage été happé par les images, les costumes flamboyants, avant de comprendre parfaitement les histoires et leurs mécanismes. L'aspect visuel est donc très important, c'est chamarré, bourré de couleurs spectaculaires, il y a de l'action... j'ai été conquis d'emblée.

J'aime les comics car on peut les lire à différents niveaux; ce ne sont pas simplement des histoires pour préados, mais aussi une manière formidable de décrypter la culture populaire, la géopolitique de nos sociétés occidentales. Oui, à travers les comics, c'est l'histoire du monde que nous lisons, de l'aube des temps et la mythologie, jusqu'aux enjeux politiques, commerciaux ou religieux, qui caractérisent aujourd'hui notre société si chaotique.

J'aime les comics car ils mettent en scène l'éternelle lutte du bien contre le mal, tout en évitant assez souvent de tomber dans un manichéisme rétrograde. On trouve de très nombreuses nuances de gris dans les comics, bien plus que les 50 célèbres nuances au cinéma et de la littérature érotique cheap... les comics c'est une leçon de vie sur ce qui fait un homme et l'humanité.

J'aime les comics pour leur diversité : il y en a pour tous les goûts, de la science-fiction pure et dure, de la bande dessinée historique, du soap opera digne d'un bon feuilleton, ou tout simplement des récits adultes, crus, immoraux, policiers, sentimentaux, humoristiques... chaque public trouvera son comic book, à condition de chercher un peu. Il n'existe pas de personne qui n'aime pas la bande dessinée, seulement des personnes qui n'ont pas encore trouvé la bande dessinée qui leur convient.

J'aime les comics car ils sont là, toujours immuables et pourtant différents. Certes on reprochera souvent que la mort des héros n'est jamais définitive et qu'à force elle finit par perdre son impact, mais j'aime savoir que ces personnages que je lis depuis des armées -presque 40 ans- sont toujours avec moi, ils ont grandi avec moi et je continue encore aujourd'hui de prendre plaisir à suivre leurs aventures. J'espère encore longtemps.

J'aime les comics également car depuis quelques années je connais nombre des auteurs qui les dessinent, les écrivent... les rencontrer a été enrichissant; j'ai désormais un autre point de vue, un autre éclairage sur leur travail. La plupart sont des personnages fascinants, des artistes que je salue bien, et que je remercie quotidiennement pour leur formidable dévotion à notre passion commune.

Et tout simplement j'aime les comics parce que les heures, les jours, les mois, peut-être les années si l'on met bout à bout tous ces moments de lecture, ont fini par former la personne que je suis, une grande partie de moi vient de ce que j'ai lu, ce que j'ai compris, ce que je découvre au fil des pages depuis des années. Et vous pour quelle raison aimez-vous les comics au fait?


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EMPRESS : LE NOUVEAU MARK MILLAR (ET STUART IMMONEN)

Ne vous fiez pas à la couverture de ce Empress, vous auriez l'impression que le personnage central de l'histoire est une sorte de reine maléfique; mais il n'en n'est rien. En réalité Emporia est une victime : elle est mariée avec un tyran qui se complaît à faire couler le sang et avec qui il est impossible de discuter. Sa vie et celles de ses 3 enfants sont marquées par une violence absolue, et le seul espoir qu'elle a d'offrir un avenir différent à sa progéniture est de s'enfuir. Une fuite sans aucune possibilité de retour, puisque la punition serait la mort dans les arènes! Par chance elle a à ses côtés un allié précieux, le garde impérial Dane Havelock. Celui-ci est doué pour le combat et retourner les situations impossibles en sa faveur, et il connaît aussi un certain Tor, un nain capable d'agir par télékinésie sur la technologie ancienne, et qui possède une sorte de robot permettant des bons dans l'espace. Cette faculté de se téléporter va être utile pour notre joyeuse brigade, qui va sauter d'une planète à l'autre, pour tenter de faire perdre ses traces, jusqu'à aboutir sur le monde où réside la sœur de Emporia, quelle n'a pas vu depuis des années et dont elle a jusqu'ici caché l'existence à son mari sanguinaire. Mais ce plan, qui sur le papier semble déjà difficile à réaliser, va se heurter à toute une série de déconvenues et d'épreuves, qui vont le rendre extrêmement périlleux. Petit détail important, nous sommes dans un très lointain passé, à l'aube des temps, et Mark Millar nous explique qu'avant notre civilisation, il y en a eu bien d'autres. Du rétro futurisme sur fond de saga familiale. 


On se demande comment fait Mark Millar. La crème des dessinateurs collabore avec lui. Tout le monde y passe. Ici c'est au tour de Stuart Immonen de donner libre cours à son talent. Certes, coté découpage, il doit aussi se confirmer aux ambitions formelles du scénariste, et reste un peu plus prudent que lorsqu'il a carte blanche totale, mais l'ensemble est de belle facture, et offre de jolies envolées lyriques, dans un space opera simplifié et linéaire, où les liens familiaux font office de ressort dramatique principal. Il y a certes du Star Wars là dedans, mais aussi du Saga (le comic-book de Vaughan) ou du Black Science (Remender) pour les bonds d'un endroit à l'autre. Millar réinterprète comme toujours l'esprit du temps, pour un faire un produit lisible et efficace, qui suscite dès les premières pages la sympathie. Le seul bémol de ce Empress, qui l'éloigne de la catégorie des chefs d'oeuvres de Millar, c'est le besoin d'aller vite, de privilégier l'action, qui fait que certains personnages sont trop vité ébauchés. Par exemple la fille d'Emporia (Aine) qui est juste caractérisée par sa défiance à l'idée d'une relation extra-conjugale de la mère, où même Emporia elle-même, dont les sentiments profonds, une fois le premier épisode passé, sont vite évacués. Coté positif, cela donne le temps de monter des concepts à donner le vertige, comme cette race d'extra terrestres qui vous permettent d'échanger votre corps contre le leur, le temps de se remettre en forme, tout en se prélassant dans une enveloppe inconnue. Empress se veut avant-tout un grand divertissement pour tous les lecteurs, et globalement c'est fort réussi de ce coté. L'ennui n'habite pas ici, et le Millarworld, chez Panini Comics, s'enrichit d'une nouvelle histoire menée tambour battant, qui réserve un ultime coup de théatre prometteur dans sa dernière vignette. Mark Millar, aussi prolixe que malin. 



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LUKE CAGE #1 : LES NOUVELLES AVENTURES EN SOLO DE LUKE CAGE

Marvel Comics s'est lancé dans un grand défi : relauncher régulièrement toutes ses séries avant même que vous ayez le temps de les lire. Je plaisante, mais l'habitude est ancrée désormais. On prépare un titre fragile à la base, avec un héros pas très vendeur et une équipe artistique audacieuse mais peu reconnue, on lance la parution en fanfare avec une dizaine de variant covers, et on annule l'ensemble au bout de six mois car les ventes plafonnent sous les 20 000 copies.
J'espère qu'il en sera autrement, bien sûr, pour Luke Cage. Avec l'effet Netflix, et un sacré potentiel encore à exploiter, ce bon vieux Luke mérite bien de se pérenniser au sein des publications de la Maison des Idées. Le récit démarre vraiment (après une scène anecdotique où Luke fait étalage de sa force pour résoudre un cas de kidnaping organisé par un branque de première catégorie) lorsque le héros quitte Harlem pour la Californie, et assister à l'enterrement du Dr. Noah Burstein. Ce dernier est un peu comme son père d'adoption, c'est lui qui est à la base de ses fantastiques pouvoirs, des expériences qui en ont fait un super-héros ultra cool. Une fois sur place, Cage découvre qu'il n'a pas été le dernier sujet, mais qu'après lui d'autres ont bénéficié des services du docteur, qui a ainsi crée des individus avec des facultés hors du commun. 
David Walker l'a admis, il est un grand admirateur de Luke Cage, et on sent vraiment qu'il aime cet Avenger, et qu'il est motivé pour écrire quelque chose qui puise sa force aux racines mêmes du héros. Il sème dans ce premier numéro des clins d'oeil très appuyés à la série Netflix, que ce soit grâce à une scène de baston dans un escalier (les jolies chorégraphies de Netflix...), où une blessure inattendue qui vient fragiliser notre colosse à la peau pourtant soi-disant impénétrable. Sans être révolutionnaire, on perçoit un bon récit, de bonnes intentions, dans cette vingtaine de pages. Nelson Blake s'occupe des dessins, avec un style qui mise sur l'essentiel, sur le jeu facial de Luke, afin de laisser transparaître les états d'âme. Toutefois c'est encré de manière très moderne, c'est à dire que la mise en couleur digitale est évidente (de Marcio Menyz) , et que les fans des crayonnés qui transpirent encore à travers le trait définitif seront frustrés. Ce genre de comic-book peut être élégant et fonctionnel, mais ça perd en âme, en caractère. La prestation de l'artiste colle assez bien au ton général, mais nous sommes loin, fort loin, des lectures de notre prime jeunesse. 
Luke Cage peut-il devenir ce super-héros emblématique de notre époque, le symbole ultime de la fierté afro-américaine ultra classe et cool? Demandons-lui déjà l'essentiel, un bon récit, et une durée de vie supérieure à un arc narratif ou deux. Et au passage de vrais ennemis charismatiques, ce qui ne ferait pas de mal. Nous sommes positifs, on lui laisse le bénéfice du doute, à ce stade. 


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RECIT COMPLET JUSTICE LEAGUE : TITANS REBIRTH (LE RETOUR DES TITANS)

DC Rebirth est donc arrivé en nos contrées, en ce joli mois de mai (je ne sais pas chez vous mais ici à Nice c'est l'été). La bonne nouvelle, c'est que Urban Comics va nous proposer régulièrement des hors séries en kiosque, comprenant chacun un arc narratif complet et une pagination abondante. Le premier dans le genre concerne les Titans de Abnett et Booth, qui revêtent une importance particulière dans l'économie du Rebirth, puisqu'un de leurs membres est d'une importance fondamentale pour comprendre ce qui est en train de se produire. 
Les Titans ne sont pas seulement des coéquipiers qui s'entraident pour affronter la menace de super-vilains pittoresques... cette équipe est différente car elle est basée avant tout sur un fort concept comme l'amitié. Ce sont en réalité de jeunes héros qui ont grandi dans l'ombre de figures iconiques et ont trouvé un nouvel équilibre dans cette formation d'adolescents en devenir, où les drames et les peines trouvent une belle consolation, dans des rapports humains exceptionnels et sincères. Mais l'un d'entre eux avait disparu de l'équation : Wally West. Les lecteurs de Titans Hunt (dans Justice League Saga) l'avaient bien compris, il manquait quelque chose, et ici dans le numéro Rebirth qui fait office d'introduction au gros hors série alléchant, nous entrons dans le vif du sujet. Wally est bien de retour dans l'univers DC Comics, et peu à peu ses anciens amis vont retrouver leurs souvenirs, et pouvoir accueillir celui que tout le monde avait oublié. Ce qui fait alors de cette série une parution capitale pour le lecteur désireux de bien comprendre ce qu'est Rebirth. Les retrouvailles entre Wally et ses amis sont moins fortes et poignantes que celles avec Barry Allen. Ici un par un les héros récupèrent la mémoire et chacun évoque un souvenir, une scène du passé qui le rattache au revenant. C'est tant mieux d'ailleurs car la première réaction de Dick Grayson et des autres Titans est de frapper, sans chercher à comprendre qui est le nouveau venu. Tout cela se lit vite et peut paraître un brin schématique, mais n'est que la mise en place des pions pour initier la partie. Avec un magicien pas très sympathique en guest star.


Abra Kadabra aussi est de retour. Il s'agit d'un mage qui vient d'un très lointain futur. Sa magie est en réalité le produit d'avancées technologiques impensables, qui relèvent de l'ésotérique aux yeux des non initiés. Il voue une haine féroce à Wally West et à Flash, dans la mesure où c'est toujours un bolide qui lui a barré la route vers la gloire des criminels. Mais est-il pour autant capable de provoquer à lui seul la disparition de Wally de notre timeline, de "voler" des années entières à tous les héros, de modifier leurs souvenirs et leurs existences? La réponse est non, et il suffit de regarder certaines vignettes, comme lorsque Kadabra consulte son horloge et qu'une tâche de sang fait office d'aiguille, pour comprendre les enjeux véritables.
Avec Brett Booth, c'est retour dans les années 90. Découpage au rasoir, vignettes horizontales et agitées, corps en torsion ou dans l'effort, on oscile entre de jolis premiers plans, et de l'exagération factuelle lassante. Norm Rapmund soigne l'ensemble avec son encrage. Un bon artiste, ce Norm, qui fait aussi de nombreux sketchs fort sympas, qu'on vous montre souvent sur notre page Facebook. En somme, une série qui s'annonce importante pour le Rebirth, sept numéros d'un coup d'un seul en kiosque pour moins de six euros... Non ce n'est pas la série de l'année, mais à ce prix, vous auriez tort de ne pas succomber.


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JEAN GREY #1 : LA NOUVELLE VIE DE JEAN PAR DENNIS HOPELESS

Ceux qui comme moi sont de la génération des Lug/Semic ont tous été amoureux, un jour ou l'autre, de la célèbre Jean Grey. Marvel Girl ou Phénix, comment ne pas l'aimer? Et puis Marvel a tué, encore et encore le personnage, pour de bon en définitive. Jean n'est pas revenue, et semble destinée à rester défunte, ce qui n'est pas une mince affaire dans un comic-book. Le subterfuge a toutefois été trouvé; ramener dans le temps présent la Jean d'autrefois, encore jeune adolescente (en même temps que ses camarades premiers X-Men) et lui faire vivre des aventures en décalage complet avec son époque, lui donner une seconde chance de s'émanciper de son existence précédente. Si ce concept contient en soi un fort potentiel, il n'a pas toujours été exploité correctement ces mois derniers, aussi la série consacrée à Jean (dans le cadre de Resurrxion) est-elle surveillée de près. Top ou flop, elle risque de ne pas laisser de marbre. D'emblée, Dennis Hopeless rappelle les grandes heures de l'ainée, avec des scènes mythiques redessinées par Victor Ibanez, histoire de nous faire comprendre que ce parcours, cette vie achevée que la jeune fille apprend à découvrir sans l'avoir vécue, est en fait un cauchemar, un acte de rejet, pour la Jean avide de vivre et de se forger sa propre destinée. Elle n'a pas de chance, même quand elle décide de s'accorder un petit repas tranquille au Japon, histoire de décrocher quelques heures de ses frasques américaines, c'est pour voir sur sa route le Wrecking Crew dans toute sa splendeur, qui sème la pagaille après un cambriolage, à coup de barre à mine et de boulet. Le rapport de force n'est pas si démesuré que cela, car la rouquine possède des pouvoirs télékinésiques de premier ordre, et elle est capable de faire passer un sale moment à ces losers surpuissants. Tout en prêtant attention aux dommages collatéraux, et en attendant du renfort, Jean nous montre qu'elle est loin d'être sans défense, mais elle ne peut rien quand une étrange voix résonne dans son esprit, et qu'une apparition lui glace le sang... Je ne vous dévoile pas le twist de ce premier numéro, mais un simple coup d'oeil aux couvertures des suivants, et un minimum de raisonnement, vont vous mettre sur la piste de ce qui va suivre.
Victor Ibanez s'en sort très bien aux dessins, avec un encrage assez appuyé et une attention évidente aux expressions, aux petits détails qui rendent attachants l'ensemble, alternant le dynamisme des affrontements avec un soin des anatomies, du décor japonais. C'est plaisant à regarder, et le seul petit défaut qu'on peut pointer du doigt est le combat entre Jean et ses opposants, qui s'étale sur les 3/4 du numéro, eclipsant ainsi les véritables enjeux pendant le plus clair du temps. Du coup le véritable démaragge advient dans les dernières vignettes, et la série dévoilera sa direction choisie le mois prochain. Notre curiosité étant attisée, on suivra les développements à venir. 


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COVER STORY RELOADED (9) : X-FACTOR #1 (1986) UNE NOUVELLE EQUIPE X

Cover Story (reloaded) c'est une cover, une histoire, quelques explications. Neuvième  épisode, avec X-Factor en 1986.
Le temps a fait son ouvrage, et les X-Men entament une mue sans précédent. Plus rien de ce qui fut ne sera véritablement. A commencer par le mentor, Charles Xavier, partie roucouler dans l'espace avec sa consorte, Lilandra, à la tête des Shi-Ars. Les jeunes mutants ont une nouvelle tête pensante à suivre, et c'est assez étonnant : Magneto prend la relève, lui qui fut le grand vilain historique de la série, se retrouve en vieux sage directeur d'école à gérer et protéger des individus qu'il avait pris l'habitude de soumettre par la force, depuis des années. Chez les X-Men, c'est Tornade qui fait loi, désormais. D'autres sont morts, comme Jean Grey, qui a succombé après son incarnation en Phénix Noir. Sauf qu'un beau jour, les Vengeurs découvrent un bien étrange cocon au plus profond des eaux de Jamaica Bay. Et quand Reed Richards analyse la chose, il découvre qu'à l'intérieur se trouve le corps de Jean! Allez, du coup, dans un grand élan de courage conjugal, Scott Summers plante sa femme et son enfant et s'en va fonder avec sa bien-aimée de toujours le groupe mutant X-Factor, qui est constitué des premiers X-Men, à savoir le couple précité mais également le Fauve, Iceberg, et Angel. Ils s'installent dans un nouveau Qg à New-York, où ils donnent le change en se faisant passer pour des chasseurs de mutants. Une curieuse façon de tromper le quidam moyen et de protéger les leurs, mais qui permet aux membres de X-Factor de désamorcer certaines tensions de plus en plus évidentes entre la population normale et les individus dotés du gène X : le racisme est de plus en plus présent et prégnant, et ce sera la raison d'être de ce nouveau team : prendre sous sa coupe ces êtres qu'il est censé capturer, et rassurer une opinion publique au bord de la psychose. 
Les premiers mois, la série est confiée aux bons soins de Bob Layton et Jackson Guice, et ils séduisent par une orientation novatrice, et le ton inattendu apporté aux vicissitudes mutantes. Dès le numéro un on se rend bien compte des problèmes relationnels de Scott Summers, encore immature, qui a épousé une femme pour sa ressemblance parfaite avec son grand amour, et qui parvient pas à se défaire de l'idée que le salut des mutants passe par sa présence, ou carrément son leadership. On trouve aussi des choses audacieuses voire assez décalées, comme Rusty Collins qui grille sans le faire exprès (avec ses nouveaux pouvoirs pyrotechniques) une prostituée qui l'avait entraîné dans une allée (pour discuter...) Voilà une parution qui osait aller dans tous les sens, lancer une multitude de pistes à explorer par la suite, et savait se présenter en complément du titre phare Uncanny X-Men, dont elle fut un pendant fort intéressant des années durant. Une série d'intégrales chez Panini serait pratiquement nécessaire. 


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