STARBRAND & NIGHTMASK #1 : LA REVIEW ALL-NEW ALL-DIFFERENT

Une des grandes difficultés rencontrées par Marvel ces dernières années est d'inventer de nouveaux personnages. La capacité de donner corps à de nouveaux héros qui vont savoir conquérir le public, et pouvoir résister dans le temps. Pour un Deadpool qui en son temps (ça remonte à loin déjà...) affole les compteurs, combien de Sentry qu'on envoie se faire petit ou disparaître modestement, sans trop savoir comment les gérer? Grâce à l'inventivité de Jonathan Hickman, Marvel peut donc offrir un mensuel à deux réalisations toutes récentes, Nightmask et Starbrand. Il s'agit pour être honnête de la version modernisée de héros apparus lors de la création du New Universe (idée de Jim Shooter et Archie Goodwin dans les années 80), sous un nouvel avatar, mais on les considérera comme des nouveautés car ces incarnations sont inédites. Ces deux-là sont des jeunots. Techniquement le premier cité a à peine trois ans et le second est un lycéen. Ils sont pourtant dotés de pouvoirs d'ordre cosmique, qui en font des héros capables de participer et de se sacrifier lors de conflits d'ampleur universelle, comme récemment avec la fin du Multiverse, dépeinte toujours par Hickman dans la saga Time runs out. Mais ici, ils sont revenus sur Terre, car peu importe ce que vous prétendez être, il faut parfois se reconnecter à ses racines pour grandir sainement, et mieux appréhender la réalité extérieure. Kevin Conner (Starbrand) reprend donc le chemin des études, poussé par son ami qui lui sert de conscience et de confident. On notera que la dernière fois que le gamin a mis les pieds sur un campus, il a reçu les pouvoirs formidables conférés par le Starbrand, et incinéré tout son voisinage, provoquant une catastrophe incroyable. Pour moins que cela les New Warriors, il y a quelques années, furent responsables de la Civil War qui envenima le microcosme super-héroïque Marvel. Kevin lui ne semble pas plus perturbé que ça par le poids de ses actes. Il y repense, mais sans en faire des cauchemars... 
Auparavant, les deux amis s'amusent à mettre la pâtée à un vilain de seconde zone du coté de la grande muraille de Chine. Tant pis pour Blizzard qui espérait avoir à faire à son vieil ennemi Iron Man, ce duo là ne plaisante pas. L'interaction entre Kevin Connor et Adam Blackveil (Nightmask) est bien sûr la clé de ce numéro 1, qui sonne assez juste quand il s'agit d'explorer les relations entre adolescents, et dans le ton général qui se dégage de cette vingtaine de pages (featuring Squirrel-Girl, il y a du beau monde à l'école). Les autres étudiants de l'Empire State University seront le prétexte pour étoffer le cast de la série, d'ailleurs une jeune compagne infirme de Kevin est déjà apparue comme personnage à suivre ces prochains mois (et deux vilains, deux gros calibres, rôdent dans le coin, et frappent en fin d'épisode). Greg Weisman remplit donc son cahier des charges assez honorablement, et Domo Stanton s'en tire sans gros dégâts avec le dessin, encore que certains gros plans, les visages notamment (surtout de profil) sont assez laids, et que l'ensemble n'a pas le panache ou la virtuosité pour attirer un public exigeant. Le capital sympathie naît du trait cartoony, qui permet de donner une impression de dynamisme, de "coup de jeune" à cette production qui vise un public qui a l'âge de ses héros. Reste à voir où ce sera publié en Vf, et combien de temps ça va durer en Vo. 


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