MARVEL SAGA 12 : IN THE BLOOD Le dernier round de Remender

Dans le Marvel Saga de fin novembre, Rick Remender tire sa révérence sur le Punisher. après avoir transformé le personnage en un monstre grotesque (FrankenCastle) et l'avoir rétabli dans sa forme première grâce à un artefact magique (la Pierre de sang). Il quitte la scène en orchestrant une mini série en cinq parties totalement ignoble et electrisante, dans son évolution. Les rapports entre Castle et son dernier side-kick bon à tout faire, le jeune Henry -fils du boss mafieux Puzzle- sont arrivés à leur terme naturel. Ce dernier va se retrouver pris entre deux feux : sa loyauté envers le Punisher d'un coté, ses devoirs filiaux enver son criminel de père de l'autre, même si son enfance avec un tel géniteur fut des plus malheureuses et violentes. Puzzle (Jigsaw en VO) est donc de retour, et avec lui, nous retrouvons Stuart Clarke (ancien aide de camp de Castle, à l'époque de Civil War) et Microchip, ex meilleur ami et soutien logistique du Punisher. Tout cela s'enchevêtre pour tisser un récit qui oscille entre analyse des rapports familiaux et affectifs qui unissent tous ces personnages (la quête du père, réel ou fictif, le désir d'être aimé et accepté), et comic-book tarantinesque, ultra gore et choquant. Car Maria, le femme du Punisher (que celui ci a vu ressuscitée sous ses yeux, avec ses enfants, suite à une incantation de Hood, mais qu'il a tout de même decidé de brûler vive, refusant de croire à une telle éventualité) semble toujours de la partie, et vêtue d'une combi en cuir et désormais formée à la lutte corps à corps, elle est devenue l'esclave sexuelle consentante de Puzzle et Stuart. Pour faire définitivement enrager le Punisher, il n'y avait pas de meilleure idée...

L'idée est vraiment choquante. La femme du Punisher, qui de gentille épouse dévouée et aimante, devient une chienne lubrique capable de se battre comme une ninja, attifée comme Catwoman. Invention saugrenue ou ultime pied-de-nez génial du scénariste? Et puis, sommes nous bien sur qu'il s'agisse de Maria? Tout ceci va aboutir à un climax ultra tendu, une dernière partie où l'heure des choix permettra au jeune Henry de décider de son avenir, et par là même de se décider sur son besoin latent de reconnaissance paternelle. Une sorte de plan à trois (Punisher, Puzzle, et Henry) des plus haletants. Roland Boschi est un bon choix pour ce type d'album. Son trait est caricatural, un peu grotesque, urbain et crade, mais il permet d'atténuer la cruauté de certaines scènes, tout en soulignant le délitement et la contamination qui viennent détruire, page après page, le petit monde du Punisher. Du bel ouvrage. Au passage, Castle va devoir agir une bonne fois pour toutes envers Microchip, son compagnon d'aventures d'autrefois. Reste t'il encore un peu d'attendrissement, de sentiments, derrière cette façade inatteignable, celle d'un homme qui a tout connu, jusqu'à la mort; qui a eu l'opportunité de retrouver sa famille et a incinéré celle ci sans sourciller ? Pour vous faire une idée, procurez-vous ce douzième numéro de Marvel Saga, qui vaut son pesant d'or. Une façon de parler, car à moins de six euros la mini série complète, je crois que ça vaut définitivement l'achat!

Rating : OOOOO

Cinécomics : WOLVERINE (Il vaut mieux en rire...)

Tiens, je viens de me rendre compte que je n'avais jamais pensé à chroniquer un des pires films jamais proposés sur grand ecran, consacré à nos personnages de comic-books. Wolverine, donc, qui sait si bien raffler les lecteurs sur support papier, mais qui a fait un bide mérité au cinéma. Retour sur une toile bien décevante.

Et de la côte d’Adam, Dieu créa Eve. Et de la série des films X-men, le merveilleux monde d’Hollywood a créé WOLVERINE. Voici donc venir le spin-of le plus attendu de l’histoire du cinéma super-héroïque avec dans le rôle titre Hugh Jackman, qui reprend ici les oripeaux du mutant griffu et animalesque, Wolverine ( qui serait le « Serval » en Vf, ne riez pas, ce fut très longtemps ainsi que les revues mythiques, Strange en tête, l’appelèrent ). Dur de se faire une opinion. D’un coté, il y aura les fans de la Bd, qui ne tarderont guère à se rendre compte de l’improbable purée concentrée à base de trente ans d’aventures mutantes, que constitue ce film. On retrouve pêle-mêle des références aux grands moments de la série, du classique « Weapon X » illustré par le grand Windsor-Smith au truculent « Six pack », ces mercenaires sans foi ni loi et compagnons d'armes de Logan, Deadpool en tête, et surtout à la récente série Wolverine:Origins en début de film, pour esquisser, vite fait mal fait, l’enfance du personnage. Un peu tout, et n’importe quoi, une grosse galerie de personnages souvent éloignés des standards des comics de la « X family » et souvent tout sauf crédibles. Le Deadpool du film, par exemple, est la version discount et en promo du produit d'appel qui cartonne en ce moment.



Et puis je pense aux autres. Ceux qui ne connaissent rien aux super-héros et que j’essaie de convaincre, en exposant la profondeur et la qualité artistique qui accompagne nombre de productions américaines… Ceux là doivent se dire que je les ai pris pour un régime de bananes. Explosions, mutations, effets grand guignolesques, super pouvoirs et testostérone à son comble, le tout sans se soucier beaucoup du fond, dans la grande tradition des films « bankables » et à haut degré de spectacularité, pour public peu exigeant et peu regardant. Jackman a du soulever des tonnes de fonte pour en arriver là où il en est dans ce film. Mais la fonte peut-elle annuler le sens critique et la honte qui peut en découler? Kayla, la belle mutante du film, est particulièrement convaincante dans son rôle de bonnasse fatale. Les dialogues sont fades et stéréotypés, mais après tout, est-ce vraiment un handicap vu que le public que vise ce film, les jeunes de banlieue et les cancres près du radiateur, n’ont guère envie de se taper du Molière super-héroïque. Action encore et toujours donc, dans un film où réfléchir devient vite obsolète et vous gâche tout le plaisir. N’ayant réussi ni à mettre mon cerveau sur pause, ni à faire abstraction de tous ces comic-books que je collectionne chez moi et qui m’ont appris bien autre chose, je ne peux être qu’assez sarcastique quand au résultat final. Toute tentative de mettre en parallèle ce que je lis mensuellement et cette caricature bon marché me retourne encore l'estomac. Snikt!

Rating : OOOOO



MARVEL HEROES 10 : L'heure des conclusions avant Fear Itself

Le Marvel Heroes 10 de ce mois marque la conclusion de plusieurs intrigues en cours. L'occasion de faire un point rapide, et de jauger de la qualité actuelle du sommaire.

Les Vengeurs de Bendis, par exemple. La lutte contre un Hood tout puissant (il a mis la main sur presque tous les joyaux du pouvoir) s'achève par le triomphe de nos héros. Quelle surprise. C'est toujours un plaisir de retrouver Thanos dans sa splendeur, quand on parle du gant d'infini, sauf que pour le coup... ce sont les Avengers qui se cachent derrière l'apparence du Titan. Quand les négociations échouent, il faut sortir l'artillerie lourde. Le Hulk Rouge, Iron Man, les sortilèges du Docteur Strange, tout est bon pour mettre une pile à Parker Robbins et sauver la réalité. Questions finales : qu'en sera t'il des joyaux, qui va les conserver, seront-ils encore une menace potentielle? Romita Jr continue de sévir sur le titre, à sa façon. On aime ou on déteste. C'est efficace, très coloré, punchy, mais par contre, comme certains visages sont laids et caricaturaux...La polémique ne date pas d'aujourd'hui, de toutes manières...

Deux rations de Thor en novembre, pour le prix d'une. C'est la fin de la lutte entre les Dieux Nordiques, et les Dévoreurs de Monde. Un arc narratif en sept parties pour ne rien dire, vraiment! Juste un pretexte pour que Thor convoque à nouveau Odin, son père, et Loki, son demi frère, qui reviennent sur le devant de la scène, après une mort toute relative (le dernier cité est désormais un gamin, après avoir été une femme, voilà quelques mois). L'ultime affrontement est brouillon, une véritable inéptie scénaristique. Sous une pluie d'hémoglobine et tout au long de plus de quarante pages vermillons et orangées, on assiste à du combat sans intérêt, mis en image par un Pasqual Ferry désolant. Encrage minimal, absence cruelle de fonds de case, remplacés par des traits vite ébauchés ou par des gouttes de sang exécutées en copier/coller, c'est indigent et mal fichu. Je me suis profondément ennuyé avec Thor ces temps derniers.

Reste l'Académie des Vengeurs de Christos Gage, qui rehausse sensiblement le niveau. L'heure est venue, pour les quatre jeunots qui ont passé Hood à tabac et ont filmé la scène, de payer pour leur comportement. Ils ont fait tout cela pour venger Tigra, leur formatrice, et pourtant celle ci les récompense en les renvoyant de l'acédémie. D'où le titre, Leçon de vie. La vengeance n'est pas tolérée, dans le manuel du bon petit Vengeur (c'est un comble!). Toutefois, abandonner à lui même une nouvelle recrue, c'est pratiquement l'assurance d'en faire un super villain en puissance, alors les collègues de la belle féline font ce qu'ils peuvent pour la faire revenir sur sa décision. Ma foi, c'est plaisant et ça se tient, alors profitons-en. Mc Kone est parfait pour ce type de comic-book juvénile, un style en phase avec le scénario et le ton de la série, c'est à souligner. Du coup Marvel Heroes de novembre n'est pas foncièrement mauvais, mais ce double zéro pointé de Thor pèse quand même lourd dans la balance finale.

Rating : OOOOO

FABLES (volume 1) : Comic-books et conte de fées

Après Preacher avant-hier, une autre nouvelle idée cadeau pour les fêtes, ou tout simplement pour le plaisir de lire. Bien entendu, notre idée du jour n'a rien de confidentielle, et la plupart d'entre vous doit déjà être fan. Pour les autres, j'espère que vous vous laisserez convaincre...

Voici pour une fois un comic-book dont chacun d’entre vous peut connaître les personnages, sans avoir lu ce type de littérature auparavant. Dans FABLES, foin de surhommes à la testostérone ou de mutants maléfiques, ici les héros sont Blanche Neige, le Grand méchant Loup ou encore Barbe Bleue. Dans des versions certes modernisées. Ainsi Blanche Neige a divorcé de son prince charmant depuis que celui-ci l’a trompé avec sa sœur, pour ensuite entamer une carrière de gigolo fauché. Le méchant Loup s’est racheté une conduite et il est devenu détective, sous des traits humains, pour la communauté des « fables », ces anciennes créatures de légende qui vivent aujourd’hui cachées au milieu des humains normaux. Ils ont été chassés de leurs territoires fiabesques par un ennemi tout puissant et insaisissable, l’Adversaire, et depuis ils préservent jalousement leur secret en lavant leur linge sale en famille, et en évitant soigneusement de frayer avec ceux qui pourrait les démasquer et mettre fin à leur exil doré.


Mais stupeur et damnation, voilà que la sœur de Blanche Neige semble avoir été affreusement massacré chez elle. Du sang partout, mais pas de cadavre. Le Loup est chargé de l’enquête qui s’annonce délicate, et ce ne sont pas les suspects qui manquent, à commencer par Barbe Bleue, l’amant de la jeune victime, qui est un spécialiste quand il s’agit de trucider des femmes. Tout ceci dans une BD foutraque et bien menée, où les trois petits cochons travaillent en grand secret dans une ferme fabuleuse, et où la Belle et la Bête traversent une crise conjugale. Tout cela est issu du catalogue Vertigo, section pour adultes de DC comics. Bill Willingham s’en donne à cœur joie, en mettant en scène tous ces héros de conte et en déviant avec malice leurs caractéristiques premières. Une sorte d’histoire de Walt Disney sous acide, où la morale et les bons sentiments se dissolvent case après case pour le plaisir des lecteurs. Les déssins de Medina sont corrects, même si basiques et sans grand génie. Les deux premiers épisodes sont totalement brillants, le reste perd un peu en folie mais reste bien sur jouissif et intelligent à souhait. Une très bonne série pour ceux qui sont fatigués des super héros bodybuildés en collants moulants, qui confirme depuis des années, album après album, la place à part qu'elle a su occuper dans le coeur des lecteurs. Tout ceci est bien sur publié en France par Panini (au départ la série fut lancée chez Semic), et disponible très simplement en librairie ou sur Internet.
 
Rating (pour le Tome 1) : OOOOO




AVENGERS #19 : Une nouvelle équipe pour un nouveau départ

Je n'ai pas résisté, et suis allé faire un tour du coté de AVENGERS en VO, pour le numéro 19, plus précisément. Nous sommes en pleine reconstruction après Fear Itself, et la cover porte d'ailleurs le bandeau "Shattered Heroes" qui indique bien qu'on est pas là pour s'amuser uniquement. Ce qui fait toujours son effet, chez les Vengeurs, c'est l'annonce et la présentation d'une nouvelle équipe. Cette fois, Steve Rogers, dans la peau du selectionneur, va devoir mettre sur pieds un nouveau team, alors que nos héros viennent de voir Norman Osborn, ancien leader du Hammer et du monde, par extension, se faire la malle et leur filer entre les doigts. La surprise de ce numéro, c'est le rôle toujours plus important que semble prendre la pourtant très jeune Daisy Johnson, découverte par Nick Fury durant Secret War, et qui va enfin pouvoir jouer dans la cour des très grands et se faire un nom au firmament du superhéroïsme. On assiste comme d'habitude à quelques dialogues entre Stark et Rogers, censés nous rappeller que les Avengers ne sont pas traversé que par un seul courant de pensée, et aussi à des scènes d'action, où les nouveaux membres sont recrutés en situation. Enfin presque. Par exemple, la Panthère Noire refuse l'accessit qui lui est offert, mais pistonne très sérieusement sa femme, Ororo Munroe, qui sera ainsi, à l'instar de Wolverine, une X-héroïne à mi temps, Vengeur le reste du temps. Nostalgie au menu, avec la réapparition de la Vision, enfin rétablie dans la version qui fit de l'androïde un personnage clé voilà plus de dix ans. Autre surprise de taille dans le roster, le Hulk Rouge, qui devient donc la grosse force de frappe de la formation. Le plus intéressant est finalement le cliffhanger du jour. En pleine présentation de la nouvelle équipe, la conférence de presse devient le théâtre d'un scoop détonnant... Brian Bendis étale lentement ses cartes pour une nouvelle partie. On sent qu'il a pu aller au bout de ses projets, et que l'heure est venue d'initier l'ère successive. Aux pinceaux Daniel Acuna, qui fait plus classique et moins baveux que certains de ses travaux précédents: son trait est plus appuyé et surement aussi encré et colorié plus subtilement. Tant mieux car c'est un vrai bon artiste. Les héros sont brisés, alors on reconstruit, chez les Vengeurs. The show must go on...


PREACHER : La religion selon Garth Ennis

Si les comics Marvel sont trop lisses pour vous, si vous pensez que tout cela n’est pas bien sérieux ni pas assez adulte, voici le remède qu’il faut faut. Il s’agit de PREACHER, une bande dessinée au vitriol, plus irrévérencieuse que tous les films de Tarantino mis bout à bout. Une aventure rocambolesque et décapante sur fond de mysticisme trash, mené de main de maître par Garth Ennis, cet irlandais déjanté qui a relancé et redynamisé avec brio le Punisher ces dernières années, et sévi lourdement sur The Boyz. Avec lui, oubliez le mot tabou et attendez vous à des grincements de dents.

Jesse est pasteur. Il ne sait pas vraiment comment il l’est devenu, ni pour quelle raison, si ce n’est son questionnement perpétuel sur l’existence de Dieu. Un samedi soir, déprimé par l’hypocrisie de ses ouailles, il décide d’aller boire une bière au bar du village. L’alcool aidant, il finit par étaler au grand jour les secrets médiocres et parfois effrayants que chacun lui confesse : le barman coupe sa bière, le notable le plus en vue de la région fraude, deux fils à papa ont échappé à la prison pour viol collectif grâce à des pots de vin… Personne n’est épargné. Il est donc normal que, le lendemain matin, tout le monde soit présent à l’église, se demandant quelles nouvelles âneries le révérend, passé à tabac par les victimes de sa malencontreuse honnêteté, leur offrira en pâture. Mais c’est ce dimanche qu’une jeune tueuse à gage ratée, un vampire irlandais et une créature mi-diable mi-ange choisissent pour débarquer en ville… Attention les yeux !!



 Matt Dilon, le jumeau artistique d'Ennis, s’occupe des dessins avec une cruauté délicieuse, ses pages gore étant de véritables coups de poings à l’estomac, sans fioritures. Son réalisme tout à fait relatif permet de désamorcer la tension sous-jacente et introduit une touche d'humour salutaire dans les pires turpitudes. L’humour d’Ennis et Dillon confine à l’infâme, il retourne ici les codes de la religion à l’envers, transforme tout ce que nous croyons être en un grand théâtre de l’absurde. Irrévérencieux au maximum, j’ai eu, moi qui suis très prudent lorsqu'il s'agit de rire sur le sujet, quelques réticences à me plonger dans la série. Ce qui est au final dommage car il ne s’agit ici que d’art, que de littérature en images, absolument pas de blasphème, même si certains dialogues ( percutants et jubilatoires ) vont faire dresser des poils sur l’échine de certains. Et les couvertures commentées de Glenn Fabry sont un agréable bonus qu’on savoure avec délectation. Après ça, vous allez donner un autre sens au mot trash, croyez-moi. Au total, neuf tomes vous attendent chez Panini, dans la collection Vertigo Cult. C'est Noël dans peu de temps, pensez-y ...



FEAR ITSELF 7.2 : THOR Les nouvelles funérailles du Dieu Tonnerre

Si vous souhaitez lire Fear Itself en français sans être victime des affreux spoilers du web, passez votre tour. autrement, continuez la lecture.

Bucky Barnes n'est pas la seule victime (déjà rétablie) de l'attaque du Serpent contre notre monde. Thor lui même est à compter au nombre de ceux qui se sont sacrifié, et il a rendu l'âme dans les bras d'Odin, son père, dans le dernier numéro de Fear Itself. Dans ce second épilogue (le 7.2) du grand event de Matt Fraction, nous rendons un dernier hommage à celui qui mania le marteau mieux que tout autre, en cherchant à se convaincre que cette fois, son trépas est le bon. Rien à faire, ça ne marche pas, et ce n'est pas la dernière planche de ce mémorial illustré qui va arranger les choses. En gros, disons que nous assistons à des scènes tire-larmes, aux préparatifs et à l'accomplissement du bûcher funéraire sur lequel le fils d'Odin va être incinéré. Des flammes va d'ailleurs surgur celui qui va prendre sa place en tant que Dieu de la foudre, et titulaire de la série mensuelle dédiée, un certain Tanarus, à l'apparence bien moins amène et bien plus belliqueuse que notre grand blond métro-sexuel. Pendant ce temps, Odin doute fortement de ses dernières décisions, et il voudrait même abdiquer. Du coup, voilà que débarquent les trois incarnations de la Terre mère nourricière, qui devraient régenter tout ce beau monde dans les prochains mois. Il se dégage une certaine émotion de ces derniers moments avec Thor, mais la magie ne prend pas complètement. Qui parmi vous n'a encore jamais lu, d'une manière ou d'une autre, la mort du Dieu Tonnerre ? Ce n'est pas la première, ni la denrnière fois, qu'on l'enterre prématurément. Je ne veux pas jouer au rabat-joie, mais ces funérailles factices deviennent lourdes et répétitives. Adam Kubert est aux dessins, ce qui aura au moins le mérite d'attirer une cohorte de fans. C'est d'ailleurs assez beau, avec toutefois moins d'application sur les planches faites de nombreuses petites cases. Kubert mise sur les gros plans pour nous en mettre plein la vue. Un adieu sympathique, qui se tient, mais qui est vite destiné à devenir obsolète. Dommage.

Du coup, place à Thanarus que voici :


MURDER FALCON : WARREN JOHNSON ET LE METAL POUR SAUVER LE MONDE

 Avec un titre pareil, on s’attend à du bruit, de la fureur et une aventure fracassante. Murder Falcon (ici réédité dans une version augmen...