Sans son pouvoir auto-guérisseur, Logan fait moins le malin. Cela faisait longtemps qu'on en parlait, et c'est désormais acté. La mort de Wolverine (Death of Wolverine) est annoncée pour septembre, dans une saga en quatre parties, à un rythme hebdomadaire, confiée aux soins de Charles Soule et Steve McNiven. Alors bien sur, on sait ce que vaut vraiment la mort d'un personnage aussi vendeur, pour le petit monde des comic-books. Mais quand même, la nouvelle ne saurait passer inaperçue.
ELEKTRA #1 : LA REVIEW
L'honneur et la rédemption. La liberté et l'amour. Le destin et la mort. Elektra, c'est tout ça, et bien d'autres choses encore. C'est aussi une nouvelle série lancée dans le cadre de l'opération All-New Marvel Now, qui se place résolument dans une optique "indie" et artistiquement audacieuse, loin des canons traditionnels des comic-books les plus mainstream. C'est d'ailleurs un choix éditorial qui semble s'affirmer avec cette seconde vague de nouvelles séries de la Maison des Idées, et on ne va pas s'en plaindre! Ici, nous (re)découvrons une belle ninja aussi désemparée que solitaire. L'ataraxie n'est pas encore au menu de ce jour, et les souvenirs, pas forcément positifs, affluent toujours aussi oppressants. Elektra a longtemps été ce que l'on voulait d'elle, avant d'échouer à cristalliser les attentes et les désirs, que cela aille d'un contrat à exécuter, à un homme à aimer. Tout ici semble faire écho à cette aventure mythique qu'est Elektra Assassin, de Miller et Sienkiewicz, tant dans la narration, que dans les planches peintes aux accents de merveilleux et de cauchemardesques, qui feraient passer celles de Williams III (Batwoman) pour des compositions ultra réalistes à la Alex Ross. Après une introduction vouée à l'introspection et à l'héritage familiale, Elektra nous emmène à la rencontre d'une certaine Matchmaker, qui lui fournit un nouveau contrat, à sa demande. Bien sur, il sera encore question du Serpent, de trahisons, de secrets, de Bullseye, et de rebondissements imprévus, jusqu'à la dernière page qui offre un nouveau cadre d'action totalement insolite pour la ninja, et qui promet des aventures inédites et rocambolesques. W.Haden Blackman s'amuse avec ce titre qu'il modèle à sa guise, offrant un départ classiquement Millerien avant de bifurquer et de viser ouvertement les sentiers de campagne jamais empruntées avant lui, par Elektra et sa cohorte d'assassins. Voici vraiment venir une série mensuelle qui promet énormément et attise la curiosité. que vous aimiez ou pas, que le style vous accroche ou pas, vous ne resterez pas insensible à cette version là, et c'est déjà ce qu'on pourrait demander de mieux à ce genre de retour attendu, mais certainement pas galvaudé.
SPIDER-MAN HS 2 : MORBIUS (1/2)
Voici donc venir la version française du titre le plus récent consacré à Morbius, scientifique de renom, devenu malencontreusement un vampire. Les suceurs de sang sont très à la mode depuis le succès de la saga Twilight au cinéma, et nous les avons vu reprendre une certaine importance dans l'univers Marvel, notamment chez les X-Men de Victor Gishler. Mais Morbius est à part. Il n'a rien en commun avec Dracula et ses sbires, si ce n'est une soif de sang qu'il a bien du mal à contrôler. Son état est du à une maladie génétique mal soignée, et au traitement expérimental et ses effets secondaires. Il oscille toujours entre la capacité de faire le bien, et une sorte de nécessité qui le pousse à accomplir des actes que la morale -et les super-héros- réprouvent. Si vous ne connaissez pas grand chose au personnage, ce numéro de Spider-Man Hors série est plutôt bien fichu. Sur un ton finalement plutôt léger et badin, Morbius nous parle à la première personne, et nous présente les avantages d'être dans sa condition, puis les inconvénients, sans négliger ses dons hors du commun (comme une force bien au delà de la moyenne) et de tordre le cou aux idées reçues (non, Morbius ne déteste pas l'ail, et il n'a pas la faculté de se transformer en une chauve-souris. Un peu d'humour ne fait pas de mal). En fait, Morbius était jusqu'à peu en prison (voir Amazing Spider-Man 699.1 pour les détails) et il cherche à se faire très discret, à passer inaperçu durant quelque temps, puisqu'il s'est évadé. Il reçoit une suggestion qu'il décide de prendre à la lettre, à savoir aller se perdre à Brownsvillen dans l'état de New-York, là où le crime nocturne semble incontrôlé, voire encouragé. Joe Keatinge semble avoir compris comment ramener notre docteur vampire sous les feux de la rampe. Il dépeint un homme à la recherche d'une place dans un monde où il ne peut jouer que le rôle d'un marginal, sans fioritures ni céder à la mièvrerie.
Mais Morbius est enfermé dans une spirale de la négativité. Quand il veut aider, il fait souvent plus de mal que de bien. Ici il rencontre vite une Sdf un peu trop mignonne et posée pour être crédible, un caïd testostéroné et drogué qui souhaite embrigader son petit neveu, comme il a mis sous sa coupe le quartier, et une mère célibataire qui en remontre aux dealers et aux homme de main de son frèrot criminel, sans qu'on y croit un seul instant. Les personnages secondaires sont tous trop caricaturaux ou présentés à la va vite pour être réellement attachants. Le dessin est confié à Richard Elson, envers qui je serais encore plus dubitatif, et ne souhaite pas forcément m'étendre. Car j'aurais peu à dire! En fait, loin d'être mauvaises, ses planches claires et très lisibles manquent juste de personnalité, de cette touche de folie douce qui pourrait rendre les aventures de Morbius encore plus poignantes. Le job est fait, sans plus. Peut-être aurait-il été souhaitable que le coloriste, Antonio Fabela, opte pour des tons globalement plus sombres, vu le milieu dans lequel Morbius choisit de se confondre. Le genre de boulot qui passe mieux en version digitale que sur du papier imprimé. Reste donc une série que peu de lecteurs attendaient vraiment, et qui risque fort de ne pas susciter un engouement passionnel. Le type de revue kiosque qui va finir à un euro dans les bacs à soldes ou sur les forums d'occasion dans quelques mois, non car foncièrement illisible, mais parce qu'en ces temps d'inflation du marché, vous ne pouvez pas vous contenter d'être à peine modeste, avec des personnages aussi peu vendeurs. Vous pouvez peut être patienter?
BEFORE WATCHMEN : OZYMANDIAS
Urban Comics poursuit l'édition des différentes séries liées au projet Before Watchmen dans de très beaux albums librairie, et ceci quelques mois seulement après avoir offert ces mêmes histoires à son public kiosque. Ce mercredi intéressons-nous à Ozymandias, alias Adrian Veidt, l'homme le plus intelligent du monde, dans les idées d'Alan Moore. Qui en avait fait un homme d'affaires ultra riche, austère, presque ascète. Un super-héros poussé à l'extrême, un être si au dessus du commun des mortels qu'il s'en retrouve isolé et enfermé dans une conception élitaire et utopique de la société, selon ses propres standards éthiques bien particuliers. Ozymandias avait aussi la particularité d'être très versé sur l'antiquité, et en particulier attaché à la figure d'Alexandre; à ses yeux un exemple à émuler. Coté sexualité, le personnage reste nimbé d'un certain mystère, au point que Rorschach se soit d'ailleurs posé la question.
C'est à partir de tous ces détails que Len Wein a pu s'atteler à sa propre conception du prequel. Un artiste au passé très chargé, plus forcément sur les lèvres des plus jeunes, mais qui a toujours su garder un style et une vision des comics propres à épater et innover. C'est lui qui inventa Swamp Thing et nombre de récits d'horreur, pour Dc. C'est aussi le créateur de Wolverine, et l'artisan (avec Karin Berger) de l'arrivée d'Alan Moore lui même sur la série consacrée à la créature des marais, outre l'editor de Watchmen. Avec la réussite et la clairvoyance que l'on sait tous. Bref, une pointure reconnue et indiscutable.
Wein raconte les origines d'Ozymandias en partant d'un des moments les plus dramatiques de Watchmen : l'instant où il attend les autres héros dans son quartier général, prêt à un ultime et dramatique affrontement. Séances d'introspection, avec des souvenirs issus de l'enfance, et de l'adolescence. Il est clair que pour l'auteur, c'est justement la différence (intellectuelle et émotionnelle) qui le caractérise le mieux. Adrian est habile, calculateur, le jouet pourtant d'obsessions qui l'amèneront un temps sur les terres autrefois gouvernées par les Pharaons, en Phénicie, et dans les landes inaccessibles du Tibet. Wein nous fournit des révélations sur la bisexualité de Veidt, et introduit un personnage féminin qui aura une importance positive pour lui. Mais c'est le crime (et particulièrement Moloch) qui modifie son destin, et le pousse à devenir un justicier. Le scénariste garde un ton détaché et souverain lorsqu'il narre toutes ces étapes, créant volontairement un effet d'éloignement raffiné en exposant les faits. Aux dessins, quel plaisir de retrouver Jae Lee, dont les traits ombragés, torturés, hyperréalistes, magnifient la figure imposante du personnage principal, sa majestuosité, et enrichissent les décors liés à la culture classique, sous influence néo-classique. Coté composition des planches, nous retrouvons parfois une vignette ronde au centre, entourée par d'autres vignettes rectangulaires. Ailleurs c'est l'image d'un demi cercle qui se détache, avec encore et toujours l'idée, le concept de la sphère qui prédomine. Gothique, impressionnisme, et surréalisme finissent par s'unir, et former un récit en images d'une beauté stupéfiante et riches en moments forts. Une mini série totalement réussie, qui sans trahir vraiment l'esprit d'Alan Moore, vient compléter idéalement le chef d'oeuvre que nous connaissons, avec une classe folle.
SUPERIOR SPIDER-MAN #31 : LA REVIEW (ATTENTION SPOILER)
Inutile de se mentir. Aborder la review du dernier épisode de Superior Spider-Man sans tomber dans le spoiler, cela relève de la gageure, pour ne pas dire de la faute professionnelle. Donc, exceptionnellement, je vous invite moi même à ne pas lire l'article du jour! Sauf si bien entendu vous avez déjà lu ces pages historiques, ou si vous acceptez le fait qu'une partie de la surprise sera dévoilée, mais que ça ne vous dérange pas plus que ça.
Toujours à bord? Alors c'est parti. La grande question qui brûlait les lèvres était : Quand Peter va t-il revenir, et dans quelles circonstances? Et bien en fait, Parker était toujours là, bien caché au fond de la conscience d'Otto Octavius, et il a fallu une situation dramatique pour le faire émerger à nouveau, dans l'épisode précédent, en réalité. Mis en échec par le Bouffon qui a fait main basse sur la ville, et s'en est pris à tous ceux qu'il aiment, le Spider-Man (Supérieur) a compris sa méprise lorsque son ennemi a aussi attaqué celle dont il est amoureux, Anna Maria Marconi. Le seul qui pouvait être digne d'inverser le cours des choses et de triompher du Bouffon, c'est Peter Parker, le vrai, le héros. Dock Ock se sacrifie donc pour rétablir le statu-quo de départ, et faire revenir notre Peter des familles sur le devant de la scène. Oui mais voilà, le revenant va devoir s'excuser avec un peu tout le monde pour son comportement récent (surtout dans une seconde partie réalisée par Gage et Sliney, où on se rend compte à quel point il est désagréable pour une femme de rentrer dans la vie d'un super-héros aussi altruiste), sans oublier de défaire le Green Goblin au bord du triomphe. Celui-ci réalise que son adversaire est bien le tisseur original, et non plus une contrefaçon, à partir d'une simple blagouze innocente : et oui, Parker a toujours le mot pour rire et dédramatiser, le sourire va revenir dans la série, qu'on se le dise. Le dénouement de Goblin Nation est finalement assez rapide, voire convenu, mais laisse toutefois la porte ouverte à de nouveaux rebondissements. Aussi bien pour ce qui est de Norman Osborn (dans une incarnation inédite, vous verrez, qui permet de reformuler la menace...) que pour le reste de sa "famille" qui semble nourrir une haine certaine pour le monte en l'air. Bref, c'est du Spidey classique et héroïque, comme on l'aimait et l'aime probablement toujours, que nous servent Slott et Gage, avec l'aide de Giuseppe Camuncoli aux dessins, qui met en scène un affrontement final crédible et acrobatique. Un Spider-Man Supérieur qui disparaît, laissant tout de même le cast de la série dans de sales draps, chacun des différents intervenants proches de Parker ayant du subir son lot de tragédies ou d'angoisse. Par contre ne venez pas me demandez tous les détails techniques et scientifiques qui auront permis à Octopus de reswitcher sa personnalité avec celle de Peter. Pour ma part, je persiste à penser qu'il se sentait indigne du costume depuis le départ, et qu'il était animé d'un tel sentiment de faiblesse et d'incapacité à vivre et réussir que son échec final était déjà programmé, jusque dans sa logique des faits et gestes.
MIDNIGHT NATION DE J.M.STRACZYNSKI ET GARY FRANK CHEZ DELCOURT
Tout commence par une scène de crime assez banale. Rien de bien nouveau pour l'inspecteur David Grey, habitué à en voir d'autres, à devoir courir les témoins et mener l'enquête pour faire éclater la vérité, même quand ses supérieurs semblent préférer d'autres affaires plus juteuses ou moins sordides. Mais il s'agit pourtant du point de départ d'une aventure dramatique, qui prend son essor lorsque la seule personne ayant apporté un témoignage quand aux assassins est retrouvée découpée en morceaux dans son appartement. Grey est lui aussi victime d'une fusillade, et laissé pour mort sur un lit d'hôpital. Sauf que non, mort il ne l'est pas vraiment. Il vient en fait de glisser entre les failles du système, de notre société, de pénétrer dans un univers où les laissés pour compte, les oubliés, les marginaux, sont tous devenus transparents et invisibles aux yeux des autres, qui poursuivent leurs existences frénétiques et consuméristes. Grey s'est fait dérober son âme par des créatures portant des tatouages tribaux, et dont l'aspect se rapproche du monstre mi homme mi reptile. Ces "marcheurs", comme on les surnomme, il finira lui aussi par en faire partie, s'il ne parvient pas à se réapproprier son humanité d'ici un an, au grand maximum. Pour ce faire, David va devoir traverser une grande partie de l'Amérique à pieds, en compagnie de Laurel, une jeune femme qui a l'habitude de ce genre de mission, puisqu'elle escorte régulièrement des personnes dans cette situation délicate. Le problème, c'est que jamais aucune d'entre elles n'est revenue vivante de ces périples, et que sur le chemin, les embûches ne manqueront pas, alors que le temps s'écoule inexorablement...
Straczynski dans toute sa splendeur, dira t-on. Si vous avez aimé Rising Stars, vous aimerez forcément ce Midnight Nation, plus humain, plus intelligent, dans sa construction. Non seulement le récit est rondement mené, mais nous trouvons toute une parabole sur le fonctionnement de notre société, sur le mécanisme de l'isolement, de la marginalisation, qui est assez bien fichue. Du polar de base (le premier épisode) nous sautons bien vite au road-movie fantastique mâtiné de conscience sociale, avec un zeste de religion, comme en atteste la présence de Lazare, le ressuscité biblique, que nous croisons à un coin d'avenue, en attente du retour du Messie. Le final touche aux frontières du mysticisme et de la croyance, et interroge la fonction même du mal au sein de la Création toute entière. Aux dessins, Gary Frank impressionne. D'un réalisme froid, son trait est anatomiquement sublime, et il varie avec talent les silhouettes avantageuses (on est chez Image, les filles sont diablement bien carrossées) et une peinture minutieuse et clinique d'une Amérique délaissée. Cette édition librairie, éditée chez Delcourt, est vraiment du bel ouvrage. Pour moins de trente euros, vous allez trouver l'intégrale de la série de Straczynski, sous une couverture hardcover inébranlable, un épisode spécial publié une première fois dans la revue américaine Wizard (signé Michael Zulli pour les crayons) et une postface lumineuse de l'auteur lui même, qui nous éclaire sur son inspiration.
TRINITY WAR DANS JUSTICE LEAGUE SAGA 6 ET 7 (LA GUERRE DES LIGUES)
Chez Urban Comics, vous allez pouvoir lire, en avril et en mai, le crossover Trinity War, sobrement rebaptisé La guerre des Ligues en Vf. En effet, l'histoire est (en partie) celle d'un affrontement entre les trois grandes formations actuelles du panorama Dc. Tout d'abord La Justice League, qui a sauvé la planète de l'invasion de Darkseid, avec l'aide des plus gros calibres sur le marché (Superman, Batman, Wonder Woman...), mais qui est depuis quelque peu tombée en disgrâce à cause de mésaventures imprévues (le conflit avec Atlantis, par exemple). Ensuite, la Justice League of America, aux ordres du contre-espionnage américain, et qui compte dans ses rangs un aréopage d'individus pas forcément très équilibrés ou patients. Un assemblage discutable de fortes têtes (avec la présence énigmatique du Limier Martien) qui a comme mission implicite de s'opposer et de maîtriser la première Ligue citée en cas de besoin. Pour finir, la Ligue des Ombres (Justice League Dark) rassemblée autour de John Constantine. A l'image de son "leader", cette équipe est peu fiable et sujette à de multiples rebondissements. Elle a pour habitude de se mêler des affaires mystiques et ésotériques. Ces trois clans vont entrer en collision, et une forte tension va apparaître, encore exacerbée lorsque le jeune Billy Batson, sous son avatar de Shazam, dessine de violer les traités internationaux en vigueur, et pénètre sur le territoire du Kandhaq pour y disperser les cendres de Black Adam. La Justice League débarque pour le ramener à la frontière, et la JLA aussi, pour coffrer tout le monde et jeter le trouble. Sauf que Superman s'emballe, perd le contrôle au contact du Docteur Light, et apparemment ... le foudroie sur place.
Il faut dire aussi que peu de temps auparavant, Superman avait eu affaire à Pandora. Celle-ci était venue lui proposer d'ouvrir la fameuse boîte de Pandore, de laquelle se seraient échappé tous les maux de cette Terre, afin de les emprisonner à nouveau. Mais ça ne s'était pas bien passé, et Superman avait vite perdu le contrôle de ses pouvoirs. Cette"Guerre des ligues" est le fruit du travail de Geoff Johns, qui orchestre cette confrontation depuis le tout début de l'opération New 52. il reçoit pour l'occasion l'aide de Jeff Lemire, le scénariste habituel de la JLA Dark. Aux dessins, le niveau global est très élevé. On ne présente plus Ivan Reis (Green Lantern notamment) qui assure un très bon job sur la Justice League. Mikel Janin prend de plus en plus d'assurance et son trait souple et détaillé est de plus en plus remarquable. Reste Doug Mahnke, qui pour cette fois apparaît un ton en dessous, notamment desservi par un encrage trop gras. Trinity War se propose enfin d'apporter quelques réponses à la présence énigmatique de Pandora, et sur le rôle que joueront le Phantom Stranger et la Question, les deux autres condamnés depuis l'éternité, dans cette nouvelle réalité Dc qui conserve pas mal de doutes et d'incertitudes. C'est aussi l'opportunité de voir tous les gros bras en costumes se tirer la bourre et en découdre, avec notamment un Superman affaibli et en mauvaise posture. Justice League Saga ne se dément pas, c'est un mensuel à suivre régulièrement, pour profiter à plein des New 52 en français.
Il faut dire aussi que peu de temps auparavant, Superman avait eu affaire à Pandora. Celle-ci était venue lui proposer d'ouvrir la fameuse boîte de Pandore, de laquelle se seraient échappé tous les maux de cette Terre, afin de les emprisonner à nouveau. Mais ça ne s'était pas bien passé, et Superman avait vite perdu le contrôle de ses pouvoirs. Cette"Guerre des ligues" est le fruit du travail de Geoff Johns, qui orchestre cette confrontation depuis le tout début de l'opération New 52. il reçoit pour l'occasion l'aide de Jeff Lemire, le scénariste habituel de la JLA Dark. Aux dessins, le niveau global est très élevé. On ne présente plus Ivan Reis (Green Lantern notamment) qui assure un très bon job sur la Justice League. Mikel Janin prend de plus en plus d'assurance et son trait souple et détaillé est de plus en plus remarquable. Reste Doug Mahnke, qui pour cette fois apparaît un ton en dessous, notamment desservi par un encrage trop gras. Trinity War se propose enfin d'apporter quelques réponses à la présence énigmatique de Pandora, et sur le rôle que joueront le Phantom Stranger et la Question, les deux autres condamnés depuis l'éternité, dans cette nouvelle réalité Dc qui conserve pas mal de doutes et d'incertitudes. C'est aussi l'opportunité de voir tous les gros bras en costumes se tirer la bourre et en découdre, avec notamment un Superman affaibli et en mauvaise posture. Justice League Saga ne se dément pas, c'est un mensuel à suivre régulièrement, pour profiter à plein des New 52 en français.
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UNIVERSCOMICS LE MAG' 46 Octobre 2024 / 60 pages / gratuit Disponible ici (lecture + téléchargement) : https://madmagz.app/fr/viewer/...
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