BLACK ADAM : THE DARK AGE Sanglantes représailles chez DC


Vous aimez les personnages controversés, torturés, déchirés entre le mal et le bien, un pied dans chaque camp? BLACK ADAM est donc un de vos pupilles, si je ne m'abuse. Qui d'autre, en effet, pour assumer cette définition chez Dc comics, depuis son grand retour sur le devant de la scène à l'occasion d'Infinite Crisis. Suite à la longue maxi série 52, dont nous avons déjà parlé, Black Adam (autrefois Teth Adam, à l'ère egyptienne, avant une longue traversée du désert imposée par le mage Shazam qui avait emprisonné son âme des siècles durant) était (re)devenu maître absolu du pays nord africain de Kahndaq, au point d'en interdire l'accès fermement à tout intrus non expressément invité, sous peine de représailles sanglantes. Il avait d'ailleurs écartelé un terroriste en public pour illustrer son propos, ce qui avait choqué la communauté des héros bien pensants. Mais Black Adam est au fond un grand sentimental, au point qu'il est tombé sous le charme d'Adrianna Tomaz, une jeune vierge que le sinistre Intergang comptait lui offrir pour pouvoir commercer en ses contrées. S'il a refusé le cadeau, le grand puissant local a trouvé l'amour, et a bien vite épousé la demoiselle, lui conférant même des pouvoirs semblables au siens, la transformant ainsi en Isis, une demie déesse. Les deux époux sont partis ensuite à la recherche du frère d'Adrianna, entre temps vendu comme esclave, et sauvé in extremis par nos héros, avant d'être lui aussi magnifié et transfiguré en Osiris, investit de pouvoirs similaires à celui du beau frère. Mais le calme et la volupté ne durent jamais bien longtemps pour les super héros. Isis et Osiris furent sauvagement assassinés par les machinations d'Intergang, provoquant chez Adam une noire colère que rien ni personne ne put tarir. Il declara la guerre à l'humanité entière, et chercha la veangeance, plus que la justice, au point de trucider des millions de personnes, la plupart innocentes, durant une brève semaine de conflit, la 3° Guerre Mondiale (dénommée telle quelle par Dc comics), relatée dans 4 numéros spéciaux et aussi la maxi 52. C'est finalement Captain Marvel qui parvint à stopper l'horreur, privant Black Adam de son pouvoir et réussisssant à modifier le "mot de passe" qui permet la transformation de Teth Adam en son avatar surpuissant (les pouvoirs de Captain Marvel ont une source commune, issue de la magie de Shazam). Désormais, Black Adam n'est plus, et seul substiste son alter égo humain, Teth, motivé par une farouche détermination : ressusciter son épouse défunte, et recouvrer ses pouvoirs pour exercer de sanglantes représailles. Rien de moins que ça.


 
Peter Tomasi nous narre donc cette folle quête, où Teth/Black Adam doit composer avec sa propre mortalité. Pour être certain de ne pas être reconnu, et pouvoir rentrer à nouveau au Kanhdaq, il demande à un de ses fidèle de lui ravager le visage à coups de poings jusqu'à ce qu'il soit tellement tuméfié qu'il en devienne méconnaissable : un masque pouvait suffire, mais Adam ne fait pas les choses à moitié, et on le soupçonne d'avoir un petit coté masochiste. Une fois retrouvé les restes de la dépouille de sa bien aimée, il tente de l'immerger dans le puits de Lazare, mais le sortilège ne fontionnera pas complétement tant qu'il n'aura pas mis la main sur les différentes parties de l'amulète qu'il lui avait confiée, et qui ont été volontairement égarées aux quatre coins du globe. En cours de route, Black Adam retrouve un moyen de recouvrer momentanément ses pouvoirs, même sans "mot de passe", et ce grâce au Docteur Light, expert en fourberies . Le hic, c'est qu'à chaque fois qu'il fait usage de cette possibilité alternative, l'essence vitale d'Isis perd encore un peu de sa substance, et qu'il va donc devoir en user avec parsimonie, s'il veut un jour retrouver sa belle épouse. Inutile de préciser que cet histoire poignante n'est pas franchement de tout repos, ni même une happy end convenue. On reste en haleine une grande partie du temps, et Doug Mahnke a suffisament de talent pour rendre des planches en grande partie très soignées, où la detresse et la résolution de Black Adam transfigure celui qui passe constamment du statut de grand vilain de l'univers Dc à celui de héros incompris et tourmenté. Nous aurions peut être pu avoir droit à ce petit bijou du mainstream Dc si Panini avait rencontré le succès escompté avec la maxi série 52, mais déjà que les derniers numéros de la revue ont été publié une fois tous les deux mois, au lieu du rythme mensuel de départ, il ne fallait pas non plus rêver. Du coup, les fans de la Distinguée Concurrence peuvent se mordre les doigts : le Tpb atteint déjà la cinquantaine d'euros sur Amazon...
Rating : OOOOO

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