Pour compléter ce second et dernier volume, place à Imperial Guardians, où il est surtout question de l’impératrice Veranke, ou plutôt de celle qui prétend incarner la défunte Skrull. Nous suivons Gamora et Darkhawk, épaulés un temps par Captain Marvel, dans un épisode, une fois de plus, assez confus, où le plaisir de lecture demeure franchement mitigé. L’impression de dispersion domine, et l’on aborde le quatrième et dernier volet d’Imperial avec une légère déception déjà installée. Il devient alors évident que les Inhumains, et plus particulièrement Maximus le Fou, jouent un rôle prépondérant et discutable. Devenus maîtres du mensonge et de la manipulation, ils œuvrent en coulisses pour restaurer une grandeur passée qui ne demande qu’à renaître. C’est donc dans le chaos, et toujours dans une certaine confusion narrative, que s’achève ce crossover, en laissant un arrière-goût d’amertume. D’abord parce que la redéfinition complète de l’univers cosmique Marvel, orchestrée à la manière de Jonathan Hickman, produit un effet paradoxal : la promesse était immense, mais le résultat évoque davantage la montagne accouchant d’une souris. Ensuite parce que ce que nous venons de lire demeure très éloigné des grandes sagas spatiales des années 1990 et 2000. Marvel peine ici à retrouver ce souffle épique, ce merveilleux un brin naïf mais ô combien exaltant qui faisait tout le sel de ses fresques cosmiques. Les enjeux géopolitiques et stratégiques servent surtout de prétexte à une prolifération de races, de factions et de titres ronflants qui, au final, peinent à produire une véritable ampleur dramatique. Imperial s’achève donc sur un constat mitigé : nous n’avons pas vraiment envie de nous y replonger, et il est probable que, dans quelques années, l’ensemble aura été relégué dans un coin de mémoire déjà encombré. Nous serons passés à autre chose. Espérons-le, à quelque chose de plus marquant. Reste l’aspect graphique, globalement de très bonne facture. Des artistes comme Emilio Laiso, Francesco Manna, Luca Maresca ou Federico Vicentini livrent des planches solides et dynamiques. On retrouve là des noms amis que l’on a souvent le plaisir d’accueillir à Nice. Sur la série principale, Iban Coello confirme qu’il figure parmi les meilleurs artistes dont dispose actuellement Marvel, même si certaines planches, trop chargées en personnages, perdent parfois en lisibilité. Nous avons déjà lu bien mieux. Nous lirons sans doute pire. Disons, pour conclure, que le bilan reste mi-figue, mi-raisin. Dommage.
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