SPECTREGRAPH : L'IMMORTALITÉ ENTRE QUATRE MURS AVEC TYNION IV ET WARD
LE PODCAST LE BULLEUR PRÉSENTE : BILLY LAVIGNE
- La sortie de l’album Il déserte que l’on doit au scénario d’Antoine de Caunes, que Xavier Coste met en dessin et qui est édité chez Dargaud
- La sortie de La proie, nouvel épisodes des aventures de Parker, le personnage iconique de Richard Stark que reprend Doug Headline au scénario et Kieran au dessin pour inaugurer la nouvelle collection Aire noire des éditions Dupuis
- La sortie de l’album Merveilleux que l’on doit à Cookie Kalkair, un titre édité chez Steinkis
- La sortie de l’album Moheeb sur le parking que l’on doit à Clara Lodewick, édité chez Dupuis dans la collection Les ondes Marcinelles
- La sortie du deuxième et dernier tome de Zoé Carrington, diptyque que l’on doit à Jim et qui est édité chez Grand angle
- La réédition de Blankets que l’on doit à Craig Thompson ainsi qu’aux éditions Casterman
CHASM : LE FARDEAU DE KAINE (UN FARDEAU POUR LES LECTEURS)
Scarlet Spider maintenant, c'est Kaine, tandis que Ben Reilly est devenu Chasm, autrement dit un criminel, une version sans foi ni loi de ce qu'il était avant, c'est-à-dire un frère pour Peter Parker. Ici, Kaine a appris que son clone-frangin était de nouveau en train de filer un mauvais coton (ou une mauvaise toile, c'est selon). Ce qu'il voudrait, c'est donner à la vie de Ben un sens plus noble que de dévaliser des gosses de riches et d'épouvanter les criminels déments. Mais lorsqu'il découvre que Ben est sous l'emprise de Druig, qu'il commet des actes dont il n'a pas conscience, que des monstres sont impliqués dans cette sombre histoire, le pauvre bon samaritain défiguré comprend qu'il va devoir s'employer au delà du raisonnable (tout en payant son loyer en retard à son propriétaire, une sorte de malédiction récurrente des Parker). L'Homme Taupe et ses Moloïdes est aussi de la partie, mais franchement, je vais être honnête, dès la première dizaine de pages passée, je me suis déjà retrouvé dans l'embarras le plus total, à savoir finir ce qui est une purge quasi illisible, parce que oui messieurs dames, je vais toujours au bout de mes lectures, aussi dispensables soient elles. Seul point positif, les dessins de l'italien Andrea Broccardo, un artiste qui mériterait des titres bien plus nobles et passionnants, dont le trait souple et toujours énergique permet au moins de produire de belles pages, qui n'ont certes aucun sens. Mais à quoi peut bien servir ce Ben Reilly là dans l'univers Marvel ? Pourquoi un tel acharnement sur ce personnage pourtant magnifique, tragique, mais attachant ? On ne comprend pas, on ne comprend plus rien, c'est parfaitement superfétatoire. Le fardeau n'est pas pour Kaine, mais pour nous autres, imprudents lecteurs.
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LA NUIT DES LANTERNES CHEZ DELCOURT : LE DEUIL, LA COLÈRE, L'HORREUR
Nous avons tous été confrontés, un jour ou l'autre, aux difficultés de la communication : cette impossibilité de transmettre ce que l’on ressent, y compris aux membres les plus proches de notre famille. Ironiquement, c’est souvent en raison même de ces liens familiaux que surgissent malaise, angoisse ou colère, rendant leur expression d’autant plus difficile. La Nuit des lanternes aborde ce dilemme avec une approche rapide et percutante, en le transposant dans un récit où l’horreur vient se mêler aux tensions familiales. "L’héroïne" y subit une transformation des plus surprenantes, devenant une sorte d’être de feu. Mais elle n'est pas le seul "monstre" à hanter les lieux. Très vite, colère et secrets cèdent la place à une menace plus sombre encore, et le récit nous entraîne peu à peu dans l’inconnu et la terreur. Jean-Étienne déroute et séduit sincèrement avec cet album, d’abord par un dessin très personnel, presque expressionniste. Les forts contrastes entre noirs, rouges et teintes orangées donnent à certaines scènes une intensité visuelle frappante, qui évoquent de véritables incendies sur la page. L’histoire, originale, traite d’un sujet universel avec frontalité, ce qui confère à cette bande dessinée un véritable pouvoir d’attraction sur un large public. On pourra toutefois regretter que la relation entre Eloane et son père soit expédiée un peu rapidement, sans que l’on puisse réellement en comprendre les enjeux et les détails profonds. En revanche, le lien mère-fille bénéficie d’un traitement plus développé, qui apporte une touche de pathos intime et bienvenue à l’ensemble. En somme, une surprise originale que nous vous recommandons vivement de découvrir.
LE REBOOT DE WITCHBLADE PAR BENNETT & CAFARO
LE HULK ROUGE EN MUST-HAVE CHEZ PANINI : MAIS QUI EST LE HULK ROUGE ?
Voici un album qui se lit rapidement, du coup. Peut être même bien que son principal atout réside dans les dessins de Ed McGuinness. Trait clair et propre, tendance à l'exagération anatomique pour faire ressentir d'avantage la puissance des combats, quitte à loucher vers le cartoon, et orgie de gros bras musculeux et de créatures labellisées "gamma", comme A-Bomb, qui apporte aussi une touche de bleu… Vaste défouloir que certains considèrent comme un comic-book potache, ce Red Hulk est aussi une quête, celle d'un anti-héros aux méthodes discutables, qui tape sur tout ce qui bouge, au point même de s'en prendre à Uatu le Gardien, pourtant un être des plus pacifiques, tandis que le microcosme et l'univers gravitant autour du Hulk classique s'emballe. C'est l'inflation, on a l'impression que récupérer des pouvoirs liés à la bombe gamma, c'est à la dernière mode et qu'il est aussi facile de se les procurer que d'aller chercher son paquet de Marlboro au tabac du coin. Loeb nous entraîne dans une enquête aux accents presque noir, en jouant habilement avec les points de vue, les doutes et les rebondissements, tout en tissant une intrigue qui mêle l’action explosive propre à Hulk à la tension d’un thriller d’investigation. Le rythme est effréné, sans répit, sans le moindre temps mort. C’est d’ailleurs là que réside le seul léger défaut du récit : à certains moments, le nombre de personnages en présence semble un peu trop élevé, et bien que leur gestion soit maîtrisée, l’ensemble peut parfois donner une impression de surcharge. Survenant après un petit bijou comme Planet Hulk, et un gros événement salué par à peu tous comme World War Hulk, ce cycle réalisé par Jeph Loeb fait figure de récréation explosive, mais pas très fouillée. On devine qu'il n'a pas du passer bien longtemps à écrire chaque épisode, pourvus de tonnes de coups, de mandales, et de "Hulk Smash" de la bonne vieille école. Bref, prenez tout cela au troisième degré, et consommez votre blockbuster sans la moindre vergogne.
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MINOR ARCANA : LA MAGIE ET LES TAROTS AVEC JEFF LEMIRE
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SPECTREGRAPH : L'IMMORTALITÉ ENTRE QUATRE MURS AVEC TYNION IV ET WARD
Parmi toutes les ambitions démesurées que l’humanité a pu nourrir depuis l’aube des temps, accéder à l’immortalité figure sans conteste par...

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Comme chaque samedi désormais, nous vous proposons de plonger dans l'univers de la bande dessinée au sens le plus large du terme,...
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UNIVERSCOMICS LE MAG' 46 Octobre 2024 / 60 pages / gratuit Disponible ici (lecture + téléchargement) : https://madmagz.app/fr/viewer/...
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UniversComics Le Mag' 42 Mai 2024. 84 pages. Gratuit. Téléchargez votre numéro ici : https://www.zippyshare.day/odVOvosYpgaaGjh/file ht...