SPIDER-MAN 142 : Big Time pour le tisseur de toile

BIG TIME pour Spider-man, comme l'affirme haut et fort la cover du dernier numéro de la revue du même nom, sortie en kiosque depuis peu. En gros, le début d'une nouvelle ère pour Spidey (je ne me fatigue pas, je cite!). Mais qu'est ce qui peut bien démarquer ce changement, du statu-quo précédent? Et bien en gros, à la lecture de amazing Spider-man 648, on peut dégager les grandes lignes suivantes : Peter Parker a fait le deuil de sa relation avec Mary-Jane (dans la saga One moment in time) et il a une nouvelle copine attitrée, la blonde Carlie Cooper, plus intello que bimbo, qui travaille pour la section scientifique du NYPD. Notre héros a aussi un nouveau job, ce qui va lui permettre de vivre autrement qu'au crochet de ses amis (qui le jettent tous lorsqu'il cherche à faire de la colocation) ou de sa famille. Grâce à son talent scientifique et aux recommandations de Marla, la femme du maire Jameson, il va pouvoir jouer aux sorciers de la chimie dans les labos des laboratoires Horizon, là où s'ecrit le futur, dans la joie et la bonne humeur. Spidey travaille également avec les Vengeurs (qui l'aident à mettre fin la menace des robots pieuvres géants du docteur Octopus) et pour bien montrer qu'une page se ferme, son ancienne colocatrice et petit tyran personnel, la fougueuse Michelle, fait ses valises et rentre à Chicago. Dan Slott va pouvoir marquer de son empreinte le titre phare du tisseur de toile. Car désormais, plus de scénaristes qui se relaient pour pondre plusieurs fois par mois un comic-book décent. C'est lui et lui seul qui pourra tracer les futures grandes lignes directrices, et nul doute que les prochains mois vont apporter leur lot de drames et de joies cycliques dans la vie de Peter Parker. Tiens d'ailleurs on commence avec une vieille menace costumée doté d'un planeur...

C'est en effet le retour sur scène du Super Bouffon (Hobgoblin en VO). Retour des plus brefs, puisque le propriétaire du costume va changer, à peine réendossé ce dernier. C'est l'occasion pour nombre de lecteurs récents de vraiment découvrir le jeune neveu de Ben Urich, Phil, qui fut en son temps un des dépositaires du brand "Green Goblin". Un bouffon vert particulier puisqu'il tentait de faire le bien, et se proposait en tant que super-héros amateur et inexpérimenté, tout cela sur les pages de la revue Panini "Marvel", à la fin des nineties. La série ne fut pas un franc succès, puisqu'elle ne perdura qu'un an, mais elle fut l'occasion de profiter des planches de Scott McDaniel, celui qui se révéla au public français avec le très beau "Fall from Grace" de Daredevil, dont il faudra bien que je vous touche un mot, un jour. Ici Phil est amoureux transi de Norah, l'ancienne collègue de Peter, et pourrait bien faire des folies pour qu'elle lui ouvre son coeur... Humberto Ramos est aux dessins, et il est possible que les allergiques à son trait cahotique et anguleux en fassent des cauchemars. J'admet que ce n'est pas ma tasse de thé, mais aussi qu'il s'accorde toutefois assez facilement avec le ton et la direction de la série. En guise de dessert, ce mois ci nous pouvons lire également quatre récits très brefs, extraits d'Amazing Spider-man 647. Rien d'indispensable, comprenez le bien, mais j'ai apprécié celui mettant en scène Flash Thompson et Spidey, et leur echange de points de vue au sujet de l'inspiration que nous pouvons trouver en ceux que nous voyons comme des héros. D'autant plus que Flash s'apprête à jouer un nouveau rôle des plus surprenants au sein de l'univers de Spider-man, dans les prochains mois. Musclée aussi la confrontation entre Harry Osborn et l'ex flic ripou Vin Gonzales. Avec Big Time, l'Araignée continue de tisser sa légende, et de récupérer les lecteurs déçus par l'opération One More Day. L'occasion de reprendre le train en marche, pour certains d'entre vous?

Rating : OOOOO

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